L’An 2012 : une nouvelle année maculée de doute

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Nous venons de traverser le cap de 2012. Noël et Saint Sylvestre se sont bien passés. Ça va dans l’ensemble, pour s’accorder à nos veilles habitudes de dire les choses par « CA VA » même si ça ne va pas. L’année 2012 semble ne pas être courtoise. Elle vient de nous montrer ses dents, malgré naissante. De quoi ne pas s’inquiéter. Car, dit-on, si le chien te montre les dents c’est qu’il veut te mordre.

On a abordé l’année d’un pas peu rassuré vu les symptômes de psychose qu’elle affiche : murmures de faim, dévaluation de notre monnaie, l’intention de l’envol des prix de grande consommation, bref une vie chère de toute autre nature que celle avec laquelle on s’est familiarisé au fil du temps.

Pour ma part, c’est avec beaucoup de réserve que j’ai fêté. Quoi de plus normal. J’ai pu remarquer cette réserve chez beaucoup de gens. Hormis tout cela, on a pu entendre de la part des jeunes enfants, le traditionnel hymne à la fête, le « NI TAABO », chanson qu’ils fredonnent de domicile à domicile ou du moins de porte en porte pour souhaiter aux gens une bonne année, naïvement souvent, car ils ignorent l’humeur de celle-ci.

Un autre cadeau de l’année, « AUSTERITE » austérité ou plan d’austérité, on l’a déballé dans le lot de cadeau de l’année naissante. Un mot qui vient de bouleverser le hit-parade des mots, désormais à porter d’usage dans notre lexique. Il s’appliquera de façon individuelle car il sera question de savoir quel plan d’austérité appliquer à nos vies, malgré nous.

De nos 2 repas par jour, pourrions-nous revenir à 1 plat par jour ?

Ce qui est sûr, c’est que le cadeau de l’an à un arrière-goût. Bien vrai qu’ils ont dit qu’à l’occasion il y a eu moins d’accrochages dans la nuit du 31 décembre et bien sûr, dans la journée du 1er janvier contrairement à l’année précédente. Mais cela n’a autre explication qu’au fait que la bière à moins couler. Même si elle a coulé ce serait de façon sporadique. Est-ce l’effet de la vie chère ? La peur anticipée ? Nul doute si les provisions ont été épuisées.

Quoi de plus normal de prendre au sérieux le message admoniteur de la crise alimentaire.

 

Zcult / Maxime

À propos de l'auteur

Maxime Compaore

Maxime COMPAORE est natif du pays des hommes intègre (BURKINA-FASO). Courtier art & Culture, il se défini comme un autodidacte culturel. Promoteur de zembalaculture Burkina faso. Agitateur, entrepreneur culturel. Blogeur, Manager d'artiste. la culture est la seule qui peut nous resté dès qu'on nous confisque tout.

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