Les gazras de Nouakchott:

Les gazras de Nouakchott:

les bidonvillesNée au début des années 70, avec le déplacement massif des populations frappées par la famine, vers la nouvelle capitale mauritanienne “Nouakchott“, la gazra (bidonville) est aujourd’hui un business pour les riches. Chaque année, la gazra est cœur de toutes les discussions.

En effet, de toutes les wilayas (régions) du pays, depuis un mois déjà, affluent des hommes et des femmes vers Nouakchott. Cela, afin d’avoir leur part du gâteau de sable sur le partage de terre occupée par les pauvres depuis toujours. Et pourtant, les lopins de terre ont été essentiellement distribués à la grande bourgeoisie de tevragh-zeïna (commune chic de la capitale), qui a déployé d’énormes moyens p

Pour s’accaparer la part des citoyens pauvres ayant normalement droit. Ces riches familles de Tevragh-zeïna n’ont pas hésité à mettre la main dans la poche et surtout les femmes, pour corrompre les quelques personnes chargées par le gouvernement pour distribuer les terres des gazras à qui de droit. Les pauvres qui devraient normalement être les heureux propriétaires, se voient plutôt écartés. Ceux-là qui depuis des décennies y résident, et dont les enfants y sont tous nés, sont jetés à la rue par les nouveaux propriétaires. Les voilà donc obligés d’aller s’installer ailleurs, faire de nouvelles gazras ; ainsi le phénomène de bidonville continuera. Nous comprenons pourquoi, la Mauritanie est classée par Transparency International, 143 sur 178 pays, avec une note de 2,1 /10, pour montrer combien la corruption demeure.

À propos de l'auteur

Diplômé d’une maîtrise en Economie et Gestion, je me vois comme un simple citoyen du monde. J’aimerais être la plume de ceux qui ne savent s’en servir et aussi la bouche de ceux-là qui ont peur de parler. Dénoncer, attirer l’attention sur tel ou tel sujet de la vie quotidienne et qui passerait inaperçu pour la majorité d’entre nous, mais dans le même temps, donner des conseils afin que cesse toute cette injustice des hommes envers leurs frères et surtout après tout, envers eux-mêmes.

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