Kinshasa au rythme des fêtes de fin d’année

Kinshasa au rythme des fêtes de fin d’année

Si pour certaines personnes chaque jour correspond à une fête et qu’il n’y a pas de jour spécial pour festoyer, à Kinshasa les fêtes de fin d’année sont prises au sérieux. La preuve tangible en est que pendant le mois de décembre, les habitants de Kinshasa se multiplient, en ce sens que Kinshasa devient très encombrant, tous les grands marchés et supermarchés sont inondés par les kinois et les embouteillages s’observent sur les grandes artères de la ville, parce que tout le monde cherche à bien passer l’un de moments inoubliable de la vie, le réveillon du nouvel an.

Ce que représente le réveillon du nouvel an pour les kinois

Kinshasa est une ville atmosphérique réputée pour l’ambiance et cela est plus visible pendant la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Lorsque je dis l’ambiance, peut être le terme ne correspond pas nettement à ce qui s’y fait. D’un côté, ceux qui croient en Dieu même si durant toute l’année ne s’étaient pas rendus à l’église, ils profitent de cette nuit blanche du 31 décembre pour se réfugier aux veillées de prières, et comme ils disent souvent « pour remercier Dieu et lui demander de nous garder dans la nouvelle année ».

La deuxième catégorie des kinois, ces sont ceux qui aiment la vie comme elle est ! Eux aussi, ce trente et un décembre se retrouveront. Car divers concerts publics des artistes profanes sont prévus dans plusieurs coins de Kinshasa et d’après les kinois, « c’est dans ces occasions qu’on reconnaît les véritables amoureux ».

Mais la chose la plus regrettable ce que durant les fêtes de fin d’année, les parents sont moins veillant chez leurs enfants, et cela a pour conséquence le dérapage de plusieurs jeunes filles et garçons. A en croire le témoignage d’un aubergiste, qui avoue que dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, généralement il reçoit plus de clients dont la moyenne d’âge se situe entre  15 et 25 ans, certains jeunes garçons et filles profitent des fêtes de fin d’année pour se lancer dans le dévergondage.

Quand le social intervient

Prier, fêter ou se dévergonder, cela exige bel et bien les moyens. Malheureusement pour la plupart des travailleurs congolais, jusqu’à la veille du réveillon du nouvel an, ils n’ont pas encore touché leur prime ou le treizième mois pour les plus méritants. Tandis que les jours approchent, ils se demandent comment vont-ils faire pour s’habiller en 31 et manger en famille pendant ces fêtes?


Malgré les difficultés ou tout autre obstacle, « Jeunes Congolais » vous souhaite de passer d’excellents moments dignes en compagnie des personnes qui vous sont chères, en attente de la nouvelle année 2011!

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *