Mathyas KOUADIO

Dix particularités du maracana

Jusqu’au 30 septembre 2019, la capitale guinéenne, Conakry, va vibrer au rythme du maracana. C’est une discipline sportive qui s’apparente au football. Mais, elle a des particularités. Je vous présente mes dix préférées.

1 – Tirer un penalty

C’est la particularité principale du maracana.
Lorsqu’une faute est commise par un joueur dans sa surface de réparation, le demi-cercle six mètres de rayon qui part du but, alors cette faute est sanctionnée par un pénalty contre l’équipe du joueur fautif… Le pénalty se tire à partir du point central d’engagement. Le ballon doit être botté de telle sorte qu’il s’élève et qu’il rebondisse une fois (et pas une de plus !) dans la surface de réparation avant de franchir la ligne de but.

2 – Le terrain

Le maracana se joue sur un terrain de handball (dimensions, tracés, zones et poteaux), avec de préférence un ballon de futsal, et en tenue (maillot, short, chaussettes, protège-tibias et chaussures) de futsal également. Mais ballon et tenue de football font également l’affaire.

3 – Le gardien de but

Contrairement au football qui se joue à 11, le maracana se joue sans gardien de but. Un joueur peut se placer dans les perches, mais il n’a pas le droit de toucher la balle de la main.
Même sans gardien de but, les jeux se soldent régulièrement par un match nul, surtout en finale ! Attendez-vous donc à des séances de tirs au but serrées et tendues, comme lors des précédentes éditions.

4 – Marquer un but

C’est une autre particularité importante. Au maracana, pour qu’un but soit comptabilisé, il faut que le buteur se trouve dans la surface de but. S’il est en dehors, le ballon doit auparavant toucher un joueur de son équipe ou de l’équipe adverse avant d’entrer dans les buts. Dans le cas contraire, c’est un dégagement pour l’équipe adverse.
Et attention ! Un but peut être refusé par l’un des arbitres, s’il estime que le joueur qui marque a tiré dans le ballon avec violence.

5 – Remplacer un joueur

Au football classique, il faut attendre un arrêt de jeu pour effectuer des changements. De plus, chaque équipe est autorisé à n’en faire que trois au maximum. Au maracana, Une équipe est autorisée à faire jouer tous ses remplaçants autant de fois qu’elle le souhaite et à tout moment de la partie, pourvu que celle-ci n’évolue pas à plus de six et qu’elle respecte la procédure de remplacement. Et il faut être efficace, car la partie n’est pas interrompue au moment des remplacements !

Crédit photo : Camille Sarazin

6 – La durée de la partie

Une partie de Maracana comporte deux périodes égales de dix minutes. La durée de chaque période doit être prolongée pour permettre l’exécution d’un coup de pied de réparation. Un arrêt à la mi-temps ne peut normalement excéder cinq minutes, sauf autorisation par commissaire au match.

7 – Lancer le jeu

Au maracana c’est le fair-play qui prime. Au signal des arbitres, le jeu commence par un coup d’envoi très particulier… Un joueur de la première équipe envoie le ballon au joueur le plus proche de lui. Ensuite, ce deuxième doit renvoyer le ballon au premier. Et puis le match est lancé. Après un but marqué, le jeu reprend de la même façon.

8 – La rentrée de touche

Le joueur qui remise le ballon doit se servir de ses pieds. Lors de l’exécution d’une rentrée de touche, les joueurs de l’équipe défendante devront être à trois mètres du joueur qui exécute la rentrée de touche.

9 – Les sanctions

• Un carton jaune : deux minutes d’exclusion.
• Un deuxième carton jaune au cours du même match : c’est comme un carton rouge. le joueur écope de deux deux matchs de suspension, le match en cours et le prochain match de son équipe.
• Un carton rouge direct : le joueur est suspendu pour trois matchs.
• Un carton bleu : c’est un carton indicatif précisant que des fautes de contact mettant en cause l’intégrité physique d’un adversaire, d’un coéquipier ou d’un membre de l’équipe technique ont été commises. Par exemple, des tacles, un jeu dangereux, des agressions physiques, etc.

10 – Finir le match

À la fin d’une rencontre de maracana, les joueurs et le staff technique de l’équipe victorieuse se disposent sur la ligne médiane, du point d’engagement vers la table du commissaire aux matchs.
Tous les joueurs et les officiels de l’équipe adverse doivent leur serrer la main avant de se disperser. Tout joueur ou officiel qui ne respecte pas cette disposition écope d’une sanction disciplinaire : il est suspendu pour le match suivant, et son équipe commencera le match en infériorité numérique…


Le passé est garant de la possibilité d’un autre avenir

Je dédie ce texte à tous ces hommes et femmes qui ont fait l’honneur de notre patrie et qui ne se sont jamais laissés avoir par une propagande imbécile, je le dédie à ces jeunes gens qui espèrent et croient en une autre Côte d’Ivoire, à l’effort de renouveau d’un pays comme le nôtre. A tous, je ne dis pas que l’on peut retourner en arrière, mais que le passé est garant de la possibilité d’un autre avenir.

Je suis fatigué de suivre le chemin des réformes démocratiques (de la refondation à l’émergence). Les ivoiriens n’ont plus d’argent et certains se sont noyés dans le gbêlè (l’alcool local). À la télévision, le vent des changements futurs hurle de façon inquiétante. Je veux faire demi-tour et retourner en arrière. Je veux un pays où il n’y ait pas de terroristes, de prostituées, de corps habillés racketteurs, de gouverneurs pourris, de francs CFA et de système pluripartiste. Qu’est-ce qu’on a gagné à jeter dehors une bande de fonctionnaires véreux si c’est pour en voir se multiplier quantité d’autres plus corrompus au langage grossier ? Ainsi, pour devenir libres, il nous fallait devenir miséreux ?! Et à qui avons-nous payé pour notre liberté et donné tout ce que nous avions ? Aux oligarques, aux politiciens, aux gangsters en col blanc, aux bureaucrates, ou est-ce la même chose ? Je désire à nouveau qu’on me parle toute la journée à la télévision des succès du socialisme, au lieu de me faire peur avec les échecs de tel ou tel gouvernement.

Laissez-moi retourner au passé ! Je saurai retrouver mon chemin, car nous avons peu à peu tout abandonné sur la route de l’émergence pour voyager plus légers. On nous a demandé de nous dépouiller de nos revendications syndicales, d’observer une trêve sociale. Nous avons accepté pour des raisons bancales. Je reprendrai tout cela en parcourant à l’envers le chemin de nos réformes et je ne retournerai pas dans le passé les mains vides. Dans un passé lointain, nous avons prêté de nombreux serments, et je ne sais pas pourquoi nous les avons tous brisés. Et ensuite vendu notre patrie…

Dans cette vie passée, j’ai juré au bon Dieu d’être fidèle à ma patrie. J’ai rompu le serment et je dois maintenant répondre face à mes camarades, qui ont également de leur côté trahi leur patrie et doivent répondre devant moi. Je me demande souvent pourquoi j’ai alors enfreint mon serment de neutralité et je ne me suis pas précipité pour défendre les richesses acquises de mon pays. C’était une trahison massive de nos idéaux socialistes et l’adhésion aux idéaux capitalistes, que nous sommes également prêts à rejeter aujourd’hui.

En vérité, ma patrie ne me donne plus de mitraillette pour lutter contre les entraves de la vie et fouille même par les rues les autres passants pour leur prendre leurs armes. Apparemment, la patrie n’attend plus d’acte héroïque de notre part, elle a été offensée et est fatiguée d’attendre. Et nous sentons à nouveau que la Côte d’Ivoire est en danger et nous cherchons comment nous enfuir.

Je le jure, croyez-moi, si vous pouvez encore me croire ! Il n’est jamais trop tard pour apprendre à vivre ensemble et il n’est même pas besoin d’apprendre, il suffit d’exister. Me lever le matin en écoutant les paroles de mon groupe Zouglou préféré, manger une tranche de manioc accompagné de mon vin de palme et passer fièrement la porte de ma chère usine. Je serai héros du travail bien fait, parole d’honneur, et j’achèterai sans tiquer des billets pour aller voir les matchs ASEC vs AFRICA !

Je veux retourner dans le passé, où nous sommes tous encore ensemble, tous vivants, où l’on n’a pas encore tiré un coup de fusil pour réclamer une prime, fait exploser, bombardé, divisé le peuple ivoirien. Si nous avons abandonné tout cela pour des centaines de variétés de saucisses de mauvaise qualité, de baskets et de bière en cannettes, alors reprenez tout, merci, je n’en veux plus. Je veux revenir au temps de Boigny, pas sur les traces hein, rassembler dans un même lieu tous les politiciens d’aujourd’hui, encore jeunes et intacts, leur raconter tout sur les vingt années suivantes et voir comment ils changeront d’avis.

Prenez tout, ça ne me dérange pas. Ce n’était pas du tout cher payé pour une vie tranquille. Je ne peux plus prendre le chemin des réformes. Oui, il faut que Houphouët-Boigny soit de nouveau en vie, que la patrie redevienne l’honneur et la conscience, que les enfants entrent sur les espaces de jeux et fassent du sport.
Il faut remettre tous les riches au niveau des pauvres. Fabriquer le gbêlè, et avec les Burkinabés, les Ghanéens, les Togolais et les autres peuples frères, boire et boire jusqu’à oublier l’inimitié. Alors les enfants d’aujourd’hui vivront déjà dans le futur. Et nos petits-enfants commenceront à construire la Côte d’Ivoire, pas tout de suite, bien sûr, mais ce sera un début.

C’est le vrai bonheur – ne rien avoir et ne rien perdre !

Je veux retourner dans le passé. Je vous attendrai tous là-bas.


Climat : Les ivoiriens au front pour lutter contre le changement climatique

Les 27 et 28 septembre en marge du « One Planet Summit », s’est tenue à Abidjan la deuxième édition du «Climackathon» dans la commune de Cocody. Ce Marathon en faveur du climat a été initié par l’agence française de développement avait pour but d’engager les ivoiriens sur le front du changement climatuque.

Le jeudi 27 septembre, première journée du climackathon a vu l’engagement de blogueurs et journalistes engagés pour le climat. Vous trouverez leurs contributions ici
Le deuxième jour, l’occasion était Belle pour réunir, les experts, ceux qui mènent des initiatives locales en faveurs du climat, les médias et le public afin d’échanger sur le thème : « S’adapter, atténuer, quelles solutions ? »

L’objectif de ce panel était de présenter des initiatives d’adaptation et d’atténuation du changement climatique en Côte d’Ivoire.

Mais avant ce panel, on a eu droit à des allocutions et une projection. Emmanuel DEBROISE fraichement nommé Directeur AFD Abidjan a ouvert la série d’allocation. Juste après un reportage de TF1 sur l’avancée de la mer à Lahou Kpanda a été projeté. Michel SEGUI, ressortissant de la région,  a expliqué photos à l’appui, les dégâts causés par le réchauffement du climat sur le village de Lahou Kpanda. Les deux derniers intervenants sont Marc DAUBREY, Spécialiste Climat et Bas Carbone / INDC et Caroline PIQUET, Chargée de mission AFD Abidjan. Voici ce qu’on pouvait retenir de leur passage en quelques tweets.

1- Emmanuel Debroise


2- Michel Segui


3- Marc Daubrey


4- Caroline Piquet

Pour cette deuxième édition, il y avait au nombre des panélistes :
Jean-Paul LORNG, Directeur des Cultures Annuelles et Ressources Animales, FIRCA (Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles) : pour parler de l’adaptation de l’agriculture ivoirienne au changement climatique.

Dr DJE Kouakou Bernard, Chef du Département de la Climatologie et des Applications Météorologiques à la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire aéronautique météo : pour parler des Services climatiques, gestion d’alerte précoce, etc.

Andy COSTA, President ONG My Dream for Africa. Sensibilisation à la notion d’écomobilité (ou mobilité durable). Un mode de transport jugé moins nuisible à l’environnement et à moindre contribution aux émissions de gaz à effet de serre.

Miss Laure NESMON Pie, Vice-Présidente Media For Change (plateforme de medias & acteurs de la société civile pour la promotion des bonnes pratiques pour l’atteinte des objectifs de développement durable).

Pour parler de la Préservation des forêts et réduction des émissions de CO2 :
Monsieur KOUASSI Edouard : Assistant technique APFNP (Association des propriétaires de forêts naturelles et plantations d’Afféry), promotrice de bio charbon à base de résidus de maïs, riz et cacao
Et Monsieur VAUDRY Romuald : Représentant NITIDÆ, Chef du Projet REDD+ de la Mé), développement d’un modèle de Paiement pour Service Environnemental (modèle de cacao bio agroforestier), Mise en œuvre de la stratégie REDD+ en Côte d’Ivoire : Romuald VAUDRY, ONG NITIDÆ : mise en œuvre d’un projet pilote dans la région de la Mé.

Tous ont reconnu que la communication est importante dans la lutte contre le changement climatique. Pour atténuer les effets du changement climatique, Jean-Paul LORNG préconise d’amener les agriculteurs à produire plus sur de petites superficies. Ce faisant, la forêt subirait moins de tragédie.

Andy Costa suggère pour sa part une sensibilisation communautaire avec comme produit le vélo car pour lui, « Nous n’avons pas de planète de rechange ». Il faut donc prendre soins de l’héritage du « premier écologiste : Dieu ». Il prévoit donc une émission TV avec des personnalités pour parler de climat. Pas dans un bureau mais sur la petite reine. Pour miss Laure Nesmon, « la question du réfugié climatique est très importante. Mais on n’en parle pas assez. Il faut donc un leadership fort de nos États pour influencer les décisions prises lors des rencontres climatique internationales.

En attendant la prochaine édition, les initiateurs du climackathon ont félicité la société civile qui s’intéresse de plus en plus à la question du climat.


Climat : La Côte d’Ivoire face aux changements climatiques

2 jours pour changer les choses, 2 jours pour sauver la planète ! Les 27 et 28 septembre 2018, l’Agence Française de Dévéloppement (AFD)* t’invite à son deuxième Climackhathon, son rendez-vous Climat annuel.

Le thème qui sera abordé est: « La Côte d’Ivoire face aux changements climatiques, Etat des lieux et solutions ». On saura alors quelle est la situation actuelle du climat en Côte d’Ivoire et qui fait quoi pour contrer ou atténuer les effets du changement climatique.
Il est important de rappeler que les conséquences des changements climatiques sont désastreuses. Elles agravent la faim dans le monde, engendrent l’érosion côtière et des inondations. Il ne faut donc pas perdre de temps pour protége nos pays et notre planète.

C’est pourquoi, le 27 septembre 2018, les différentes contributions de journaliste, blogueurs, experts et simples citoyens seront mises en ligne. Ils donneront leurs opinions, exposéront les initiatives prises, et donneront des témoignages sur le climat. N’oublie pas de suivre l’évènement sur les réseaux sociaux avec le hashtag officiel : #climackathon.
Le 28 septembre, on se retrouve dès 15h quelque part à Cocody, autour d’experts et acteurs locaux pour discuter, échanger sur le thème mentionné plus haut.
Pour participer à l’évènement, tu devras obligatoirement t’inscrire ici

 Le lieu ne sera révélé qu’aux personnes qui se seront inscrites.

* Partenaire de la Côte d’Ivoire depuis 1949, l’AFD accompagne les transitions du pays et les programmes mis en œuvre par l’État ivoirien pour une croissance durable et inclusive. Ce qui inclue conformément à ses engagements, une totale « éco-implication ». Depuis 2012, son soutien s’inscrit principalement dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). D’autres outils sont déployés : subventions, prêts à l’Etat et aux entreprises publiques, garanties aux banques, assistance technique et dialogue stratégique. Actions auxquelles s’ajoutent celles de Proparco, filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé. Au total, l’AFD a engagé près de 2,8 milliards d’euros depuis 2011.


5 idées d’article de blog pour ces vacances

Les vacances sont belles et bien là. Et qui dit vacances dit moments passés  à profiter de la chaleur, de la fraîcheur et des plages. Pourquoi pas en profiter aussi pour bloguer ! 😉 

Alors, je vais vous donner quelques idées d’articles que vous pourriez rédiger pendant ces vacances

1 – Ce que vous aimez faire en vacances.

Partager avec vos lecteurs, vos activités. Profitez donc de ces vacances pour rédiger un article sur votre passion, que ce soit le sports, la lecture, la cuisine… Vous pouvez même, à l’image de cet article, rédiger une liste de ce que vous aimez faire.

2 – Vos petits plaisirs de ces vacances

Aujourd’hui, le temps semble plus court, mais n’oubliez pas de profiter de chaque moment. Réfléchissez à ce qui vous procure de la joie, à tous ces petits moments qui vous donnent l’impression que le temps s’arrête et qui peuvent vous donner le sourire pour le reste de la journée. Par exemple, vous adorez prendre une pause à l’heure du déjeuné pour vous  retrouver avec vos amis et rire ensemble? Pourquoi ne pas nous faire part de ce qui vous rend si joyeux ! 😊

Au concert pendant les vacances

3 – Votre Top livres/films/séries de ces vacances

C’est toujours plaisant de partager ses bonnes trouvailles culturelles. Les vacances sont en plus le moment parfait de l’année où on ne culpabilise plus de rester à l’intérieur pendant des heures devant une série ou un bon livre 😆. Profitez-en pour faire le plein de nouveautés et partagez les ! En plus, ce type d’article est rapide à rédiger. 😉

livre lu en vacances                          ©LubosHouska- Pixabay

4 – Vos achats pendant les vacances

Une fois en vacances, arrivent très vite les soldes. Qu’importe le sujet de votre blog, vous pouvez montrer à vos lecteurs vos petites trouvailles culinaires, vestimentaires ou high-tech et partager les bons plans shopping.

5 – Faire une collaboration avec un autre blogueur

Les communautés ne cessent de s’agrandir et les relations que vous avez entre blogueurs aussi. Alors, pourquoi pas présenter un ami blogueur à vos lecteurs ? C’est le guest blogging. A vos idées…

Idée Bonus – Vos plus jolis souvenirs de vacances

Souvenez-vous des meilleurs moments que vous avez passés pendant ces vacances, vos fêtes de famille, vos souvenirs des premières concert d’enfant, vos voyages marquants ou encore vos anecdotes surprenantes. Poser par écrit ses mémoires aide même à se souvenir de plus de détails. Ce type d’article fonctionne toute l’année… 😉

Vous avez d’autres idées d’articles ? Dites-les nous en commentaires ! 👇


Le C2D « irrigue » l’agriculture ivoirienne

« Le succès de ce pays repose sur l’agriculture »

Ces paroles sont celles du premier président ivoirien Félix Houphouët Boigny. L’agriculture est un secteur stratégique pour la relance de l’économie de la Côte d’Ivoire (22% du PIB, 60% des exportations) et la réduction de la pauvreté. La plupart des filières agricoles ont fortement pâti de la crise avec un désengagement de l’Etat des activités de conseil, la dégradation des infrastructures (pistes, irrigation), les difficultés d’accès au crédit, la pression sur le foncier et les intrants. Cela s’est traduit par une baisse des rendements agricoles et une hausse des importations de produits alimentaires

Valoriser donc les atouts de la Côte d’Ivoire pour développer une agriculture prospère, diversifiée, génératrice d’un quart de la richesse nationale et de la moitié des recettes d’exportation, telle est la mission du C2D pour l’agriculture en Côte d’ivoire. Les décideurs du Contrat de désendettement et de développement veulent d’ici 2020 impacter considérablement le secteur agricole et du développement rural.

bénéficiaire C2D

Depuis 2013, L’action du C2D porte sur 2 points majeurs. Premièrement, soutenir les filières agricoles durable, pour le marché local et pour l’exportation. Deuxièmement, soutenir le développement équilibré des territoires.

Concernant le premier point, le C2D s’est fixé pour objectif d’appuyer les agriculteurs en équipement, infrastructure hydro-agricole, de renforcer les capacités et structuration des organisations professionnelles. Sept filières sont concernés: Le riz, l’élevage, la pisciculture, le cacao, le coton, l’anacarde et le maraîchage. jusqu’en 2020:

  • 20 000 producteurs de coton seront équipé pour la culture mécanisé
  • 45 000 producteurs de coton bénéficierons de conseils techniques
  • 120 coopératives qui œuvrent dans le coton  seront professionnalisés

À lire aussi: La célébration des 5 ans du C2D en photos

Quand au 2 point, il s’agit pour le C2D de soutenir des actions de développement territorial en milieu rural. Entre autre action, la réhabilitation de route, la sécurisation frontière, la production animale…

  • 1500 km de routes rurales devront être réhabilitées
  • 45000 km de route rurales seront entretenus
  • 8  régions bénéficieront de font de développement local en agriculture et en gestion des ressources naturelles.

 

bénéficiaires c2d                                                                                                          ©C2Dciv

Pour beaucoup d’ivoiriens, le C2D a trop souvent la couleur du goudron et l’odeur du goudron. Mais, avec plus de 110 milliards injectés dans le secteur de l’agriculture et le développement rural, le peu qu’on puisse dire c’est que:

« L’argent travail »


La célébration des 5 ans du C2D en photos

Pour de marquer le 5ème anniversaire du C2D, les gouvernements ivoirien et français ont organisés, ce jeudi 28 juin 2018, une journée de commémoration pour fêter les 5 ans du C2D. C’est dans les locaux de la primature ivoirienne sise au plateau (Abidjan) que cette célébration a eu lieu de 9 heures à 18 heures.

Cette célébration avait pour objectif de:

1– mieux faire connaitre le programme C2D au grand public; 

2- mieux faire connaitre aux populations les activités du C2D secteur par secteur;

3- promouvoir les réalisation du C2D, en rapport avec les besoins et les attentes des populations;

4- présenter et diffuser la nouvelle identité graphique (logo) du C2D.

Je vous invite à vivre/ revivre cette événement en photo


La Côte d’Ivoire célèbre les 5 ans d’activité du C2D

Le jeudi, 28 juin 2018, la Côte d’Ivoire célébrera les 5 ans d’activité du contrat de désendettement et de développement (C2D). Cette cérémonie aura lieu dans les locaux de la primature sise à Abidjan-Plateau de 8h à 18h.

Le C2D qu’est-ce que c’est?

Le contrat de désendettement et de développement (C2D) est un dispositif de financement mis en place par la France pour le développement de la Côte d’Ivoire. C’est également, un mécanisme d’annulation des créances d’aide publique au développement (APD) à travers un refinancement par subventions, des échéances de la dette remboursée par la Côte d’Ivoire. Ce financement concerne:

  1. L’agriculture, le développement rural et l’environnement;2d
  2. Le développement urbain, l’eau et l’assainissement;
  3. L’éducation, la formation et l’emploi;
  4. La santé
  5. Les infrastructures routière;
  6. La justice
  7. La sécurité

D’où vient le financement de ses projet?

L’origine des fonds est la reconversion de la dette, octroyée par la France à la Côte d’Ivoire, en subvention pour ces projets de développement.

D’une manière plus simple, la France a donné des prêts à la Côte d’Ivoire. Chaque fois que la Côte d’ivoire rembourse, l’état français réinvestit ce argent dans les programmes de développement ci-dessus mentionnés

Deux C2D sont actuellement en cours en Côte d’Ivoire, pour la période 2012-2015 et 2014-2020 pour un montant global de 1900 milliards FCFA (soit environ 2,9 milliard EUR)

Même si d’importants défis restent à relever pour achever les réformes de ces différents secteurs, force est de reconnaître, qu’avec une manne aussi significative, beaucoup de projets ont été réalisés. voir ici.

Il importe donc de célébrer ces 5 ans pour faire le bilan et se fixer de nouveaux objectifs.

Lors de cette journée, les invités auront droit à un film présentant le C2D et aux témoignages de bénéficiaires. Après quoi, le premier ministere prononcera un discours. Une exposition photo de cinq heures et demi (De 12h30 à 18h) sera ouverte au grand public.

Programme de le cérémonie

Audience avec Madame Delphine Gény-Stephann, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances français – Heure : 08:30 heures – Lieu : Primature, salle d’Audience

√ Réunion du COS-C2D, suivie de Signature de convention ECOTER – Heure : 09:00 heures – Lieu : Primature, salle C

√ Cérémonie de célébration des 5 ans du C2D – Heure : 10:30 heures – Lieu : Primature, salle Auditorium

√ Visite exposition photos – Heure : 12:15 heures – Lieu : Primature, chapiteau entre le SGG, le bâtiment C et l’infirmerie

√ Conférence sur le thème : le C2D dans les réformes des secteurs sociaux en Côte d’Ivoire : l’Education et la Santé – Heure : De 15:00 heures à 17:00 heures – Lieu : Primature

 

Explication en vidéo 
https://www.youtube.com/watch?v=VbPkfNFOVQY


Coup d’envoi du Mondial : voici le meilleur du web

La coupe du monde de football, c’est un événement et de l’engouement. Un engouement qui provoque des réactions de millions de personnes sur les réseaux sociaux, du simple commentaire burlesque aux détournements les plus fous. Voici les meilleures !

Ce billet a été publié initialement sur abidjantimes.mondoblog.org.

La passation de télécommande

https://twitter.com/lilandreee/status/1007251542431404032

Les détournements

La conversation entre Ben Salmane, Infantino et Poutine dévoilée

Les réactions après les premiers matchs

https://twitter.com/TMariam45/status/1009119363708878849

https://twitter.com/HodariZei/status/1009101197339480064

Difficile de pronostiquer juste…

La touche à l’iranienne, nouvelle tactique préférée du web

https://twitter.com/CharlesPerrier/status/1009528227797270534


Lancement du mondial, les internautes ont de l’humour

La coupe du monde de football, c’est un événement et de l’engouement. Un engouement qui provoque des réactions de millions de personnes sur les réseaux sociaux, du simple commentaire burlesque aux détournements les plus fous. Voici les meilleures !

La passation de télécommande

https://twitter.com/lilandreee/status/1007251542431404032

Les détournements

La conversation entre Ben Salmane, Infantino et Poutine dévoilée

Les réactions après les premiers matchs

https://twitter.com/TMariam45/status/1009119363708878849

https://twitter.com/HodariZei/status/1009101197339480064

Difficile de pronostiquer juste…

La touche à l’iranienne, nouvelle tactique préférée des internautes

https://twitter.com/CharlesPerrier/status/1009528227797270534


Prix Zayed pour la durabilité, l’Afrique peut désormais y participer

Les candidatures pour le Prix Zayed pour la durabilité sont désormais ouvertes aux candidats se trouvant sur le continent africain. Alors qu’il s’appelait au départ le Prix Zayed pour l’Energie Future, le Prix Zayed pour la durabilité récompense chaque année les réalisations à fort impact, innovantes et inspirantes dans les secteurs de la santé, de l’énergie et de l’eau, avec des implications pour un future durable.

Fondé en 2008 sous l’impulsion du leadership émirati, tout comme le Prix Zayed pour l’Energie Future, le Prix Zayed pour la Durabilité (www.ZayedSustainabilityPrize.com) est une initiative globale inspirée par une gestion environnementale et une vision globale du développement ainsi que l’héritage du père fondateur des Emirats arabes unis, Sheikh Zayed ben Sultan Al Nahyan.
Le point d’orgue du Prix Zayed pour la Durabilité a lieu chaque année au cours d’une cérémonie durant la semaine intitulée « Abu Dhabi Sustainability Week ».  Pionniers et innovateurs du monde entier sont invités à être membre d’une communauté grandissante, engagée à développer des initiatives durables à fort impact et à accélérer le développement de solutions au service des populations du monde, pour aujourd’hui et pour les générations futures.
Le Prix Zayed pour la Durabilité se compose de cinq catégories : Santé, Alimentation, Energie, Eau, Lycées Globaux.

Les candidats sont encouragés à soumettre leur candidature (https://entry.ZayedSustainabilityPrize.com), au plus tard le 9 août 2018.  Les lauréats du Prix, répartis en 5 catégories se partageront un Prix d’une valeur totale de 33 millions de dollars.

Les piliers interconnectés que sont la santé, l’alimentation, l’énergie et l’eau représentent des besoins de base essentiels à la survie des êtres humains qui peuvent bénéficier des innovations dans l’objectif d’atteindre un développement durable.  L’évolution du Prix- du Prix Zayed pour l’Energie Future au Prix Zayed pour la Durabilité-  répond à l’enjeu de l’interconnexion des ressources mondiales qui a un impact sur le progrès social, économique et la préservation de l’environnement.

Le Prix annuel offre une plateforme pour reconnaitre la prochaine génération d’hommes et femmes innovants et de leaders à travers le continent. En plus des sommes remportées, les entreprises qui ont déjà mis sur pied des initiatives innovantes ou des lycées porteurs de projets dans le périmètre d’action du Prix, bénéfice également de son réseau qui leur permettent de donner un écho à leurs travaux, d’étendre la portée et l’impact des innovations.

L’objectif du Prix Zayed pour la Durabilité est de susciter l’intérêt des candidats de tous les pays d’Afrique. A travers ce Prix, les innovateurs, les entreprises et les Lycées auront accès à des opportunités qui leur permettront d’amplifier l’impact et la portée de leurs projets. Le Prix récompense les innovations avant-gardistes qui peuvent potentiellement avoir un impact positif sur l’Humanité en aidant les parties prenant à renforcer leurs efforts pour de meilleurs résultats.

Dr. Lamya Fawwaz, Directeur du Prix Zayed pour la Durabilité a affirmé : « Les différentes catégories du Prix Zayed pour la Durabilité ont été soigneusement choisies afin de mettre en lumière les enjeux les plus urgents en matière de développement durable et qui ont un impact infini sur les vies des populations dans le monde.  Le Prix a également pour ambition d’inspirer la jeune génération afin qu’elle soit visionnaire et cultivée avec l’ambition de devenir des acteurs du changement pour un développement durable- après tout, les jeunes d’aujourd’hui sont les leaders de demain. »

« Le rythme de la croissance de l’entreprenariat en Afrique est le plus rapide au monde. Avec la reconnaissance de leurs projets, nos gagnants sur le continent africain et à l’international se sont vus reconnaitre un impact positif et durable sur leurs populations. Au cours des dix dernières années, nous avons observé un intérêt croissant des participants pour le Prix partout sur le continent africain et nous nous attendons à ce que cette dynamique perdure également cette année. Nous espérons faciliter les collaborations entre notre réseau toujours croissant d’innovateurs, enclins à mettre sur pied des innovations et projets toujours plus forts et durables de nature à propulser le continent vers l’avant », a ajouté le Dr. Lamya.

Prix Zayed

Le Prix Zayed pour la Durabilité a trois niveaux d’évaluation, en commençant par des procédures de due-diligence dirigé par un centre international de recherches reconnu dans le monde et une agence de conseil en analyse. En deuxième lieu, les candidats qui ont passé le premier niveau de sélection seront invités à passer des évaluations par le Comité de Sélection, qui déterminera les finalistes. A partir de cette liste, et il s’agit de la troisième et dernière étape, un jury sélectionnera les gagnants des cinq catégories dont les gagnants des lycées dans les six régions du monde.

Les délibérations pour choisir un gagnant du Prix Zayed pour la Durabilité s’appuient sur trois principaux critères qui permettent d’évaluer le projet du candidat :

  • L’Impact :  les résultats significatifs et tangibles sur la qualité de vie des populations
  • L’Innovation : des éléments clairement identifiables de remise en cause du « statu quo » et le potentiel pour saisir les opportunités qui conduiront à des ruptures ayant des impacts positifs et à un changement durable.
  • L’inspiration : le potentiel pour développer le projet et ses résultats dans les dix prochaines années ainsi que la faculté à être inspirant pour d’autres personnes.

Au cours de la dernière décennie, le Prix s’était focalisé sur la réduction de la fracture énergétique et la garantie de la sécurité énergétique. L’Afrique est un important continent au sein duquel des efforts ont été faits pour l’accès à l’énergie ce qui a considérablement amélioré la qualité de vie de ses habitants. Les évolutions du Prix Zayed pour la Durabilité et son alignement avec les Objectifs de développement des Nations Unies ont contribué à donner plus d’importance à des secteurs qui ont également un impact sur l’Humanité, à savoir :  la Santé, l’Alimentation, l’Energie et l’Eau au sein du continent africain.

Les gagnants du Prix Zayed pour la Durabilité sera annoncé à la cérémonie des Awards au cours de lu lancement de la semaine « Abu Dhabi Sustainability Week », le 14 janvier 2019.


j’ai beaucoup appris des ivoiriens

Des ivoiriens, j’ai appris que si pour un instant Dieu oubliait qu’ils étaient des marionnettes de chiffon et leur offrait un bout de vie, ils profiteraient de ce temps à outrance. Ils accorderaient plus de valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient.
Des ivoiriens, j’ai appris qu’il faut dormir plus, rêver moins. Croiser les bras pendant que les autres travaillent et attendre l’héritage de ses parents. Se détendre à la plage, dans les bars, les boîtes de nuit, pendant que les autres sont au travail. Dormir pendant que les autres sont debout très tôt pour se diriger vers le plateau. Ça aussi je l’ai constaté chez les ivoiriens.

Des ivoiriennes à qui Dieu a fait présent d’un bout de vie, j’ai appris que se vêtir simplement et modestement est un signe d’infériorité pour elles. Il faut donc s’étaler en laissant non seulement son corps à découvert, mais aussi mon âme.
Bon Dieu, si je savais le bout de vie qu’il me restait… Je ne laisserais aucunement un seul jour se terminer sans dire aux gens que je les aime.

L’amour chez les ivoiriens parlons en justement. Des hommes ivoiriens, j’ai appris que j’étais dans l’erreur de penser qu’on ne tombe plus amoureux en vieillissant. Car, c’est quand ils sont vieux qu’ils deviennent de plus en plus amoureux. Si tu vois une belle ivoirienne que tu aimes, ne présume pas bêtement qu’elle le sait déjà. Dis-lui toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses être dans son intérêt, sinon tu risques de ne plus la revoir. Outre toutes ces choses, j’ai appris que la mort ne vient pas avec la vieillesse, mais avec l’oubli.
J’ai appris que tout le monde voulait vivre dans le sommet des dents de Man (connaître la réussite sociale), sans savoir que le vrai bonheur est dans la façon d’escalader. J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre avec son petit poing, pour la première fois le doigt de son père, il l’a attrapé pour toujours.

J’ai appris avec les «hommes de Dieu » ivoiriens que lorsqu’un homme regarde un autre d’en haut ce n’est pas pour l’aider à se mettre debout mais plutôt pour le dépouiller au « nom de Dieu». Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une deuxième chance pour bien faire les choses, mais si jamais je me trompe et aujourd’hui c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, et que je ne t’oublierai jamais.

Le demain n’est garanti pour personne, vieux ou jeune.J’ai aussi appris que les expressions du genre « je suis désolé », « pardonnez-moi », « s’il vous plait », « merci » et tous les mots d’amour qu’on connait ne font pas toujours partie du vocabulaire des ivoiriens jeunes comme vieux.

J’ai appris que personne ne se souviendra de toi de par tes idées secrètes. Demande au Seigneur la force et le savoir pour les exprimer. Prouves à tes amis et êtres chers combien ils comptent et sont importants pour toi. Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres…Mais en fait, elles ne serviront pas à grande chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort.
Qu’est-ce que tu as appris des gens qui vivent près de toi ? Dis-le en commentaire.


Un blogueur n’est pas un glandeur derrière son ordinateur

Vendredi 15 septembre, j’ai été désigné meilleur blogueur de Côte d’Ivoire selon le «vote du public ». Je profite de cet article pour dire un grand merci à tous les internautes qui ont voté pour moi. Très vite, les questions ont commencé à pleuvoir. «  Blog là c’est quoi ça? Il y a l’argent dedans ? » Très souvent, on me demande aussi ce que je fais comme métier dans la vie. Jusque-là, il s’agissait d’un échange tout à fait banal. Il y a quelque temps de cela, je disais volontiers « blogueur » puis au fil des mois j’ai prêté plus d’attention aux regards des gens.

Depuis mon passage à sportif225 en tant que chroniqueur handball, j’utilise le terme « rédacteur web » plutôt que « blogueur », ou je joins les deux. C’est assez absurde ce regard que les gens ont sur le blogging. En clair, les gens ont un regard de mépris qui s’accompagne intérieurement d’un « ah oui, donc tu ne fous rien »…. Pourquoi blogueur est un vrai métier ? Pourquoi mon métier est-il de bloguer ? Pourquoi les gens nous mettent-ils ainsi dans des cases ?

Bloguer est à la fois une passe-temps et un travail, c’est un super passe-temps, et, aujourd’hui, certaines personnes arrivent à en vivre. Que cela plaise ou pas, c’est un fait et il va falloir s’y faire.

Quand j’ai commencé à bloguer, en 2006, je n’imaginais pas tout ce qu’il y avait derrière un article ou un blog. On apprend  tous les jours. C’est bien cela vivre, apprendre et partager, n’est-ce pas? Mon rêve était de devenir journaliste. J’ai toujours souhaité faire passer des messages, aider, donner des conseils et partager mes connaissances. Une chose est sûre, je rêvais de vivre de l’écriture, mais sans vraiment y croire. J’ai toujours écrit de courtes histoires. D’ailleurs, quel regret de n’avoir gardé aucune réalisation. J’ai toujours mis l’honnêteté au coeur de mes écrits. Quand je relis certains billets, j’ai honte, mais finalement, je me dis que j’évolue. Un blog croît en même temps que son propriétaire. Et puis, rien n’est définitivement admis dans la vie.

En 2014, j’ai su que c’était l’heure de se lancer, l’heure de voir s’il n’y avait pas une vie derrière Facebook, ce réseau social qui me prenait un temps fou. C’est l’amour pour le blog qui a guidé mon choix. Personne dans ma famille n’y croyait, mais je me suis battu, comme je continue de le faire en ce moment. Dernièrement mon frère m’a dit : « Au début, on s’est dit que ça ne marcherait jamais, mais maintenant je te tire mon chapeau ». Voilà une phrase qui me donne encore plus de force et la rage !

Lire aussi mon interview avec Abou Kamagaté

 Une vie sans les réseaux sociaux c’est possible

Bloguer est synonyme d’écriture, de mises en page, de photographies et de référencement. Cela signifie que l’on met quelques heures à créer ses écrits. Pourtant certains pensent encore que ce n’est pas un travail, quelle idée voyons ! En plus, au-delà du blog, il y a les engagements, les réseaux sociaux et la communauté. Être Blogueur signifie être organisé, donner et créer. Bien sûr, nous avons la chance de vivre de notre passion et cela est une vraie chance.

Personnellement, depuis 2 ans et demi, je ne compte pas les instants. Alors oui, je m’éclate dans ce que je fais, mais j’y passe du temps, beaucoup de temps. Ma famille me le reproche. Mais lorsque l’on voit les avancées, on oublie tout ce temps, les avis négatifs et l’investissement, car oui ça paie ! Aujourd’hui je suis le meilleur blogueur de Côte d’Ivoire selon « le vote du public ». Bien sûr, vous le savez, je ne suis pas payé à chaque article publié ici, loin de là. Cependant, le blog a été une superbe vitrine et un excellent canal. A côté de cette activité, je rédige des articles parrainés. Pour le moment, cela ne me permet pas de vivre de l’écriture comme je l’ai toujours rêvé. Mais pour moi, écrire est mon métier et j’aimerais bien vivre de ça.

 Bloguer est un métier

Certes je travaille chez moi, mais, comme tout le monde, mes journées commencent à 6h et se terminent tard dans la nuit. Comme certaines personnes, je joue au football avec mes amis les week-end. Être à son propre compte signifie avoir des émoluments variables et payer des charges. Je ne me plaindrai jamais de ma situation, mais j’aimerais vraiment que certaines personnes prennent la mesure de notre travail en compte. Les blogueurs ne sont pas des glandeurs derrière un bureau ! Les blogueurs ont une vie, une éthique et un métier ! Voilà ce qu’il faut savoir de nous.

Les familles Mondoblog et l’UNBCI sont là. De vrais échanges, de vrais liens se sont créés et c’est un vrai bonheur de collaborer avec eux. J’ai pu rencontrer des gens formidables qui ont des valeurs et le sens du travail. Finalement, c’est comme dans notre quotidien, il y a les bons côtés et les mauvais.


Côte d’Ivoire : y’a rien à dire… l’armée veille sur nous

Il y’a quelques semaines encore, l’école de police situé d’Abidjan a été attaquée par des individus à bord d’un taxi communal. Ces derniers jours, ces attaques à l’encontre de l’armée ont été constatées dans d’autres villes du pays. A chaque fois, on note que les auteurs de ces actes ont emporté des armes et des munitions.

Voilà où nous en sommes en 2017, à quelques années d’une émergence hypothéquée, alors qu’un peu partout en Afrique subsaharienne des meurtres, des  assassinats et explosions nous rappels que les djihadistes et autres terroristes frappent n’importe où et n’importe qui. Lorsqu’on abordait le laxisme de notre armée face au phénomène des enfants en conflits avec la loi appelés  « microbes », on était loin de s’imaginer qu’un autre groupe beaucoup plus ambitieux dans le mal prendrait la relève. Heureux encore que ces individus, aux objectifs inavoués, ne s’en soit pas encore pris aux civils. N’empêche que l’attaque de policiers, gendarmes et autres personnes de l’armée, affecte leurs familles et laisse perplexe la population. Il ne faut surtout pas se faire d’illusions sur la difficulté, pour ces bandits, de trouver des armes. Il y a fort à parier que dans ce pays se trouve des dépôts d’armes tout près de nous. Ainsi donc n’importe qui peut aller s’en servir.

Chaque mois, des ex-combattants protestent pour le versement d’une prime dont bon nombre de contribuables ivoiriens n’ont pas souvenance. Si l’on ajoute la razzia qu’effectue ces jeunes en conflit avec la loi et les différentes attaques, alors y’a rien à dire, l’armée veille sur nous. Et elle le fait très bien.  Mais en réalité, notre protection par le truchement de l’armée est bien plus qu’une illusion. Car si incessamment, ces assailles étaient bien composées, cette armée ivoirienne aurait déjà fort à faire pour se protéger elle-même. Comment des gens qui ont été formés et entraînés  à défendre le pays peuvent-ils nous protéger si eux même n’arrive pas à barrer la route à ceux que j’appelle « les nouveaux terroristes»?

Et pourtant, qu’on est assis devant la télévision, on a l’impression que tout est normal au pays. Que le pays va bien, que le processus de démobilisation et de réinsertion à été un triomphe. On nous fait croire que certains individus ont même été appréhendés. J’ai été ulcéré d’entendre dire que nos chers corps habillés ont pris la tangente au palais de justice lorsque des individus armée ont fait évader des détenus.  Ces hommes affectés à la sécurité du palais et des détenus ont brillamment mis en pratique ce qu’il avait appris lors de leurs formation: courir, escalader la clôture, s’échapper.  Permettant ainsi aux chenapans de faire l’économie de ses balles.

Incapable de contrer de telles attaques, le Conseil National de Sécurité, présidé par le chef de l’Etat, va chercher « les poux dans la tête des papous ». Dans un communiqué, ce conseil pointait du doigt des personnalités politiques de l’opposition. Comme on le dit à Abidjan: « sorcier a déjà gâté son nom ».

Certains me retoqueront que l’insécurité est partout dans le monde et particulièrement dans les grandes villes. Mais laissez moi vous dire que nous avançons vers des lendemains difficiles et nous pourrons remercier le manque d’intelligence et de clairvoyance de ceux qui ont fait élire des intrigants, mais on peut parier que peu accepteront de reconnaître qu’ils l’ont fait. Nous voilà dans l’insécurité totale.

 


170 femmes baptisées au nom du code et de l’entrepreneuriat

Quatre mois seulement pour se reconvertir ou booster radicalement son employabilité grâce au code. L’aventure vous tente, mais paraît presque trop belle. Pourtant, elle séduit de plus en plus de jeunes filles en début de carrière. Si certaines ne veulent plus avoir de patron, d’autres souhaitent migrer vers des jeunes entreprises innovantes ou monter eux-mêmes leur start-up.

Ces besoins, Jean Patrick Ehouman, lui-même entrepreneur ivoirien engagé, les a décelés chez bon nombre de filles. Il a donc mis en place, par le canal de sa structure Akendewa, un programme dénommé « She is the code ».
Le Mercredi 23 août 2017 à l’hôtel communal de cocody (Abidjan), a eu lieu le baptême de la première promotion du programme « she is the code ». Ces 170 femmes ont été baptisées au nom du code et de l’entrepreneuriat par le « grand prêtre » monsieur Alle KOFFI, parrain de la promotion. Elles ont été « consacrées » codeuses après 4 mois intensifs de formation sur 5 modules (la bureautique avancée, la manipulation de l’outil informatique, le social média marketing, entrepreneuriat & leadership et enfin le coding. Mais pour arriver à ce stade de formation, elles auront subi toute une série de tests.
Cette cérémonie de baptême était une occasion pour les initiateurs de ce programme d’expliquer pourquoi le choix des femmes. Dans son allocution, le secrétaire général d’Akendewa Kaye Fabien a dit : « les femmes formées dans le domaine numérique font mieux que les hommes ». Il a profité de l’occasion pour dévoiler les objectifs de ce programme : former cinquante milles (50 000) jeunes femmes au codage.
Avant de procéder au baptême, Monsieur Alle KOFFI parrain de la promotion, lui-même économiste, a donné des conseils à ses fiels :

« Toutes les demandes non satisfaites sont des opportunités d’entreprises ».

Pour terminer ; il a encouragé ces dernières à participer aux débats sur les réseaux sociaux afin d’apporter une touche à la construction de la nation. Les deux meilleures codeuses, la présidente de la promotion et l’ONG Akendewa, ont reçu un ordinateur portable de la part du parrain.
Certaines codeuses ont partagé avec le public comment le programme « she is the code » les a aidé.

 

Miss Yalcouye formée au programme « she is the code »

Peu importe les études d’origine : à condition d’être curieuses et prêtes à s’investir, le codage s’ouvre à tous les profils



Jeux de la francophonie : On se perd dans la multitude de Hashtag

Aujourd’hui, Il est impossible d’organiser un évènement sans mettre à participation les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram, Youtube et bien d’autres. Il importe alors de définir un mot dièse ou hashtag court (mais trop court aussi) et unique. Il permet de suivre les discussions des internautes autour de l’évènement.

Malheureusement, pour ces 8ème jeux de la francophonie, force est de constater la multiplicité des hashtag se rapportant à ce évènement.

#Francophonie2017

#Abidjan2017

#Jeuxdelafrancophonie

#cnjf

#JeuxAbidjan2017

#JeuxFranco

#JF2017

Autant d’hashtags créent du désordre numérique et de la confusion.

Il n’est pas interdit d’avoir plusieurs hashtag pour un même évènement comme celui des jeux de la francophonie.

Chacun est libre d’en créer et cela autant qu’il le souhaite, ce sont les joies de la démocratie. Mais comprenez que le hashtag (mot précédé du symbole #) a pour objectif de catégoriser des sujets en un seul clic. Ainsi en un seul clic, vous pouvez retrouver des articles, des photos, des vidéos ou des personnes ayant déjà discuté d’un sujet précis.

Si vous voulez suivre ces 8ème jeux de la francophonie sur les réseaux sociaux ou partager votre contenu, je recommande d’utiliser le mot dièse #Abidjan2017.


Et voilà les jeux de la « twittophonie »

Les jeux de la francophonie #Abidjan2017, se jouent aussi sur la toile notamment sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Twitter. Dans cet article, vous verrez comment les internautes vivent et sentent ces jeux que j’ai vite fait de dénommer les jeux de la « Twittophonie ».

Une cérémonie d’Ouverture haute en couleur

L’arrivée des différentes délégations a été un moment fort appréciée suivie des allocutions

Place maintenant aux jeux

Mais avant, un petit clin d’œil au public

https://www.facebook.com/FrancineMuyumbaFuraha/posts/1787683094605587

Les jeux peuvent enfin commencer.

Petit échauffement pour commencer

A Bientôt pour d’autres twittes