Berlinale : Brigitte Sy, « Les mains libres »

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Le festival de cinéma de Berlin est clos. Si l’Ours d’or revient à « Nader et Sadim, une séparation » de l’Iranien Asghar Faradi, la fiction qui m’a le plus émue est un film français, « Les mains libres », de l’actrice et réalisatrice Brigitte Sy. Celle qui, pour le plus grand bonheur des cinéphiles françaises, a mis au monde le séduisant Louis Garrel, m’a raconté un peu de son film et de son cinéma avec une passion communicative.

Croyez-moi, c’est très embarrassant de pleurer à une projection presse. Il n’y a là que des critiques  blasés par les années passées dans les salles de cinéma, à griffonner des notes sur leurs genoux dans le noir. Moi qui suis peu chevronnée à la critique professionnelle, et qui partage bien plutôt la vie d’artiste que celle de reporter, je me suis laissée emporter par ce film d’amour courageux et original qu’est Les mains libres*, et je me suis planquée sous les sièges de velours rouge pour me moucher en paix, une fois le générique de fin terminé.

Brigitte Sy, actrice, metteur en scène de théâtre et ancienne compagne du célèbre cinéaste Philippe Garrel, a réalisé là son premier film. Elle y raconte son amour fou pour Michel, un détenu rencontré dans une prison où elle préparait le tournage d’un film. La belle Israélienne Ronit Elkabetz prête sa sensualité sombre à Brigitte Sy, tandis que Carlo Brandt se charge du personnage de Michel. Esthétique, sensuel, littéraire, troublant, brouillant les frontières entre théâtre et cinéma, entre les mouvements intimes du cœur et leur transcendance par l’art, Les mains libres est un film généreux, personnel, en un mot : beau.

J’ai rencontré Brigitte Sy à la Berlinale, dans le brouhaha des conférences de presse avoisinantes. La radieuse blonde, qui prépare un second long-métrage adapté d’un roman français, a confirmé le sentiment qu’avait provoqué en moi son travail : Brigitte Sy est une véritable lady du grand écran, qui porte un regard intègre et lucide sur son métier.

* Sorti en juin 2010 en France, le film n’avait pas encore été projeté en Allemagne.

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