ArT Mel

Les plus belles chansons d’amour made in Burundi

Au départ, quand j’ai commencé à travailler sur cette playlist, je n’étais pas sûr d’aller jusqu’au bout. Je me disais qu’une love playlist 100 % made in Burundi c’est-à-dire sans Whitney Houston, Céline Dion, Mariah Carey et consorts, ce ne serait pas vraiment intéressant. Puis j’ai commencé à faire mes devoirs, à savoir écouter de grands classiques signés Canco  Amissi, NiKki, Dave, Matata et compagnie (ouais je sais, j’ai un boulot de rêve) et tout à coup je me suis rendu compte à quel point notre culture est riche. On a tous déjà entendu ces titres au moins une fois, mais a-t-on vraiment pris le temps de les écouter, de les décrypter, d’admirer la beauté et la poésie qui se cachent derrière chaque phrase, chaque mot, a-t-on vraiment pris le temps de lire entre les lignes ? Ces titres qu’on aime appeler Tumarane Irungu ou encore Zimwe 17 h Imbere yuko Dessin animé Itangura muri RTNB, font partie de notre patrimoine culturel et il faut le préserver.

Je vous présente alors l’ultime love playlist made in Burundi.

Lorsqu’on est amoureux, on passe par un certain nombre d’étapes, du célibat au divorce en passant par le coup de foudre, la première dispute, la relation à longue distance et même juste l’amour dans la vie de tous les jours. Et croyez-moi les artistes burundais on traité chacune de ces étapes dans leurs œuvres, suivez le guide.

♥ NTACICA NKIRUNGU – Canco Amissi : Dès les premières lignes Canco démystifie le concept de cow-boy solitaire, ça craint d’être célibataire et durant la seconde partie, il nous raconte une histoire, genre Roméo et Juliette l’intrigue shakespearienne en moins. Il reste deux amoureux séparés par la destinée et comme dans tout bon drame (spoiler alerte) ils meurent tous à la fin… A quand une comédie musicale?

♥ INTIMBA YURUKUNDO – Kidum : Kidum nous raconte son coup de foudre, vous savez ce moment ou deux regards se rencontrent et n’arrivent plus à se quitter : les cils ne bougent plus et le cœur juste un instant s’arrête de battre doucement. Puis une larme coule sur la joue, pas parce qu’on est triste, mais parce qu’on vient de réaliser à quel point la vie était triste sans elle…

♥NTUMBAZE KUGOHEKA – Jean-Christophe Matata : Matata est célèbre pour sa façon de se créer un personnage féminin dans ses titres pour parler d’amour (comme dans Kobwa Ndagowe). Ici, il chante : « Wambwiye ngo uzodangira ahari ubwatsi buremvye… », quand on aime on se fait des promesses, on se promet l’éternité ensemble. Quand on aime, parfois on ne trouve pas le sommeil, on a des fourmis dans le ventre… ce sont les symptômes de la maladie d’amour.

♥ YASA NIRIRENGA – Bahaga : Bahaga se remémore une ancienne idylle et chante la beauté de sa bien-aimée, le genre de beauté et de qualité made in Burundi : « Yari umu kirisu, ntiyasiba mu misa… » Très loin d’un Just The Way You Are vous en conviendrez, mais qu’est-ce que cette chanson est efficace …

♥ IHORERE NTUSARARE – JC Matata : l’amour fusionnel
JC Matata est amoureux et fait en sorte que sa bien-aimée ne manque de rien, il la câline, la dorlote bref, il devient hyper possessif, c’est aussi ça l’amour. L’amour, ça rend fou, pas fou genre CRAZY IN LOVE, non fou genre psychopathe… Mais c’est l’Amour et JC Matata arrive à rendre ça mignon

♥ KARIRE – Leonce Ngabo : L’amour avec un grand A, quand Ngabo Leonce est amoureux il écrit une chanson à son amoureuse : « Iyo niriwe ntakubonye amaso acaba umunani/Nkaca mfata inanga nkakuririmba. » Une des plus belles chansons d’amour made in Burundi.

♥ MPOREZA UMWANA – Nikki Dave : Les relations longue distance ne datent pas d’hier. Cette chanson signée NIiki Dave est plus fraîche que jamais, et ce n’est pas Big Fizzo qui nous contredira

♥ HORA MWIZA WANJE – Canco Amissi : Sous ces airs de faux western, Canco délivre un texte poétique plein d’émotion et de métaphores montrant à quel point il tient à sa bien-aimée

♥ MAZA YANZANIYE IHUMURE – Artiste inconnue : Le partage.
Cette ballade dont on ne connait pas l’auteur est célèbre pour son côté mélancolique et son point de vue optimiste. L’auteur remarque combien cette relation apaise son cœur. Bien qu’il ne soit pas riche, il partage le peu qu’il a avec l’être cher, c’est aussi ça l’amour.

♥ EGO CANE -Canco Amissi : Le jour du mariage, on se dit Oui, mais quand on vient de passer quelques décennies ensemble on se dit juste oui ego. Selon Canco Amissi on devrait se dire ego cane. Cette chanson raconte aune old fashion love story. Une fois que la folie des premières années est passée, on apprend à se connaître et après un certain temps Canco constate que sa bien-aimée est: « intore mu ntore, umwiza mu beza, gahimbare kumutima… » Bref, il a fait le bon choix, il est fier de sa bien-aimée et il veut le lui faire savoir… Que c’est beau l’amour…

♥ NINYAGASAMBURA IRAREMA – JC Matata : JC Matata pense être amoureux, tous les signes sont là, mais parfois on aime et on se rend compte que l’autre ne ressent pas la même chose. Le premier couplet capture parfaitement ce moment où on tombe amoureux et le second marque la désillusion. JC se rend compte de son erreur et préfère : « Nzorya Bike ndyame kare… »

♥AMOSOZI YURUKUNDO – Kidum : La fin.
« Uwantwaye Ubusore, Uwankunze mubusaza… » L’amour est complexe et la perte d’un être cher semble insurmontable. Cette chanson nous rappelle que l’amour est plus fort que la mort et aussi que parfois l’amour a des hauts et des bas.


Ingoma, une histoire rock’n’roll

Le tambour burundais vient d’être adopté à l’unanimité par l’Unesco, mais notre chère tambour national n’a pas attendu l’Unesco pour faire la Une de l’actu.

Pas moins de 14 semaines dans le top 40 anglais en 1971, non ce n’est pas un exploit des Beattles ni de David Bowie, mais bel et bien un exploit made in Burundi.

En 1971, 125 000 exemplaires du single Burundi black sont écoulés sur le seul sol britannique. Burundi black est un titre New Wave aux fortes sonorités tribales avec un piano, une guitare, une basse et tenez-vous bien, un enregistrement de nos célèbres Ingoma fait office de percussions. Ce titre est signé par un certain Mike Steiphenson; un saut sur sa page Wikipédia nous apprend que Mike est en fait le pseudo d’un certain Michel Bernholc, un musicien et arrangeur français. Il a travaillé
avec de grandes stars de la chanson française comme Véronique Samson, Françoise Hardy, Michel Sardou entre autres.  (Maintenant ça va mieux j’espère)
Donc en 1971, Michel Bernholc est en tête en Grande-Brretagne  avec son single Burundi black, un plagiat de nos célèbres tambours royaux les INGOMA.
Ecoutez BURUNDI BLACK:

Tout commence en 1967 quand deux anthropologues CHARLES DUVELLES et MICHEL VUYLSTEKE sont en voyage au Burundi pour collecter nos musiques traditionnelles dans un but plus que louable de: « Protection d’un patrimoine culturel immatériel ».
Un An plus tard l’album MUSIQUE DU BURUNDI voit le jour sous le label OCORA (soit l’ Office de Coopération Radiophonique) avec 11 titres dont des morceaux d’INANGA, de FLUTE traditionnelle, d’IKEMBE ou encore d’UMUDURI et pour clore ledit album, un titre intituler ENSEMBLE OF DRUMS qui comme son nom l’indique est en gros un enregistrement de nos célèbres Tambourinaires.

C’est ainsi qu’en 1971 MICHEL BERNHOLC, sans doute à la recherche d’inspiration, tombe sur cet enregistrement de nos chers tambourinaires et s’empare de cet ENSEMBLE OF DRUMS pour en faire la base de son titre BURUNDI BLACK, la suite vous la connaissez déjà; 125 000 disques vendues, BERNHOLC s’approprie tout le crédit et les royalties qui vont avec sûrement et ‘‘s’enrichie’’ ainsi sur le dos de nos pauvres percussionnistes qui n’ont sans doute jamais su qu’ils squattaient le sommet des hit-parade en compagnie de légendes de la musique populaire mondiale et ce, pendant plusieurs semaines.
L’histoire de nos chères tambourinaires ne s’arrête pas là puisqu’en 1975, c’est JONI MITCHEL le célèbre rockeur canadien qui sample cet enregistrement sur son single THE JUNGLE LINE, en versant évidemment des droits d’auteur a BERNHOLC
Dans les années 80 une vague de NEW TRIBALISM, comme le surnomme le NEW YORK TIMES a l’époque, envahit l’Angleterre résultat nos célèbres tambourinaires se retrouvent en featuring (Uncredited of Course) sur plusieurs titres dont ROCKET de DEF LEPPARD, ZIMBO de ECHO & The BUNNY MEN ou encore 59 CHRYSTIE STREET des BEASTIE BOYS.
Des groupes de punk tels que BOW WOW WOW ou encore ADAM & THE ANTS font de nos percussions leurs marques de fabrique, voire C30 C60 C90 Go et I WANT CANDY qui ne sont rien d’autre que des versions retravaillé et alternatif du style des INGOMA.
Cet ainsi que sans le savoir de simple tambourinaires MADE IN BURUNDI ont avec un simple enregistrement influencés et lancé un mouvement Pop/Rock sans bouger de leur bled.


Burundi : un long chemin vers la paix

Depuis fin décembre je suis en Afrique du Sud. Depuis que je suis ici, à Johannesburg, j’ai eu largement le temps de visiter la ville pour vous dire que Joburg est l’une des plus belles villes d’Afrique, si bien sûr on aime les gratte-ciel, les larges autoroutes en bonne état et les panneaux publicitaires un peu partout.

Une des plus belles villes d’Afrique ! Cette affirmation est à prendre avec des pincettes, venant de moi, puisque la seule comparaison que j’ai c’est Bujumbura.

Bujumbura, ma ville natale ma hometown comme le dise si bien les Anglais… Qu’est-ce que tu me parais bien petite tout d’un coup!!

Si je vous parle de Johannesburg ce n’est pas juste pour me moquer de my home sweet home, je vous en parle parce que je viens de regarder Mandela : un long chemin vers la liberté (Mandela :long walk to freedom)un film de Justin Chadwick, sorti en 2013 qui est une adaptation de l’autobiographie Un long chemin vers la liberté(Long Walk to Freedom, 1994) de Nelson Mandela, racontant son enfance, sa carrière politique, ses luttes anti-apartheid et ses années de prison.

Après avoir vu ce film j’ai voulu tout savoir sur l’Afrique du Sud et sur cette période noire (sarcasme) de son histoire. Mon pays, comme chaque fois avec l’ approche des élections, traverse une période de tension qui commence à atteindre des proportions inquiétantes.

N’étant qu’un simple citoyen et rien qu’un observateur, certes concerné mais certainement pas « spécialiste » de la question, je vais vous donner mon avis d’amateur sur la question sous forme d’une analyse croisée avec ce fameux film sur la vie de Mandela.

Dans Mandela : long walk to freedom, on a une vision certes fictionnelle de la situation sud-africainede l’époque, mais une situation qui tout de même s’inspire d’une histoire vraie.

Durant les premières années de son combat, « Madiba » opte pour ce qu’on pourrait appeler  « a non-violent fight », mais c’est après le massacre de Shaperville qui coûte la vie à plusieurs milliers de personne que Mandela et ses potes de l’ANC, décide si je peux me permettre l’allégorie, de passer à la vitesse supérieure. Ainsi l’ANC commence à se livrer à des actes de sabotage contre des bâtiments officiels, des actes qui vaudront à Mandela une condamnation d’une peine de réclusion à perpétuité.

Il passera finalement comme vous le savez déjà (ou pas) 27 longues années en prison. Quand il sort c’est un homme âgé, qui a passé 27 ans de sa vie à méditer sur sa vie, sur la vie en générale et le futur de son pays en particulier.

Quand MADIBA sort de prison, la rage gronde dans les rues, les altercations entre policiers/militaires armés et manifestants sont quasiment quotidiennes et font des milliers de victimes.

Avec la libération de Mandela  les populations dans les townships espèrent obtenir vengeance contre toutes les exactions qu’elles ont subies.

Une Allocution télévisée de MANDELA clarifie bien les choses et remet les points sur les « i »:

«…There Is Only One Way Forward, And That Is PEACE… » Il continue dans cette allocution en disant: « I am Your leader and As Long As I Am your leader, I’m going to give you leadership… ». Il leur rappelle qu’ils lui ont pris 27 ans de sa vie mais qu’il leur a pardonné et en tant que leur leader, il demande à son peuple de laisser la voie des urnes décider.

 

Mandela House

 

Actuellement, au Burundi, nous traversons une situation pareille à bien des égards. Nos leaders politiques semblent aveuglés, certains par le pouvoir et d’autre par sa recherche qu’ils en viennent à oublier que leurs actes font des victimes collatéraux. De pauvres innocents qui veulent juste pouvoir se lever chaque matin et sortir dans la rue, aller au champ/travail sans avoir peur de se retrouver dans les griffes de milices armées ou embarqués et emprisonnés à perpétuité.

Chers compatriotes, chers citoyens et très chers leaders, le chemin de la violence est un cul de sac qu’on a déjà emprunté.

Ne faisons pas la même erreur deux fois. Je ne vais pas vous apprendre votre métier et vous dire quoi faire, après tout je ne suis qu’un simple blogueur, un blogueur culturel de surcroit. Mais, de grâce, ne jouez pas avec les vies de nos frères et sœurs, montrez-vous digne des responsabilités que nous vous avons donné, ne laissez pas le pouvoir vous monter à la tête. Et chers concitoyens, chers jeunes ne vous laissez pas manipuler et berner, vous valez bien mieux que ça.

 

Rappellez-vous « There is only one way FORWARD and that is PEACE »

 

ArT, un citoyen qui croit encore en son pays.  #InBurundiWeTrust


Made by women : ArT, la musique et les femmes…

« La Femme », Oui La Femme, Les Femmes ces êtres doux et forts à la fois. Filles, sœur, épouse, mère; Corneille chantait :

‘‘…Si c’est vrai qu’elles nous pardonnent tout
Si c’est vrai qu’elles nous aiment malgré tout
Si c’est vrai qu’elles donnent aux hommes le jour
Moi je dis, que le bon Dieu est une femme…’’

Sans pour autant être féministe, ce qui admettons-le serait presque hérétique pour un homme disons juste que la FEMME est la mère de l’humanité et en tant que telle on lui doit tous notre R.E.S.P.E.C.T comme le dirait notre sœur Franklin Aretha.

 

Je viens d’une famille pas vraiment mélomane, je n’ai vraiment pas hérité, d’une culture musicale. Mes parents ne m’ont jamais emmené dans  les concerts, festivals ou autre spectacles. C’est bien plus tard que j’ai commencé à m’intéresser à la musique.

En 1996, tout juste âgé de 7 ans, à l’époque la Macarena battait son plein et Mariah Carey dominait avec son One sweet day, je continuais à mener une existence insouciante et crédule loin des tracas du HOT 100 et autre TOP 50. Mais mon destin était sur le point de prendre un virage à 360 degrés.

Ce virage se présenta sous les traits d’une jeune adolescente qui vint s’installer chez nous avec son walkman et son petit carnet rempli de paroles des chansons d’Hélène Rollès et de Whitney Houston. En fait, cette jeune adolescente était ma tante et à ce moment-là, la série Hélène et les garçons cartonnait à la télévision nationale (RTNB) et elle était fan de The Voice pas l’émission, non l’autre (Whitney).

Voilà comment se présenta mon premier contact avec le monde de la musique. Hélène et Whitney, la glace et le feu ; la variété française et la pop/soul américaine s’entrechoquent à l’autre bout de la planète dans une petite ville d’Afrique et dans la petite tête d’un petit Burundais.

Puis petit à petit la variété française d’Hélène Rollès fit place au Raï de Khaled (Aïcha fut un énorme succès à Buja), au rap de MC Solaar, Doc Gynéco et autre Yannick Noah et la pop/soul de Whitney fit place au rhythm’n’blues de TLC, Ginuwine et Boyz II Men, au hip-hop de Coolio et 2 PAC, au rock de Bryan Adams (une voisine m’a fait découvrir Please forgive me sur sa radiocassette et depuis c’est l’une de mes chansons préférées).

Après ce premier contact avec la musique j’ai connu ce que j’appellerais (entre guillemets), « ma période de révolte contre le bon goût » puisque je suis devenu, après avoir vu la vidéo de Don’t let me be the last to know, un fan inconditionnel de Ms Britney Spears Comprenez-moi, qu’elle était jolie à l’époque!! Si vous saviez combien je me sens léger maintenant que j’ai confessé mon ancienne idylle avec Britney B*tch.

Allez trêve de plaisanterie et de papotage, allons droit au but. Si vous avez bien suivi les précédentes lignes, vous avez sans doute remarqué (ou pas) que toutes les personnes qui m’ont initié à la musique sont des FEMMES et aujourd’hui, j’ai décidé de leur rendre un grand hommage avec cette playlist qui leur est spécialement dédiée à toutes.

MADE IN BURUNDI est un blog musical qui a Le Rythme dans la peau et le Burundi dans le sang. On vous a donc concocté une playlist spéciale de 10 morceaux, On retrouve ainsi la femme dirigeante de Beyoncé, la femme forte des Blue 3, sans oublier la Girl On Fire d’Alicia Keys et un Top 5 des meilleurs morceaux Made In Burundi

 

Et comme dirait un vieil ami : « Place au Jeu !!» dans notre cas ce serait plutôt « Place au Rythme ». Mais bon on s’en balance alors, Place à la musique voici Notre WOMEN’S DAY PLAYLIST :

10. Run The World (Girls) by Beyoncé : Et ben juste pour entamer les hostilités, Beyoncé tient à remettre les points sur les « i » en
répondant à la simple question « Who Run The World? »

9. I’m every Woman by Whitney Houston: Que serait une playlist sans
« The Voice »? a mon humble avis, cette chanson devrait être l’hymne de toutes les femmes
grâce à des paroles comme : »I’m every woman,It’s all in me/Anything you want done, baby, I’ll do it naturally… »

8. R.E.S.P.E.C.T by Aretha Franklin : Les grandes voix se suivent, mais
ne se ressemblent pas et Aretha nous rappelle que les femmes méritent
notre R.E.S.P.E.C.T

7. Woman’s Worth by Alicia Keys: « You could buy me diamonds/
You could buy me pearls/Take me on a cruise around the world/Baby you
know I’m worth it… » C’est clair les femmes méritent qu’on leur achète
des diamants et qu’on les emmène faire le tour du monde, elles le valent bien !!!

6. Makes Me Proud by DRAKE ft Nicki Minaj : Au départ je voulais faire
une playlist pour les femmes et par les femmes, mais cette chanson m’a
vite fait changer d’avis, Drake et Minaj ici ne vantent plus les formes des femmes mais plutôt : « Running on a treadmill and only
eating salad Sounds so smart/like you graduated college/Like you went to Yale, but you probably went to Harvard… » Bref, ils louent les femmes instruites et qui ont de l’avenir. « I’m so I’m so I’m so I’m so I’m so proud of You…»

5. Strong Woman by Blue 3: Tout est dans le titre, les Ougandaises de
Blue 3 célèbrent les femmes fortes dans cet hymne aux airs féministes.

4. Man I Feel Like A Woman by Shania Twain: Eh benh!! Shania Twain, elle, s’organise une petite fête entre copines ET a décidé de sortir et de s’amuser car pour elle: »The best thing about being a woman /Is the prerogative to have a little fun… »

3. Girl On Fire by Alicia Keys : Tout est dans la vidéo, Miss Swiz
Beatz célèbre la femme ménagère capable de ranger une chambre d’enfant
en claquant des doigts, de faire le repas et tout cela en talons aiguilles

’’…She is just a girl and She Is on fire…’’

2. Independent Women by Destiny’s Child : « The shoes on my feet, I’ve
bought it/The clothes I’m wearing, I’ve bought it… » et plus tard les
3 copines enchaînent : » The house I live in, I’ve bought it/The car I’m
driving, I’ve bought it/I depend on me, I depend on me/All the women
who are independent/Throw your hands up at me… »Allez les filles
rejoignez la #TeamIndependentWomen

1. Strength Of A Woman by Shaggy: Vous vous imaginez sans doute:
» Tu as le culot de faire d’une chanson chantée par un homme, Numéro #1 d’une playlist pour les femmes?? » et je vais juste pour ma défense vous dire que pour moi Shaggy c’est Shaggy, c’est un  « Homme à femmes » et toutes les femmes l’aiment et c’est un peu leur chouchou et quand le chouchou des femmes chante une chanson pour les femmes je pense que ce serait un cadeau pour les femmes de faire de cette chanson numéro #1 (Vous inquiétez pas si vous n’avez rien compris, je sais pas moi non plus ce que je raconte;) ) Bref dans Streng th of a Woman, Shaggy utilise les mots les plus justes pour définir les femmes : » So amazing how this world was made, I wonder if GOD is a woman…  »
Maintenant vous comprenez pourquoi cette chanson devez être number #1?

Bonus : MADE IN BURUNDI

Au Burundi les chansons sur les femmes sont souvent des hommages aux mères, c’est normal, elles sont nos héroïnes:

1. MAMA by KADJA NIN : Cette chanson se passe de tout commentaire. Kadja Nini, invite sa mère a se reposer, désormais elle va prendre soin d’elle.

2. MUVYEYI WA JEWE by BAHAGA : BAHAGA quitte le foyer familial et dit au revoir a sa mère le tout sur un beat pop qui rappelle un peu Michael Jackson et ce break avec un saxophone rappelle que cette chanson date des années 80

3. MUVYEYI by JOHN CHRIS : Tout le monde connaît le célèbre: » Poussez, Poussez, Relâchez » durant l’accouchement. John Chris en fait un tube populaire.

4. KIRA MAMA by Emelance Emy ft SHAZY KOOL : Emelance Emy va rendre visite a une jeune mère et la félicite en lui disant que désormais elle a quelqu’un qui l’aidera dans les tâches ménagères.

5. MON AMIE D’ENFANCE by HOLY VOICES ft CYNTHIA : Cette voix et cette histoire… Mon Dieu

6. MAWE WAMVYAYE by INCONNU : Cette chanson raconte le plaisir et toute la fierté d’un enfant quand il rencontre sa mère


Bienvenue dans mon Paradis …

Samedi 11h, doucement je me remets d’une nuit agitée; faut dire que je me suis couché un peu tard ou tôt -ceci dépendra de votre point de vue- soit vers 4h du matin et ce, à cause du dernier épisode de la troisième saison de SCANDAL qui m’a juste plombée le morale.

Bref, doucement j’ouvre une paupière puis l’autre (Ouais, je sais, vous vous demandez sans doute comment j’arrive à faire ça) et me voilà enfin debout prêt à entamer la journée sur les chapeaux de roues.

Comme chaque matin, avant de prendre le petit déjeuner (à 11h ! C’est carrément autre chose et on est d’accord), en bon bloggeur que je suis, je jette un petit coup d’œil sur mes flux rss pour savoir si la planète people ne s’est pas embrasée durant mon sommeil. Ce matin, j’apprend que c’est la guerre entre LADY GAGA et sa maison de disque, CHRIS BROWN a pour la énième fois échappé, in extremis, à la case prison (il a de très bons avocats), le gars qui joue MICHAEL SCOFFIELD (WENTWORTH MILLER) dans PRISON BREAK a fait son coming out, TIMBER de PITBULL et KE$HA cartonne sur le Hot 100 de même que le dernier album de BEYONCE.

Pour faire court, pas vraiment grand-chose de pertinent, bien que la nouvelle de MICHAEL SCOFFIELD pourrait générer de nombreux clic et briser le cœur de nombreuses fans de l’acteur, Bwahahaha !!! (Quoi ? mon rire machiavélique ne vous fait pas peur ?). Finalement je décide de pas rapporter la news.

Par contre j’apprends qu’un DJ vient de publier un remix  de BLOW  extrait du dernier album de la MRS CARTER et vu que je suis un fan inconditionnel (c’est un secret pour personne), je dois absolument écouter le titre.

Alors direction youtube pour trouver le lien et ensuite convertir la vidéo en mp3 pour ensuite pouvoir la télécharger et l’écouter et tout ça grâce à mon TECNO P5 (un peu de pub n’a jamais fait de mal à personne). 10 minutes plus tard, je branche mes écouteurs, je cherche le son dans les plus de 2000 autres chansons dans ma bibliothèque (si j’avais autant de livres, je ferais sûrement moins de faute d’orthographe), j’écoute la chanson et c’est sans surprise une tuerie.

A ce moment je me rends compte qu’il y a une dizaine d’autres chansons que j’ai téléchargées mais que je n’ai pas encore eu le temps d’écouter, notamment le titre NIRVANA de SAM SMITH. Alors que j’allais appuyer sur Play, je reçois un coup de fil d’un ami qui m’informe qu’on vient de lui donner la seconde saison de HOMELAND et veut effectuer un échange avec le film LES PROFS, une comédie loufoque dont je lui ai parlé. On se donne Rendez-vous vers 16h00 pour effectuer l’échange. Je coupe la communication, je peux enfin savourer le titre de SAM SMITH et je me demande comment j’ai pu survivre tout ce temps sans ce morceau puisque le titre est tout simplement divin.

Il est presque midi et la je décide carrément de sauter le petit déjeuner. Un petit coup d’œil sur facebook pour passer le temps 0 notification, 0 demande d’amis !! Je me sens complètement abattu et dégoutté par la vie (Pourquoi on me déteeeeeste ?? Ekaaaa) et pendant une seconde, pour la nième fois, l’idée de quitter le réseau social frôle mon esprit mais  je reçois 1 message et je me précipite pour lire le message. En fait, c’est un ami qui m’envoi un lien pour télécharger le dernier single d’un artiste local, la personne (je ne vais pas dire son nom) voudrait que je fasse la revue du morceau sur mon blog. Allez hop ! je clic sur le lien directement et commence à télécharger le son. A 99% de l’avancement du téléchargement la connexion se coupe, en fait j’ai plus de crédit. Aaaarrrrghh !!! Maintenant je déteste la chanson avant même de l’avoir écoutée et d’ ailleurs je ne ferais plus la revue du morceau. Je ne veux plus en entendre parler (J’ai littéralement envie de m’arracher les cheveux).

 

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>>Avance rapide>>

18h00 mon ami débarque à la maison avec 2 heures de retard (Amasaha y’abarundi), il me passe la série et moi le film et 5 autres films soit dit en passant… son téléphone sonne et je kiffe la sonnerie (c’est AZOMBER’IGITUTU des REDEMPTION VOICE), j’active la fonction Bluetooth de mon  téléphone pour qu’il m’envoi la chanson. Je lui demande où il a bien pu la trouvée , il me répond qu’il ne sait plus mais et il pense que c’est un ami Dj qui la lui a filée…

Bref bienvenue dans le Paradis des Pirates…

Si vous avez bien suivi, durant cette journée, je me suis rendu coupable, un peu malgré moi, de plusieurs délits à l’encontre des droits d’auteur mais je compte expliquer mes actes.

Chez nous, on connait i-tunes mais personnes dans mon entourage n’a jamais dépensé un centime pour s’offrir le dernier single de BRUNO MARS et encore moins l’excellent Album 21 d’ADELE (Qui pourtant est un succès mondial, nous dit-on…). Par contre tout le monde connait au moins trois titres dudit album (minimum Someone Like You). Aussi i-tunes, Amazon et les autres plateformes de téléchargement légal ne sont pas fonctionnels chez nous, c’est tout.

Chez nous, il y a pas de disquaire ni aucun autre moyen légal de se procurer de la musique.  Certes il y a des studios (des centaines) mais ils ne collaborent pas avec les maisons de disques, grandes ou petites. La preuve : avec 2000FBU environ 1 euro, je donne ma carte mémoire de 2GB ou mon CD à un DJ et il me la rempli avec une sélection de plus d’une centaine de chansons de KOOL & THE GANG à JEAN-JACQUES GOLDMAN en passant par du KOFFI OLOMIDE, du JAY-Z, du LADY GAGA et même et surtout notre bonne vieille variété nationale.

 

Côté CINEMA c’est encore pire puisque chez nous les films ne sortent pas officiellement en salle de Cinema. D’ailleurs notre unique salle de CINEMA a, depuis plus d’un an, le film CELLULAR (2004) de JASON STATHAM et KIM BASINGER à l’affiche (je pense qu’ils ont finis par oublier cette Affiche). Ceci étant, bien que je ne sache pas à quoi ressemble la 3D (vous savez les lunettes et tout), j’ai déjà vu le film AVATAR, IRON MAN, AVENGERS tous les blockbusters. Je peux même me vanter d’avoir regardé le film PITCH PERFECT genre 6 mois avant qu’il soit disponible en salle en France (hic !).

Alors BIENVENUE au Paradis des Pirates, Chez nous on n’est même pas des pirates, on ne fait que se servir. Et d’ailleurs, au Burundi, la loi sur le droit d’auteur semble en suspens et comme les gens dans la rue le disent si souvent on a des problèmes plus sérieux qu’ABASANI (les chanteurs)…

Trêves de Plaisanteries on devrait prendre au sérieux le métier des artistes comme l’a dit une fois le metteur en scène BARTABAS : ‘‘ Un artiste n’est pas un ouvrier du divertissement qui compte ses heures, il se consume au feu de sa passion ’’. Alors mes chers amis, bien que ce soit dur, soutenons nos artistes en achetant légalement leurs œuvres pour éviter qu’ils ne se consument et ne finissent par abandonner leur savoir-faire …

 

SO WELCOME, We Are #MadeInBurundi and #InArtWeTrust

 

Mais en attendant quelqu’un pourrait me passer THE WOLF OF WALLSTREET de MARTIN SCORSESE avec LEONARDO DICAPRIO ? O_O Quoi!!