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Souvenirs de la tabaski dans notre village

Tabaski-Kounkane
Source : Wikimedia Commons

C’est la fête où on tue les moutons, c’est la fête où on tue les chèvres,  c’est la fête où on tue les bœufs,  c’est la fête où on tue les chameaux et c’est la fête où on mange beaucoup beaucoup de viande.  Oui cette fête c’est bien la fête de Tabaski (Aïd el-Kebir), c’est comme ça qu’on l’appelle ici en Côte d’Ivoire, le pays des éléphants et dans la plupart des pays de l’Afrique de l’ouest.  Mais cette fête est connue plus dans le monde musulman sous le non de l’Idel-kebir ou l’Aïd al-Adha ou encore l’Eïd el-Adha « fête du sacrifice ». En commémoration de la soumission de notre grand prophète Abraham  (Ibrâhîm en arabe ) à la volonté de Dieu lorsque celui-ci lui demanda de sacrifier son fils Ismaël, qui a été remplacé au dernier moment par un mouton, bref c’est toute une histoire.

Chez nous dans le nord du pays en majorité musulman la tabaski est une fête pas comme les autres. Tout simplement parce qu’elle ne se fête pas de la même manière ou que l’on soit en ville ou chez soit au village.  Comme par exemple,  elle ne se fête pas de la même manière chez nous à Bondoukou dans la ville aux 1000 mosquées dans le nord-est du pays qu’au sud à Abidjan la grande métropole du pays ou je vis actuellement. Voila pourquoi cette fête me rappel tellement de souvenir et de bon moment inoubliable quand j’étais encore dans nord-est du pays.

Alors comment est ce que la tabaski se fête chez nous dans le nord-est du pays?

Commençons par la semaine de la tabaski
Généralement, ce sont les dernières préparatifs de la fête, chaque chef de famille s’active à se trouver ou à s’acheter un mouton (bélier), pas n’importe quel  mais un gros bélier qui va faire la fierté de la famille le jour de la fête. Sans oublier les nouveaux vêtements pour la prière.

La veille de la tabaski
Normalement si tout se passe bien chaque chef de famille qui se respecte doit avoir un bélier bien attaché devant chez lui. C’est aussi ce jour là qu’on va laver les moutons à la rivière ou dans les rares points d’eau du village. Et ce jour pas d’école coranique ou française, elle reste toute fermé. Car c’est la veille de tabaski, on doit aller laver les moutons.  Cette étape de lavage se fait en groupe, ce qui est une fierté pour touts les enfants le fait d’aller laver le mouton de la famille qui sera sacrifier le jour d’après. Sur ces lieux c’est l’occasion de faire les comparaisons et commentaire sur les caractéristiques (taille, couleur, origine) des béliers. Comme du genre on n’a le plus gros bélier ou le plus beau bélier ou encore le plus propre….etc. Au même moment les adultes viennent attacher quelques bœufs au bord du village qui seront immolés tôt le matin. Et ces bons moment dur jusqu’au coucher du soleil à l’appel de la prière du soir.

Le jour de la fête de tabaski
Très tôt le matin juste après la prière du matin on commence par immoler les bœufs dont une grande partie de la viande servira pour le festin du jour. Afin de rompe un petit jeûne au retour de la prière, observer depuis 5 heures du matin.
A partir de 8 heurs tout le monde se prépare pour la prière de deux rakats suivie de prêche et de bénédiction à la grande mosquée. Juste après la prière sur place l’Imam immole lui même ça bête de sacrifice et c’est le coup d’envoi de l’immolation des bêtes dans le village.

Juste après c’est la partis la plus importante, vous le savez bien c’est le festin. Pour cela, chacun doit se rendre chez le chef de sa grande famille ou un festin est soigneusement servi avec beaucoup de viande bien sur.
Après avoir partagé ce repas, les bêtes immolées seront gonflés de sorte à séparer la peau de la chaire question de facilité le dépeçage  juste après la prière de 16 heures. Comme le veut la tradition chaque partie de la bête immolée à un propriétaire ou une destination bien précise dans la grande famille. Par exemple la partie de la poitrine appartient à l’Imam ou au chef du village selon la hiérarchie de la famille même la peau et les pattes on un propriétaire.

A la fin de cette soirée, chacun se retrouve avec énormément de viande ou il ne peut pas consommer en quelque jour ni partager car chacun en possède énormément  comme lui et on ne peut pas aussi vendre car cela est interdit. Mais que faire de ces viandes au lendemain ?

Le lendemain de la tabaski
Justement c’est la conservation. Pour la conservation de la viande il y a deux cas soit on fait fumer ou on fait bouillir et ensuite griller de sorte rendre sec. Ce deuxième cas est le plus utilisé car elle permet de conserver la viande de tabaski pendant plus de 6 mois ou plus.

Et en fin sans oublier le « sambè sambè » (bonne année) des enfants ce même jour ou la tradition qui veut que les grandes personnes donnent quelque chose (de l’argent ou de la viande ou un petit cadeau) aux plus jeunes car dit on c’est un jour pas comme les autres. En faite c’est un peu comme le jour de l’an.

Pour achever ce billet, vous comprenez pour quoi ici au pays certains musulmans du nord préfèrent aller fêter la tabaski chez eux dans leur village ou ville d’origine. Comme quoi le fête de tabaski c’est bien mais c’est encore très bien quand on la fête chez soit en famille.


Abidjan : Une fille « trop sexy » provoque la colère de jeunes hommes

Les forces de sécurité au secours de la jeune fille violenté
Les forces de sécurité au secours de la jeune fille violentée à la gare routière

A Abidjan, quand les filles « trop sexy » provoquent la colère des jeunes de la rue, voilà ce que ça donne. Auparavant, j’ai entendu parler de cette histoire. Mais je n’y ai pas cru. Et pourtant dans des quartiers populaires comme Abobo et Adjamé, les filles aux tenues légères sont victimes d’agression. Il y a même des vidéos de ces agressions qui circulent sur les téléphones mobile ici, au pays des Eléphants.

Un samedi de juin, en début d’après-midi, à Adjamé. J’ai moi-même été témoin d’une agression sur une jeune fille. Son crime, son habillement jugé trop sexy.

Tout à commencer quand cette fille est arrivée au niveau de la grande gare routière, dans les périmètres du mythique marché du Black-market d’Adjamé. Un lieu très fréquenté par les jeunes sans emploi, qui essayent de gagner leur vie dans la débrouillardise (comme on dit à Abidjan).  Ces jeunes, pour la plupart violents, ont très vite interpellé cette fille aux « vêtements courts et séduisants ». Pour eux, l’accoutrement de la passante constitue une provocation passible de punition. Sa punition, la mettre nue en la déshabillant. La pauvre demoiselle n’était accompagnée que par quelques amies pour faire des achats dans ce quartier commerçant d’Abidjan. Elle n’aurait pas dû y aller ce jour-là.

fille violence
Les responsables de la gare routière au secours de la fille au milieu de la foule

Les jeunes hommes ont commencé à l’agresser verbalement en la traitant de « mal habillée », « mal élevée », « prostituée ». Puis, par petits groupes, ils avançaient pour se regrouper autour d’elle avant de l’agresser. A Adjamé, cette méthode est connue. Avant d’abuser d’elle sexuellement, ces quidams étaient sur le point de la dépouiller de tous ses biens : argent, bijoux téléphone mobile… . La scène a créé un énorme attroupement, comme vous pouvez le voir sur l’images ci-dessus.  Cette scène fut si violente qu’elle ressemblait à une tentative de viol collectif en pleine gare routière.

Les agents de sécurité de la gare étaient débordés. Il a fallu l’intervention du premier responsable des lieux, Touré Adama (président de la CNGRCI ), qui a accepté de mettre à l’abri la fille, en la gardant dans les locaux de la Coordination des gares routières. Cela n’aurait pas été possible si un policier en tenue civil n’avait pas tiré des coups de feu en l’air pour disperser la foule.
Une foi à l’abri, le constat a vite été fait : tous les vêtements de la jeune fille ont été déchirés. En particulier, ceux de ses parties intimes. Par la suite, des femmes lui ont apporté des pagnes pour qu’elle se couvre. Elle a pu ainsi se protéger des regards. Attention à vos tenues, jeunes filles d’Abidjan ! Les prédateurs sexuels rôdent.


Mon premier billet sur Mondoblog !

Fondatio Félix Houphouet-Boigny de Yamoussoukro
La Fondation Félix Houphouet Boigny de Yamoussoukro

Je suis informaticien de formation ici à Abidjan, sur moi je n’en dis pas plus vous me découvrirez avec le temps à travers mes billets.

Pourquoi  ce blog Myciv225

Apprenti blogueur depuis plusieurs années, je vous explique ici dans ce premier billet  en quelque points pourquoi j’ai créé ce blog sur Mondoblog la plateforme de blog de RFI.

Comme vous certainement je fais parti de ces heureux blogueurs sélectionnés au concours  Mondoblog 2013, l’ extrait du message ci-dessous:

Bonjour nous avons le plaisir de vous informer que vous faites partie de la sélection des blogueurs 2013 de Mondoblog….  Un blog ouvert et alimenté sur Mondoblog demeure aussi longtemps que vous le souhaitez.

Mais avant Myciv225 c’est quoi?  My c’est moi (Citoyen lambda), civ fait référence à notre pays la Côte d’Ivoire qui est le pays des éléphants dont le 225 est l’indicatif téléphonique.  Pour dire tout simplement « MaCôtedIvoire »

D’abord je suis un passionné de l’information et de l’actualité. Donc c’est un grand plaisir pour moi de porter un regard citoyen sur tous ce qui touche à notre société à travers des témoignages dans les quartiers populaire d’Abidjan ou il y a tellement de choses à raconter.

C’est le faite aussi de contribué à production du contenu de qualité en français sur l’Afrique en générale mais en particulier sur mon pays la Côte d’Ivoire.

Mais à la base je suis informaticien et un véritable passionné des outils web2.0 comme les médias sociaux et les réseaux sociaux. Donc naturellement « bloguer » c’est aussi une passion pour moi.

Et en fin c’est aussi le faite que j’aime beaucoup informer, partager et apprendre. Car je suis de ceux ici en Afrique qui ont vite compris qu’à travers les blogs on peut aussi influencer les opinions nationale et internationale.

Comme l’exige le principe du web2.0, c’est-a-dire le web participative, c’est à vous de faire les commentaires, suggestions et proposition si possible.