Eteh Komla ADZIMAHE

Beer 2 Beer à Eskapad

Pour tout vous dire, je ne savais pas par où commencer. Carburer à 6 bouteilles de Guinness la même journée vous change un blogueur (si on peut considérer qu’il en soit un). C’est un blogueur sous pression (pensez bière ça viendra doucement) ; et les vapeurs de levures lèvent les barrières du surmoi qui l’empêchaient de dire deux ou trois conneries sans émoi. C’est Georges Clémenceau (allez chercher qui c’est…


Togo : une affiche « Merci Papa Faure » 2 ?

Merci Papa Faure était un panneau d’affichage de remerciement – et d’un peu de « lèche-bottisme » aussi – du temps de la construction de cantines scolaires (sitôt fermées – faut-il le rappeler).

Cette semaine – et pardon, pour n’avoir pris de photo, j’étais sous le choc – nous avons découvert sur l’une des artères les plus fréquentées par la circulation routière loméenne un nouveau panneau de remerciement au Président de la République.

Mon cerveau encore horrifié et horripilé n’a pas pu garder l’exacte phrase portant gratitude au chef de l’état togolais, souffrez que je ne vous la cite pas mot pour mot.

Je peux seulement vous dire qu’au carrefour Collège-Protestant de Lomé / Hopital de Tokoin, il y a un panneau géant posé à même le sol, barrant l’accès à une route en réfection depuis plus d’un an, grâce au Chef de l’Etat – nous dit l’affiche.

La situation tient-elle du ridicule ? ou du rocambolesque ? de la démence d’un publicitaire en plein délire ? ou d’un laudateur, flatteur à la recherche d’espèces sonnantes et trébuchantes ?

Parce que (pour ceux qui ne le savent pas) cette voie asphaltée a une histoire de route à l’africaine. Elle a été refaite plusieurs fois et n’a jamais passé le cap du nouvel an suivant sans être constellée de nids de poule, puis de nids d’autruche et parfois même de quelques cratères dignes d’un paysage où la nature avait repris ses droits cahin-caha.

Chantier plusieurs fois à l’arrêt – route refaite partiellement – ou encore ouverte puis refermée à la circulation et enfin, affublée d’un panneau de remerciement pour quelque chose qu’on ne voit pas. C’est la vraie définition biblique de la foi : La ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration des choses qu’on ne voit pas. Dieu lui-même serait du côté présidentiel, dussiez-vous en douter ?

Jusque-là moi, franchement, ça me va, je m’en fiche, je vis dans un pays de merde, on est tous mal barrés… Entre Togolais, c’est le désespoir. Lomé ne sera jamais Paris. Ce n’est même pas Accra déjà hein… capitale du ghana à 200km de la nôtre. Pour tout vous dire, j’ai appris à accepter ma nationalité togolaise comme une blessure. Et je défends à tout esprit d’émigration de la guérir, aucune envie d’aller contribuer avec ma peau de nègre à cette marée noire sur les côtes européennes. Un peu d’honneur quand même, mourrons dans la dignité !

Ce qui me gêne c’est quand même cette formidable poussée de remerciement déclenchée par certaines personnes dans mon pays. Qu’à cela ne tienne, si le Président a réussi à faire une route, c’est après tout son travail, c’est pour ça qu’on lui paie son « salaire » de Président, non ? Bien que je doute que le président de la République soit demandeur d’un panneau géant de remerciement à son effigie, pour se remercier lui-même, je me dis quand même que si reconnaissance il y a, elle doit venir du peuple et de manière spontanée. (A moins qu’on se soit dit dans les cercles concentriques du pouvoir que ça n’arrivera jamais, mais bon…)

Plus bizarre encore, le fait que le président de la République soit à la recherche d’une certaine légitimité alors même que toutes les élections de ces dernières années : présidentielle, législatives, locales, ont été remportées par son parti. Pour qui sont ces affiches qui montrent le Président se faire remercier pour des routes non encore achevées ? Ou pour faire plus intello : pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? Jean Racine et l’une des plus belles allitérations qu’ait porté la langue française.

Chers flatteurs et autres laudateurs du président de la République : le corps diplomatique représentant les pays bien portants et bien plus développés que le nôtre nous regarde. Chez ces étrangers-là, on sait au moins que personne ne fait de panneau pour remercier le président de la République pour une route en mal d’achèvement. Surtout qu’on ne sait pas si son espérance de vie s’étendra bien plus loin que ses précédentes réincarnations.

Au Burundi, Pierre Nkurunziza, le président de la République a été le meilleur buteur du championnat national de football. Au vu des buts qu’il marquait un peu trop facilement, que de railleries et de moqueries n’avaient à l’époque déferlé sur ce pays oublié de Dieu le tout puissant. Au Togo, le Président est le meilleur bâtisseur de routes à faire et à refaire… Franchement, je n’ai rien contre lui mais pour son image, et pour ne pas finir comme les présidents meilleures buteurs, ne faut-il pas rappeler que les chiens de la communication l’avilissent ? Qu’ils arrêtent de tomber dans le panneau pour qu’on passe à autre chose, ou qu’on digère nos difficultés quotidiennes avec des cerveaux en paix.

J’ai longtemps fait marrer des amis avec cette anecdote africaine que je voudrais vous laisser en guise de mot de fin :

Dans un pays africain, on a trouvé un jour que la route menant à un village trop enclavé était devenue impraticable. Le gouvernement a voté, puis commandé à une entreprise de génie civile qui se révélera véreuse, une réfection totale de la voie. Alors évidemment, la route est faite. Le chef de l’état l’inaugure en grandes pompes, quelques jours avant les premières pluies de l’année. Vint alors la première pluie. Toute la route est partie avec elle. Il se raconte que les villageois ont manifesté pour qu’on leur ramène l’ancienne route qu’ils avaient avant les travaux.

Au moins au Togo, ça n’arrivera pas. On ne manifeste plus. En tout cas pas comme on veut…


DJ Arafat est mort ! et alors ?

Alors, autant vous prévenir tout de suite, je ne sais plus exactement, mais j’ai peut-être l’équivalent de quatre (04) bouteilles de 33 cl de guinness dans le sang. Cette bière est la meilleure au monde. Hommage à Arthur Guinness l’irlandais. Je ne sais pas ce qu’il a mis dans sa recette de bière, mais franchement… le monde est  bien meilleur toute bière bue; toute bière confondue.

Qu’il soit également tenu pour dit que je ne suis pas un fan d’Arafat. Autant je_qu’est ce que moi ? que vaut l’opinion d’un salaud ? arrêtez vous de lire et fermer cette page, je m’en fiche_lui reconnais un certain talent, mais mis dans la balance face aux multiples scandales dont il est le principal acteur, meneur, ou participant ? moi, sa mort, franchement… pour  vous dire… à voir les actes et les propos de l’homme ? on peut dire qu’il n’est pas une lumière et par conséquent, il ne fera de l’ombre à personne.

Et puis, mettons-nous d’accord ! les lois de la physique restent irrévocables par le fait même qu’ils sont intangibles. Aucun alcool, aucune drogue ne peut l’excuser. Quand vous roulez à plus de cent à l’heure et qu’un obstacle surgit devant vous, le pronostic vital est engagé. Vous voulez gagner ? soyez Dieu ! priez Dieu ou trouvez-lui un substitut 😆

Où est alors le souci ? bah que les gens veuillent se nourrir de la mort… de la mort des autres… cette nécrophagie montée de toutes pièces par des tweets venant de tous les horizons; Surtout de ceux qui sont des pseudo-stars, pseudo-célébrités qui profitent de la mort d’une célébrité pour écrire des mots qui rappelleront leur existence minable; ou les rappeler aux bons souvenirs de leurs fans qui les ont oublié ? ou leur permettre de succéder au DJ mort sur la scène artistique ? bof…

Que ceux qui pensent ne pas profiter de la mort de DJ Arafat le prouvent ! qu’ils fassent un speed challenge à bord d’une moto à grande vitesse sur twitter. Allez heurter de plein fouet une ford focus, mourrez comme lui!  avec lui ! C’est la seule manière véritable de prouver que vous aimez DJ Arafat. Si vous aimez DJ Arafat, suicidez vous comme lui !

Le seul remède à la vie, c’est la mort librement consentie. L’exemple vient d’en haut : « Suicidez-vous jeune, vous profiterez de la mort », nous dit le Christ avant de s ‘autodétruire sur la croix à l’aube de sa trente-troisième année. Si le Christ ne s’est pas suicidé, c’est que je n’ai rien compris au Nouveau Testament – Pierre Desproges – Vivons heureux en attendant la mort.

Si vous aimez DJ Arafat, alors faites comme lui !


Togo : le 21 juin est la journée des martyrs controversés

Déjà elle est fériée, chômée et payée sur toute l’étendue du territoire nationale. Mignon ! 😆

Après bien-sûr, nous les togolais d’en bas, on s’en fout. Pas intéressés de savoir à quoi sert cette journée, qui est mort, qui est resté vivant, pourquoi on la fête etc. etc. non, on a une journée pour se prélasser, c’est l’essentiel.

Je ne sais pas ce qui m’a pris d’aller chercher les raisons de cette commémoration, ni l’histoire des martyrisés, mais en y réfléchissant, la controverse me vint comme une vague heurtant le récif. J’en ris encore, j’ai aliéné deux ou trois potes en leur exposant ma vision des faits, et la bière aidant, je me suis dit, allez, je vais bloguer ça vite fait; et s’il y en a qui sont pas d’accord avec moi, bah vive la démocratie.

1957 ! c’est l’année où tout commence. A cette époque là, la plupart des pays africains aspiraient à l’indépendance et faisaient ce que les partis d’opposition font aujourd’hui quand ils sont en mal de stratégie : ils manifestaient. Les ancêtres des gilets jaunes peut-être ???

Il se raconte par exemple dans cet article du quotidien national Togo Presse que cette année là, à Pya Hodo, village de la région d’origine du père de la nation, des nationalistes togolais avides d’indépendance, mus par une fibre souverainiste, ont manifesté contre l’armée coloniale française un 21 Juin 1957. Les militaires français, comme on pouvait s’y attendre un peu quand-même, ont répliqué (ainsi que cela ne se fait plus) par des tirs à balles réelles présentant quelques indépendantistes à Dieu en personne, blessant d’autres mortellement etc.

Quelques années plus tard, dans une période post-indépendance qui n’était pas de tout repos, un des fils de la région, accéda au pouvoir et décida de rendre hommage à ces manifestants de Pya, qui ont donné leur sang (c’est presque chrétien, passion, agneau immolé etc.) pour l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Ils furent élevés au rang de martyrs et la date de leur mort, le 21 Juin devint la commémoration de leur mémoire.

Là où mes potes se mirent à sourire, puis à rire autour de la table, c’est quand je leur ai rappelé que le Président Gnassingbe Eyadema, ancien soldat de l’armée française avait activement participé à deux guerres où la France luttait contre les indépendantistes d’indochine et d’algérie. Quelques cadavres de niakoués et de bougnoules ne valent-ils pas leur pesant de martyrs en perspectives.

Pourquoi le même Général-Président, après avoir quitté une armée française anti-indépendantiste a t-il voulu rendre hommage à des personnes (fussent-elles de son village) qui sont morts pour l’indépendance ?

Se serait-il renié, dédit, ou aurait-il tourné le dos à ses convictions ? bof… allez, mettons ça sur le dos de cet esprit de controverse qui accompagne de temps à autres nos actes manqués. Et disons que Gnassingbe Eyadema n’y a pas tout simplement échappé.

Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes : Ils peuvent se tromper comme les autres hommes.

Pierre Corneille, Le Cid


La Peur du Gendarme est le Commencement de la Sagesse

C’est un vieil axiome français. Vieux certes; mais toujours d’actualité. En Afrique comme sous d’autres cieux, le paradoxe frappe l’imaginaire collectif : on a peur de la personne qui est censée nous protéger.

Nous sommes à la veille des élections législatives de 2018 au Togo. A certains endroits de la capitale Lomé, (et probablement dans d’autres villes de l’intérieur du pays), des hommes lourdement armés sont postés. Pourquoi ?

Bah ! pour des raisons de sécurité (j’adore cette phrase :lol:).

Je disais gendarme dans le titre ? gendarme, ou gens d’armes depuis le règne des Louis en France, les gens d’armes porteurs de cape et d’épée : Les mousquetaires par exemple étaient des gens d’armes : D’Artagnan et les trois autres de la clique sont donc les ancêtres de Colonel Yark Damehane (on a le rire jaune hein…). Leur mission est essentiellement de protéger les civils (ou la reine Anne d’Autriche et ses ferrets de Diamant, pour ceux qui ont aimé lire les trois mousquetaires). On demande en gros aux gendarmes comme aux policiers de faire respecter une grande partie des fameux dix commandements (les israeliens étaient dans le coup depuis) : Tu ne tueras point, tu ne voleras point, tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin (encore que dans ce dernier cas, j’ai un peu hésité n’est-ce pas)?

Cette définition quoique simpliste (l’article étant écrit par un esprit simple) étendue aux militaires fait de ces derniers, les protecteurs des institutions de la république. Je vous explique autrement ? ça veut dire en gros que si des personnes mus par des relents révolutionnaires décident un matin de marcher sur la présidence de la république d’un pays, il peut arriver que l’armée les présente tous à Dieu en personne parce qu’elle fait son travail qui est de protéger le président (une institution). Parfois, l’histoire a très souvent montré que ça ne s’est pas toujours passé dans cet ordre. Soit l’armée s’est retournée contre l’institution, soit elle a laissé la révolution se faire… rien n’est d’ailleurs vraiment normal dans ce monde n’est-ce pas ?

Revenons alors sur la peur. La fameuse peur du militaire; celle qui trouve son germe dans la réponse disproportionnée du militaire armé avec une cartouche engagée dans son canon, se tenant devant un lanceur de pierre lui promettant de découdre avec lui, avec ses collègues ensuite, avant d’aller déloger le président et sa suite. Cette réponse militaire hors-proportions choque ! traumatise ! A la différence policiers encadrant les manifestations non armés (sinon de matraques et d’inoffensifs lacrymo), les militaires en revanche sont présents sur l’échiquier pour en gros régler les cas devenus meurtriers et sanglants. Un évènement récent a laissé un arrière-goût de réponse disproportionnée de l’armée ou de miliciens, on ne saura vraiment jamais (triste exemple d’ailleurs) : des militants d’opposition ont promis notamment sur les réseaux sociaux de faire du mal à d’autres civils qui iraient travailler le jour d’un Togo Mort décrété par l’opposition. Réponse hors norme : la présence d’hommes en armes qui dit-on seraient des miliciens, ou des militaires ou encore des gendarmes en tenue civil, mais lourdement armés pour sécuriser le passage de ceux qui voulaient aller travailler. On nous a même soufflé qu’il s’agissait de protéger la démocratie ! La démocratie de ceux qui voulaient aller au travail contre la démocratie de ceux qui voulaient manifester en observant une journée sans travail. L’armée, la police, la gendarmerie étant pour la libre circulation des personnes et des biens, ça a failli tourner au vinaigre… le goût de la salade ne serait jamais passé !

On se dit donc que techniquement si personne ne va attaquer un commissariat, ou brûler des pneus sur la voie publique (entamant l’asphalte dont la réfection coûte d’ailleurs déjà trop cher à l’Etat), ou attaquer des personnes allant faire leur devoir de vote; la police, la gendarmerie, les militaires ne bougeront pas d’un seul pouce.

Du coup, on se dit aussi que s’il faut avoir peur, c’est d’avoir peur des têtes brûlées qui voudront se faire remarquer par quelques jets de pierre ? et quand les gaz lacrymogène ne suffiront pas, la peur sera plus grande parce que en face, il faudra répondre pour rétablir le calme ?…

Il y a donc la peur du gendarme qui est le commencement de la sagesse ? oui, mais ma plus grande peur sera de voir des militants d’opposition réagir. Puis d’entendre en face, les corps habillés surréagir…

Sinon, le vendredi matin, on respirera un grand coup avant de poursuivre nos misérables vies togolaises.


Monsieur le Directeur, notre poubelle est cassée

Je ne viens pas raconter l’histoire d’un poux femelle qui se promène dans la rue en se déhanchant, démarche sexy et tout et en se disant, oh la la, regardez comment je suis belle : poux – belle.

C’est encore moins l’histoire de ces nanas collantes (tu me manques, j’ai envie de te voir, j’ai envie de toi, j’ai envie de ton argent aussi un peu quand même des fois…) ; collantes comme des poux qu’on aurait cru que c’est leur signe du zodiaque. Ces nanas poux belles ? nooooooooooon, je viens pas vous parler de ça.

Non, en fait je venais vous parler de cette brillante invention d’Eugène Poubelle, un réceptacle qui recueille des ordures puisque l’homme par nature produit des ordures, et même parfois devient une ordure s’il incarne un véritable déchet dans la vie des autres.

A Lomé, au Togo, l’Agence Nationale de Salubrité Publique dont l’acronyme sexy est ANASAP a installé des poubelles publiques dans nos rues. Ce sont des petites poubelles de très petite contenance, juchées sur des barres métalliques fièrement dressées en bordures de route pour délester les usagers de leurs emballages, papiers, sachets et autres déchets. Jusqu’ici l’intention est bonne. Mais vous n’ignorez pas que l’enfer en est pavé. Alors évidemment vous vous doutez que quand on soulève le couvercle de ce projet poubelle, ça ne sent pas bon. Pourquoi ?

Rappelez-vous, je vous l’ai pété et je vais le ré-péter, les poubelles publiques ANASAP sont trop petites. C’est la taille exacte de la poubelle que vous pourriez déposer dans votre cuisine et qui demande à être vidée tous les soirs dans une poubelle plus grande (5 fois la contenance de celle de votre cuisine) quelque part dans l’arrière-cour de votre maison.

Les poubelles dans la ville de Paris c’est ça :

 

Paris - Place du Carrousel - 20110530 (1)
Par Olybrius [CC BY-SA 3.0 ], de Wikimedia Commons

Une poubelle ANASAP à Lomé c’est ça.

 

Crédit photo : moi-même

Cette dernière n’est pas vidée fréquemment, elle se remplit, déborde et dégouline de son trop-plein exécrable sur la route, rendant insalubre ce qu’elle voulait contribuer à rendre publiquement salubre. Après même pas un an d’utilisation, les poubelles ANASAP sont cassées ; elles sont inutiles.

L’Afrique est formidable ! La poubelle ANASAP est un nouvel éléphant blanc qu’on a mis bas, très bas, trop bas. Ces projets, un peu comme (l’hôtel 2 Février non ?) qu’on fait financer à coup de millions, voire de milliards alors même qu’ils ne porteront aucun fruit. Le promoteur s’enrichit durant la mise en œuvre avant de laisser l’oeuvre devenue inutile mourir doucement.

Quand vous croiserez une poubelle ANASAP, dans une rue de Lomé, allumez une bougie et faites des prières, elle ne sert à rien, elle pourrit et salit nos rues, elle s’en va mourir ; l’ordure qui a soutenu sa création a déjà fait les poches de l’état, et pendant que la salubrité publique se portera de plus en plus mal, lui se portera de plus en plus mieux.


Que la nonne soit avec vous

Comment ai-je pu avoir la mauvaise idée d’écrire un billet sur un film d’horreur après 23 heures ?

Déjà comme je ne suis pas d’un naturel intelligent, j’ai longtemps cherché le titre de ce billet en badigeonnant les parois de mon estomac d’un blanc laiteux, voire même crémeux, à coup de cuillerées de yaourt. Une fois le bon titre trouvé (tout ça pour ça ?), j’ai voulu le taper au clavier. C’est là que je remarquai que mes doigts collaient. J’ai voulu naturellement aller me rincer les mains. Elles s’étaient saisies quelques minutes plus tôt de ce pot de yaourt vadout (- merci pour la pub Monsieur Salaud – de rien Vadout) 😆  .

J’ai traversé la cour de la maison parentale pour rejoindre le bâtiment principal où se trouve la cuisine où je trouverai eau et savon. C’est en ouvrant la porte d’un bâtiment plongé dans le noir que le souvenir de La Nonne me revint. Oh mon dieu, j’ai failli rebrousser chemin. Puis j’ai pensé à vous chers lecteurs en comité restreint. Si je ne tapais pas ce foutu article cette nuit, je ne me le pardonnerai jamais. Pendant que mon cœur faisait des yoyos dans ma poitrine, je gagnai quand même la cuisine et je me nettoyai les doigts (en même temps j’aurais pu rester dans ma chambre et les lécher, je sais). C’est mignon.

En fait, je racontais ma vie (j’adore faire ça pour faire ch**r tous ceux qui me trouvent ch*ants).

Sinon de quoi je devais parler là tout de suite ? Ah oui La Nonne. bon voici sa photo.

Crédit Photo : Production de New Line Cinema / The Safran Company / Atomic Monsters Productions

Remarquez, c’est presque une photo passeport, en noir et en blanc, style soeur Dominique, mais nique mais nique mais nique, ok, ça le fait pas.

Ce film est un travail d’artiste, un tableau de maître peint en surcouche.

Première couche : de l’horreur non stop, une fois entrée dans l’abbaye on passe le reste du temps à échapper à un démon. Les répits sont courts, le spectateur est pris par tous les bouts, tous les clichés exorcistes habituels dont l’incontournable crucifix qui se met à l’envers, y passent. C’est mignon croyez-moi.

Deuxième couche : ce film est aussi un thriller. Du moins une enquête un peu trash, avec ouvertures de tombeaux, auto-ensevelissement de personnages, cadavres laissés couchés dans leur cercueil qui sont retrouvés dans la position assise une semaine après. Le réalisateur raconte que l’une des actrices principales a fait des cauchemars pendant toute la durée du tournage.

Pour tout vous dire, La Nonne vaut son pesant d’horreur en matière de film d’épouvante. Et si l’équipe de tournage s’en vante, eh bien, elle a raison.

L’histoire paraissait pourtant si simple : le Vatican a mandaté un prêtre et une novice pour enquêter sur le suicide d’une soeur dans une abbaye en Roumanie dans les années 50.

Pourquoi s’est-elle mise une corde au cou en pleine nuit ?

(alors qu’elle aurait pu simplement se marier que ça serait déjà moins mortel pour elle ? se marier c’est un peu se mettre la corde au cou des fois non ?)

C’est ce pourquoi là qui vous renverse toute la salle (comme si elle n’était pas assez obscure déjà).

On découvrira que tout ce qui arrive est la faute d’un démon qui a un joli prénom : Valak. Limite on aurait pu l’attirer à l’ambassade d’Arabie Saoudite en Turquie qu’on aurait résolu le souci tout de suite mais bon… Si la nonne s’est mise en tête de tuer tout le monde, c’est peut-être aussi parce qu’elle a besoin d’être réparée ? Et si on appelait le Dr Denis Mukwege:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

La Nonne sur écran géant, qualité 4K, dolby surround, c’est évidemment comme si vous n’étiez pas chez vous, mais dans le film. Il y a des voix qu’on n’entend que dans les hauts-parleurs arrière-gauche, ou arrière droit. L’effet est tel que parfois on se tourne pour chercher l’entité qui parle ?

Le seul hic ce sont les ados qui viennent regarder le film avec nous les moins jeunes.

J’ai été entouré d’une horde d’ados quelques minutes après le début du film. Ils ont essaimé autour de moi, bavards, en retard, agités, rieurs, le smartphone sonnant encore et encore, et m’horripilant avec les craquements de pop-corn écrasés sous leurs molaires de lait. Dans ma tête je faisais ma propre nonne : je les tue tous pendant le film et à la fin, lorsque les lumières s’allument, leurs têtes roulent dans les allées ? je verse de la cigüe sur leur pop-corn ? De toute façon, au vu des cris aigus poussés par les fillettes quand un souffle démoniaque fait voler dans les airs une bonne sœur, personne ne m’aurait vu ni entendu, commettre ces crimes.

Je suis heureux que la grille des programmes de Canal Olympia, salle Lomé Godopé, soit plus explicite sur les âges autorisés depuis le début de cette semaine. Parce que franchement, les parents qui accompagnent leurs enfants voir Red Sparrow, jusqu’à ce que Jenifer Lawrence écarte les cuisses devant un de ses camarades apprentis-espions…

La Nonne va hanter la programmation du Canal Olympia pour bien longtemps encore, donc allez la voir. Sinon, maintenant que le démon du film sait que vous avez lu cet article qui lui fait honneur et que vous n’avez pas vu le film parce que vous l’auriez en horreur, il n’est pas impossible qu’il vous visite.

Vous ne me croyez pas ? Vous ne croyez pas au démon ? C’est pas un problème. Déjà que lui il croit en vous… 😆


J’ai regardé Ocean’s 8 avec une nana

Car en vérité, c’est par une nuit d’été que j’allai m’étendre dans un des sièges suffisamment confortables pour mon derrière (les gays, n’y pensez même pas), de la seule salle de ciné au Togo, le Canal Olympia. Prix d’entrée 1500 F, 1000 F pour les enfants de moins de 12 ans, et 5 000 si vous êtes pressés de voir un film sorti il y a 3 jours, pour vous la péter devant vos autres potes après. Combien ça coûte de pouvoir dire à votre collègue Senyo, J’ai déjà vu le nouveau « Mission impossible » ? Bah 3500 de plus … voilà, maintenant, vous savez à quel point mon portefeuille a saigné. Il porte encore des stigmates. Un pote à moi, Thomas qu’il s’appelle, devrait d’ailleurs passer les toucher ?

J’ai invité Sonia, celle que j’aurais aimé épousé si j’avais le coeur à me marier. C’est la première fois que j’emmène une Sonia au Cinéma. Sonia, c’est une nana, et quand j’y pense, c’est bien la première fois que j’emmène une nana au Cinéma. J’allais lui faire perdre sa virginité cinématographique, défloraison, et pour finir anal-yse du scénario. (désolé pour le tiret, il aurait dû se tirer de là à la correction mais personne n’y est arrivé).

Sonia pour son premier film est arrivé en retard, 40 minutes après le début. Les femmes africaines adorent être en retard. C’est une sorte de boulet qu’elles traînent avec leur charme naturel. Je m’en fous si elle se fait désirer, le film ne l’a pas attendu, le projectionniste du Canal Olympia est à l’heure comme un avion. Sonia est arrivée, Sonia a voulu payer son ticket et j’ai dit non. Sonia s’est fait fouillée par le vigile. Sonia est entrée par la porte du haut et s’est assise à côté de moi. On peut parler du film maintenant.

Non attendez, je vous ai dit que c’est la Sonia que j’adore ? et qu’elle est la fille la plus mec que je connaisse ? Mais je l’adore encore plus… MAIS JE SUIS PAS GAY ! et pas gaie à l’idée que les gens puisse penser que j’ai un côté gay. Gueux peut-être ? mais Gay non !

Ocean’s 8 ! le film :  la salle sentait la moule fraîche ! parce qu’il y avait que des nénettes, moyenne d’âge 20 ans; et les mecs qui avaient été traînés de force par leurs nénettes et donc qui n’avaient plus leurs couilles donc ce soir là on était tous des nénettes dans la salle…

Mais le film sentait la moule défraichie parce que la plupart des actrices n’étaient que des vieilles filles (sandra bullock vieille fille, Cate Blanchett encore plus vieille, mais tellement jeune à l’écran, je craque pour elle, Rihanna, en passe d’être vieille, vu que sa poitrine grossi, et puis celles que je connais pas mais qui font vieille aussi sauf l’asiat’. Parce qu’il fallait mettre une asiat’ pour ressembler à la trilogie des Ocean’s, celles des vrais mecs).

Ocean’s 8 a été écrit et réalisé pour les femmes qui ont regardé Ocean’s eleven, twelve, thirteen et qui ont craqué pour rien pour George Clooney, Brad Pitt et le reste de la bande. Et qu’on a voulu récompenser en leur offrant un gang de cambrioleur qui n’ont rien dans le pantalon… enfin un gang de cambrioleuse. Du coup quand on regarde du début jusqu’à la fin… et qu’on est un mec, on se dit bof…

le seul truc qui m’a gardé éveillé, c’est les dialogues… il y a quelques répliques assez sympa qui m’ont fait sourire… surtout celles données par l’asiat’ pick-pocket.

après le film, Sonia m’a emmené boire une bière. Elle a commandé un Eku BAVARIA 66 cl, woaw, cette nana c’est un mec. Elle m’a confié qu’elle était nue sous sa petite robe. J’ai senti un gonflement dans mon pantalon, juste sous ma ceinture… Elle l’a senti; elle est rentrée chez elle, et je suis rentré tout allumé par elle.

Viande de porc (à défaut de n’avoir pas été moi même un porc ce soir) et banane plantain, thé sans sucre, cigarette, écriture du brouillon de cet article et dodo… la vie d’un salaud finalement si gentil, si prévenant, et même les cojones en moins.

Voilà, j’avais envie d’écrire un article encore plus nul que mes articles la plupart du temps nullos… histoire de vus faire perdre votre temps. 😆

Cojones : c****es en espagnol. Les connaisseurs connaissent…

 


Mondial2018 : Pourquoi je n’oublierai jamais le match IRAN – MAROC

Je ne suis pas fan de foot. La plupart du temps, je m’en fiche, je regarde d’un air hagard mes amis semer les graines de l’inimitié entre eux en s’entre-déchirant sur les performances des équipes européennes à la champion’s league.

Et comme je suis un salaud, j’ai depuis longtemps mon idée arrêtée (comme un coup de pied arrêté?) sur le foot : Depuis que les hommes sont descendus du singe, ceux qui étaient parmi les plus brillants ont dû demander aux moins brillants d’aller courir tous autant qu’ils sont derrière une seule baballe. Les salauds. Ils auraient du leur partager chacun un ballon, que le problème aurait été résolu depuis longtemps. Et même si il n’y a aucune preuve que le christ ait joué au foot, on sait que 2018 après lui-même (2018 ans après J-C), faire courir 22 personnes après un seul ballon a toujours autant de succès, sinon bien plus encore.

Le jour du match IRAN – MAROC, j’étais attablé devant un écran d’ordinateur entrain de faire des devoirs de maison (ou des trucs de boulot que je devais finir à la maison). Magalie m’avait appelé. Elle avait envie de moi, ou d’un peu d’argent aussi, l’un n’allant pas sans l’autre; mais moi allant dans elle, sur elle, avec elle, etc. Dans les deux cas, elle voulait passer me voir à la maison, dans ma chambre et avec un peu de chance, sur le lit ?

Elle arriva dans la demi-heure. Mais ce que vous ne savez pas de Magalie (de toute façon vous ne la connaîtrez jamais, faites moi confiance), c’est qu’elle a cette fâcheuse habitude à se déshabiller dès qu’elle laisse son sac à main dans le fauteuil à côté de mon lit. Les instants passés nue représentent 90% voire plus, de son temps de présence dans mes appartements. _ en fait j’ai qu’une chambre. j’écris comme un mytho des fois…_ Elle fait Eve avant le péché originel alors que ma chambre ne ressemblait en rien à un jardin d’Eden.

Magalie était donc nue. Deux coups de hanche, une à gauche, une à droite, ont suffit pour descendre son blue jeans. Sous d’autres cieux elle se ferait descendre pour ce qu’elle a fait là. Ou brûlée vive. D’elle il ne restera que des cendres. En un tour de main, elle avait récupéré la couverture du lit, s’en était entourée le buste avec avant de me faire : tu ne regardes pas le match ?

j’étais comme 😯

– quel match ?

  • oh mais Vence, tu ne regardes pas la coupe du monde ? tu changeras jamais, il y a Iran-Maroc actuellement là. Où sont les commandes (de la télé et du décodeur HD, oui j’ai l’esprit canal et j’emmerde ceux qui sont pas d’accord).
  • tiens ! (je les avais versé dans sa main. Je suis célibataire, mais je n’ai aucun complexe à remettre la commande à une femme, tant que c’est pas un télénovelas qui me vrille les tympans avec des latinos pleureuses sur leur destin créé par un scénariste de merde).

Après quelques minutes de visionnage de match, de petits gloussements, au fil des actions spectaculaires j’imagine… (j’étais toujours plongé dans mon travail mais je l’entendais faire son cinéma dans mon dos) :

  • Vence, tu supportes quelle équipe ?
  • Euuh, j’en sais rien moi
  • Dis moi quelle équipe tu supportes sinon, tu ne me toucheras pas aujourd’hui
  • 😯 (argument de choc, ok) bon, euuuuh _ je regarde l’écran vite fait _ bon euuuh, le maroc
  • Ok (elle avait son sourire d’enfant qui désarme et déleste mon porte-monnaie avec un regard plongeant). OK voici ce qu’on va faire… si le Maroc Gagne, t’auras le droit de défaire cette couverture . Mais si c’est l’Iran, je me rhabille et je m’en vais…(elle avait brandit ses deux pastèques qui lui servent de seins vers l’avant et les avait secoué dans la couverture). j’étais toujours comme 😯
  • ouais, bof, ok… (mais mon cerveau sale traitre, commençait par pomper un peu de sang dans ma tige de jade; foutu pari, ça m’a excité mine de rien. Cette fille a le diable au corps, mais j’étais prêt à la suivre en enfer). Pourtant je fis semblant d’être désintéressé, lui lançant un ok nonchalant avant de me replonger dans mon travail.

Je ne compris pas tout de suite à ses cris de victoire quelques minutes plus tard. Ces foutus mangeurs de couscous se sont fait battre par l’IRAN ??????? Magalie exultait, ses yeux brillaient, elle souriait la bouche ouverte, elle gloussait, caquetait presque, comme une poulette à peine pubère (vous inquiétez pas, je dis n’importe quoi sous le coup de l’émotion. Poulette pubère? je sais pas ce que c’est). Ses grands yeux de personnage de manga portaient sur moi un regard qui me transperçait de toutes parts.

ok Bébé, t’as perdu, faut que j’y aille. Elle se leva, s’approcha, et déposa de ses lèvres charnues un bisou sur ma nuque, toujours rieuse. Je sentis les bouts pointus de sa poitrine généreuse froler mon dos, on aurait dit que mon tee-shirt était en chair humaine, au vu de l’impulsion électrique qui me traversa, allant jusqu’à raidir ce que Dieu nous a laissé de plus cher pour nous faire plaisir. Je me retournai et arrachai la couverture, seul rempart avec le corps de la coquine. Elle gloussa, mis les bras en croix et se mit à reculer vers le lit en continuant par dire : tu n’auras rien, Mr le Marocain. Je me surpris entrain de respirer comme un taureau, les yeux revulsés, la main tendue (comme l’a toujours fait notre président très très faure envers le corps politique de notre pays) vers le corps nu, et menu. Magalie gifla le dos de ma main gauche et rattrapa ses vêtements dans le fauteuil près du lit.

– Je pars laaaaaaa chéri, tu as perdu. Je reviendrai pour un autre match demain, (elle se marrait). Je la coinçai dans le fauteuil-cadre hérité de mon entreprise lors d’une vente aux enchères et je libérai le muscle douloureux de mon entrejambe. La poulette gloussa encore mais ne résista plus à la vue du curieux cylindre noir gorgé de sang. Et comme j’ai trouvé le chemin entre le fauteuil et le lit trop long…

Le fauteuil grinça pendant un bon moment… Si les points de suspension ne vous suffisent pas, footez-nous la paix !


Le salaud repasse son Certificat d’études en rédaction

Le CEPD, c’est le Certificat d’Etudes du Premier Degré, précieux sésame donnant accès à la première année de collège au Togo. Pour cette année 2018, le sujet de rédaction s’est révélé quelque peu particulier, voire cocasse ou bien même animalier. On y demande notamment à un enfant d’aider son père à retrouver le mouton de la maison qui a subitement disparu. L’opinion générale en rit, certains s’en offusquent trouvant curieux qu’un tel sujet puisse être proposé à des élèves de CM2 en fin de cycle. Et comme ça m’amusait aussi, je me suis dit que j’allais faire une petite rédaction sur le sujet, à l’instar de la blogueuse de chic et parfois de choc, Benedicta. D’abord je vous  laisse le sujet en fac similé. Marrez-vous et on développe tout de suite après !

Sujet de rédaction CEPD – Lomé – Juillet 2018

Je reprends le sujet pour les flemmards (patience, patience, je vais finir par la faire cette rédaction, un peu plus bas, vous pourrez même me noter en commentaire et vous moquer de moi si vous savez (me) lire…).

Sujet :

Ton Papa est allé au marché et a ramené un mouton. Une semaine après le mouton sort de la maison et ne revient pas (il est perdu). Ton papa te demande de chercher ce mouton avec tes camarades. Décris ce mouton à tes camarades afin qu’ils t’aident à le retrouver.

Développement :

A quelques jours de la Tabaski, Papa avait acheté un mouton au marché qui sent mauvais là, appelé Gbossimé (en mina*, marché des moutons). Il nous a dit de bien lui donner à manger pour qu’il soit bien gras pour la fête de Tabaski.

Bizarrement à deux jours de la fête, le mouton a refusé de manger. Quand on regardait même son visage, on dirait qu’il devenait de plus en plus triste. On aurait dit que le mouton est en grève. Sa tristesse m’inquiétait tellement qu’un soir, j’ai même rêvé que le mouton et moi on s’est parlé :

– Pourquoi tu es triste, lui ai-je demandé ?

– Parce que les voisins ont déjà acheté leur mouton pour la Tabaski et nous non.

C’est ce moment là que je compris. Le mouton se considérait comme un membre de notre famille. Il ne savait pas qu’il était lui même la viande qu’on devait manger dans deux jours. Un soir il disparu. Pendant plus d’une semaine, on le chercha.

J’ai demandé à tous mes camarades. Je leur ai dit que notre mouton avait un pelage gris, avec une barbichette au menton et des yeux très noirs. Il n’avait pas beaucoup de ventre parce qu’il ne mangeait plus depuis deux jours déjà.

Dans mes recherches j’ai rencontré mes camarades de classe barabas et master just. Je leur ai demandé : Tu l’as vu ? ils m’ont dit : Oui je l’ai vu ! Et quand j’ai demandé où est-ce qu’ils l’ont vu, ils ont commencé par danser en criant : Affairage ! façon dont je voulais les gifler ? Je ne sais pas ce qui m’a retenu.

D’autres même m’ont dit d’aller à l’Assemblée Nationale. Que dans notre pays, comme on appelle ça Assemblée Mouton, je peux retrouver mon mouton parmi ceux qui sont là bas. On m’a fatigué seulement.

La semaine passa sans qu’on ne retrouva notre mouton. Pour faire peur aux éventuels voleurs, j’ai menti à tout le monde dans notre quartier en disant que mon père allait voir le féticheur pour faire tomber la foudre sur la personne qui a volé notre mouton. Ce qu’on appelle communément le Heviesso dans notre tradition.

Quelle ne fut pas ma surprise alors de voir mon voisin le vendeur de brochette m’inviter à venir manger de la viande chez lui gratuitement. La viande était délicieuse et bien assaisonnée. C’est après avoir mangé et avoir partagé à mon petit frère et à ma soeur que le vendeur de brochette me rappela. Il m’avoua que c’est lui qui avait volé notre mouton, et qu’il l’avait même tué et cuisiné déjà. Il me dit aussi que j’ai mangé une partie et qu’il faut que j’aille arrêter mon père pour qu’il ne fasse pas descendre la foudre sur lui, sinon, je vais mourir aussi parce que moi aussi la viande du mouton disparu est dans mon ventre.

Je n’ai rien dit à mon papa parce que je sais que je leur avais tous menti dans le quartier, mais maintenant je connaissais le voleur de notre mouton. Mon père ramena un autre mouton le jour de la Tabaski que nous tuâmes sur le champ. Je ne regrette pas la perte du premier mouton car pour cette seule fête de tabaski, j’ai mangé deux fois du mouton.


Coupe du Monde 2018 : Noirs ou pas, l’équipe de France est Française

C’est pour tous les petits malins qui annoncent magistralement ce que tout le monde avait déjà remarqué : il y a trop de noirs en équipe de France / l’équipe de France, c’est une équipe africaine / c’est une équipe africaine qui joue à la place de l’équipe de France… Merci, on n’avait pas remarqué ?

Ce billet a initialement été publié sur salaudlumineux.mondoblog.org

C’est pour tous les petits malins qui annoncent magistralement ce que tout le monde avait déjà remarqué : il y a trop de noirs en équipe de France / l’équipe de France, c’est une équipe africaine / c’est une équipe africaine qui joue à la place de l’équipe de France… Merci, on n’avait pas remarqué ?

Il n’y a que la bêtise qui insiste !

Avant de taxer l’équipe de France d’Africaine, n’oublions pas que ces garçons noirs jouent en France parce qu’ils y sont nés (pour certains d’entre eux), nourris, blanchis et entraînés dans une certaine condition que l’Afrique ne peut pas leur offrir. A la différence des schizophrènes malades qui s’ignorent, criant à l’africanité de l’équipe de France, ces garçons eux, ont fait un choix clair et l’équipe de France le leur rend bien !

A un moment donné, l’africain se doit d’être honnête avec lui-même. Pourquoi les africains qui émigrent en France cherchent tous à devenir français ? Pourquoi apprennent-ils l’hymne national par cœur ? Et le jour où enfin ils deviennent Français, ils s’amusent quand même à rappeler leurs origines déchues : camérounais, sénégalais, maliens etc ? Les papiers c’était pour être mieux lotis mais sinon je reste togolais, béninois, malien, nigérien, etc. ? Oui mais euuuuh… fallait-rester dans ton pays non ? A un moment donné il faut faire un choix et l’assumer non ? Au lieu de chercher insidieusement à prendre ce qui arrange des deux côtés et à rejeter le reste pour qui ? Ce sont les mêmes qui viennent en Afrique nous dire que la neige leur manque et qui retournent en Europe le lendemain dire aux européens que le soleil d’Afrique leur manque. Schizo va !

L’équipe de France ne doit rien à l’Afrique ! sinon un minuscule gène qui pigmente la peau.

Alors s’il faut vous le péter et vous le ré-péter…

L’EQUIPE DE FRANCE a des JOUEURS FRANÇAIS ! POINT BARRE !


Coupe du Monde 2018 : Noirs ou pas, l’équipe de France est Française

C’est pour tous les petits malins qui annoncent magistralement ce que tout le monde avait déjà remarqué : Il y a trop de noirs en équipe de France / l’équipe de France, c’est une équipe africaine / c’est une équipe africaine qui joue à la place de l’équipe de France… Merci, on n’avait pas remarqué ?

Il n’y a que la bêtise qui insiste !

Avant de taxer l’équipe de France d’Africaine, n’oublions pas que ces garçons noirs jouent en France parce qu’ils y sont nés (pour certains d’entre eux), nourris, blanchis et entraînés dans une certaine condition que l’Afrique ne peut pas leur offrir. A la différence des schizophrènes malades qui s’ignorent, criant à l’africanité de l’équipe de France, ces garçons eux, ont fait un choix clair et l’équipe de France le leur rend bien !

A un moment donné, l’africain se doit d’être honnête avec lui-même. Pourquoi les africains qui émigrent en France cherchent tous à devenir français ? Pourquoi apprennent-ils l’hymne national par cœur ? Et le jour où enfin ils deviennent Français, ils s’amusent quand même à rappeler leurs origines déchues : camérounais, sénégalais, maliens etc ? Les papiers c’était pour être mieux lotis mais sinon je reste togolais, béninois, malien, nigérien, etc. ?  Oui mais euuuuh… fallait-rester dans ton pays non ? A un moment donné il faut faire un choix et l’assumer non ? Au lieu de chercher insidieusement à prendre ce qui arrange des deux côtés et à rejeter le reste pour qui ? Ce sont les mêmes qui viennent en Afrique nous dire que la neige leur manque et qui retournent en Europe le lendemain dire aux européens que le soleil d’Afrique leur manque. Schizo va !

L’équipe de France ne doit rien à l’Afrique ! sinon un minuscule gène qui pigmente la peau.

Alors s’il faut vous le péter et vous le ré-péter…

L’EQUIPE DE FRANCE a des JOUEURS FRANÇAIS ! POINT BARRE !


Mamoudou Gassama, Spiderman de Bamako ? Attendez, j’ai mieux !

Le mec vous fait un numéro de haute voltige (sans Sean Connery et Catherine Zeta Jones) et vous kiffez à mort, tellement le mec il est devenu une licorne, il pisse des arc-en-ciel, il chie des dauphins, okay…

Il y a bien longtemps (enfin, pas si longtemps que cela), en Côte d’Ivoire, un gardien de but professionnel. On vint le chercher en catastrophe un jour pour qu’il vienne sauver un bébé qui allait tomber de haut !

mais ma parole il y a que ça maintenant, les bébés qui tombent de haut !

On raconte au gardien de but que le bébé a été volé par un fou dans un hôpital, et qu’ensuite le frappadingue  a couru jusqu’au toit de l’immeuble, menaçant de jeter le bébé.

Donc le gardien de but se pointe, pour voir s’il peut rattraper le bébé en plein vol. (Gassama mais à l’envers quoi). Donc il s’échauffe, étirement, double salto-avant, arrière etc le truc de gardien quoi !

Et ce que vous attendiez pour voir comment l’histoire va se finir, arriva ! salauds ! :mrgreen:

Le fou jeta le bébé dans les airs et oh ! miracle, plongeon magnifique, le gardien à la retraite rattrape le bébé ! Magnifique ! Sauf que après il tapote le bébé au sol deux fois et refait un dégagement… Cris d’orfraie, d’effrois, d’effrayés, yées aussi, d’ailleurs c’est ces dernières mêmes qui crient souvent yéééééééééééééééé !!!

C’est l’incompréhension, c’est insoutenable. Mais pourquoi ? pourquoi ? Le gardien de but se fend en explicatoins : Mais c’est comme ça on faisait quand on était sur le terrain ! tu rattrapes le ballon et tu fais un dégagement !

Bon, je vois dans vos yeux de lecteurs que vous ne me croyez toujours pas ? Les deux grands philosophes ivoiriens Petit Yode et l’Enfant Siro m’en sont témoins. Ecoutez 😊

NB : Pour les paresseux musicaux, allez à la 4eme minute… 😆


Petits Écrits Salauds

Bon voilà. Si j’avais siglé ça vite fait en PES, les maniaco-depressifs de la manette de jeu m’auraient pris pour un gamer avide de parler de Pro Evolution Soccer, jeu de foot. Donc j’ai écrit en toutes lettres.

Toutes lettres à part, ou toutes choses n’étant pas égales par ailleurs, les Petits écrits salauds seront bien évidemment écrits par moi. Je me ferai un plaisir de retourner, de prendre par tous les bouts, (oh sots d’hommes) le cortège d’évènements qui traversent nos vies chères et nos morts moins chères; ce que le commun des hétéro sapiens appellerait l’actualité. Ou peut-être même tout autre évènement… enfin, on verra… c’est un voyage hasardeux vers l’inattendu. 😉

Je suis un militant du travailler peu, s’amuser beaucoup. On pourra appeler ça Alter-travaillisme._ ceux qui croient que ça existe, tant pis pour vous, je viens de l’inventer, et demain j’aurai oublier _   Je devrais bloguer à moindre mots, par paresse personnelle; et aussi pour faire écolo. 1 email envoyé = 4g de CO2 émis.  Alors avec un article publié, j’ai dû zapper une famille de baobabs dans l’amazonie ? … oui je déconne, je sais… 😯 😯 😯

Sachez quand-même, ô lecteurs en petit comité du cercle très restreint de la « salaudlumineuserie » que nous ne nous devons rien. A des semaines de vaches grasses en billets griffonnés, il pourra succéder n’est-ce-pas des semaines de vaches maigres, maigrelettes, maigrichonnes, anémiées, ou même de vaches folles en articles gribouillés… surtout si je ne me suis pas fait toutes les vaches dans mon environnement. Toute zoophilie écartée, vaches = femmes à qui j’ai offert des cadeaux en nature ou en espèces, un restau, un ciné, une sortie en faux amoureux, pour qu’elles m’accordent les faveurs de leurs douceurs sur fond de chair faible, fraîche et tendre;  et recommencer si souvent, si affinité ❗ :mrgreen:

Pour finir, dois-je vous préciser, que malgré mon côté obscur de la farce, vous pouvez commenter si l’envie vous en dit ; commentez comme vous le sentez : senteur épices, ou même piment mexicain, faites rougir vos amygdales ! Je mettrai un point d’honneur à répondre gentiment ou violemment selon vos humeurs.. ou vos humours aussi 😆

Petits Ecrits Salauds ou même : Petites s’écrient : Salaud ! oh qu’c’est’bon !!!

D’ici là…


Le Togo et ce forum de la jeunesse, si futile, si inutile…

A quoi sert un forum de la jeunesse ?

Il y a moins d’un an, on nous vantait, on nous chantait, on nous dansait même la réussite et la viabilité des projets comme le PROVONAT, le FAIEJ ou le PRADEB, tous ces programmes lancés avec l’appui des partenaires internationaux pour mettre la jeunesse togolaise au travail. Du jour au lendemain, renversement de situation ! Tout est bien mais qui finit mal ! Les programmes d’entraides et de soutien sous l’impulsion très très personnelle du chef de l’Etat ne suffisent donc plus; au point où ne sachant plus où donner de la tête, il se tourne vers la jeunesse pour savoir et comprendre ce qui n’a pas marché. Du coup, ça devient zarbi (comme on dit chez les jeunes). Bah parce que quand il faut aller chercher les vraies réponses aux problèmes de la jeunesse auprès de la jeunesse elle-même, avouons quand-même que c’est un tantinet saugrenu. Il est évident que si la jeunesse avait les réponses à ses problèmes, elle n’aurait plus de problèmes. A moins que le gouvernement même ne connaisse pas les problèmes de la jeunesse… et là, on tombe des nues (enfin on tombe les vêtements d’abord, à la limite on fait chacun un strip-tease? faites pas attention, vous lisez les mémoires d’un esprit quelque peu dérangé).

O lecteur, toi, mon semblable, mon frère, donne moi une seconde, je vais me servir un verre… mince, il y a plus de whisky… il y a même plus de quoi se le payer… faut vraiment que j’en touche un mot au chef de l’état au forum…

Tous ceux qui pensent qu’il est de bon ton de faire faire un forum de la jeunesse organisé par je ne sais plus qui autour du Président togolais, vous êtes des thons ! Vous vous faites prendre dans le filet de la nouvelle communication présidentielle à deux balles. Techniquement, faire un forum de la jeunesse, c’est futile, c’est infécond, oiseux, improductif, superfétatoire, stérile, superflu, inutile.

1. La jeunesse ne peut pas faire le travail du gouvernement à sa place

La gravité existentielle de ce forum réside en l’incapacité gouvernementale à ne pas savoir ce dont souffre la jeunesse togolaise. Et curieusement, le Président préfère faire étalage de la misère généralisée des jeunes, qu’on laisse parler comme pour faire une grande thérapie de groupe. A la limite, on pourra laisser un jeune ou deux, pleurer et implorer Dieu, pour qu’il soutienne le chef de l’état dans son action peut-être… C’est mignon sauf que c’est infructueux.

2. A moins que le chef de l’état soit en meeting d’explication.

En ce moment-là il s’agira de répondre à la jeunesse en disant : on a mis en place un plan de sauvetage de l’emploi au Togo pour … etc etc etc. puis on a mis en place… et puis on a voulu faire ceci et cela pour vous, mais l’opposition a tué l’économie en marchant pendant des mois dans les rues de Lomé. Votez pour moi, et je vous remets tout ça en place ?

3. Un forum sans impact

Soyons clairs ! soit les jeunes disent tout, et les gouvernants prennent des notes puis s’en vont réfléchir. Soit ils disent tout, et les gouvernants leur expliquent ce qu’ils peuvent faire etc. Dans les deux cas, il n’y aura aucun résultat palpable et positif pour la jeunesse togolaise. En tout cas, dans l’immédiat rien n’aura changé. Ce qui aura changé, c’est l’investissement financier jeté dans ce meeting inutile. De quoi faire sauter les comptables du Ministère des finances, au plafond ? ou à la rigueur, leur faire manger leurs cravates (c’est toujours mieux que d’avaler les couleuvres?). Selon vous, combien coûte un forum inutile fut-il de la jeunesse ? On ne le saura pratiquement jamais hein… mais on aurait pu en faire économie quand-même.

4. Aller de plus en plus au contact de la population, la nouvelle tendance présidentielle

Depuis que le Président de la République va lui-même chercher son pain au marché (enfin, il l’a fait une fois), je me pose des questions : Quand on lui a longtemps reproché d’avoir refroidi, glacé même, le contact populaire, on nous répondait (dans son camp) qu’il préférait laisser ses actions présidentielles parler à sa place. De nos jours (Reckya Madougou serait passée par là ? Passée et repassée ?), le président a plus envie de serrer les mains caleuses de togolais souffre-douleur que de rester dans sa tour d’ivoire. Un besoin de combler une légitimité qu’il sentait perdue depuis le 19 Août peut-être ? Je dis ça, je dis rien hein, moi et la politique, vous savez…

Mais, de vous à moi, Monsieur le Président, si vous souhaitez rencontrer des jeunes, souvenez-vous que vous habitez en face de l’Université de Lomé, soyez un homme et allez dire bonsoir aux jeunes de la cité, un soir en rentrant du bureau, et sans caméra de télévision. ça vous fait gagner 1000 fois plus en capital de sympathie qu’un forum de la jeunesse si couteux mais si absurde… cela ne fait qu’étaler le beurre de l’incompétence de votre équipe, sur le pain amer des jeunes togolais; et cela ne fait du bien ni à vous, ni à eux.


50 Nuances de Black Panther

Depuis que je vais au cinéma, c’est à dire depuis pas très longtemps (Canal Olympia est la seule salle au Togo et elle a ouvert il y a pas longtemps), je me suis, pour la première fois, endormi en pleine projection. Pourquoi ? parce que Black Panther était un ratage, une daube, la bérézina des blockbusters de chez Marvel.

Le scénario pue le déjà vu à plein-nez. Il a un arrière-goût de réchauffé des années 90. Allez, on va dire genre la foutue fresque familiale où le fils, prince de son état remplace son père mort, et tout de suite après apparaît un autre mec (lointain cousin à l’africaine) qui convoite le trône. Il construit un stratagème trop prévisible pour conquérir le trône en tuant le prince ! Sauf que le prince il meurt pas ! On le retrouve quelque part dans la neige comme Jon Snow ressuscité dans Game of Thrones, et on le ramène reconquérir le trône avec l’aide de sa soeur, de sa mère et de Lupita Nyongo aussi mais bon, ça, on s’en fout encore plus.

Les répliques ? Trop prévisibles ! Même ma grand-mère au village aurait pu écrire les dialogues… à part celles de Klaue, un personnage qui paraissait être le méchant à la base, mais qui s’est fait sauter le caisson par le putschiste de Wakanda (enfin si vous arrivez à subir le film, vous verrez).

Les thèmes abordés sont tout aussi habituels et sans grand intérêt. Si les producteurs de chez Marvel doivent prendre le malin plaisir de nous raconter l’histoire d’un pays qui a des ressources minières convoitées par toute la planète et qui se défend de laisser les étrangers s’en accaparer… Franchement ils n’y vont pas de main morte sur la caricature. Sauf que ça ne fait marrer personne. A côté de ça, les autres sujets comme la question des réfugiés ou encore l’amour qui se concrétise à la fin laisse tout aussi indifférent.

La bande-son est peut-être la seule bonne note du film. Tout le reste est lassant, bruyant, soporifique et aseptisé.

Mais alors, qu’en est-il des scènes d’action, puisqu’il s’agit de super-héros ? Là encore c’est du déjà vu. On a peut-être même vu mieux ailleurs dans d’autres productions sur les Avengers. A la limite ça sent la paresse des mecs de la production qui se sont levés un matin et se sont dits : bon, on reprend la même recette et, paresseusement, on l’adapte à la sauce africaine (tenues africaines, brousses africaines, absence d’infrastructures, animaux exotiques, et même des clichés comme des enlèvements de jeunes filles à la Boko Haram). Comme ça, tous les noirs se reconnaissent dans ce héros et ça va cartonner.

Eh bien, messieurs, à moi on ne la fait pas ! Le manque d’imagination dans lequel baigne l’histoire du Wakanda et de son Black Panther (qui tient plus du dieu Egyptien Anubis) montre qu’on n’a pas voulu se donner du mal pour avoir un bon résultat. On voulait faire une opération marketing.

Quand on y pense ! C’est quoi cette manie de vouloir adapter à chaque fois ces concepts cinématographiques américains à l’Africaine, si ce n’est pour s’ouvrir un nouveau marché de consommateurs. Canal Plus est passé maître en cet art médiocre, adaptant pour l’Afrique avec des acteurs africains plusieurs séries à succès en France. Le dernier exemple en date, Un gars une fille, est devenue Chéri Coco sur les chaînes Afrique du Groupe Canal. Je ne regarderai jamais !

Qu’on laisse les africains tourner et réaliser leurs films africains sur les réalités africaines. Après on ira voir les blockbusters occidentaux au cinéma et on s’en délectera. Point n’est besoin de peindre tous ces personnages en noir pour nous revendre le package à la sauce africaine. C’est de mauvais goût, c’est une pâle copie, ça ne sera jamais comme l’original. Je suis sûr que le jour où on me balance un James Bond noir à l’écran, je saute par la fenêtre (je prendrai soin de sauter par la fenêtre du rez-de-chaussée quand même, pour minimiser les risques).

Laissez nous raconter nos propres histoires, laissez-nous les filmer. Quand vous referez vos Avengers, soyez-en rassurés, nous irons quand-même au cinéma les regarder.

Black Panther, c’est, comme l’a dit la revue « Cahiers du cinéma », une bouillie visuelle impensée.

Sinon, bah, moi je retourne dans la salle obscure de Hanoukopé demain regarder Cro Man, pour faire du bien à l’enfant qui est en moi. Si vous aussi vous voulez faire l’enfant… vous savez où vous trouver.


La vie d’ma mère ! je m’ennuie en congés !

Je suis un salaud ! C’est ce que tout le monde sait. Lumineux ? ça, je reconnais que j’ai un mal fou à le prouver !

Depuis deux mois, je suis en congés techniques. C’est à dire que l’entreprise pour laquelle je travaille a décidé de se passer de moi. Parce que je suis trop bon à ce que je fais (à ce qu’il paraît). Tellement bon que de temps en temps, on décide de voir comment ça se passerait sans moi.

Du coup, ça fait deux mois que l’immeuble où se trouve mon bureau ne s’est pas écroulé. J’ai même laissé pousser ma barbe, pour me rapprocher d’une cellule djihadiste et dynamiter une partie du bâtiment, mais que nenni ! Même les frères musulmans ne veulent pas fraterniser avec moi.

Bon ça va ? trop de « je », trop de « de moi » ? Patience ! Plus les préliminaires sont longs, plus la chatte est mouillée non ?

Bah oui, l’histoire de la chatte un jour de pluie ! T’as un arbre, avec sur la même branche, un ver de terre, un oiseau et une chatte. Donc chaîne alimentaire oblige, la chatte attend que l’oiseau bouffe le ver de terre pour qu’elle le dévore à son tour. Donc, l’oiseau prend son temmmmmmps et finit par avaler le ver lentemennnnnnnnnnnt par son beeeeeeeeeec; la chatte saute sur l’oiseau; et pas d’chance, le félin glisse sur la branche humide et tombe dans une flaque d’eau au pied de l’arbre. Moralité de l’histoire : Plus les préliminaires sont longs, plus la chatte est mouillée !

Ok, j’arrête de déconner. Je vis chez mon père et chez ma mère (par de là le fait qu’elle est un peu quand-même sa femme, etc…). c’est la situation peu commode d’un trentenaire qui préfère crécher chez ses parents pour des raisons économiques etc, bref… et parce qu’on est salaud, donc n’ayant aucune prédisposition pour la vie à deux jusqu’à présent, les ex peuvent témoigner…

Donc étant un bon salaud qui travaille trop et qui voit jamais ses parents (pars tôt et reviens tard) jusqu’à ce que je me fasse virer de mon boulot (temporairement j’espère). Je redécouvre le plaisir de vivre avec mes parents. Plaisir ? Non en fait il faut déjà comprendre qui est par exemple ma mère (mon père, lui il a pas le temps, chargé d’affaires trop occupé donc…).

Généalogie !!!

Le père de ma mère était Hitler ! ou hitlérien, sans les fours crématoires et les divisions blindées (sinon je n’existerais pas).

On était dans les années 60. Ma grand-mère suite à une dispute s’était fâchée, avait pris ma mère par la main et l’avait entraînée hors de la maison. Mon grand-père (le fuhrer) se fâcha, les intercepta, fouetta de toute son énergie ma grand-mère (sa nana nazie) et sa fille (ma mère) au ketekou (bâton flexible connu pour son efficacité dans les punitions corporelles d’antan). Il les fit s’agenouiller toutes deux, et leur posa chacune un parpaing (une brique de ciment) dans leurs mains ouvertes, offertes comme recevant les bénédictions du ciel. Elles ont du voir le temps, les anges, les étoiles passer dans cette position servile. Ces punitions doublées de petites tortures familiales répétées ont fini par avoir raison de ma grand-mère (qui a quitté mon grand-père) et ont forgé ma mère qui est devenue une Angela Merkel avec un côté manipulateur à la Olivia Pope. Même quand j’ai vu ma mère pleurer aux obsèques de son père , j’ai trouvé ça suspect. Des larmes sur commandes qui tenaient plus du crocodile que de l’émotion.

Etant un descendant de cette génération de tortionnaires de leurs propres enfants, j’ai donc eu mon lot de punition corporelle et autres tortures affiliées dont je ne piperai mot ici.

Disons que chez nous les salauds, l’amour mère-fils n’est pas ce qui se cultive le mieux : Bonjour, Bonsoir, Au-Revoir, T’as pas encore payé ta part des factures ! …

Bon, vous en savez déjà trop, si je devais vous en dire plus, je devrais envoyer des mecs du service action (activités clandestines, service de cape et d’épée) de la CIA, vous assassiner.

Si jamais il y a des commentaires à cet article incomplet que j’ai écrit par ennui et par oisiveté, et que je ne réponds pas dans les meilleurs délais, sachez qu’un alcool tord-boyau préparé par le sorcier de la tribu aura eu raison de moi; ou que je recherche activement la petite anorexique qui se perd dans mes draps maculés de nos fluides corporels, faut que je la ramène à ses parents ? ou sur le droit chemin ?

Que voulez-vous, les congés, c’est pour ne rien faire sauf ce dont on a envie. Par exemple, Si je ne vivais pas avec mes parents dans leur maison, je vivrai nu chez moi.

 


Elles disent : Mixité du genre dans les cadres de décision ?

A l’Assemblée Nationale, au gouvernement, dans les conseils d’administration, elles mandent, demandent, réclament, invoquent la MIXITE du genre. Ô hommes ! si vous ignorez ce qu’est la mixité par les temps qui courent, vous êtes coupables d’hérésies anti-émancipation, condamnables et inflammables sur le bûcher qu’allumera l’inquisition de ces dames. Car voici, les femmes veulent par la mixité du genre, occuper le même nombre de sièges que leurs pairs hommes au parlement, disputer la parité en nombre de Ministre au gouvernement, être représentées en nombre égal au conseil d’administration des grandes entreprises.

Seulement, cette réclamation ne saurait tenir si elles ne font pas montre d’une certaine efficacité et d’un professionnalisme à toute épreuve. Nous vivons une époque formidable ! Celles où les entreprises, les institutions publiques ou régionales,  les banques, sont des milieux exigeants en terme de compétence et d’expérience. On ne peut pas se permettre de choisir les responsables par favoritisme ou par complaisance. On place les bonnes gens à la bonne place parce qu’ils sont taillés dans un bois d’où suinte un certain nombre de qualités et de disponibilités.

Il faut éviter ce piège que l’on tend dans nos sociétés africaines. Une instance de décision, ce n’est pas la petite cour où on égrène les chapelets de misère faites aux femmes battues, violées, assassinées; Où les associations de droits de défense des droits de la femme se vautrent dans l’enculage de mouche, ou peignent la girafe en envoyant à la face des hommes, un listing de cas sociaux répertoriés dans des foyers asociaux, avec des statistiques obsolètes. Un poste de manager en entreprise n’est pas fait pour les mères au foyers, avide de fonder une famille, pressées de quitter le bureau à 17h30 pour faire la cuisine à son mari et à ses enfants. L’entreprise ne peut pas évoluer avec des pondeuses, nos instances étatiques ne peuvent pas compter sur elles.

Mesdemoiselles, mesdames, les cadres de décision sont comme des sectes, des sociétés secrètes, où l’on fait abstraction de tout sentiment, et où seul le raisonnement logique compte ! C’est le cercle où des décisions difficiles sont prises tous les jours après examen minutieux de divers paramètres obtenus sur la base d’un travail acharné d’autres cadres qui voulaient mettre toutes les cartes dans la main du leader qui décide. Si vous n’êtes pas prêtes à lire, à comprendre, à examiner, et à peser le pour et le contre dans la solitude de votre bureau, jusqu’à concurrence d’heures tardives, gageant d’une certaine assurance que vous prenez la bonne décision; engageant sur une voie sans retour, toute une institution, une entreprise, un parlement ou un état, alors restez à la maison et faites des enfants.

Qu’on se le tienne pour dit ! l’occidentalisation de nos sociétés transporte aussi son cortège de contre-indications. Les femmes qui veulent décider demain pour nos institutions ne peuvent pas écouter la pression sociale exercée par leur entourage. Cette dernière leur fixe le type de mari à épouser (beau garçon de bonne famille, bonne profession), le nombre d’enfants à avoir. Qu’elles sachent qu’il y a un choix de vie à faire. Leur corps leur appartient, leur sexualité c’est leur affaire et non celle des autres. Quand on veut être leader il faut bien n’en faire qu’à sa tête et s’affirmer au même titre qu’un homme en entreprise en faisant montre d’une certaine performance. La femme qui veut décider demain dans les milieux politiques ou professionnels doit savoir se rendre disponible et incontournable sur un certain nombre de question, et ceci au prix de sa réputation de femme non-mariée. Loin de la léser, cela l’enrichit en termes d’expériences !  Aucune loi n’interdit à une femme d’être célibataire, ou de choisir de ne pas avoir d’enfants. Le taux de croissance de nos populations en Afrique noire inquiètent d’ailleurs les économistes. Si des femmes choisissent de ne pas avoir d’enfant, notre sous-région ne s’en portera que mieux.

Faire le choix entre l’avenir professionnel et la vie de foyer est bien difficile. Mais à un moment donné il faut choisir.

Mais de grâce, ne venez pas crier à la mixité dans les cadres de décision. L’égalité des chances pour les femmes et les hommes aux postes de responsabilités, oui ! Mais en matière de nomination, de promotion et d’avancement dans les entreprises,  aucune faveur ne peut-être accordé à une femme si elle n’a pas fait preuve d’abnégation et d’efficacité professionnelle. Une femme sera « décideur » demain, parce qu’elle s’est rendue disponible quand on avait besoin d’elle; parce que à un moment donné, elle a choisi de faire l’homme comme le ferait un homme.