Allemagne

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Le choix du néant

Depuis septembre dernier, j’ai décidé de revenir vivre partiellement à Berlin, renouant avec ma vieille maîtresse une liaison qui, si elle s’est défaite de certaines illusions – autant dire de certains espoirs – n’a rien perdu en intensité. Une liaison dangereuse, parce qu’elle met constamment en perspective ma vie parisienne et mes choix de carrière.

Bafouillages et défaillances

Ce matin D. est entré dans la pièce. J’étais seule. Personne d’autre. Je travaillais à ma traduction. Le soleil chauffait mon visage. D. est entré dans la pièce. J’ai levé les yeux au-dessus de mon écran. Il m’a souri. Il a vu que nous étions seuls et m’a souri.

Je file

Je ne sais pas si c’est le vent dans mes cheveux
Le soleil qui brille encore
19 septembre en sandales blanches
Le rose de mon pantalon de printemps

Toujours la pédale le vent la piste cyclable
Et un bonheur inégalable.

Maigrir d’amour et d’eau tiède

Je suis partie dans la nuit avant la nuit. J’ai traîné ma valise dans la lumière d’un soleil éteint. Je n’ai pas regardé à droite je n’ai pas regardé à gauche, tout droit, tout droit jusqu’à la gare. On est venu la chercher elle s’effondre dans les bras qui l’enserre.

Station de métro berlinoise

Tchüss, Berlin.

Je m’en vais l’âme chiffonnée, j’emporte avec moi la nostalgie, ce feu sacré qui nourrit la création artistique, pour peu qu’on sache le recueillir.