Pauvreté

La petite maison délabrée

Ici, comme dans beaucoup d’autres localités à forte concentration d’immigrants haïtiens, les mauvaises conditions de vie des gens échappent difficilement à la sensibilité de l’observateur. Infrastructures, eau potable, électricité… tout cela est du luxe pour les habitants de cette zone, abandonnée sur une ancienne plantation de canne à sucre.

A la recherche des sentiers du bonheur

Vingt ans déjà depuis que Sabri avait quitté son village natal pour se rendre à la capitale afin de poursuivre ses études supérieures. Il venait de réussir brillamment au certificat d’études secondaires. Avant son départ, sa mère l’avait embrassé tendrement en souriant avec un orgueil naïf. Pour elle, l’essentiel était de voir son fils devenir un homme respectable capable de l’aider à nourrir une famille aussi nombreuse. A grands coups de cloche, le train quitta la gare à destination de Tunis.

Le vendeur de poèmes

Dans un pays où les transports en commun ne sont pas réglementés, où la destination prime sur le confort, on doit s’attendre à tout. Des mendiants de tous poils longeant les allées des bus s’inventent mille et une histoires, les unes plus loufoques que les autres, dans l’espoir de soutirer quelques gourdes. […]

Cameroun : bienvenue au pays des débrouillards

Pour beaucoup, la débrouillardise est la seule manière de survivre dans une société bousculée par tant d’inégalités et d’injustices, une société à deux vitesses. Quelle est donc cette société où tout le monde devrait être ministre, savant, médecin, prof, journaliste, avocat, magistrat, commissaire, commandant, ingénieur… Qui n’a pas de débrouillard dans sa famille dis donc ? Qu’il lève tout de suite le doigt !

Le Niger, vu par moi

Le vendredi, chaque semaine, l’Imam prononce le prêche hebdomadaire. Dans un pays classé au fond du précipice économique, on s’imagine déjà le topo : une foule surexcitée qui scande : « à bas la République ! ». Mais bon, au Niger nous sommes un peu loin de cette image quand même… 😮 . À force de […]

En RDC, le français ne porte plus bonheur

En janvier dernier j’étais avec un groupe de jeunes, à Kenya, une commune populaire de Lubumbashi. Nous nous étions réunis pour travailler sur un reportage. Sans le vouloir, j’ai énervé quasiment la moitié du groupe en lançant naturellement un joyeux « bonjour ! ». Grosse erreur ! Je n’avais pas vraiment fait attention au lieu dans […]