Affaire Ousmane GUIRO – observation et réflexion
0 h 42 min dans Société par Compaore
On m’a demandé à connaître mon opinion sur l’affaire Ousmane GUIRO.
Je pense que tout le monde connaît cette histoire de GUIRO.
L’opinion nationale, l’opinion internationale et l’opinion de «je ne sais où» tous ont parlé de cette affaire.
Bon. Je vous rafraîchis la mémoire: Ousmane GUIRO est devenu l’ex-directeur générale de la douane du Burkina Faso. Ex-directeur, bien sûr. C’est à dire qu’il n’est plus directeur à l’heure que je vous écris ces lignes. mais je ne saurais vous dire quelle tête de direction il occupe actuellement à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO). Depuis le début de l’année il a été démit de ses fonctions par décret présidentiel à la suite d’un détournement de deniers publics. Plus de 2 Milliards de Francs CFA ont été découvert chez lui, c’est ça le délit. De quoi crédibilisé le REN-LAC qui classe dans ses rapports de chaque année la Douane en tête de la liste des institutions la plus corrompue du Burkina Faso.
C’est un secret de polichinelle cette affaire de Guiro.
On savait bien que notre argent est mal géré, mal départi et que l’on nous pie. Nous savons bien que ce sont les autres qui mangent et que nous regardons; Ce n’est pas nouveau ça.
Cela ne nous étonne pas qu’un individu à lui tout seul amasse de sommes colossales chez lui. Nous savons qu’ hormis les garages de leurs véhicules il se font des garages d’argent dans leurs chambres. Oui – ça ne nous étonne pas, ce sont «les grands types» du Pays.
Burkina Faso, pays pauvre, très endetté (PPTE) ou la population, la masse, vivote au jour le jour et vit en dessous du seuil de pauvreté. Le grand type s’en fou, c’est ça fierté à lui. On a vu, ou du moins on a entendu dire, que des grands types de ce pays ont fêté leur milliard, même si leur proche voisin meure de faim, l’essentiel est que leur fortune atteint son sommet culminant.
Ce n’est pas étonnant si l’on parle de partout que tout va bien, que nous sommes sur la voie de l’émergence et si ça va chez toi, tu ne sais pas ou du moins, tu es enclin a penser que ça va bien partout. Un haddage très connu de chez nous dit «Celui qui aime manger la soupe du chien ne sais pas que son prochain n’aime pas cette soupe».
Ce n’est pas aujourd’hui que ça commence, ils se sont habitués à nous insulter par leur train de vie. Le niveau de vie de leur famille nous injurie, nous, le contribuable moyen. On le sait, mais on n’a pas leur force. Un autre haddage dit: «Si tu ne moyens pas le voleur, aides-le à transporter les biens de ta maison.» Sinon, qu’on n’est pas dupe.
Eux, ce sont les grandes types. Même si nous ne le pensons pas l’être, ils nous appellent «les petits types». Ils abusent de nos sagesses. Ils ont même ficelé le système à leur propre fin afin que la pauvreté se transmettent de père en fils et vis-versa pour la richesse.
Nous savons que nos parents sont pauvres et que le système est fait de telle sorte que nous, nous payons leur dette après leur mort, car ils ne pourront jamais s’en débarrasser de leur crédit, contracté ici et là. Ils n’ont plus de salaire ou de moins, ils le consomment avant de le percevoir. C’est à dire qu’il est consommé d’avance. Combien de familles vivent ainsi?
Certainement que ce sont trop de familles. Leur condition de vie ne change guère d’un iota et chaque jour que Dieu fait, il leur appartient de constater un état d’avancement dans leur misère.
Ils subissent tout simplement la vie par la somme de l’égoïsme de leurs frères, les grands types.
Maxime
Rompre. Ce mot n’est pas bon à entendre. Il a ce petit truc que dès qu’on l’entend, il nous laisse des idées sombres derrière la tête ; à savoir, disperser, disloquer, séparer, etc. Mais ici, ce mot à de plus ce qu’il y a de bienséance, de bienfaisance. Il s’agit là de rompre avec le mois de jeûne. Jour-J moins deux pour que nos frères de confession musulmane rompent enfin avec le mois de pénitence caractérisée par des privations en eau comme en nourriture.
Quand nous étions enfants, à l’école primaire, il y avait une chanson qu’on nous faisait chanter tous les matins dans le terrain de gymnastique avant de regagner les salles de classe. Ainsi qu’elle se chantait « un kilomètre à pied, ça use, ça use. Un kilomètre à pied, ça use les souliers ».
Le paysage radiophonique burkinabè s’agrandit depuis les années 1990 après le discours de la Baule. C’est dans ce contexte et aussi pédagogique qu’est née la Radio Campus Ouaga, une station qui s’impose peu à peu dans le sillage des radios burkinabè malgré ses maigres ressources.
Après la fermeture des établissements publics au Burkina Faso, la suspension des œuvres sociales à l’Université de Ouagadougou, la coalition de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et les libertés (CCVA) une structure dont est membre l’Union National des étudiants du Burkina (UGEB), a organisé un meeting le samedi 19 mars 2011 à la bourse du travail de Ouagadougou. A l’issue de ce rassemblement, les organisations syndicales du Burkina ont décidé d’une marche le vendredi 8 avril 2011.
Les étudiants de l’université de Ouagadougou sont dehors. Après les manifestations nées de la mort « suspecte » de l’élève Justin Zongo, les autorités ont décidé de la fermeture des établissements d’enseignement public. Tous les services sociaux dont bénéficiaient les étudiants sont suspendus. Obligés de libérer leur chambre des cités universitaires, ils sont des réfugiés…Ce que redoutaient les étudiants après l’annonce de la fermeture des établissements d’enseignements publics est effectif. Toutes les cités universitaires ont été fermées et les étudiants priés de libérer les chambres le jour même où le gouvernement publiait son communiqué.
Depuis la mort de l’élève Justin Zongo à Koudougou, des manifestations ont secoué certaines localités du Burkina Faso. Après les élèves des lycées et collèges de Koudougou, Pouytenga, Yako, Fada N’gourma, Dori, Boulsa et Ouahigouya, les étudiants de l’Université de Ouagadougou, mobilisés par l’Association nationale des étudiants du Burkina (ANEB) ont manifesté leur mécontentement dans la capitale burkinabè à travers une marche. Celle-ci s’est achevée en queue de poisson.


