Mali

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Mali : il n’y a pas d’âge pour aimer son pays et participer à sa construction

Mais il ne suffit pas d’être jeune pour représenter la solution. Ce sont les qualités morales et éthiques, les compétences intrinsèques de tout un chacun, et notre capacité à mettre l’intérêt général au-dessus du personnel qui font qu’une nation prospère. Les jeunes oui, mais ceux qui ont les compétences, la vision, la volonté.

Chez moi on ne balance pas les porcs, ils sont halal !

Elles se tiennent debout, un foulard sur la bouche. La chanteuse Inna Modja et la styliste Mariah Bocoum finissent par enlever ce foulard  pour s’exprimer. Cette scène du clip « Tombouctou » de la malienne Inna Modja n’est pas anodine. Ce geste représente le désir et le besoin d’émancipation de la femme malienne. […]

Je viens de lire le livre de Mamadou Igor Diarra, « C’est possible au Mali »

Depuis quelques jours l’autobiographie de Mamadou Igor Diarra, intitulé « C’est possible au Mali » fait le buzz, au point qu’il y a rupture de stock dans les librairies de Bamako. Une fois ouvert, il est difficile de s’arrêter. L’auteur se livre, parle de lui sans faux-fuyant et assume ses choix. Rarement on a vu un haut responsable malien lever tant de voiles sur sa vie, son parcours et son expérience dans la gestion des affaires étatiques.

Aminata, femme dans la peau d’une enfant, prisonnière de la résignation

Pendant plus d’une demi-heure, Aminata n’arrivait pas à enfanter. Elle enchaînait les contractions depuis longtemps, mais rien. Les femmes autour d’elles pensaient que ce n’était pas l’enfant qui refusait de sortir mais plutôt Aminata qui ne se donnait pas à fond. On l’encourageait mais toujours rien. Après beaucoup d’efforts, tout le monde avait dû se rendre à l’évidence. L’enfant ne refusait pas de sortir. La fille se donnait également à fond. Le problème n’était pas là. Le bébé ne pouvait pas sortir parce que le bassin d’Aminata n’était pas assez large pour le laisser passer. L’ultime recoure était donc une césarienne pour éviter que le bébé ne meure asphyxié. La crainte d’Aminata devint énorme. Elle s’est quand même dit que si l’opération se passait mal, ce ne serait la faute à personne car elle était maintenant dans la peau d’une résignée, aux formules remplies de bondieuseries. Ce ne serait ni la faute de sa mère, ni celle de son père. Ni de ce mariage forcé auquel on l’a soumise. Pas de responsables. Le destin. C’est tellement plus simple. C’est tout simplement Allah qui l’a voulu ainsi. Aminata n’a pas oublié les paroles de sa mère qui lui avait toujours répété que tout ce que lui Allah fait est bon.