A. Gonçalves: « l’Afrique n’a rien à envier à l’occident sur le plan architectural »

L’Afrique a-t-elle de quoi montrer au monde dans le domaine de l’architecture ? Les architectes et ingénieurs présents ce jeudi au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), dans le cadre du Fesman III ont répondu par l’affirmatif avec des preuves à l’appui.

« L’Afrique n’est pas un continent architecturalement vierge. Elle regorge beaucoup de sites qui démontrent la richesse de son patrimoine architectural avec de la terre. Et il suffit d’un bon entretien pour qu’ils soient rentables pour les populations locales », soutiennent les architectes du continent, lors de leur conférence du jeudi au CICES.

Abordant le cas des palais royaux d’Abomey, l’architecte béninois, A. Gonçalves, a souligné que la restauration de ces dits palais « générera des emplois directs et indirects, pour les habitants de la ville d’Abomey ». « l’Afrique peut toujours se servir du legs de ses ancêtres pour se définir une identité architecturale qui n’a rien à envier à celle occidentale », a-t-il ajouté.

Parlant de l’usage de la terre et du palâtre dans l’habitat en Mauritanie, K. Gadiaga a révélé que « l’utilisation de ces matériaux locaux dans la construction » est «toujours d’actualité » dans ce pays. «Le banco est culturel dans mon pays (ndlr : Mauritanie)  et ce, depuis son indépendance jusqu’à non jours », a-t-il dit.

Dans la Mauritanie des années 1960, même les bâtiments de l’administration publique étaient en banco. Et que dire de « la mosquée de Kaédi », sud du pays, construite avec de la terre uniquement, ainsi que son toit toujours solides 50 ans après. Dans cette ville, l’hopital régional est aussi fait du même matériau.

D’après A. Gonçalves il ne faut pas douter de la qualité de cette matière. Le banco est très résistant et sur le plan thermique les bâtiments restent toujours humides quelque soit la variation de la température.

« L’Afrique n’a pas à aller chercher ailleurs, elle a tout ce qu’il faut sur place pour redresser son patrimoine bâti, victime du pillage des colons et de la négligence de ses héritiers », a-t-il conclu.

Photo Une : MVI

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