Les pépites de Mondoblog : bienvenue aux nouveaux blogueurs

Les Mondoblogueurs de la saison 4 à Dakar, en 2015

Les Mondoblogueurs de la saison 4 à Dakar, en 2015

Depuis quelques semaines, Mondoblog enregistre dans ses rangs une nouvelle sélection de blogueurs. Après les promotions 2010, 2012, 2013 et 2014, il s’agit ainsi de la cinquième cuvée dont les membres, à l’instar de tous ceux qui les ont précédés, recevront pendant six mois une formation sur la pratique de la diffusion des contenus sur internet. Ce sont environ 120 nouveaux blogueurs qui partageront avec le monde leur quotidien, leurs opinions, leurs idées. Alors, de quoi est faite cette nouvelle vague d’auteurs qui déferle sur notre blogosphère?

 

Des jeunes – et moins jeunes – qui ont conscience du monde dans lequel ils vivent…

Les nouveaux Mondoblogueurs sont en grande majorité des jeunes, qui vivent les difficultés que connaissent cette population et qui en parlent. Mais avant tout, c’est quoi, la jeunesse ? Clara Delcroix, 16 ans, essaie d’y répondre en interrogeant les différentes générations (les baby boomers, les générations X, Y, Z, voire Alpha) afin de savoir ce qu’elles ont vécu et l’héritage qu’elles ont laissé ou laisseront aux suivantes. L’une des difficultés auxquelles les jeunes se trouvent confrontés, c’est le chômage. La Malgache Rindra leur donne un conseil : changer leur approche face au manque d’emploi en s’adaptant aux changements du monde. En Thaïlande, le taux de chômage oscillerait entre 0,5 et 1,1% selon l’origine des chiffres. A une époque où le non-emploi est endémique un peu partout dans le monde, Somwang, un blogueur qui s’y est installé, nous dévoile ce qui se cache derrière ces taux si bas. Au Togo, Anani a vu émerger une classe d’un nouveau genre : les classes wifi. En fait de classe, il s’agit de jeunes qui en pleine nuit, adossés à un mur, s’introduisent dans un réseau internet auquel ils n’ont normalement pas le droit d’accéder. Le blogueur y a fait partie et raconte les petites anecdotes de cette classe quelque peu particulière.

– Au fil des générations X, Y, Z et autres

– Penser et panser le chômage des jeunes

– Chômage: le modèle difficilement transposable de la Thaïlande

– La classe wifi « Yangzhilong »

 

… qui s’interrogent sur la place de la femme, la sexualité, l’amour, le mariage…

La jeunesse est le foyer de moult tribulations. Tribulations desquelles les plus âgés n’aident pas à sortir. Il existe encore dans beaucoup de contrées des difficultés à aborder la sexualité en famille, comme le souligne la Béninoise Julienne Ballo. Le tabou ne concerne pas seulement les jeunes, mais aussi les femmes de manière générale, qui n’abordent pas ou très rarement les questions liées à la sexualité. C’est l’avis d’Andeve, qui explique pourquoi. Des femmes auxquelles le tchadien Annadjib a d’ailleurs tenu à rendre un vibrant hommage. Il n’a pas choisi celles qui sont au centre de l’opinion, mais des femmes anonymes et non moins valeureuses qui font partie de son quotidien. Des femmes, qui selon le récit de la Béninoise Ibitola Allade, ont une infinité de choses qui se passent dans leur tête à 23 ans. Et qui dans leur vie amoureuse, d’après Samantha Tracy, seraient sujettes à « la théorie des 27 ans ». Pour aider à décrisper tout ceci, la blogueuse Lagozi présente le cure-dent Gouro, un aphrodisiaque très prisé en Côte d’Ivoire.

– Bénin: plaidoyer pour une éducation sexuelle intégrée à la jeunesse

– Parler de sexe, un défi pour les femmes

– Tchad: ces femmes qui se débrouillent

– Une rencontre inattendue

– La théorie des 27 ans et plus

– Le cure-dent Gouro: l’aphrodisiaque naturel des Ivoiriens

 

…qui passent les sociétés au scanneur

Les extrémismes font peu à peu leur nid dans les sociétés occidentales. Le politiste Sébastien Kerebels’essaie à une analyse de cet état de fait. Le tribalisme est une réalité dans beaucoup de régions du monde et représentent un frein à l’unité de certains pays d’après le Camerounais Fabrice Nouanda. Quoique fictionnel, le récit de Jean-Paul Soro montre qu’ailleurs, la société fonctionne tellement mal qu’un individu peut se retrouver en prison pour des raisons totalement gratuites. Elle peut porter en son sein une violence latente comme à Abobo, une commune de la capitale ivoirienne où des enfants – les microbes – sèment la terreur, comme le raconte Lama. Parfois ces mêmes sociétés s’agitent autour d’un sujet somme toute aussi banal que les affres de la vie amoureuse d’un couple, fut-il celui d’un président de la république. Ainsi explique Aminata Thior, qui donne sa lecture du livre Merci pour ce moment de Valérie Trierweiler.

Les sociétés savent aussi dissimuler le meilleur d’elles-mêmes. Au Burundi, par exemple, Rivardo Niyonizigiye démontre que malgré le fait que son pays défraye la chronique à cause de ses tensions politiques, les Burundais demeurent des gens d’un naturel très pacifiste.

– Les extrêmes, cette tentation occidentale

– Cameroun: le tribalisme, le seul vrai obstacle à l’unité nationale

– La prison cadeau

– Abobo, un matin pas comme les autres

– Merci pour ce moment, vu autrement

– La nature pacifiste des Burundais

 

Une jeunesse entreprenante et connectée…

Les générations actuelles veulent se saisir de leur destin et pour cela, elles prennent des initiatives. C’est le cas de la blogueuse Snag, qui se décrit elle-même comme une passionnée de l’entrepreneuriat et qui a décidé de faire sienne cette citation de l’Ivoirien Florian Youza : « chaque problème d’un Africain est une idée de création d’entreprise ». Pour son premier article sur son blog, le Béninois Grégory Thoto a présenté quelques initiatives qui font avancer l’entrepreneuriat numérique dans son pays. L’entrepreneuriat a aujourd’hui pour levier le numérique. A ce dernier propos, la gestionnaire des réseaux sociaux Christine Djafa prodigue six conseils pour être efficace dans ce métier. Ousmane du Niger se propose d’édifier sur le « putaclic », une action que beaucoup d’internautes ont exécutée au moins une fois sans forcément savoir de quoi il en retourne.

– Chaque problème d’un Africain est une idée de création d’entreprise

– Le Bénin, la prochaine Silicon Valley de l’Afrique?

– Ma routine

– Le putaclic, c’est quoi? 

… qui est heureuse de rejoindre Mondoblog

Nous terminons cette revue avec deux billets postés par deux blogueurs de cette promotion qui ont voulu évoquer la fierté qu’ils ont de rejoindre notre communauté. Il s’agit d’abord du billet d’Atome, un rappeur Camerounais, qui est revenu avec un certain humour sur les heures – assez compliquées – qui ont précédé le dépôt de sa candidature. Chantal Mourad a choisi de publier le texte qui lui a ouvert les portes de Mondoblog. Un récit dans lequel elle explique le moment où elle a tombé le masque. Une vraie leçon de pensée positive.

– 4500 caractères pour une sélection Mondoblog

– Un matin pas comme les autres

 

Retrouvez les blogueurs de cette sélection et tous les autres sur Mondoblog.org. Suivez aussi Mondoblog sur Facebook pour découvrir chaque jour un blogueur de la saison 5 à travers un portrait.

À bientôt!

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