Les pépites de Mondoblog : une fin d’année mi-figue, mi-raisin

Bonjour à toutes et à tous,

L’humeur générale pendant les deux dernières semaines de l’année est à la fête. Les blogueurs ont décidé de ne pas faire comme les autres, de jeter un regard froid sur l’année qui tirait sa révérence et sur les enseignements qu’elle a permis de tirer.

 

Coup de projecteur : à la découverte des GP sénégalais

Aminata Thior a testé le service des « GP », cet acronyme qui signifie à l’origine gratuité partielle – un avantage accordé par les compagnies aériennes à leurs employés et à leur famille – et qui désigne aujourd’hui les particuliers qui ont fait du transport de colis entre Dakar et les villes occidentales leur métier. Elle a effectué une plongée dans l’univers des GP et il en résulte ce billet extrêmement édifiant sur cette activité qui a fini par représenter une vraie concurrence pour les transporteurs de fret plus traditionnels. Les GP ont de l’avenir devant eux dans cette activité à fort potentiel dont la prochaine étape est l’ubérisation du covalisage depuis et vers le Sénégal.

Envoi de colis entre Dakar et les villes occidentales : le business des GP

Réflexions de fin d’année

La période des fêtes de fin d’année est une occasion généralement propice à une certaine légèreté et à l’euphorie. Cela n’a pas été le cas chez les blogueurs, qui ont préféré réfléchir au sens de cette frénésie.

À commencer par Tanguy Wera, qui passe au vitriol les modes d’aide sociale institutionnalisés, organisés par les Etats. Il se désole que ces systèmes fonctionnent si mal qu’on soit obligé à recourir à des organismes qui s’appuient sur des techniques de marketing et profitent de Noël pour faire fonctionner la solidarité.

Sauvez un enfant pauvre, lisez ceci

Une solidarité qui est mise à mal ces derniers temps par le repli sur soi et les réflexes identitaires, qui conduisent inexorablement aux fermetures des frontières et des portes. Laissant les personnes défavorisées à la merci de bien de maux. C’est le cas des migrants, que Bertrand Songueh-Raymondo met en parallèle avec la naissance de Jésus.

Il est important de fêter Noël autrement

Fanchon souhaitait passer Noël loin de la neige et du froid. Elle souhaitait passer Noël dans le désert du Sahara. Un vœu qui n’a pas pu se réaliser. Alors, elle s’est servie de ses souvenirs et de son imagination pour se transporter dans les dunes et les steppes du nord de l’Afrique.

Noël, c’est pas toujours dimanche.

Internet et ses travers

Internet et les réseaux sociaux ont aussi subi une charge violente des blogueurs, qui une fois n’est pas coutume, ont dénoncé leurs travers.

La Libanaise Nicole Hamouche regrette le temps où l’envoi des cartes de vœux rédigées par soi-même et envoyées par la poste étaient l’expression même du temps et de la considération qu’on pouvait accorder à l’autre, à la différence de l’époque actuelle où tout est automatisé et envoyé par courrier électronique.

Tous mes voeux

Sa compatriote Chantal Mourad décrie le nouvel esclavage qui est cet attachement des personne à leur téléphone portable devenu presque viscéral. Les enfermant dans une sorte de prison, les éloignant de plus en plus des autres, ce qui est en contradiction avec leur but premier qui était celui de rapprocher les personnes.

Une nouvelle forme d’Esclavage envahit notre planète!

Les réseaux sociaux ont permis l’accès à un élément auquel le citoyen ordinaire n’avait pas accès : le pouvoir de donner son avis. Cela n’a pas eu que des avantages car nombreux en sont les travers qu’on remarque sur régulièrement sur internet : buzz inutiles, rumeurs destructrices. Ceci est l’analyse de l’Ivoirien Stéphane Agnini.

Réseaux sociaux, mouroir populaire des grandes gueules

La Togolaise Bénédicta embraye et demande aux garçons qui font de la drague 2.0 leur sport favori de sortir de leur zone de confort derrière leur écran et d’aller tester leur sex-appeal dans la rue, dans la vraie vie.

De la drague virtuelle à la vraie drague

 

#FaisonsLesComptes / 2017 / #MondoTana

Aphtal Cissé explique le mouvement #FaisonsLesComptes qui anime les internautes togolais depuis quelques semaines. Une campagne de contestation faisant suite à la volonté du gouvernement togolais de lancer une grande quête nationale afin de financer la participation de l’équipe nationale à la coupe d’Afrique des nations de football organisée par le Gabon qui débute le 17 janvier 2017.

#FaisonsLesComptes Messieurs les ministres, avant de nous projeter dans l’avenir #Can2017

2017, une année que le Camerounais Ecclésiaste Deudjui souhaite différente de l’année 2016, annus horribilis pour son pays. Lequel a navigué entre les revendications des sécessionnistes anglophones, les scandales sexuels sur internet, les drames dans les hôpitaux et les accidents tragiques.

Pourvu que 2017 ne soit pas comme 2016 au Cameroun

Pour finir, Ianjatiana est retournée à Madagascar pour la formation Mondoblog et le Sommet de la Francophonie. Elle revient sur cet événement comme sur un doux souvenir qu’elle veut garder vivace dans sa mémoire.

Admirer Tananarive grâce à MondoTana

 

 

Focus sur…

Marcelle

Marcelle. Un bien joli nom pour un bien joli blog. Le blog d’Isabelle Kichenin, qui s’attelle à une tâche très précise : celle de (re)donner ses lettres de noblesse à une bien jolie île, son île : la Réunion. Rétablir ses lettres de noblesse à travers sa culture, ses cultures, sa musique. L’évolution de ce blog depuis ses premiers pas en octobre 2013 est intéressante à observer. Les toutes premières chroniques étaient une sorte d’écho à la vie festive sur l’île qu’on s’imaginait aisément en parcourant leurs lignes. Une fête évoluant sur le rythme endiablé des musiciens magnifiant les créolités des mers du sud. On ne hume pas seulement les effluves de la Réunion en lisant Marcelle, mais aussi celles des îles proches : la grande Madagascar, la plus modeste Maurice et les pas si lointaines Mayotte et Comores. Puis une inflexion s’est produite. La Réunion, toujours, mais moins sa musique et plus ses paysages, ses gens, son volcan, ses plages, ses héros d’un jour. Le blog est devenu un lot de bifurcations aussi douces qu’inattendues.

Isabelle a toutefois gardé cette douceur et cette poésie dans son écriture, deux caractères qui permettent de s’échapper vers ces contrées insulaires. Faisant de l’esprit du lecteur une âme vagabonde, se posant ici et là sur la petite île.

 

L’équipe de Mondoblog profite de cette première édition de l’infolettre de l’année pour vous adresser tous ses voeux les meilleurs pour l’année 2017.

A bientôt !

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