S’ils n’existaient pas, il fallait les créér ces réseaux sociaux

S’ils n’existaient pas, il fallait les créér ces réseaux sociaux

Si au début des années 2000 les internautes sénégalais – pour la majorité en tout cas – ne surfaient que pour lire et écrire des messages et faire des récherches élémentaires; ces dernières années la tendance à complètement changé. Les nouveaux pôles de fascinattion s’appellent facebook, Twitter et les autres sites de recontre. Personnellement, ouvrir mon compte facebook est la prémière tâche que je fais dès que je me connecte et l’internaute moyen sénégalais ne déroge pas à cette règle. Que représentes ces sites dans nos sociétés?

Les délices

Les réseaux sociaux sont de véritables outils de rapprochement. Je connais des gens dont la vie a complètement changé sur  ces sites à travers les rencontres : positivement et négativement. Des mariages se scellent au jour le jour via facebook. C’est dire que les avantages sont indénombrables.

Au Sénégal, à l’heure ou le Wifi se repend et que les fournisseurs d’accès à Internet vont de promotion en promotion, les cybers ne font plus bonne recette. Mais  beaucoup de ces cyberespaces doivent leur existence aux sites sociaux. En tout cas, c’est que m’a dit un gérant de ces espaces. A l’en croire 60 % de ses client se connectent sur ces sites. C’est vraiment passionnant et plus on y est plus on veut y rester.

Effet de mode

Les sites de discussion sont très prisés à Dakar. C’est même devenu une question de vie surtout aux yeux des jeunes.  Selon certains quand on est sur face on est éveillé, à la mode. Une fois à l’école j’entends mes camarades de classe citer le nom des 3 personnes de la classe qui ne sont pas encore sur facebook. A chaque fois qu’ils le font, ils le font suivre par des qualificatifs peu reluisants. Exactement ils traitent ce trio d’être non branché, d’être en retard etc. D’autres moqueries complètent le scénario. Doit-on vraiment se moquer de quelqu’un parce qu’il n’est pas sur facebook?

Les dérives

Cette révolution virtuelle n’est pas que positive. Comme des chevaux de Troyes, ces sites peuvent vous basculer de lien en lien jusqu’à ce que vous soyez dans une situation confortable. Avec leur arrivé, les données personnelles sont de moins en moins protégées et sécurisées. Cette tendance gagne toutes les couches sociales, même les intellectuels les plus érudits peuvent tomber dans le piège. Donc, nul n’est jamais assez prudent pour éviter les déboires du monde virtuel.

Sur un tout autre plan les réseaux sociaux ont une autre attribution ces derniers temps. Ils sont évoqués comme étant à la base de ce qui s’est passé hier en Tunisie et de ce qui se passe aujourd’hui en Egypte. Puisque le Maroc et les autres pays arabes ne sont pas complètement écartés du même scénario, Internet et les réseaux sociaux sont encore pointés du doigt là aussi. Les sites de discussion peuvent-il faire ou défaire un pouvoir ?

Pour ce qui me concerne et dans le cas du Sénégal, je pense que rien de tout cela ne pourrait arriver. La preuve c’est qu’au Maghreb la technologie est plus avancée. Une chose est d’avoir Internet , mais une autre non moins importante est d’avoir un ordinateur ou les frais de connexion dans un cyber. Cependant, les arnaqueurs profiteront encore longtemps du créneau pour soutirer les biens des paisibles et innocentes populations. Comment prévenir tout cela?

Je propose entre autres solutions de discuter seulement avec les personnes que l’on connait, de ne pas poursuivre les liens tous azimuts. Egalement veiller à ne pas répondre aux messages indésirables, venus de personnes suspectes ou inconnues. Est-ce suffisant?

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