Mobile : si tu payes pas le prix, t’as un « foza »

Mobile : si tu payes pas le prix, t’as un « foza »

Michel est au lycée, et comme presque dans tous les établissements de la ville de Tuléar, les étudiants n’ont pas cours l’après-midi du mercredi.
Comme beaucoup de jeunes branchés, il n’ira plus à la bibliothèque, pratiquer un sport ou se promener avec des amis. Il va passer son après-midi à « entraîner ses pouces ».

Avec 25 000 Ariary soit près de 14 euros, on peut s’offrir un portable avec WAP et GPRS. Mais pour que son mobile ne soit pas traité de « foza »(écrevisse  en français ou procambarus),[ Vous vous demandez c’est quoi et pourquoi? Et bien enrichissez votre vocabulaire : foza orana ou foza (on lit fouza ourana), argot désignant surtout un mobile ou tout accessoire que tout le monde peut s’offrir, soit des virus informatiques] il faut débourser plus de 60 000 Ariary (environ 33 euros).

« J’aurais honte si je me trimballe avec un foza » ironise Michel. Il sort alors son mobile « dernier cri ». En y jetant un coup d’œil, on peut y trouver des photos prises en classe ou  durant des sorties. En défilant le  menu, on a sa playlist, rien que des nouveaux tubes. Dans ces fichiers reçus, il a musique, photos et images animées qu’il s’est procuré auprès de  ses copains via bluetooth.

" Peux-tu vivre sans ton téléphone portable"

Mes amis trouvent que c’est dur de se débrouiller sans son mobile…

« Le dernier truc à la mode sur le mobile, c’est facebook ». En effet, cela fait à plus d’un semestre que l’opérateur mobile internet Orange, suivi de Telma, propose le réseau social en vogue pour presque rien. 500 Ariary seulement par mois pour un abonné d’Orange. Chez Telma, on peut mettre à jour son statut, écrire sur le mur des amis et d’autres options via des textos. Des forfaits sms sont accessibles avec toujours 500 Ariary de crédit!

-Michel, peux-tu vivre sans ton téléphone portable?

-Euh… pas de commentaire!

La technologie, à l’exemple  du téléphone portable améliore notre façon de  communiquer. Mais je trouve que c’est plus en fréquence qu’en qualité car nos communications ne sont plus réelles mais virtuelles.

À propos de l'auteur

Andriamihaja Guénolé, 26 ans, né à Tuléar, dans le Sud de Madagascar, vit à Antananarivo. Il rejoint Mondoblog en 2010. Se décrivant comme blogueur naïf et un peu indifférent, il écrit "tout et n'importe quoi (mais surtout n'importe quoi)". Passionné de nouvelles technologies, il travaille pour une plateforme nationale malgache de communautés gérant localement les ressources marines en tant qu'assistant de communication.

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