Un bateau chavire au large de la Grande-comore

Bateau à la dérive  Le Madjiriha, un bateau comorien faisant la navette entre les îles de l’archipel des Comores, a chaviré en ce mardi 9 août, à 3 heures du matin, au large du sud de la Grande-comore, pas loin de Sima ya M’bwani, dans le M’badjini. Il avait à son bord, d’après le service de l’Immigration, « 12 membres d’équipage, 93 passagers et des enfants dont le nombre est méconnu ». Des chiffres contestés par certains rescapés, rencontrés à l’hôpital El-Maarouf, qui parlent « de plus de 200 passagers: étant donné que des passagers du Ville de Sima, un autre bateau comorien qui n’a pas pu partir hier soir pour Anjouan, ont été transvasés dans le Madjiriha. » Lire la suite…

À propos de l'auteur

Adjimaël HALIDI

a collaboré au magazine économique mahorais Horizon Austral , à l’hebdomadaire Mayotte Avance , au quotidien La Gazette des Comores et à l'Agence de presse HZK-Presse.

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1 Commentaire

  1. Catastrophes maritimes : trop c’est trop

    Le boutre “Madjiriha“, qui rallie l’île de Ndzuwani, a fait naufrage aux larges de Ngazidja dans la nuit du lundi à mardi 9 août. Le bilan est de plus d’une soixantaine de survivants et plus d’une cinquante corps repêchés dont des jeunes enfants.
    Ce naufrage vient allonger la liste noire du transport maritime inter-île et régionale, ayant laissé des souvenirs douloureux dans l’histoire maritime des Comores.
    Tout commence avec le drame du “Niyati Soifa“ : une soixantaine de morts (60) près des côtes mohéliennes. Le naufrage s’est produit le samedi 27 juillet 1996. Seules dix personnes ont pu être sauvées.
    Ensuite la nuit du 7 au 8 mars 2004, le ferry “Sam-Son“ disparait au larges des côtes malgaches avec à son bord des dizaines de passagers de plusieurs nationalités. La disparition en mer du ferry “Sam-Son“ en 2004 près des côtes malgaches avec à son bord cent vingt personnes (120 personnes), le dimanche 7 mars 2004, reste jusqu’à ce jour la plus grande catastrophe maritime des Comores.
    A cela s’ajoute le porte conteneur « Choungi » qui a été perdu à cause d’une panne sèche et mécanique suivie d’un fort incendie à quelques mètres des cotes comoriennes, faute de matériel de service et par abandon du navire par l’équipage.
    Puis deux ans plus tard, le samedi 9 septembre 2006, “Al-Moubaraka“, partit de Mahajanga, ville côtière ouest de Madagascar, pour rejoindre Ndzuwani, aux Comores, fait naufrage au large de Mayotte, faisant ainsi vingt morts (20 morts) et trente trois ( 33) disparus.
    Et enfin Le jeudi 16 avril 2009, le cargo comorien “Ile d’Anjouan“ a sombré aussi au large des côtes de la Tanzanie.
    Ces sont là des faits qui interpellent chacun d’entre nous, à quelque niveau de responsabilité qu’il soit, à plus de vigilance et rigueur pour éviter que cela se reproduise. Ce triste constat est désormais bien connu de tous.
    Le mauvais entretien des navires, le manque d’équipement de sauvetage au sein des navires mais également les négligences humaines des responsables techniques dues au manque de vigilance et de rigueur sont les causes des catastrophes. Les naufrages se succèdent avec leurs trains de morts, mais rien n’y fait
    A cet effet, nous, Collectif National des Victimes et sinistrés du ferry Sam-son, déplorons les manquements et négligences qui ont eu lieu et qui ont conduit à cette nouvelle catastrophe.
    Cette fois encore, nous nous insurgeons devant le laxisme complice, le relâchement des responsables et la manque de vigilance, qui ont conduit à ce naufrage. Le Collectif National des Victimes et sinistrés du ferry Sam-son demande une sanction exemplaire, sans indulgence quelque soit le niveau de responsabilité qu’il soit.
    Toutefois, qu’on sache tirer les enseignements nécessaires et mettre en place les mesures qu’il faut.
    Car sans la mise en œuvre des mesures adéquates, les drames maritimes vont se maintenir, voire même se multiplier. Or le temps presse.
    C’est pourquoi, par notre devise « PLUS JAMAIS ÇA », nous souhaitons que des mesures appropriés et adéquates soient mises en places afin de pouvoir faire face à tout éventuel catastrophe de ce genre.

    Le Président du CNVS

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