Alors on vit chaque jour comme le dernier

Alors on vit chaque jour comme le dernier

Vous est-il déjà arrivé de vous retrouver dans une situation sans issue et d’obnubiler que c’est votre dernier jour sur cette terre ? Parfois c’est le genre de vie que nous, ressortissants étrangers et africains traversons en Russie, et le plus souvent je me remémore de la chanson de Corneille que j’aime beaucoup : « Parce qu’on vient de loin ».

Tous les jours qui passent en Russie, les nouveaux dilemmes prennent naissances et les étrangers sont toujours dans la crainte de se retrouver agressés ou abattus par les russes.

En Russie beaucoup de choses nous contrarient, même le climat n’est pas favorable aux étrangers car en hiver il fait très froid. A cela s’ajoute le pire de problèmes : Le racisme et la xénophobie, que souvent le pouvoir et la justice russes sont réticentes à reconnaître.

« J’ai eu connaître des guerres à cause de l’égocentrisme de nos politiciens, mais je n’avais jamais connu d’attaque personnelle à cause de la couleur de ma peau. »

Si je me permets de divulguer ce qui se passe en Russie, c’est parce que je sais que tout peut arriver à tout celui qui y est étranger, surtout si c’est un ressortissant africain. Car presque toutes les semaines, on entend parler d’agressions racistes. Et je me demande comment dans ces conditions, ils pourront organiser une phase finale de la Coupe du monde !

Quand les temps sont durs

Actuellement à cause d’un incident survenu entre les russes et les ressortissants d’une ex-république soviétique après un match de football à Moscou, tous les russes hooligans, racistes, xénophobes… sont déterminés à anéantir tout celui qui ne leurs ressemble pas.

Ce qui fait que je me retrouve actuellement enfermé dans ma chambre, car faire un tour à l’extérieur ou aller à l’université seul  m’exposerai à beaucoup de risques, surtout que je suis très visible à cause de la couleur de ma peau.

Un mot à nos autorités

C’est bien bon de conclure des accords entre pays, mais il convient aussi de s’assurer que les clauses de ces derniers sont respectées. Pour le seul cas de mon pays le Congo, je pense qu’il n’y a pas une démarche dans ce sens et qui pis est, le Congo ne sait même pas qu’est ce que nous sommes devenus, bien qu’étant des étudiants boursiers, nous sommes abandonnés à notre triste sort.

De son côté, la Fédération de Russie est signataire d’un grand nombre de traités relatifs aux droits humains et à la discrimination raciale en particulier. Pourtant, les agresseurs lorsqu’ils sont présentés à la justice, ils sont rarement punis avec la sévérité attendue face à ce type de violence. Quel souvenir garderai-je d’un tel pays et d’un tel peuple, quand je rentrerais chez moi au Congo ? L’avenir nous le dira…

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