Pépé bazardé

Sais-tu, cousin, que ma mère ne se rend plus dans la maison de pépé, son père, depuis la mort de ce dernier, hein. Ah, je t’ai même pas raconté que pépé n’est plus ! Cousin, laisse-moi te conter, l’affaire avait fait un tabac, grave…

Pépé, un beau matin de dimanche, il y a six mois, ne se réveilla pas. Il ne se réveilla plus. On s’y attendait, tu le sais, il  avait largement dépassé les quatre-vingts ans, et ici c’est un record. Faut vite se retirer avant qu’on ne commence par vous traiter de sorcier. A sa mort, on trouva cachés sous son lit une calebasse remplie de sang et beaucoup de gris-gris et d’amulettes. Ce fut un vrai coup de théâtre, tu sais bien que pépé fut, aux yeux de tout le monde, un très fervent chrétien et tout le monde le traitait dans le village comme un saint. Les découvertes bouleversèrent mes oncles et tantes. Furtivement, ils évacuèrent ce qu’ils appelèrent des déchets avant l’arrivée du pasteur qui devait voir le corps avant son expédition vers la morgue.

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