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L’attente

Est-ce qu’il y aura d’autres lettres, je n’ai aucune certitude. Je sais que tant que je pourrai encore tenir un stylo et taper des lettres sur un clavier, il y en aura. Il y aura aussi des poèmes, des nouvelles, des récits, des romans. Tu seras partout, plus qu’un souvenir. Un personnage. Une image qui ne s’effacera pas.

Blois : la ville aux mille marches

Je découvre une ville qui respire à pleins poumons, qui ouvre ses bras à l’inconnu, qui avance vers l’avenir avec confiance, tout en ayant un vrai regard sur son passé. Je me réveille tôt pour humer l’air frais, le soleil réfléchit ses rayons jaunes et doux sur les toits des maisons, une nappe de vapeur blanche embrasse les rues pour nous dire que l’été touche à sa fin et que l’automne arrive…

À la gare

À la gare, des visages se croisent furtivement, des sourires et des poignées de main. Des lendemains se croisent aussi, des destins qu’on lirait dans des romans plus tard, qu’on mettrait en musique ou peut-être sur grand écran. Près de moi, une femme hurle dans son téléphone dans une langue que je ne comprends pas. L’écran de la salle d’attente affiche la voie de départ de mon train. Je prends mon manteau et je suis parti.

Le Gingerbread

Dans ce numéro de Microphone Francophone, nous parlons d’éducation, de développement durable et d’architecture. Le gingerbread ou maison pain d’épice est un courant architectural qui a fleuri en Haïti au premier quart du XXe siècle. À Port-au-Prince, ce type d’architecture est très visible au niveau des quartiers Bois Verna et Pacot. Bonne écoute.

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Quatre étudiants de l’Université d’Orléans se confient

Aujourd’hui, je reviens avec un autre billet. Des témoignages d’étudiants que j’ai rencontrés, qui m’ont parlé à cœur ouvert d’eux-mêmes, de leur relation avec leurs pays, de leurs familles, de leurs aspirations et de ce lendemain qu’ils sont en train de dessiner pour eux-mêmes et pour les leurs. Ils sont Haïtiens, Marocains, Français et Maliens, une telle diversité d’origine et de culture représente une richesse. L’instant de ce billet, ils m’ont confié leurs parcours ainsi que leurs aspirations. Je le redis, je suis curieux de l’autre, de son univers, de ce que sa présence et son aura apportent au monde. Je tais mes inquiétudes une minute pour laisser parler les autres. Je fais quelques pas en arrière pour admirer le tableau dans toute sa splendeur, je vous invite à faire de même.

La peinture avec Maud Eliacin

. Chez Maud Eliacin, les fleurs accueillent le visiteur dès la clôture, elles s’étalent dans la cour, grimpent sur les murs. Et ça ne suffit pas, son âme en redemande, encore plus de fleur quand on pénètre dans son atelier. De beaux tableaux sur des dimensions imposantes, aux couleurs variées et vives. L’agave ou centenaire, l’orchidée, les roses, les tulipes et particulièrement l’hibiscus. Maud Eliacin offre une seconde vie aux fleurs, les capte à leur moment d’éclosion, offrant aux spectateurs une autre vision de la nature, dans son plein épanouissement.

La bicyclette rouge

Et de l’enfance à l’adolescence, j’ai rêvé de cet objet de liberté que j’aurais chevauché pour aller me baigner dans les rivières. J’ai imaginé le souffle du vent sur mes tempes, dans mes habits et je me suis même réveillé la nuit en sueurs, entendant le bruit des roues dans la cour.

Port-au-Prince, quête de repère, 268 ans plus tard

Derrière ce rideau de poussière et ce spectacle de tôles multicolores à chaque coin de rue, nous rappelant un grand chantier, sommeille Port-au-Prince, fondée le 13 juin 1749. Une ville de légende où pétille avec nostalgie l’œil d’autrefois. Les restes du passé perdurent encore dans les murs d’aujourd’hui, l’histoire est encore là, palpable. Port-au-Prince à tout prix essaie de résister face aux périls du temps, grâce à ses légendes, grâce à la prière de ses dieux, grâce à la bravoure de ses ancêtres, grâce à l’encre de ses écrivains. Port-au-Prince se dose de nouveaux repères, continue d’écrire l’histoire dans une version contemporaine et tente d’inspirer ses fils. Port-au-Prince, quand les images fouettent les souvenirs, 268 ans plus tard.

La sexualité et l’érotisme chez Fedna David, mondoblogueuse haïtienne

J’ai croisé la route de Fedna Perla David en novembre 2016. Nous faisions partie des blogueurs retenus par Mondoblog pour suivre une formation sur le blogging à Madagascar. Nous sommes tous les deux haïtiens. Depuis cette rencontre et depuis notre retour en Haïti, nous lisons discrètement nos billets de blogs respectifs et nous nous parlons de temps en temps.