Le gavage des filles maures

Le gavage des filles maures

si innocenteEn Mauritanie, le pays où tout tourne à l’envers, il y a un adage qui dit ceci : « La valeur de la femme équivaut à la place qu’elle occupe dans le lit de l’homme ».Cet adage maure prône l’obésité chez les femmes.

L’obésité est, dans ce pays, un critère de beauté, de santé, et fait ressortir le niveau social de la famille, tout en préparant la fille à un mariage certain ; ce qui est la finalité de tout cela. La tradition veut que les filles soient nourries et engraissées de force ; et cela, dès leur plus jeune âge. Comprenez par là, que les filles minces sont considérées comme inférieures et n’attirent que la mauvaise langue sur leur famille. Ainsi, pour éviter cette honte et ne pas être montrées du doigt, les mères engraissent aujourd’hui leurs filles, en les gavant de lait de chamelle. Certaines vont même jusqu’à utiliser des produits chimiques destinés, au préalable, aux animaux de consommation. Ce qui sans doute, favorise toutes sortes de maladie, plus tard. Et gare à ces filles, si elles refusent de manger, elles recevront de sévères punitions. Les autorités, au plus haut niveau, ont pris conscience des conséquences engendrées par l’obésité sur l’économie et la société, et lui ont déclaré la guerre, en menant contre elle, une campagne nationale. Une étude menée en 2009, révèle que 48 % des femmes entre 15 et 29, ont été gavées de force et que 75% disent ne pas le regretter. Aujourd’hui, la plupart des femmes mauritaniennes souffre d’hypertension, de diabète et de problème cardiaque. Voyez donc, combien l’obésité est un frein au développement d’un pays ; car les femmes ne jouent pas pleinement leur rôle dans la société. En Mauritanie, une femme de plus de 40 ans, arrive à peine à bouger, elle ne peut même pas se tenir debout. Heureusement que les séries télévisées, venues d’Egypte et du Liban, montrent un nouveau critère de beauté : la minceur. « Quand on interroge les nouvelles générations, elles disent qu’elles veulent bien rester taille fine, mais à condition bien sûr que les hommes soient également sensibilisés ; et qu’ils changent leurs canons de beauté ».

Le changement est donc attendu du côté des hommes qui s’agrippent à la tradition, préférant toujours, même s’ils disent adhérer au programme de lutte contre l’obésité, les femmes d’un certain embonpoint.

À propos de l'auteur

Diplômé d’une maîtrise en Economie et Gestion, je me vois comme un simple citoyen du monde. J’aimerais être la plume de ceux qui ne savent s’en servir et aussi la bouche de ceux-là qui ont peur de parler. Dénoncer, attirer l’attention sur tel ou tel sujet de la vie quotidienne et qui passerait inaperçu pour la majorité d’entre nous, mais dans le même temps, donner des conseils afin que cesse toute cette injustice des hommes envers leurs frères et surtout après tout, envers eux-mêmes.

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