Douala, version « sans caleçon »

Ô innocence, ô insouciance, où êtes-vous? Où êtes-vous passés depuis? Ô pudeur, ô honte, ô honneur, pourquoi avez-vous foutu le camp? Cela avait commencé par une démultiplication des débits de boisson, qui naissent et se répandent de façon totalement incontrôlée. Ces lieux qui auparavant fermaient avant 10 heures du soir font maintenant concurrence farouche aux night clubs et autres discothèques. Y a-t-il encore des gens qui sortent en boîte à Douala. Je ne crois pas, puisque plus personne n’en parle. Il y a encore quelques années, les seuls lieux de (ré)jouissances dans notre chère ville se nommaient« Khéops »« Jet Set »« Blue Note », qui étaient tous des boîtes de nuit dignes de ce nom, c’est-à-dire avec des videurs à l’entrée, petite porte close, contrôle des identités, insonorisations… Aujourd’hui, on parle de « Club Facebook »« Connexion »« 10 étoiles », qui sont des snack-bars en bonne et due forme. Ils ne sont désormais plus seulement le repaire des braqueurs qui y ourdissaient leurs funestes desseins, mais aussi des lieux de jouissance libidinale incontrôlée. Ces bars ne sont plus seulement des bars, mais aussi des clubs de strip-tease. On les appelle les bars « sans caleçon »!

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À propos de l'auteur

René Jackson Nkowa

Diplômé de faculté de droit et d'école de commerce, je me passionne pour la communication, le management et l'écriture. Un peu geek sur les bords, j'aborde la vie avec une certaine poésie. Bonne lecture.

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