Capitaine Sanogo, le septième amant

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J’aime les Sénégalaises. Bon, disons que c’est un pléonasme, dire qu’on aime une Sénégalaise. Une Sénégalaise, c’est déjà en soi quelque chose qui s’aime, qui s’adore, qui se rêve,  qu’on désire, quelque chose sur laquelle on fantasme toutes les nuits comme un capitaine raté aigri fantasme sur un grade de général. Une Sénégalaise, c’est une petite merveille harmonieusement bâtie, droite, un majestueux colosse dressé sur des jambes d’échassier, deux boulettes fermes en bandoulière sachant tourner devant ceux qu’il faut et ne pas le faire devant ceux qu’il ne faut pas, deux gracieuses lèvres toujours luisantes sachant sourire à qui il faut et ne pas le faire à qui il ne le faut pas, deux petits yeux de fouine sachant fixer et hypnotiser qui il faut et ne pas le faire à qui il ne faut pas, des dents très blanches avec une jolie raie, une raie-sanogo, contrastant à merveille avec le teint noir de jais, des dents bien blanches qui savent mordre dans ce qu’il faut, où il faut et ne pas le faire là où il ne le faut pas, et, surtout, deux bombes-arrières ondulant sur un morceau de l’ex Youssou N’dour, le vrai Youssou N’dour, des ondulations capables de vous faire oublier les pires calamités de ce bas-monde de miasmes. Ah, une Sénégalaise, un rêve ! Si je défunte sans avoir pu en épouser une, qu’on m’enterre tout juste auprès du Monument de la Renaissance à Dakar, pour que mon fantôme puisse les admirer à loisir lors de ses randonnées nocturnes.

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