Quand le téléphone portable devient un ennui

Quand le téléphone portable devient un ennui

Pour nous tous aujourd’hui se passer de son phone est presque difficile car beaucoup d’entre-nous ne l’utilise pas seulement comme moyen de communication, mais aussi pour ses multiples fonctions d’aisance, par exemples : L’Internet, le multimédias, l’agenda, le calendrier, l’horloge, la minuterie…

Nous savons aussi que le natel ou téléphone portable est un outil utile tant sur le plan relationnel que dans le domaine des affaires, mais de nos jours beaucoup d’employés en viennent par moments à le voir non pas comme un ami, mais comme une entrave qui les enchaîne à leur travail.

Aujourd’hui plusieurs personnes se sentent emprisonnées, car où qu’ils soient et quoi qu’ils fassent, ils doivent toujours être disponibles en répondant aux appels de leurs employeurs ou de leurs clients.

Personnellement j’ai eu à l’expérimenter lorsque j’étais à Kinshasa, mais je préfère vous parler d’autres personnes qui à ce jour sont perpétuellement dépendantes de la téléphonie.

Décrocher pour éviter un blâme !

La première anecdote est celle d’un homme travaillant dans une agence de voyages de renom à Kinshasa. Il confesse qu’il lui a toujours été difficile de se sentir libre même en dehors des heures du travail, parfois il doit trouver de solutions à distance liées aux blocages qui pourraient subvenir pendant son absence au boulot et cela à des conséquences directes sur sa vie de jeune couple marié.

A Lubumbashi par exemple, une dame reconnaît avoir eu de problèmes sérieux avec son mari à cause de son téléphone portable parce que son patron se permettait de l’appeler même durant la nuit afin de justifier les quelques dépenses occasionnées dans la journée.

Tandis qu’un ingénieur électromécanicien qui travaille dans l’une des plus grandes entreprises brassicoles du Congo reconnait qu’il ne lui est pas facile de jouir de sa vie de famille totalement, car à n’importe quel moment il peut être joint par le Boss afin de jouer au sapeur pompier pour le bien collectif de l’entreprise.

Mais pourquoi se priver de sa liberté ?

Quand c’est le patron, il faut obéir en décrochant ! Car personne ne souhaiterait perdre son job ou bien se créer de problèmes. Par hasard si le téléphone est éteint, le jour suivant il faudrait se justifier avec de preuves tangibles afin de s’éviter toute mesure disciplinaire fantaisiste. Bah! Ça fait parti de conditions désastreuses des travailleurs congolais !

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