Affaire Ismaël Sankara : vous-nous-fa-ti-guez !!!

Alors que je croyais qu’on allait enterrer définitivement l’affaire Ismaël Sankara, j’ai été surpris de recevoir un lien me dirigeant sur le portail lefaso.net sans un commentaire. J’ai compris que l’auteur qui a signé du nom de Bendré voulait que je jette un coup d’œil sur « Le démenti d’Ismaël Sankara », un droit de réponse à Jeune Afrique. Ce que l’auteur ne savait pas, c’est qu’il n’influencera en rien ma vision des choses à moins que ce dernier ne veuille que je réagisse.

Le rappeur Ismaël Saba dit Ismaël Sankara

Je me répéterais en disant que depuis quelques semaines, l’affaire Ismaël Sankara du nom d’un jeune artiste rappeur supposé être le fils du Président Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè alimentent la presse burkinabè. J’ai d’ailleurs écrit un billet « Ismaël : fils de Thomas Sankara et après ? » dans lequel je donnais mon point de vue sur cette question. Pour moi, que ce monsieur qui dit se nommer Ismaël Saba le fils de Sankara ou pas ne changerait pas mon point de vue sur le héros Thomas Sankara. Cela ne changera pas le Burkina Faso ni a fortiori le monde. Mais, en guise de commentaire (alors que j’avais oublié cette histoire évitant de lire les articles liés à ce sujet), j’ai reçu un lien signé Bendré, (je ne peux pas affirmer qu’il s’agisse du journal burkinabè Bendré ou pas) m’invitant sûrement à lire « Le démenti d’Ismaël Sankara » publié également sur le site de Jeune Afrique. De mon analyse, l’auteur a voulu me dire: « voilà, c’est tranché. Ismaël n’est pas le fils de Thomas Sankara. Le journaliste a menti. Voici la preuve». Je ne vois pas les choses de cette manière. En lisant le droit de réponse, j’ai même souri à cette question d’Ismaël Sankara au journaliste : « Si c’était vrai que j’avais dit cela, je peux donc supposer que si je lui avais aussi dit que j’étais le fils du pape, le journaliste écrirait ? » Cette partie de la question ne figure pas sur le droit de réponse publié sur le site de Jeune Afrique. Je me suis aussi demandé ce qu’aurait fait le journaliste.

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