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L’art et la culture pour aider les populations meurtries de Beni

Ceux qui ont échappé aux massacres demeurent marqués par les images. Ils sont sans aucune assistance psychologique.

« Les nouvelles qui me parvenaient de Beni lorsque j’étais à l’étranger, laissaient imaginer une ville déserte… se souvient la jeune fille. A mon retour, j’ai trouvé un peuple, qui n’a pas encore perdu tout espoir malgré la souffrance dans laquelle il vit. Et c’est pour aider cette population à mieux remonter la pente que j’ai pensé à ce projet culturel. J’ai voulu aussi accompagner cet espoir d’un retour à la paix et renforcer la solidarité au sein de la communauté de Beni ».

Bon nombre d’habitants de la ville apprécient ces événements culturels. Pour Victoire, 25 ans, c’est une diversion. Mais, certains se disent sceptiques : l’initiative pourrait, selon eux servir des intérêts personnels, car une telle organisation de manifestations permet de brasser de l’argent.

Roselyne a organisé au début du mois de juillet une soirée dédiée à la mode qui a mis à l’honneur la créativité locale.

Musique moderne et traditionnelle ont été au rendez-vous dans cette soirée à laquelle ont pris part des mannequins, des stylistes de mode, des responsables d’entreprises publiques et privées et bien d’autres figures de la scène politique, culturelle et médiatique locale. Les participants ont notamment échangé autour de la solidarité et de la situation à Beni et ont appelé à un retour de la paix.

Arsène Mapathi, jeune artiste musicien, a relevé, dans une déclaration à Anadolu : « lorsque les massacres ont atteint leur extrême violence, les différentes tribus locales, les politiciens de l’opposition et du pouvoir, les notables de la région, les militaires tant ceux de l’armée congolaise que de la Monusco (Mission onusienne) ont été accusés par les uns et les autres (sans preuve) d’entretenir l’insécurité dans la région pour leurs propres intérêts. Et c’est ce qui a généré une division sociale, favorisant ainsi, l’instauration par l’ennemi d’un climat de terreur. Mais grâce à de pareils événements, les gens réussissent à se parler et échanger des points de vue sur d’éventuelles sorties de crise ».

Des habits traditionnelsont été vendus aux enchères lors de cette soirée inaugurale. Les recettes de la vente ainsi que l’argent récolté grâce aux droits d’entrée ont été consacrés aux orphelinats locaux.

Au delà de sa dimension solidaire, la soirée a, surtout, été une occasion pour prouver que la population de Beni est une population qui garde espoir et qui s’accroche à la vie en dépit et contre tout.

Un article de l’agence de presse Anadolu.

Crédit.Boolumbal.org

Une interview d’Abderrahmane N’Gaïdé sur la tragédie d’Inal

Une blessure toujours à vif en Mauritanie; le massacre d’Inal, une localité où 28 militaires noirs mauritaniens ont été exécutés par le pouvoir en 1990. L’historien Abderrahmane N’Gaïdé évoque la charge symbolique du 28 novembre 1990, et le devoir de mémoire que l’État mauritanien doit mener pour réconcilier le peuple avec lui-même.