Voyage au bout de la Négritude

Voyage au bout de la Négritude

La Négritude, si l’on se réfère aux définitions de ses deux plus grands chantres, Aimé Césaire qui la concevait avant tout comme le rejet de l’assimilation culturelle, le rejet d’une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation, et Léopold Sédar Senghor qui la définissait comme l’ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales des peuples d’Afrique et des minorités noires d’Amérique, d’Asie et d’Océanie… est un concept, une philosophie dans laquelle chaque homme noir doit retrouver l’expression de sa fierté, tout en reconnaissant, assumant sa condition de Noir.

Même s’il existe une légère différence, à première vue, entre la perception que se fait chacun de ces deux auteurs du concept, le premier donnant la primauté au culturel et le second y ayant ajouté un volet politique, on peut remarquer que, à voir de près, les deux se complètent, ou plutôt la deuxième définition éclaire la première, dans la mesure où le rejet de l’assimilation culturelle, la reconnaissance et l’acceptation de notre condition de Noirs, nous la tirons justement de tous ces moyens d’affirmation qui nous sont propres, tels nos valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales…

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