La bicyclette rouge

Et de l’enfance à l’adolescence, j’ai rêvé de cet objet de liberté que j’aurais chevauché pour aller me baigner dans les rivières. J’ai imaginé le souffle du vent sur mes tempes, dans mes habits et je me suis même réveillé la nuit en sueurs, entendant le bruit des roues dans la cour.

Port-au-Prince, quête de repère, 268 ans plus tard

Derrière ce rideau de poussière et ce spectacle de tôles multicolores à chaque coin de rue, nous rappelant un grand chantier, sommeille Port-au-Prince, fondée le 13 juin 1749. Une ville de légende où pétille avec nostalgie l’œil d’autrefois. Les restes du passé perdurent encore dans les murs d’aujourd’hui, l’histoire est encore là, palpable. Port-au-Prince à tout prix essaie de résister face aux périls du temps, grâce à ses légendes, grâce à la prière de ses dieux, grâce à la bravoure de ses ancêtres, grâce à l’encre de ses écrivains. Port-au-Prince se dose de nouveaux repères, continue d’écrire l’histoire dans une version contemporaine et tente d’inspirer ses fils. Port-au-Prince, quand les images fouettent les souvenirs, 268 ans plus tard.

La sexualité et l’érotisme chez Fedna David, mondoblogueuse haïtienne

J’ai croisé la route de Fedna Perla David en novembre 2016. Nous faisions partie des blogueurs retenus par Mondoblog pour suivre une formation sur le blogging à Madagascar. Nous sommes tous les deux haïtiens. Depuis cette rencontre et depuis notre retour en Haïti, nous lisons discrètement nos billets de blogs respectifs et nous nous parlons de temps en temps.

Une exposition à ciel ouvert en Haïti.

Exhibition à ciel ouvert

Je passe devant cette exposition matin et soir. Souvent je me laisse imprégner par cette pluralité de couleur et ces formes qui cherchent à exprimer la beauté dans l’inexprimable. Un mur entier couvert de tableaux. Un mur d’expression. Je regarde ces visages, figés pour la plupart. Ces paysages colorés. J’imagine les mouvements des caractères, les couleurs qui s’entrechoquent pour s’harmoniser, l’histoire qui se faufile entre les matières. Le peintre qui mets les dernières touches et signe son œuvre quand il décide de la seconde dont l’histoire s’arrête.

Expérimenter Petit-Goâve autrement

C’est toujours mieux d’expérimenter de par soi-même, de faire fi des rumeurs. Destination Petit-Goâve, reconnu pour son fameux Dous Makos, j’ai voulu découvrir ce que la localité pouvait offrir à part son succulent fondant multicolores. C’est une promesse que je me suis faite depuis mon retour de Madagascar, visiter le pays profond, surmonter cette peur de l’inconnue et surtout cette crainte des longs voyages. Si j’ai pu tenir 11 hrs d’affilée dans un avion, pourquoi pas 2 heures dans un bus.

Au-delà de nos errances

Certains partent aujourd’hui avec la promesse de revenir un jour. Les raisons de départ divergent pour chacun, un meilleur travail, des études supérieures, la famille, le tourisme, etc. Une quête éternelle de l’autre part de soi.

Quelques soient nos motivations, un jour, les entrailles de la matrice réclament notre sueur. Au-delà des attentes, des rêves, des espoirs, des raisons de départ. J’ai choisi de croiser le regard de ceux qui un jour ont décidé de faire leurs malles, de fermer la porte à double tour.