Le bois sacré, le temple des étudiants

Le bois sacré, le temple des étudiants

 

A quelques encablures du CESTI et au centre de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar se trouve une petite forêt communément appelée bois sacré. Est-il vraiment sacré? Nous en parlerons plus tard. Retenons que c’est le lieu par excéllence de révision pour des dizaines d’étudiants par jour.

Les étudiants y trouvent leur compte 

En va-et-vient ou assis au pied des arbres, de nombreux étudiants apprennent dans le bois sacré du matin à la tombée de la nuit. Tous les étudiants que j’ai rencontrés décrivent l’endroit comme étant une place idéale pour lire, apprendre, bachoter et même réfléchir sur des sujets de la vie quotidienne. « Quand je suis ici, j’apprends rééllement, sans bruit. Le calme est total »nous confie M. Thiam, étudiant en droit. « La nature en soi est une inspiration pour moi. Je me sens à l’aise. J’étudie bien tout en contemplant la nature » se félicite Saliou Diop, étudiant en médecine. Il est accroupi au pied d’un arbre.

Pourtant, il y a de quoi à avoir peur.

L’états des lieux

Buissons, arbustes et grands arbres sont les constituants végétaux. En sus, on y trouve des oiseaux, des animaux rongeurs, et même des serpents selon certaines personnes. C’est également le périmètre d’un malade mental. De quoi effrayer non?

Cépendant, rien de tout cela n’empêche les étudiants de hanter le bois sacré. « je n’ai peur de rien. Je ne crois pas qu’il puisse avoir des dangers là. Le fou est un habitué du leiu, nous aussi. Il n’y a pas de problème, la cohabitation est parfaite. »

Justification de l’appelation

Selon toute vraisemblance, l’appelation fairait référence à la Casamance dans le sud du Sénégal. Dans cette région naturelle et fortement forestière les cérémonies cultuelles : rites de passage et d’initiation, circonsitions et même excision se tenaient et se tiennent encore dans les bois sacrés. Là, la protection des esprits et des anciens sont invoqués aucours de ces activités. Les croyances anciennes, elles sont enore présentes.

Qu’en est-il chez vous. Vous sentez-vous en confort dans certains endroits plus que d’autres quand il s’agit de lire ou apprendre? Si oui, lequels? Quelles sont les conditions dans lesquelles vous apprenez? Moi, seul le vacarme m’empêche de me concentrer: j’apprends dans le bois sacré, dans les amphis, au bord de la mer…

Enfin, notre bois n’est peut être pas sacré, mais au régard de l’affluence quotidienne des étudiants il faut une autre explication.

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