Tombouctou

Timbuktu, un orientalisme à peine voilé

A l’affiche dans plusieurs salles tunisoises, le film Timbuktu d’Abderrahmane Sissako fait la part belle à l’image, à l’esthétique, à l’émotion quitte à faire vivre aux spectateurs le récit d’un ailleurs fantasmé. Onirique et à destination d’un public occidental, Timbuktu a intrigué Guenda, blogueuse italienne et moi-même et nous proposons ici de relever des représentations orientalistes du film sur lesquels rebondit la Tombouctienne Faty avec son expertise du terrain.

A Tombouctou, même pas une trotteuse…

La vieille ville essaye d’ignorer ce qui se passe autour d’elle pour subsister… exister. Vivre. Tombouctou respire une grande tranquillité. On dirait qu’elle ne se trouve pas dans cette zone de grande insécurité qui fait la Une des journaux d’information et autres magazines des grandes chaînes occidentales. Ceux qui craignaient de venir et voulaient rester à Bamako contre vents et marées trouvent la cité des 333 saints trop calme. Surtout la nuit. Mais c’est cela Tombouctou, leur répondis-je, dans un éclat de rire. Nous sommes tranquilles ici.

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Mali: Intagrist El Ansari, « aujourd’hui, tout le monde veut la paix (…), les acteurs armés doivent se mettre d’accord… »

Intagrist El Ansari est un journaliste malien, correspondant en Afrique du Nord-Ouest (Sahel-Sahara) pour des journaux internationaux. Réalisateur de magazines TV, il a aussi travaillé sur des films qui s’intéressent aux cultures sahariennes. Son dernier livre paru est  Echo saharien, l’inconsolable nostalgie  (1). Il livre ici son analyse sur les […]

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Des nouvelles de…Faty

Après une longue pause – A s’en demander si la bonne dame n’a pas trépassé pour qui a « l’esprit bienveillant »- me revoici. C’est reparti pour le blogging, l’engagement pour mon grand, cher, précieux, chéri, Mali en général. Mais pour surtout pour ma ville natale – Pour qui ne le sait […]

Intagrist El Ansari a répondu à l’appel du désert

Marcher, marcher…, « marcher rejoindre le désert saharien ». Marcher encore pour « parcourir et vivre le chemin » qui mène à sa destination. De Paris à l’Espagne, via le Maroc et Tamanrasset, Intagrist El Ansari a largué les amarres de sa vie parisienne, sédentaire, pour observer cette « loi du désert » si chère aux Touaregs : le nomadisme. Par voie terrestre, il a relié Paris à Tombouctou en un fascinant périple qu’il relate dans son premier livre Echo saharien : l’inconsolable nostalgie (1), préfacé par l’écrivain mauritanien Mbarek Ould Beyrouk.

Crédit photo : upyernoz via Flickr, CC

Voyage à un bout du monde… (Carnet de route)

A N’Gouma (photo; Boubacar) Bamako. Samedi 17 août. La cohue qui s’installe dans les locaux de la compagnie de voyage Africa Tours annonce des débordements. Des passagers à destination de Mopti, dont je fais partie, ont les nerfs en boule : le départ, fixé à 15 heures, est retardé. A […]