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De l’autre côté du miroir

Une image, utilisée pour une publicité, que j’ai vu circuler sur les médias sociaux a retenu mon attention.
Elle comportait le commentaire suivant : « You never know the story behind the success. »

Tout le monde souhaite connaître le succès jusqu'à ce que l'on realise les efforts que cela demande vraiment.  (Photo utilisé à partir de Twitter, compte @L0laWilliams)
Tout le monde souhaite connaître le succès jusqu’à ce que l’on réalise les efforts que cela demande vraiment. (Photo utilisée à partir du compte Twitter @L0laWilliams)

 

C’est-à-dire que l’on ne perçoit généralement qu’une partie de la réussite. De manière plus générale, nous avons tendance à filtrer certaines informations et à construire une certaine histoire à partir des éléments que nous avons.

Il nous est tous arrivé un jour ou l’autre de nous faire une idée (amplifiée, fausse ou déformée) de la réalité. Certaines nouvelles nous font d’ailleurs tomber des nues, par exemple lorsqu’un couple se sépare ou encore que l’on découvre une nouvelle facette d’une personne que l’on pensait « bien connaître ».

Quand le jugement prend le dessus

Le jugement fait partie de la nature humaine et il est facile de se faire une idée toute faite très rapidement d’une situation, d’un comportement ou d’une personne. Or, nous oublions très souvent de remettre les choses dans leurs contextes.
Tenter de découvrir « l’envers du décor » permet d’avoir de nouvelles clés et donc de mieux décrypter et comprendre une situation.

Des efforts et non de la chance

Lorsque nous voyons une personne vivre une situation que nous enviions, l’un de nos premiers réflexes est de nous exclamer : Il ou Elle « a de la chance ».
De la chance d’être au soleil, de voyager, d’avoir ce job de rêve, de gagner autant d’argent, de vivre cette idylle …
Le plus souvent, si on creuse un petit peu, que l’on s’intéresse aux efforts fournis par la personne, on se rend compte qu’il ne s’agit pas de chance, mais bien du fruit d’un travail sur le long terme.
Et avant de qualifier une personne de « chanceuse », peut-être devrions-nous réévaluer les efforts et compromis faits par cette personne, réaliser le chemin qu’elle a parcouru et la qualifier de « volontaire, déterminée et courageuse ».

(Crédit : Pixabay)
(Crédit : Pixabay)

 

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La sélection Web de la semaine. Deux émissions ouvertes sur le Monde et des projets pleins d’avenirs :

7 Milliards de Voisins, diffusée sur les ondes de RFI et disponible en podcast. J’ai découvert Emmanuelle Bastide à Dakar et ses émissions m’inspirent très souvent.

– Vous aimez le voyage, les aventures et écouter des histoires d’aventuriers? Rejoignez la communauté d’ Allô la Planète.
Malheureusement l’émission d’Éric Lange n’est plus diffusée sur les ondes de Radio France, mais on peut encore écouter les archives en podcast.

– Pleins de projets positifs et qui ont un impact social à découvrir tous les lundis avec l’infolettre des Suricates


La difficulté du choix

Choisir pour moi, c’est difficile.

Parce que « Choisir c’est renoncer » et parce que j’ai toujours peur de me tromper,
je tente de rester le plus « connectée » à moi-même pour trouver les bonnes réponses. Je fonctionne beaucoup à l’intuition. Ce que ressent vraiment mon corps quand je pense aux solutions A ou B est ce que ma petite voix intérieure me murmure.

Ces dernières années, j’ai fait une succession de choix, mais je devais accepter ou refuser des propositions. C’était donc un peu moins difficile, car il y avait un petit goût d’aventure, d’excitation et d’adrénaline, liée à la rapidité du choix à faire. Je me sentais un peu « aventurière » en prenant ces décisions. Au final, en 8 ans j’ai refusé une seule proposition. Toutes les autres je les acceptées. Dites « défi » et je réponds « accepté »!

Des choix de vie

Et puis au fur et à mesure, j’ai commencé à faire des choix selon ce que je ressentais et en laissant de l’Espace pour des possibilités que l’on ne me proposait pas. C’est-à-dire que je créais de nouvelles solutions.
Cela a commencé une étape à la fois jusqu’à ce que je prenne goût à cette « liberté » de choix, cette liberté d’être « maître de ma vie » en laissant la place à encore plus de possibilités et non juste à des alternatives.

Pour être honnête, cette manière de penser est très nouvelle pour moi et vraiment effrayante.
Mais plusieurs personnes de mon entourage me rappellent souvent que « rien n’est définitif » et que l’on a le droit de se tromper et de changer d’avis!

Et ça, ça m’ouvre encore plus de possibilités 🙂

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Un monde de possibilités et de l’aide pour prendre de grandes décisions avec ces liens 🙂

How to find your Bliss

The Desire Map de Danielle Laporte

 

 

 

 

 


L’étranger

(Photo: Pixabay)
(Photo: Pixabay)

Comment vivre avec le sentiment d’être un « étranger » en permanence ?
Au point de se demander parfois si on ne serait pas, par un magique tour de passe-passe de l’Univers, né(e) dans le mauvais pays ?

 

Je ne me sens jamais autant Française que lorsque je suis hors de l’Hexagone.
Par mes manières, les traditions que je véhicule, certains réflexes que j’ai développés et surtout les valeurs qui me tiennent à coeur.

Et pourtant, dès que j’y suis plus de plusieurs semaines je me sens comme un « extra-terrestre », « hors-norme », « pas dans le moule ». Et clairement, j’ai l’impression de venir d’une autre planète. Par ma manière de penser, les idées que je propose ou encore les enjeux qui me tiennent à coeur.

D’un pays à l’autre

L’accent que j’ai un peu développé lors de mon expérience au Canada laisse penser à mes compatriotes que je ne suis pas des leurs. On me demande régulièrement lors d’une première rencontre « si je suis Canadienne ». Et je réponds toujours que je suis Française et ajoute que lorsque je me rends au Québec, on me fait souvent remarquer mon accent français!

Dans un cas comme l’autre, je deviens donc « l’étrangère » aux yeux de l’autre.

C’est une réalité avec laquelle il faut bien sûr vivre et qu’il faut accepter. Mais aujourd’hui je me demande alors quel est le milieu auquel j’appartiens ? Est-il possible que l’environnement dans lequel je me sens le mieux soit l’Amérique du Nord alors qu’il n’est pas mon « milieu naturel » ?

Comment se sent un enfant né hors du pays d’origine de ses parents et qui y retourne plus tard? Se sent-il apatride ?

C’est en tout cas la façon dont je me sens des fois.

J’ai lu une citation récemment qui me permet d’avancer un chouia dans cette réflexion :

 Quand tu ne sais plus où tu vas, regarde d’où tu viens

A méditer !

 

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La sélection web positive de la semaine 🙂

– Comment différencier une vraie passion d’une fausse ?

Have Fun, fortune and Change the World

Zero to Zen : 4 Weeks to meditation mastery


Quel modèle suivre ?

Tout est partie d’une conversation avec une amie, qui depuis me trotte dans la tête.
Elle m’a demandé si je pouvais accepter le fait que nous « devons tous suivre un modèle » ?

Il est important d'avoir un modèle. Parfois, pour pouvoir aller è contre-courant ...
Il est important d’avoir un modèle. Parfois, pour pouvoir aller à contre-courant …

Que voulait-elle dire ? Je lui ai demandé des précisions.
Un modèle établi par « la société ». Des règles à suivre pour « entrer dans le cadre ».
Par exemple, nous avons évoqué le fait qu’en France , une jeune femme qui a entamé la trentaine devrait sérieusement envisager de devenir maman si ce n’est pas déjà fait. Elle devrait aussi songer à « se poser » et à ne plus « papillonner ».
Ou encore en termes d’emploi, il est mieux vu d’acquérir un certain niveau d’études puis de décrocher un emploi à durée indéterminée, preuve d’une « certaine stabilité, d’une certaine réussite sociale ».

Aller à contre-courant

Lors de cette conversation, je défendais avec ferveur la possibilité de ne pas entrer dans « ce fameux cadre », de faire le choix, qui plus est dans un pays libre, de penser et d’agir « autrement ».

Car, finalement, chacun est en quelque sorte conditionné par le milieu dans lequel il a évolué. Et a donc côtoyé son propre « modèle ».
Une personne née aux Etats-Unis n’aura pas reçu les mêmes codes sociaux qu’une autre personne née en Afrique ou en Asie.

Et c’est alors qu’en voyageant on se rend compte que ce que l’on pensait être une « norme » ne l’est pas ailleurs et que certaines pratiques, habitudes ou traditions ne sont absolument pas acceptées ailleurs. Dans ce cas, je me demande…

Qui détermine ce fameux « modèle » à suivre ?
Qui établit ces Règles ?
Qu’est-ce qui légitime ce qui est « normal » ou ne l’est pas ?
Puisque les codes sociaux varient d’un lieu à l’autre, d’un peuple à l’autre, d’une tradition à l’autre, parfois même dans le même pays ou dans une même culture.

En terminant cette conversation, nous étions d’accord sur le fait que l’important est que chacun soit heureux, quels que soient ses choix de vie.
En ce qui me concerne, je refuse de faire des choix sous la pression de « la société », je défends la libre pensée pour tous, le libre choix dans toutes les sphères de notre vie, ce qui fait la diversité et l’enrichissement des différentes communautés.

Et, je me souviens d’une amie qui me disait souvent  » La Société, c’est qui ? C’est nous tous, et pour commencer c’est Toi et Moi « .

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Je termine avec ma sélection web de la semaine

Les 7 raisons de trouver sa passion : « Réussir sa vie c’est vivre une vie orientée vers un but qui a du sens pour nous.

Peut-on vivre sans stéréotype sur autrui ?

– Le Mooc Devenir Entreprendre du changement, offert par HEC, notamment pour les portraits d’entrepreneurs qui  « changent le monde »


L’International : une expérience de Vie

Voyage
(Photo : Pixabay)

Il y a 7 ans, je n’aurai jamais imaginé avoir vécu un quart de mes expériences.

Tout a commencé, alors que je faisais un stage dans le cadre de mes études et que je ressentais une ambiance maussade autour de moi. Ce stage se déroulait en France, et je ne pouvais pas me résoudre à l’idée de travailler dans une telle ambiance pendant les années à venir. Je ne pouvais pas imaginer que tous les salariés de chaque entreprise soient malheureux, et ce dans le monde entier.

C’est à ce moment là que j’ai choisi d’aller « voir ailleurs » et de réaliser mon stage à l’étranger.
Six mois plus tard, je posais mes valises dans une résidence étudiante de Berlin et j’allais découvrir ce que vivre une expérience à l’international voulait dire.
Et au fil du temps, y devenir accro !

Depuis, j’ai passé 2 autres mois en Allemagne, 5 ans au Canada francophone et anglophone et 6 mois au Sénégal. Toujours avec un projet professionnel et donc avec la volonté d’y vivre et non de visiter le pays en tant que « touriste ». Dans chaque ville, chaque pays où je pose mes valises, je souhaite m’imprégner de la culture, de l’ambiance et comprendre le lieu ( et ses résidents) dans lequel j’évolue.

Sortir de sa zone de confort

Se lancer dans une expérience à l’international, ce n’est pas juste une ligne sur le CV.
C’est une véritable expérience de vie.

Et voilà pourquoi :

  • On développe une capacité de rebondir et d’adaptation. Et ce, toutes les sphères de notre vie. Les choses qui devenaient impossibles ou démesurés auparavant deviennent (presque) des broutilles.
  • On relativise et on révise nos valeurs. Ceci est plus évident lorsque l’on vient d’un pays « riche et de consommation » et que l’on s’imprègne de la culture d’un pays « émergent ». Mais même résider en Amérique du Nord , nous rappelle les avantages des acquis sociaux développés en France.
  • On apprend à se connaître. Sans repères auxquels se rattacher et livrés à nous mêmes, on puise dans des ressources intérieures que l’on ne soupçonnait pas et qui nous font avancer. Bonus : on pourra même les réutiliser plus tard !
  • On vit le choc culturel. Cette expression prend tout son sens et peut se loger dans des choses infines, comme boire un café avec ses collègues ou l’utilisation d’un mot à la place d’un autre.
  • Ces chocs culturels permettent aussi de remettre en question ou de découvrir des valeurs qui nous sont propres et celles sur lesquelles nous ne pouvons transiger. Je me suis par exemple aperçu de certaines de mes valeurs, concernant les relations Hommes-Femmes.
  • On oublie ses préjugés. Vivre dans un autre pays que le sien bouscoule nos préjugés et nous confronte aussi à ceux que les autres ont sur nous ! Et…à en rire!
  • On apprend à se suffire à nous mêmes. Lors d’une telle expérience, on apprend quelquefois à apprivoiser  la Solitude.  Et à développer quelques trucs, notamment contre le « mal du pays ».
  • On découvre une nouvelle communauté. Celle des voyageurs, des nouveaux « citoyens du monde ». Et on rencontre un tas de personnes intéressantes que l’on n’aurait probablement pas rencontré en restant chez soi.
  • Finalement, on ressort de cette expérience grandi et enrichi.

 

Je termine avec ma sélection hebdomadaire de sites internet , qui ont notamment contribué à  alimenter la réflexion de ce billet

Choc culturel et Adaptation : la courbe en U de l’anthropologue Kalervo Oberg

– Le documentaire Le Bonheur au Travail, diffusé sur Arte et qui fait beaucoup jaser

– Un blog pour avancer et trouver sa passion

Et vous, qu’avez-vous retenu de votre expérience à l’étranger ? Ou encore quels sont les éléments qui vous freinent à partir ?

 

 


Profiter d’une période de transition…

Je déteste les Transitions.
Je n’aime pas les « entre-deux ». Cette période où l’on a terminé une étape et que l’on n’est pas encore arrivé à la seconde.
Je trouve ça  long et ennuyeux.
Mon nouveau défi n’a pas encore commencé et l’ancien est déjà fini.
Dans ma vie plutôt active, cette période intermédiaire signifie souvent un « creux » , et surtout pleins de questionnements sur la suite, ce qui rend cette période particulièrement difficile à mes yeux.

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Voici donc les trucs que j’ai développé pour mieux appréhender ma phase de transition durant laquelle j’ai moins de projets, et beaucoup plus de temps libre :

 

  1. Je Profite
    Même si des fois, j’ai le moral dans les chaussettes en me demandant si la prochaine étape va bien avoir lieu, et quand et comment etc etc , je garde une chose en tête. PROFITER de ce que je ne peux pas faire le reste du temps. En l’occurrence cette période de transition me permet de voir des amis, de lire, de sortir…Je considère donc cette phase comme une opportunité.
  2.  J’apprends
    Quoi de mieux que de profiter d’une période creuse pour développer de nouvelles compétences, d’élargir un champ d’intérêt ou d’apprendre une nouvelle langue?
    J’ai récemment découvert les MOOC, qui proposent un large éventail de  cours en ligne gratuits et ouverts à tous. On en trouve en français et en anglais.
    C’est pour moi une merveilleuse façon de découvrir de nouveaux centres d’intérêts et d’apprendre une foule de choses intéressantes. ET en plus c’est gratuit 🙂
  3. Je renoue avec la lecture
    J’ai une liste sans fin de tous ces livres que je voudrais avoir déjà lus. Et en plus avec internet il y a tous ces blogs, ces chroniques, ces articles…Et accessoirement, je me remets à l’écriture 😉
  4. Je reste en mode découverte
    Je tente de garder les yeux grands ouverts à chaque fois que je franchis le seuil de la maison pour redécouvrir mon environnement. Je surveille aussi toutes les activités qui se déroulent autour de moi et auxquels je pourrais participer : expos, inauguration, sorties etc
  5. Je donne un coup de fouet à ma vie sociale
    Or de question de devenir asocial(e) durant cette période. Oui je suis en phase de transition et ce n’est pas grave. C’est donc ce que je réponds aux gens que je ne connais pas encore et qui me posent la question. Et ensuite, on apprend à se connaître. Et pour rencontrer de nouvelles personnes, je participe  à des activités qui correspondent à mes centres d’intérêts.
    On trouve beaucoup de choix dans de nombreuse villes,  notamment sur les réseaux Meet-Up et Internations . Facebook permet aussi de trouver de nombreuses associations ou de réseaux de sorties informelles.
  6. J’aide les autres
    J’ai plus de temps de disponible : pourquoi ne pas aider les organisation qui ont besoin de bras ? Un simple clic sur le net ( ici pour la France) et la liste des associations qui cherchent des bénévoles s’affiche.
  7. Je reste connectée
    Même si je ne suis pas physiquement dehors ou en activité, je reste connectée, surtout via les médias sociaux, pour ne pas perdre le fil et resté au fait de l’actualité.
    Twitter et YouTube deviennent mes nouveaux amis.
  8. Je fais du sport
    Or de question que je reste en mode « pantoufles pyjama à la maison » – j’attends la prochaine étape. No Way ! Non seulement je reste active en sortant mais j’évacue mon stress en faisant du sport. Gratuit et accesible à tous : courir.
    J’en profite aussi pour essayer de nouveaux sports en profitant des offres d’essai.
  9. Je fais enfin ce que j’ai toujours remis à demain
    Et cela commence par du tri. Une transition c’est un passage entre une phase, bientôt ancienne et la surprise de la nouveauté. J’en profite donc pour faire le tri dans mes affaires. Vêtements, bijoux, papiers, amis sur les réseaux sociaux, mise à jour du CV…
    Bref, toutes ces choses que je remets sans cesse à demain car je n’ai pas le temps, je le fais MAINTENANT car après je serai, de nouveau, trop occupée.
  10.  Et…je  lâche prise 
    Cette phase, comme son nom l’indique, est temporaire. Elle va donc avoir une fin. Et quand je serai de nouveau en plein dans un nouveau défi, je repenserai à cette phase pleine de temps libre avec un brin de nostalgie. Donc autant en profiter là, maintenant !

 

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Pour terminer, voici les articles lus cette semaines, particulièrement utiles pour le point 10 :

 


Le syndrome de la page blanche…

Le jour où j’ai reçu un courriel m’informant que j’avais été sélectionnée par Mondoblog, je n’en revenais pas. J’étais folle de joie et surtout, c’était un bon moteur pour, enfin, laisser de côté mes peurs et me lancer dans la rédaction d’un blog. Sauf que… la procrastination a pris le dessus et j’ai tout mis sur « pause ».

(Photo : Flickr)
(Photo : Flickr)

Et pourtant… Les mots valsent dans ma tête. En permanence. Je rencontre quelqu’un, mon cerveau se met en mode « écriture d’un portrait ». Je prends les transports en commun, je rêvasse, je cherche le sommeil… je rédige mentalement ! Mais dès que je m’installe devant mon clavier : RIEN. Les périodes les plus productives que j’ai connues se déroulaient lorsque je me retrouvais seule et que j’avais besoin de balancer mes émotions. Donc, je m’en prenais à mon clavier et ma « feuille blanche » était vite noircie. Puis, la vie sociale a pris le dessus, j’ai partagé mes émotions avec plein de personnes (enfin sélectionnées sur le volet quand même)) et j’ai arrêté d’écrire.

« Le mieux est l’ennemi du bien ».

Et puis y a un autre truc… La raison principale pour laquelle je ne me lance pas. Le perfectionnisme. J’ai une capacité hyper développée à l’auto-jugement. Conclusion : plutôt que de publier quelque chose que je trouve moyen, je ne publie rien. Et c’est comme ça que les jours sont devenus des semaines et les semaines des mois. Heureusement, j’ai décidé de stopper ce cercle vicieux et de reprendre le clavier (et par la même occasion, de devenir un peu plus indulgente avec moi-même.)   Je termine avec ces deux inspirations ( en anglais) qui m’ont aidée cette semaine :

  •  Le message  » Let go of perfectionnism », que j’ai reçu dans le cadre du #ConfidenceCamp donné par WomenWorking. Tous les jours je reçois une citation pour m’aider à aller de l’avant dans mes projets 🙂
  • Le message hebdomadaire de Danielle Laporte qui incite à laisser de côté nos attentes ! Et des attentes, j’en ai souvent ! Et pas toujours vis-à-vis des autres. Souvent, vis-à-vis de moi et de mon travail. Et des attentes auxquelles, forcément, je ne réponds pas suffisamment !

Et dans ce texte, cette gourou du développement personnel explique comment le fait d’avoir beaucoup d’attentes peut devenir nuisible et contre-productif

Cette semaine donc, apprendre à lâcher prise 🙂


Bonne fête à toutes les femmes

 

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La cause des femmes me tient à coeur

En fait, ce qui me tient le plus à cœur c’est la volonté d’encourager toutes ces filles et femmes que je rencontre ou que je côtoie et en qui je vois un fort potentiel, trop souvent sous-exploité.

Et, à mon avis parce qu’elles manquent de confiance en elles.
Je rencontre très souvent des femmes qui doivent faire des choix à court, moyen ou long terme. Elles savent très bien au fond d’elles ce qu’ELLES veulent VRAIMENT. Mais trop souvent, elles prennent une série de décisions qui, à terme, ne leur conviennent pas. Et ce, pour tout un tas de raisons qui émanent, selon moi, de craintes, de peurs.

Il s’agit souvent de peurs irrationnelles, comme la peur du jugement, la peur de l’échec, la peur de la réussite…

J’aimerais réussir à aider le plus grand nombre d’entre elles à faire des choix qui correspondent à ce qu’elles sont vraiment et à ce à quoi elles aspirent, VRAIMENT.

En attendant de trouver « l’idée » pour y arriver, je souhaite une excellente journée à toutes les femmes et que tous leurs vœux se réalisent 🙂

 

Des initiatives à suivre

Au fil de mes recherches sur le web, j’ai découvert quelques initiatives que j’aimerais partager :

 

  • Le projet Follow Her :  5 jeunes femmes, qui s’engagent pour que les nouvelles technologies deviennent vectrices d’une économie inclusive des femmes.

 

  •  Le Women Sensetour : dont l’objectif est de rencontrer, soutenir et (re)valoriser l’image des femmes musulmanes actrices de changement en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles.

 

  • L’association Jjiguene Tech Hub Senegal que j’ai découverte à Dakar et qui agit pour que les jeunes filles et femmes s’investissent dans les nouvelles technologies au Senegal.

 

Développement personnel

Je suis passionnée par le développement personnel mais j’aime que ce soit facile à suivre.

Pour terminer, je vous conseille donc les vidéos ( en anglais seulement) de Marie Forleo qui m’ont beaucoup inspirée ces derniers mois ainsi qu’un site ( toujours en anglais), pleins d’astuces pour aller de l’avant : Women Working

 

Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à commenter .

 

 

 

 


La réalité dans la face

C’était une journée ordinaire, rien d’anormal. Je suis allée chez le tailleur, j’ai pris le taxi, j’ai bu un verre en regardant le coucher du soleil. Déjà, là, j’étais reconnaissante de vivre ce moment pis… la réalité m’a sautée à la face.

Depuis deux mois, j’habite une grande maison, super belle avec plein de gens chouettes. Je peux partager avec toutes ces personnes, je dors dans un lit douillet et des fois je me repose dans le hamac.
Je gamberge souvent dans le hamac ou sur la terrasse d’ailleurs, sur mon avenir, les décisions à prendre, l’argent, etc…

Dans cette maison il y a Coumba, elle fait le ménage ici. Elle est gentille, on l’aime bien, mais elle dit souvent « Les Français ont plein d’argent, nous au Sénégal on n’a rien ». J’ai beau la comprendre, souvent ça m’énerve parce que c’est pas vrai qu’y a pas de pauvreté en France et c’est pas vrai non plus qu’y a pas de riches sénégalais….

Bref, aujourd’hui c’était une journée ordinaire, mais c’était férié. Donc y avait pas de bus, et Comba prend le bus pour rentrer chez elle, alors on l’a raccompagnée, juste parce que j’avais envie de faire un petit tour en voiture.

Sur place, Coumba a insisté pour qu’on aille visiter sa chambre.

On a monté les 5 étages, à pied, sans lumière. Apparemment y a jamais d’électricité. On a dit bonjour aux voisins de palier. On a vu des jeunes femmes seules ou à plusieurs avec des enfants en bas âge.
Elles vivent toutes dans les mêmes conditions que Coumba. Une chambre de moins de 10 m2, avec juste un lit, une armoire, et un meuble dans lequel elle a ses vêtements et sa vaisselle.
Au pied de son lit, y a le réchaud. C’est là qu’elle fait à manger.

Pour se laver ? Une douche commune. Et un seul toilette (turc) pour tout le monde aussi, juste à côté de la chambre de Coumba.
A vue d’oeil, il y a une trentaine de logements dans l’immeuble. J’te parle même pas du bruit, de la salubrité et des odeurs. Et tout ça pour 30 000 CFA par mois (environ 45 €)

Et Coumba ? Elle riait, elle faisait juste rire en voyant nos visages déconfits empreints de compassion.

Nous sommes repartis, on en a discuté.

Je me suis dit que devais arrêter de flipper parce qu’en fait je suis pas mal plus riche que ce que je pense.
Parce que j’ai pas à me demander où je vais dormir ce soir et que je sais que je vais manger à ma faim. Pis aussi parce que j’ai fait des études et que ça en soit c’est déjà un privilège.

Ouai, je sais pas besoin d’aller au bout du monde pour réaliser ça, hein ?

Mais n’empêche ça fait relativiser. Puis je me suis dit que j’allais arrêter de m’énerver quand elle dira que les Français sont plus riches et que j’allais écrire un peu pour partager…

« Alhamdulillah »


S’entourer des bonnes personnes

« Mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e) » est un letimotiv que j’ai entendu toute ma vie et qui, bien sûr, rassure certaines fois. Mais cette expression prend chaque jour un peu plus son sens, surtout depuis que j’ai quitté mon pays d’origine et encore plus ces derniers mois…

Toute personne qui a vécu l’expatriation s’est retrouvée, à un moment ou à un autre, face à de grands moments de solitude. Et ces moments ne sont pas toujours faciles à gérer. On se retrouve loin de sa famille, de ses amis, ces personnes à qui l’on n’a pas besoin de justifier nos comportements et notre caractère, qui nous acceptent tel(le)s que nous sommes.
A l’étranger, on se retrouve souvent sans repères et il est très facile de s’entourer de personnes qui ne nous conviennent pas du tout.

Juste parce que le besoin d’être entouré(e) prend le dessus.

Le besoin d’échanger, de partager, de discuter, de rire, de partager un bon moment, et le besoin d’être entouré(e) prennent quelquefois, ou souvent, le pas sur les personnes que nous choisissons vraiment de fréquenter.

J’aime généralement fréquenter des personnes de tous milieux, de strates sociales, d’origines diverses, cela me procure une richesse d’entendre tous ces parcours, points de vues et réalités parfois proches, souvent complètement différents.
Mais il y a un choix que je fais dans mes relations, c’est celui d’arrêter les relations toxiques, et ce quelles que soient leur nature, et la durée de la fréquentation. A partir du moment où la relation m’apporte plus de négatif que de positif, voire même que cela me nuit, j’arrête.

Il est tentant d’aller boire un verre ou passer un après-midi avec une personne avec qui nous avons plus ou moins d’affinités, ou voire même qui nous tombe sur les nerfs, juste pour ne pas être seul(e).

Je l’ai fait, et j’ai essayé d’approfondir certaines relations aussi parce que je voulais laisser le bénéfice du doute et parce que s’entourer de personnes qui sont susceptibles de nous ressembler lorsque nous sommes sans repères, peut être rassurant.

Puis à force d’être déçue, ou de ne pas me sentir à ma place, j’ai réalisé l’importance, même la nécessité, de ne m’entourer que de personnes avec qui je m’entends vraiment bien et avec qui je partage des choses en toute sincérité.

Sur certains blogs de voyage on peut lire que des mésaventures entre expats ne sont pas rares. Il existe des personnes qui, même sans s’en rendre compte, profiteront des autres, pour ne pas être seul, pour profiter davantages  financiers, bref par bénéfice et non pas sincérité.

Ouvrir ou fermer la porte ?

Une bonne copine dont je venais à peine de faire la connaissance m’a expliquée un jour que certaines fois elle fermait complètement la porte à certaines relations parce qu’elle réalisait depuis le début que cela ne mènerait nulle part.

Je me suis alors demandée si ce n’était pas passer à côté de relations qui pouvaient se développer. Après tout certaines personnes méritent d’être connues.
Au final, je me rends compte que ma première impression ou du moins ce que j’ai ressenti se confirme très souvent.

Même si cela est difficile, je choisis certaines fois la Solitude avec un grand « S » plutôt que de sortir avec des personnes avec qui je n’accroche pas.

Je termine avec ce qui résume, ce que j’ai ressenti durant les dernières semaines :

« Dans la vie, on partage des moments extra-ordinaires avec les mauvaises personnes, des moments ordinaires avec des personnes spéciales …et finalement il y a des moments extra-ordinaires avec des personnes extra-ordinaires….C’est pour ces moments-là que je poursuis mon voyage »


Donner au suivant

Depuis mon arrivée à Dakar, j’ai eu la chance inouïe de rencontrer pleins de personnes différentes qui m’ont accueillie, guidée, épaulée.

Grâce à elles, je me suis sentie entourée.
L
orsque je suis allée me faire vacciner (et oublier que ma maman n’était pas à mes côtés. Oui, un vaccin ça pique!), aller danser la salsa ou encore monter dans les baobabs et partir en Safari.
Mieux encore, je me suis sentie accueillie comme un membre de la famille, considérée, dorlotée, calinée, bref des sentiments essentiels lorsque l’on est déraciné.

Ces personnes m’ont donné, par générosité, juste parce que cela leur faisait plaisir.
Et quand on est à l’étranger l’aide de quelqu’un que l’on ne connait pas, qui plus lorsque c’est un geste spontané, c’est un cadeau en or. Ça nous redonne du baume au cœur, nous colle un sourire sur le visage, nous redonne confiance et foi en l’avenir et en l’être humain.

Mais des fois….je doute

Je suis une personne qui aide aussi souvent son prochain.
Mais Oui, des fois j’ai donné et j’ai été déçue.
Déçue par des égoïstes, par des profiteurs, par des gens pas sympas.
Oui j’ai été frustrée et oui je me suis dit « plus jamais je n’aiderai! »

Est-ce que c’est la solution ? Non.
Et, je trouve cela dommage de tirer de telles conclusions car on est tous différents.

Est-ce que si c’était à refaire, je le referai?  Oui.
Parce que, quelque part j’ai confiance en la nature humaine et quand je vois quelqu’un dans la panade j’ai envie de l’aider, dans la mesure de mes moyens et si je le peux.

Un jour, une de mes amies m’a dit « Moi, je ne redonne pas toujours à la personne qui m’a aidée mais je donne au suivant ».

Alors je continue aujourd’hui mais mes expériences malheureuses m’ont permis d’en retirer quelques bénéfices.

 

  1. Je me fie à mon intuition.

Il y a des personnes très douées pour vous amadouer et quand on se fait franchement avoir, on est en colère et on se dit « plus jamais » et bien sûr qu’il est difficile de cerner une personne lors d’une première rencontre. Mais je crois que l’on a tous un petit radar intérieur. J’essaye de plus en plus de l’écouter et si je ne « sens » pas la personne, même pour une raison infondée j’attends de la connaître un peu plus, avant de lui proposer un milliards de solutions pour l’aider

 2. Mon aide n’est JAMAIS JAMAIS JAMAIS financière.

Matérielle, elle peut l’être. Mais je ne donne JAMAIS d’argent, et surtout pas quand on me le demande. Et je ne parle pas d’un café mais d’un vrai prêt. Si je donne de l’argent, j’ai conscience que cela peut être un don pour l’éternité.

 3. Je donne avec le cœur et sans arrière-pensée

Lorsqu’une personne a des réactions égoïstes qui me déplaisent, des fois je continue quand même de l’aider. Et je me dis que je devrais arrêter parce que ça me ronge.
Mais une amie m’a récemment rappelée que lorsque l’on donne c’est avec le cœur et sans attente. J’y pense à chaque fois que je donne.

Alors, je me demande :  «Ai-je VRAIMENT envie d’aider cette personne ? Ou est-ce par intérêt ou un besoin de reconnaissance» 

Et quand le courant passe immédiatement avec quelqu’un je ne me pose aucune question avant de lui proposer un tuyau. Si mon geste est pur et spontané alors je me lance.

  4. Certaines fois, je me rends à l’évidence.

Des fois on a envie d’aider avec la meilleure intention du monde. On donnerait la terre entière pour arrêter de voir quelqu’un, surtout une personne qui nous est chère, aller mieux. Mais il faut aussi savoir se rendre à l’évidence. Il y a des situations dans lesquelles nous sommes justes impuissants.

 

Aujourd’hui, je suis reconnaissante envers toutes ces personnes qui m’ont ouvert la porte de leur cœur, et je n’ai qu’une seule envie : donner au suivant !


Oui , c’est ma première fois en Afrique

Je l’admets : c’est ma Première fois en Afrique.
Pire, ma première fois dans un pays en voie de développement.

Oh oui, je le reconnais mon expérience en matière de confrontation à la réalité des pays du Sud est encore peu développée.

Oh, c’est vrai les seuls continents sur lesquels j’ai vécu se résument à l’Europe et l’Amérique du Nord.
Pire même; ce sont les mêmes continents dans lesquels j’ai voyage, même en tant que touriste.

Quoi ?
Je n’ai jamais mis les pieds en Haiti, en Thaïlande, allez même pas au Maghreb, destination favorite des Français ou encore à Cuba, ou en République Dominicaine, au moins « dans un tout inclus ».

Ben non. Rien. C’EST MA PREMIERE FOIS EN AFRIQUE !

Et oui, malgré tout ça j’ose quand même affirmer mon opinion.
J’ose exprimer ce que je ressens ici, mes chocs culturels, les différences, ce qui me plaît, ce qui me déplaît, les irritants du quotidien.

Oui j’ose, comme une petite naïve qui découvre toutes ces réalités pour la première fois.

Doit-on nécessairement avoir visité, oserais-je dire « fait » une dizaine de pays, surtout des pays en voie de développement, des pays « pauvres » pour exprimer son opinion sur cette réalité?

Voyager n’est pas une compétition….

Entre expats, il y a toujours quelqu’un pour argumenter ou rappeler son expérience précédente ailleurs, pour montrer « qu’ailleurs c’est pire » « que lui ou elle a vécu ceci et cela » pour avoir d’autres points de références ».
Et pour finir, par me dire , une pointe de condescendance dans la voix : « Ah oui c’est vrai, c’est ta première fois en Afrique, ta première fois dans un pays en voie de développement. »

Pis ?

Me semble que lorsque l’on voyage, notre première qualité c’est d’être ouvert d’esprit, pas de juger à l’emporte-pièce le nouvel arrivant parce que « c’est sa première fois ».

Me semble que nous pourrions avoir des discussions constructives quand bien même nous avons des différences de points de vues et vivons des réalités différentes.

Me semble qu’avant d’exposer tout notre actif en matière d’expérience à l’étranger on pourrait juste pour commencer par écouter le ressenti et l’expérience de l’autre.

Parce qu’avant d’aller dans tous ces pays, avant d’arriver ici, toi aussi t’as eu ta Première fois et tes premiers chocs.

Et puis, c’est pas ta première fois ici, toi ?

 


Recherche de logement

Il m’arrive quelques petites aventures qui ne me font pas toujours rire sur le coup. Même si je suis certaine que vous, vous, trouverez cela drôle.

 

En pleine recherche d’un logement à Dakar, je visite, dimanche dernier, un appartement que l’on me propose à 175 000CFA par mois.
La visite terminée, je préfère dire non, trouvant les lieux trop exigus pour moi. L’affaire est close.

Deux jours plus tard, on me réfère à un courtier, qui a un appartement à me proposer. On me prévient : « Ce n’est pas très luxueux, mais pas trop cher : 250 000 CFA. »

Je n’ai rien à perdre, je me pointe au rendez-vous.
Mais arrivé au pied de l’immeuble, les lieux me semblent familier….
Et pour cause, je me retrouve à visiter de nouveau l’appartement que j’ai refusé il y a deux jours !

J’enrage et explique au courtier que j’ai déjà refusé le logement et qu’en plus je l’ai refusé à 75 000CFA de moins que ce qu’il me propose.

 

Les visites continuent, rien ne me convient, je change de courtier…

 

L’histoire aurait pu s’arrêter là si je n’avais pas parlé de cet appart au courtier suivant.
Il semble surpris, sort un papier vert de sa poche et me montre la signature du nouveau locataire qui vient de signer pour ce fameux logement.
Je viens de visiter un appart qui était déjà loué depuis 24h, et pour un loyer de…150 000 CFA !

 

Conclusion : Je cherche une coloc’!

 

 


Bienvenue « Chez moi »

Pour ce premier billet et parce que je suis en ce moment en pleine recherche active d’un « chez-moi », j’ai choisi de vous parler du texte grâce auquel ce blog existe.

 

Pour être sélectionnée par Mondoblog, je devais écrire un texte libre dont le thème était “Chez moi c’est…”

Cela m’a fait réfléchir à l’importance d’avoir un « chez soi ».
Je veux parler du lieu dans lequel on se repose, on s’abrite, on se retire du monde extérieur, le lieu dans lequel on se sent bien. Au cours des dix dernières années, j’ai dû me retrouver un « chez moi » à chaque fois que je changeais de ville, de province ou de pays. A chaque fois c’était le même scénario, des visites à n’en plus finir jusqu’à ce que je « sente » le lieu.
Je me souviens d’avoir visité des logements avec des personnes qui ne comprenaient pas ma réticence face à certains lieux. « Voyons, il y a tout ce dont tu as besoin ici, pourquoi tu dis non ? » Je répondais – à haute voix ou en mon fort intérieur- « Je ne le sens pas, c’est tout ».

Pour certaines personnes cette réponse est complétement irrationnelle.
Mais je n’y peux rien c’est comme ça que je vis !

En fait c’est un peu comme une relation avec quelqu’un. Des fois la personne a beau être sympathique, intelligente, gentille, généreuse…malgré toutes ces qualités-là « ca ne clique pas ».

 A chaque nouvel emménagement je ne cherche pas un toit mais bel et bien un « chez moi », un cocon, un lieu de réconfort, une halte.

Un lieu dans lequel j’ai envie de cuisiner, dans lequel prendre une douche et me maquiller vont être mes petits bonheurs de la journée, un salon dans lequel je vais pouvoir bouquiner, pianoter, écouter de la musique RELAXER, parce que je vais m’y sentir bien et enfin une chambre dans laquelle je vais dormir à poings fermés. C’est ça que je cherche. Cela peut sembler bien simple a priori et en même temps recouvre une bonne dose de patience et de persévérance.

Un nouveau départ

J’ai des amies, qui, à peine arrivées dans un lieu, achètent des meubles, des tissus, assortissent, décorent, voir même peignent. Bref, elles s’approprient les lieux et en font un « chez elle ».

D’ailleurs au Québec, l’une des premières choses que l’on fait souvent lorsque l’on arrive dans un nouvel appartement est de repeindre les murs. On « renouvelle les énergies » en quelque sorte.

Une fois engagés, certains couples cherchent un nouvel appartement, une maniàre pour en quelque sorte « repartir à zéro, mais ensemble ».

Besoin de mon cocon

A Dakar, je n’ai pas cherché tout de suite. Je ne voulais pas me lancer dans la course folle de la recherche de logement. Le choc culturel était beaucoup trop intense et me demandait trop d’énergie pour en plus me lancer dans cette folle course.

J’avais dans un premier temps seulement besoin d’un toit au-dessus de la tête tout en étant logée dans un appartement salubre et fonctionnel.

Puis la routine prenant le dessus et les irritants du quotidien avec, j’ai réalisé que j’avais un besoin urgent d’une bulle, d’un cocon. Et je sais pertinemment que cela ne sert à rien que je visite des lieux qui d’avance me conviendront pas. Ce n’est pas juste une histoire de critères, c’est avant tout une histoire de ressenti.

 

 

*****

Pour finir et pour assouvir votre curiosité 😉
Je vous fais partager ce texte que j’ai écrit pour le concours Mondoblog

Chez moi c’est …

Chez moi, c’est l’endroit dans lequel je me sens bien, l’endroit où je vis, l’endroit où je respire. C’est une bulle, un havre de paix, mon refuge, mon intimité. Si je vous ouvre la porte de mon « chez moi », c’est que je vous fais assez confiance pour vous dévoiler qui je suis, avec mes forces, mes faiblesses et tous mes petits secrets.
Chez moi, c’est le lieu où je me cache, où je disparais, où je peux donner libre cours à mes fantaisies, où je fais ce que je veux. Justement parce que c’est chez moi et pas chez quelqu’un d’autre. C’est un lieu où je maîtrise toutes les règles, tous les codes, dans lequel je n’ai pas besoin de me justifier, un espace, un lieu, juste pour moi, qui m’isole du reste du monde.
Chez moi je fais ce que je veux, ou presque, dans la limite du respect de mes voisins. Ici, je peux m’habiller comme je veux, m’asseoir à ma convenance, un jour j’enlève mes chaussures, le lendemain je les garde, à ma guise…
Chez moi, personne ne me dit quoi faire ni comment.
Chez moi, j’écoute la musique que je veux, sans rien imposer à personne, je peux m’avachir dans le canapé, et choisir le programme que je vais regarder à la télé ce soir.

La liberté (presque) absolue, c’est chez moi.

Mais, chez moi, c’est aussi un endroit fermé, en dehors du monde, et donc en dehors de l’autre. Je peux recevoir des invités, mais ça reste ma bulle, mon univers, ma zone de confort. En ce moment je n’ai pas vraiment de chez moi, en fait je le cherche, je le construis à l’intérieur de moi comme un escargot qui porte sa maison sur son dos. A Montréal, j’avais un « chez-moi », ma bulle, mon espace, mon intimité, mon havre de paix où l’on retrouvait ma personnalité partout, de la couleur des murs aux posts-its affichés sur le mur. Puis je l’ai quitté mon chez moi pour aller ailleurs…à Dakar.

Alors aujourd’hui Dakar, est-ce que c’est chez moi ?

Il y a bien un « chez moi », un endroit physique dans lequel je vis, où je me repose en dehors du vacarme quotidien. Mais la ville n’est pas encore mienne. Je ne la connais pas encore dans tous ses recoins, sans parler de tous les codes culturels que je ne maîtrise pas encore.

Même si c’est ICI que j’évolue chaque jour, que je découvre, que je vibre, que je vis, que je rêve, que je tisse des amities.

Un « chez moi » temporaire pour le moment, mais dans lequel il est tout de même important que je me sente bien, pour mon équilibre au quotidien.

Parce qu’un nouveau «chez soi» c’est toujours un nouveau départ, un nouveau lieu où on pose ses bagages, on y fait une halte, on s’y repose, on oublie le reste, on oublie l’extérieur. Mon voyage c’est aussi une manière de trouver mon futur « Chez moi », l’endroit où j’aurais envie de vraiment poser mes valises….

Alors si j’ouvrais un blog ce serait certainement une ouverture sur « mon chez moi »…


Mon blog Africain

Ça y est…je saute le pas.
Il y a quelques semaines j’ai découvert le concours lancé par Mondoblog, et j’ai appliqué la veille de la clôture , en me disant…qu’on verrait bien.
Et surprise, cette semaine j’ai reçu une bonne nouvelle dans ma boite de courriels :  je faisais partie des sélectionnées ! Plus aucune excuse donc pour procrastiner. Je me lance désormais dans la grande aventure du Blog… Vous y trouverez mes rencontres, mes coups de cœur, mes coups de gueule, mes réflexions, mes chocs culturels et mes découvertes…

Bienvenue dans mon monde et bonne lecture !