Les touristes ne rigolent plus à Berlin

L’esprit berlinois du moment, peint sur le verso d’une table pliante devant un supermarché de Kreuzberg

La fièvre anti-touristes fait frissonner Berlin. Les alternatifs, ou plutôt ceux qui prétendent l’être, ont décidé que tout ce qui ne parlait pas allemand était un sale capitaliste venu dépenser ses dollars dans des clubs technos super glitter. Une attitude étrangement oublieuse du passé allemand, à la limite du racisme, que tout Berlinois qui se respecte devrait surveiller de près.

Samedi soir, vingt-trois heures, je marche dans une rue de Kreuzberg avec des mon petit ami allemand, son meilleur pote et ma copine bosniaque, Ekatarina, avec laquelle je parle anglais. Une jeune femme titubante, une bouteille de Pils à la main frôlant gracieusement le béton à chaque pas, nous beugle au passage :

You can’t even speak German. Fuck you.

Nous lui rétorquâmes aussitôt en allemand d’aller se faire voir chez les Grecs. Ce qui la déstabilisa encore plus et nous craignîmes vite de la voir s’écraser contre un mur, ivre de bonne binouze bien de chez elle.

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