L’éternel mesquin

 

Abdoulaye Wade n’a jamais su se donner de la hauteur. Même au plus fort de ses jours « présidentiels », cette mesquinerie caractérisée n’a eu de cesse de l’habiter. Je me suis toujours demandé quel pouvait bien être l’«insociable» pulsion qui lui faisait dire des propos à l’emporte-pièce, inopportuns, injurieux, colériques, malveillants, subversifs… qui suspectent un mal-être profond.

Dans l’entre-deux tours de la présidentielle dont nous venons « macabrement » de sortir, je m’étonnais de son éternelle posture d’opposant, même au pouvoir ! Je donnais à voir dans cette réflexion les signes évidents, voire pertinents qu’il avait manifestement maille à partir avec la grandeur que doit avoir un Chef d’Etat. Et pour le dire avec les termes d’un grand communicateur, le papa de Karim Meîssa Wade était plutôt un homme de détails.

Ce qui est préoccupant, sinon bouleversant avec ce sombre vieux, c’est l’illusion d’ascendance sur tous les Sénégalais lui faisant croire qu’il est notre père éternel, le serviteur, le guide, le berger… Je le revois avec son air impudent, martelant à ceux qui voulaient l’entendre que toutes ces morts n’étaient que du vent. Il le disait avec une assurance surprenante, m’amenant à m’interroger sur sa lucidité.

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À propos de l'auteur

Ousmane Gueye

Journaliste, blogueur, passionné de TIC et de sciences politiques

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