Ce que je déteste de Dakar

Ce que je déteste de Dakar

Voilà bientôt trois ans que je vis à Dakar et franchement il y a certaines choses qui me mettent hors de moi. Parmi ces choses, j’ai déjà parlé de quelques unes dans mes précédents articles : les cars rapides, les talibés, les mendiants et les mendiants clandestins. Mais la liste reste longue. Cette fois je vais parler de quelque chose qui, certainement, dérange tout le monde. Dakar, une belle ville, certes. En tout cas comparé à mon bled natal (Conakry) il n’y a pas photo. La corniche de Karim Wade par exemple, même si elle a valu une sacrée fortune (on parle de plus de 400 milliards de FCFA), elle reste un lieu fort apprécié des touristes : une vue sur mer que des constructions tendent à cacher tellement il y a un acharnement sur le domaine maritime, des hôtels de luxe (Le Térubi, pour ceux qui écoutent RFI ; sa publicité y passe, et Le Radisson pour ne citer que ceux-là), des cocotiers, des plages, le parcours sportif, les quartiers huppés qui la longent. Bref plein de choses qui font aimer la corniche. Mais attention ! N’allez surtout pas raconter que j’ai dit que les sénégalais aiment la corniche, je parle plutôt des étrangers. Pour les sénégalais lambdas c’est tout autre chose parce qu’ils croient que la priorité est ailleurs. Ils citent souvent le manque de routes à l’intérieur du pays et voient la corniche comme une route faite pour Wade et ses semblables, donc un gâchis.

Chez moi (Conakry), il n’y a qu’une misérable corniche qui fait à peine deux voies et qui date de l’époque post coloniale. Une corniche sur laquelle on voie à peine la mer, pas d’hôtel de luxe à part la fameuse Résidence 2000. Il ne s’agit donc pas de dire, dans cet article, ce qui me plait de Dakar encore moins ce qui ne va pas à Conakry mais de parler de ce que je déteste de Dakar. Je viens de m’en rappeler.

Les chevaux

Au-delà de tout ce que j’ai cité de bien et qu’on peut citer de bien, il y a les chevaux. Oui les chevaux font chier. Je sais que cela étonne mais c’est une réalité à Dakar. Si en occident ou même chez moi à Conakry le cheval est un animal de prestige, il en est tout autre dans la capitale du pays de la téranga. Ici ces animaux sont de vrais pollueurs de l’atmosphère. Ils sont en fait utiliser pour tirer des charrettes et donc pour le transport de tout ce est qui bagage lourd. Ce qui fait que les chevaux n’ont aucun moment de répit dans la journée sans compter les nombreux coups de fouet qu’ils reçoivent quand ils semblent donner un signe de fatigue. Il y a d’ailleurs un propriétaire que j’ai entendu une dire : « cheval la si ti na pas frappé il na pas parti. Cheval la est trop têti » j’espère que vous avez compris les propos. Ils n’ont même pas  le temps pour se mettre à l’aise ; ils font leur besoin partout dans les rues de Dakar et souvent ce sont des gros tas d’excréments qui puent à te couper le souffle ou à te donner la nausée. Ces odeurs sont donc devenues l’un des décors de la ville de Dakar. Je n’ai rien contre les chevaux ; ils n’y sont pour rien, c’est parce qu’ils ont été éduqués de cette façon. En réalité, ce ne sont pas les chevaux que je déteste mais toutes les personnes qui leur infligent ce genre de traitement.  Parce qu’après tout je reste convaincu que cela n’est qu’une réalité exclusive de Dakar, je sais que les chevaux de chez moi ne chient pas dans les rues encore moins les chevaux des pays occidentaux.

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