L’avant-goût d’une mort en exil

Partout où l’on est bien, là est la patrie. Cicéron, Tusculanes

Je ne suis toujours pas parti. Retourné. Pas parce que je ne suis pas inquiété, terrifié par ces actes des violence des brigands de Bamako qui profitent de l’instabilité pour monter en force, dépouillant tout ce qui leur passe sous le nez et semant la mort dans des maisons qu’ils envahissent presque toutes les nuits dans les quartiers les plus exposés, sous la barbe de policiers démotivés et déroutés. Pas parce que je n’ai pas peur de toutes ces rumeurs grandissantes et désormais insistantes qui circulent dans tous les coins et recoins de Bamako. Les terroristes islamistes qui se seraient, qui se sont déjà infiltrés dans Bamako, et qui commenceront bientôt à commettre des attentats un peu partout dans la ville. Ils sont nombreux, terrifiants, et répartis en plusieurs groupes aussi sanguinaires les uns que les autres, Al-Qaïda au Maghreb islamique, le Mouvement uni pour le Djihad en Afrique de l’Ouest, An Sardine, et, le cauchemar du Nigeria, Boko Haram. Les Touaregs sécessionnistes qui menacent de descendre à Bamako si la Cedeao intervient pour les contraindre à libérer l’Azawad, déclenchant une guerre civile…

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