BA Arouna

El Hadj Thiaw, un polytechnicien qui tutoie les ondes à la Sonatel

“Petit génie”. C’est le sobriquet que lui  avait collé son professeur de philosophie  en classe de Terminale S2 au Lycée  Moderne de Rufisque à l’issue de la  composition du premier semestre. Il  était classé premier. Brillant, bosseur et  peu bavard, Thiaw, comme l’appellent  ses amis, est reçu à l’examen du Bac  avec la mention Assez Bien. C’était en  2005. Le jeune homme venait de réaliser  un parcours sans accident. Enfin !  si.  Après quelques semaines de cours en  Terminale S1 (Sciences Exactes), il a dû  virer à 180 degrés et s’est retrouvé en S2 (Sciences Expérimentales) pour,  dit-on,  “fuir les mathématiques”.

Lire la suite de l’article…


Le nucléaire japonais pour préparer le Bac sénégalais

Dans le cadre de leur préparation à l’examen du Bac, des élèves du Lycée Blaise Diagne à Dakar m’ont demandé de leur concevoir un bon exercice de physique nucléaire qui colle à l’actualité scientifique du moment. Je leur ai proposé celui-ci qui parle de la centrale nucléaire, du tremblement de terre et des tremblements de têtes des japonais. J’ai décidé de le mettre en ligne ici pour en faire profiter à un maximum de candidats.
Exercice
11 mars 2011.  Un violent tremblement de terre vient de frapper le Japon. Un spectacle apocalyptique règne sur les lieux. Des villes sont entièrement détruites. On dénombre des milliers de morts.

Lire la suite de l’article…


Transformer les ordures en électricité au Sénégal

L’électricité et les ordures

Par les temps qui courent, d’aucuns diront que c’est une belle métaphore pour faire allusion aux responsables de la gestion désastreuse du secteur de l’électricité au Sénégal. Ces dirigeants qui, à cause de leur incompétence (ou manque de volonté politique), notre pays est plongé dans un noir tel qu’un chat aurait du mal à y retrouver ses chatons. Ces directeurs qui se sont alternés à la tête de la Senelec (la Société nationale d’électricité) cette décennie sans réussir à nous fournir le courant alternatif de façon continue.

Lire la suite de l’article…


Les raisons de ma censure sur Ruepublique.net


Rue Publique CensureComme on pouvait s’y attendre, l’article “facedakar ou fessedakar” a fait monté El Malick Seck et sa clique sur leurs grands chevaux. Pendant un moment, ils se sont agités de gauche à droite, tels des haricots sauteurs, pour tenter de se venger. Ce n’est pas vraiment une surprise. Tous ceux qui, comme disait Albert Londres, “portent la plume dans la plaie”, sont souvent sujets à des réactions violentes, des tentatives d’intimidation ou de déstabilisation.
Lire la suite de l’article…


Facedakar ou fessedakar ?

Vous vous êtes, sans doute, posés des questions de ce genre après avoir vu les images étonnantes et détonantes publiées sur facedakar, le nouveau site du journaliste El Malick Seck. Un ami m’avait invité à le voir et, honnêtement, j’ai été choqué. Qu’on le dise ou non, le premier site pornographique made in Sénégal s’appelle fessedakar (comment encore?) facedakar.
Pendant longtemps, le patron du site s’est défendu en expliquant : “la porno c’est quand vous voyez un homme et une femme nus qui font l’amour et je ne pense pas qu’on ait déjà montré une image comme çà…”, machin, truc… Et bien !

Lire la suite de l’article…


Erreur mathématique à la RTS1

C’est connu. Au Sénégal, il y a des journalistes spécialisés dans différents domaines : la politique, le sport, l’économie, la culture… Mais jusqu’à présent, on ne trouve pas de journalistes scientifiques dans le pays. Et la conséquence de cet état de fait, c’est que les radios et télévisions multiplient les erreurs et additionnent les bourdes quand il leur arrive de parler science. La dernière en date s’est passée hier à télévision nationale (RTS1). Lire la suite de l’article…


Centrale nucléaire au Sénégal : Retour sur une chimère de Wade

Centrale nucléaireLa crise énergétique est toujours là, lancinante comme une maladie incurable. Depuis plus de dix ans, les coupures intermittentes d’électricité hantent le quotidien des sénégalais. La population en souffre, leurs matériels bousillés, leur travail ralenti. La Senelec (Société Nationale d’Electricité) nous électrocute avec des factures de plus en plus salées. « Les sénégalais sont fatigués » comme disait le défunt juge Kéba Mbaye.Dans le but de solutionner ce problème récurrent, le président WADE, avec ’’sa grande vision’’ et ses ‘’idées qui jaillissent chaque minute’’, nous avait annoncé, il y a un an, un super projet : une centrale nucléaire. Lire la suite de l’article…


Mer, terre et commentaires

Nous sommes à Malika, commune d’arrondissement située à près de 25 kilomètres de Dakar, sur la bande côtière du littoral nord. Dans cette localité faisant frontière avec l’Océan Atlantique, mer et terre suscitent un faisceau de commentaires.

En effet, jamais des habitations n’y avaient, d’aussi près, tutoyé les eaux marines. Et comme vous le voyez sur la photo ci-dessus, les dégâts engendrés par cette situation sont inquiétants. Les bâtisses s’effondrent comme des châteaux de cartes. Il y a juste quelques mois, c’est le campement « Casa Di Ibrahima » qui perdait son mur de protection. Auparavant, le campement « Timtimol » avait subit le même sort.

Ces problèmes environnementaux sont liés, entre autres, à deux phénomènes difficilement maitrisables au Sénégal :

L’extraction du sable marin

Chaque jour, des centaines de camions sont présents sur les carrières de Malika pour desservir toutes les localités environnantes. Dans les parcelles assainies de Keur Massar, par exemple, où beaucoup de bâtiments sont constructions, le commerce du sable y est très lucratif. Cette activité fait vivre des milliers de familles dans la banlieue et les jeunes n’entendent pas cesser ce travail qui leur rapporte gros.

Certaines autorités vivent également de ce business car chaque camionneur doit verser, quotidiennement, 5000 francs Cfa de taxe au service des mines à l’entrée des carrières et 1000 francs Cfa à la police avant de pouvoir exploiter le sable marin.

L’avancée de la mer

Ce phénomène accentué par l’extraction du sable sur la plage est surtout causé par le réchauffement climatique qui touche la planète entière. Dans un article intitulé « L’arctique sans glace !» publié par l’Agence Science-Presse du Canada, des scientifiques ont révélé que la banquise arctique va complètement disparaître d’ici à 2040. C’est dire simplement que la fonte des glaciers s’accélère et va, à coup sûr, entrainer l’élévation du niveau de la mer. A Malika, les riverains estiment qu’en l’espace de 5 ans, la mer est montée de 200 mètres.

Mais comme « on arrête pas la mer avec ses bras », les autorités doivent absolument mettre un terme à un autre phénomène encore plus dangereux : la construction d’habitations sur les rivages de la mer. Jusqu’à présent, des lotissements sont entrain d’être élaborés à moins de 100 mètres de l’Océan. Pire, certains propriétaires ont déjà commencé à construire leurs parcelles. Si rien n’est fait pour stopper ces constructions, Malika risque de subir, dans les années à venir, une catastrophe écologique sans précédent.

Arouna BA


Mer, terre et commentaires

Maison sur le sableNous sommes à Malika, commune d’arrondissement située à près de 25 kilomètres de Dakar, sur la bande côtière du littoral nord. Dans cette localité faisant frontière avec l’Océan Atlantique, mer et terre suscitent un faisceau de commentaires.
En effet, jamais des habitations n’y avaient, d’aussi près, tutoyé les eaux marines. Et comme vous le voyez sur la photo ci-dessus, les dégâts engendrés par cette situation sont inquiétants. Les bâtisses s’effondrent comme des châteaux de cartes. Il y a juste quelques mois, c’est le campement « Casa Di Ibrahima » qui perdait son mur de protection. Auparavant, le campement « Timtimol » avait subit le même sort. Lire la suite de l’article…


Sénégal: Entre hors tension et surtension

Faut-il le dire ou le taire? Il vaut mieux l’écrire : la Senelec nous emmerde. Le mot est, peut-être, un peu fort, c’est vrai. Mais c’est exactement ce que pensent les habitants de la banlieue dakaroise en général et ceux de Keur Massar en particulier. On a presque envie de dire que la Senelec est l’entreprise la plus nulle du Sénégal. Pourquoi? Vous le savez sans doute.

Depuis plus de 10 ans, les coupures d’électricité hantent le quotidien des sénégalais. Non seulement la Senelec (la Société nationale d’électricité) est incapable de nous fournir en continu le courant alternatif, mais elle continue de nous électrocuter avec des factures salées.

Coupure toutes les 3 heures en banlieue.

Reprenons le cas de Keur Massar (Commune d’arrondissement située à 22km de Dakar) et prenons des dates et des exemples concrets.

Ces deux dernières semaines (06 au 17 décembre) ont été particulièrement électriques (au propre comme au figuré) pour la population. On a assisté à des coupures de courant chaque jour, tous les jours, jour après jour. Des coupures qui qui peuvent durer jusqu’à plus de 9 tours d’horloge. Quelque fois, c’est un phénomène écœurant qui se produit :

Le 09 décembre, par exemple, entre 8h et 23h GMT, c’est-à-dire 14 heures de temps, le courant a pu disparaitre et réapparaitre exactement 5 fois (sans exagérer), soit une coupure toutes les 3 heures. Des délestages qui ont duré entre 45 à 60 minutes. Ce qui poussa un gérant de cyber à lâcher sa petite bombe : « Wa Senelec ay kouti lègn rek ». (Ndle : « Les responsables de la Senelec ne sont que des chiots»). Ce cri du cœur se comprend aisément.

Les coupures bloquent le travail et entrainent un manque à gagner énorme. Les menuisiers métalliques font la sieste toute la journée dans leurs ateliers pour rentrer bredouille le soir. Les tailleurs se tournent les pouces constamment devant leurs machines à coudre. Les (mondo)blogueurs poireautent, des heures durant, dans les cybercafés, avec des va-et-vient incessants, avant de pouvoir saisir et publier leurs articles. Certains cybercafés qui sont équipés de groupes électrogènes sont obligés d’augmenter les tarifs de la connexion. D’autres préfèrent tout simplement fermer au risque de voir leurs ordinateurs complètement détruits. (la plupart ne sont pa séquipés d’onduleurs)

Surtension

Le phénomène de surtension consécutif à cette cascade de coupure a fini de bousiller nombre de matériels électroménagers. De quoi s’agit-il d’ailleurs?

On parle de surtension ou survoltage quand un appareil reçoit une tension supérieure à la normale. En effet, pour bien fonctionner, un appareil électrique doit être alimenter sous une certaine tension. Pour certains, elle tourne autour de 220 volts. Malheureusement, quand le courant revient après une coupure, la tension aux bornes des prises de courant dans les maisons peut grimper, par endroit, jusqu’à plus de 300 volts avant de se stabiliser à 220 volts comme en temps normal. Ce qui détruit complètement tous les appareils branchés au secteur. Après la fête de Tabaski, par exemple, beaucoup de ménages n’ont pas pu conserver leur viande qui a fini par pourrir faute de réfrigérateurs fonctionnels. Tout cela à causede la Senelec et ses dirigeants.

Bon sang! C’est quoi le véritable problème cette malheureuse entreprise? Des ennuis financiers?  Des soucis de combustible? Ou alors le problème est lié à des autorités tordues, aux discours tordants qui pillent et gaspillent l’argent que l’Etat y injecte?

En vérité, le vrai problème de la Senelec reste encore « une énigme enveloppée dans un mystère le tout enfoui dans un secret » comme disait l’autre. Chaque année, on nous sort un nouvel alibi. Quand est-ce qu’ils vont cesser de nous prendre pour des canards?

Arouna BA


Barbarie estudiantine: Les polytechniciens à l’œuvre

L’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar (ESP) est réputée être un établissement d’excellence, stable, sans beaucoup de remous où règne une discipline de rigueur. Mais, depuis prêt d’une semaine, les polymachins, (comment encore?) les polytechniciens sont en train de démontrer l’exact contraire. Ils se sont illustrés dans une vive altercation entre-eux dans l’enceinte de l’école.

Public contre Privé

Les élèves de la formation publique et ceux de la partie privée se regardent, depuis quelques jours, en (polytechni)chiens de faïence. Protestant contre l’instauration, en parallèle, d’une formation payante (privée) pour la délivrance du Diplôme Universitaire de Technologie (DUT), les premiers avaient commencé par bloquer, chaque matin, toutes les portes d’entrée de l’ESP, empêchant systématiquement les seconds d’accéder à l’école. Cette situation ne pouvant pas durer, des échauffourées ont éclaté entre-eux, ce vendredi matin, jusqu’à faire intervenir les forces de l’ordre qui ont fini par semer un parfait désordre sur les lieux. Jets de pierre par ci, grenades lacrymogène par là, du feu un peu partout, de la fumée dans l’air… Bref, un spectacle étonnant et détonant qui a littéralement défiguré l’établissement. Ce lundi matin également, les policiers sont encore intervenus avec leurs lacrymogènes.

Un combat perdu d’avance(?)

Peut-on, aujourd’hui, empêcher à une école d’ingénieurs de trouver d’autres moyens de financement comme la création de formations payantes¿ C’est connu, l’enseignement des sciences et de la technologie coûte très cher et les budgets alloués par nos États sont loin de couvrir tous les besoins. Dans ce contexte, privatiser une partie des enseignements semble être une bonne alternative. Une formation scientifique de qualité demande, à coût sûr, beaucoup de moyens. N’est-ce pas que la plus prestigieuse université du monde, la Harvard University aux USA, est une institution entièrement privée où le coût des études gravite autour des 25 millions de francs CFA par an?

Le vrai combat, n’est-il pas d’exiger simplement que les pensionnaires du public et ceux du privé ne subissent pas un traitement à géométrie variable? Qu’ils soient soumis aux mêmes conditions d’évaluation et aux mêmes épreuves d’examen?

En tout cas, il est regrettable de voir des élèves-techniciens et ingénieurs de l’ESP s’affronter de la sorte. Ce sont les actes de barbarie de ce genre qui ont fini par ternir l’image des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop. L’ESP est en train d’emprunter cette mauvaise voie et c’est dommage. «S’affronter, c’est être front à front, c’est-à-dire intelligence à intelligence, et non force contre force.» disait un grand penseur.

Arouna BA