Atman BOUBA

Journée mondiale des sourds 2019 : une célébration réussie pour Douriyath DANSOU

La semaine du 23 au 28 septembre est consacrée à la langue des signes. Cette célébration est couronnée par la journée mondiale des sourds le 28 septembre 2019. Cette année, Douriyath Dansou a initié une série d’activités pour renforcer les capacités des jeunes élèves sourds du CPA des sourds-muets d’Akogbato.

Reconnue en 1959 par les Nations Unies, la journée mondiale des sourds est une initiative qui a vu le jour afin de faire découvrir la culture sourde et la langue des signes.

En Afrique, les sourds sont confrontés à d’énormes défis liés à leur intégration socio-professionnelle. Chez nous au Bénin, la surdité est même liée à une malédiction divine sur les parents. Cette ignorance suscite la honte chez certains parents d’enfants sourds qui vont même parfois jusqu’à éviter d’exposer leurs enfants. La surdité n’est ni une punition ni une malédiction divine. Tout comme vous et nous, les sourds sont des humains et doivent être aussi considérés comme citoyens à part entière a déclaré Douriyath Dansou.

JMS 2019: un satisfecit pour Douriyath Dansou

En cette journée mondiale des sourds, l’Ensemble Artistique et Culturel Aza a célébré cette édition 2019 avec les sourds du collège professionnel et d’apprentissage des sourds-muets d’Akogbato. Dans la semaine du 23 au 28 septembre 2019, semaine dédiée à la langue des signes, une campagne digitale a été lancée sur différents supports afin de sensibiliser sur la surdité et l’insertion socio-professionnelle des sourds.

Ces derniers ont par ailleurs pris part à une séance d’orientation sur les opportunités des jeunes disponibles à l’ambassade des USA près le Bénin et ont adhéré à la bibliothèque Kennedy King.

Pour célébrer la journée mondiale des sourds, l’ensemble artistique et culturel a initié une série d’ateliers sur la protection de l’environnement avec Anas Seko de Pression Ecologique, la motivation personnelle avec Alex Balogun, le leadership avec Barkatou Sabi Boun, l’hygiène corporelle et menstruelle avec le médecin Isaac Houngnigbe et Franz Okey qui a insisté sur les aptitudes citoyennes à adopter malgré sa surdité. Une séance riche en échanges et interprétée en langues des signes avec brio par Carène Noukonnou.

Sylvanus Lalèyè, directeur du CPA des sourds-muets d’Akogbato n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance à l’équipe pour le choix porté sur son centre. Pour lui, cette célébration est un satisfécit total.

Les sourds sont des humains avec des facteurs et potentiels très développés. Ils ont besoin de s’intégrer dans la société et ont les mêmes droits que nous, conclu Douriyath Dansou très satisfaite de cette réussite.


Trois innovations numériques pour révolutionner la gestion des avocats

Les avocats béninois disposent désormais depuis ce jeudi 12 septembre d’outils numériques qui révolutionnent leurs habitudes. BaroStrat, E-avocat et Baromaître sont trois innovations électroniques qui vienne révolutionner la gestion des avocats au barreau du Bénin.

A l’ère du numérique où nous sommes et avec l’évolution de la e-administation au Bénin, la profession de l’avocat se doit d’être aussi redynamisée. Les difficultés liées à la gestion du dossier pour les avocats perdus dans leurs paperasses a conduit à la conception de solutions électroniques BaroStrat, E-avocat et Baromaître.

E-avocat, Baromaître, BaroStrat: un soulagement pour les avocats

E-avocat est une plateforme web qui permet à chaque avocat de gérer les dossiers de ses clients. Cette plateforme permet aux avocats de mieux gérer leur portefeuille clientèle ainsi que leurs dossiers juridiques. Les clients pourront désormais suivre l’état d’avancement de leurs dossiers en justice, les litiges et autres sans toutefois avoir besoin de se déplacer vers un quelconque cabinet. Cela étant, c’est un véritable soulagement pour les avocats et les clients souvent contraints entre les engagements et les disponibilités des uns et des autres.

Baromaître, conçu par IrokoLab est une application mobile de type réseau social qui offre des services de communication et de discussion instantanée entre avocats africains. En plus d’être un outil de référence aux services des avocats, Baromaître est un outil capable d’aider ces derniers à bâtir une confraternité solide, une intégration professionnelle réelle et une justice efficace en Afrique.

Quant à BaroStrat, bien qu’étant aussi une application de discussion instantanée entre avocats, accorde la possibilité aux avocats d’aménager et de planifier leurs agendas et leurs rendez-vous. L’innovation avec cette application, c’est qu’elle dispose d’une bibliothèque juridique numérique dont les lois, et des supports de formation qui permet aux avocats de disposer de toutes les ressources nécessaires et indispensables à leur profession.


Des législatives inclusives pour la démocratie béninoise

Vingt-neuf ans après son instauration avec la Conférence des forces vives de la Nation, la démocratie béninoise est sous la menace pesante d’un coup d’Etat constitutionnel.

Le Nouveau départ : une rupture avec la démocratie

Installé suite à la présidentielle de mars 2016, le régime du nouveau départ* ne cesse de révéler son mépris à l’égard de la démocratie béninoise, jusque-là modèle dans la sous-région.
En février 1990, la Conférence des forces vives de la Nation jetait les bases du renouveau démocratique avec pour fondements le pluralisme politique, la liberté d’expression, le droit de manifestation et de revendication, etc. Mais, 29 ans après, les acquis de cette historique conférence s’érodent sous le joug du nouveau départ. De la restriction de la liberté d’expression, des manifestations en passant par le retrait du droit de grève, et l’absence de l’opposition aux législatives de 2019, la démocratie béninoise s’étouffe.
Le droit de vote, le multipartisme intégral, le pluralisme démocratique et les élections libres et démocratiques sont des éléments indissociables dans une démocratie. Cependant, le régime du nouveau départ s’obstine à tenir les élections législatives de 2019 sans l’opposition. Assurer la bonne marche du processus démocratique ainsi que la sauvegarde de ses acquis dans un désert de compétences (pour citer le chef de l’état), le régime de la rupture rompt la tradition démocratique avec des élections législatives monocolores. Depuis son avènement, il s’agit des premières élections à l’ère du nouveau départ lesquelles rompent avec la démocratie.
En effet, seuls deux partis politiques tous les deux de la mouvance ont vu leurs dossiers de candidatures validés par la Commission électorale. Les partis de l’opposition ont quant à eux vu leur dossier de candidature rejeté soit pour défaut de document manquants soit pour défaut certificat de conformité. Il faut souligner qu’en plein processus électoral, la Cour s’est substituée au législateur en instaurant la présentation d’un certificat de conformité aux partis politiques. Pourtant, ce certificat est absent dans la loi n°2018-31 du 9 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin ainsi que dans la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin préalablement voté par le législateur et certifié conforme à la constitution par la Cour constitutionnelle elle-même et dont les décisions sont sans recours.
Dans cette situation, le président n’a manifesté aucune volonté politique pour permettre aux partis de l’opposition de se présenter en vue de l’organisation d’élections inclusives. Lors de sa sortie médiatique du 11 avril 2019, il a confié que prendre une ordonnance en vue de modifier le processus électoral serait un coup d’Etat contre la démocratie béninoise. Sauf que ce coup d’Etat contre la démocratie de notre pays est en cours depuis l’avènement du nouveau départ et ces élections législatives de 2019 n’en sont qu’une révélation.

Ce qui se joue en ce moment, c’est le destin de notre pays.


La situation que traverse notre cher pays le Bénin ne saurait laisser quiconque dans l’indifférence. Ceci va bien au-delà de l’intérêt personnel. Il est question de l’intérêt supérieur de la Nation et des acquis démocratiques chèrement acquis par nos parents à la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990. Ces acquis démocratiques qui constituent aujourd’hui le fondement de notre démocratie sont mis à rude épreuve. Pour la première fois à l’ère du Renouveau démocratique, le Bénin est sous la menace pesante d’un holdup up électoral avec l’absence des partis de l’opposition aux législatives de 2019. Pouvoir au peuple est un principe fondamental de la démocratie qui ne doit en aucun cas être remis en cause. Mais aller à des élections législatives sans les partis politiques de l’opposition c’est aller à la ruine de notre démocratie.
Essayons de réaliser à quel point c’est dangereux pour nous citoyens, jeunes et pour le Bénin que le régime au pouvoir ait la majorité absolue des députés au parlement. Toutes les lois, toutes les décisions passeront désormais sans aucune inquiétude et le peuple aura perdu son droit à la parole et donc sa légitimité.
#PourLaDemocratieBeninoise, il nous faut des législatives inclusives.

*Slogan de l’actuel président béninois, Patrice Talon.

Édit : les élections législatives béninoises ont bien eu lieu dimanche 28 avril, malgré un fort taux d’abstention. Depuis, l’opposition demande l’arrêt du processus électoral


Voici pourquoi le Bénin ne va jamais à la coupe du monde de football

Depuis le 14 juin 2018, le monde entier vibre au rythme de la coupe du monde de football qui se tient en Russie. A cette grande messe du football qui réunit les nations, le Bénin n’a jamais pu réussir à se présenter à une phase finale. Aujourd’hui, nous vous présentons la véritable raison qui justifie l’absence du Bénin à la coupe du monde de football.

Créée en 1928 sous l’impulsion du président de la FIFA d’alors Jules Rimet, la Coupe du monde de football est la grande messe du football mondial qui se tient tous les quatre ans. Depuis sa création, le Bénin n’a jamais pu réussir à se présenter à une phase finale de cette grande messe du football.

Écusson de la fédération béninoise de football

La raison de cette brillante absence est apportée par un twitto béninois connu sous le nom de Fadil Romxi et très réputé pour son humour légendaire.

Dans notre tradition, un chef ne se déplace pas

Avec un sens de l’humour qui lui est propre, Fadil Romxi répondait à un twitto qui demandait pourquoi le Bénin ne participait jamais à la coupe du monde de football. Dans notre tradition, un chef ne se déplace pas. C’est la réponse que lui a servi Fadil avant de poursuivre qu’on attend donc que la coupe du monde vienne au Bénin. Ce tweet qui enregistre déjà les 1K de retweet a connu l’adhésion de plusieurs internautes béninois qui n’ont pas manqué de saluer la réplique. Pour certains, ce tweet mérite un Oscar.


#Boncitoyen229: La jeunesse de Porto-Novo édifiée sur la citoyenneté numérique

Du 28 au 30 mars 2018, l’initiative Voix et actions citoyennes a édifié la jeunesse de Porto-Novo sur la participation citoyenne à l’ère du numérique. Cette session qui entre dans le cadre de l’initiative #Boncitoyen229 a jeté les bases d’une série d’autres sessions qui se tiendront notamment à Bohicon et à Parakou. Osé Coliko, coordonnateur de l’initiative expose le bien-fondé de ce programme et ses perspectives.

#Boncitoyen229: une initiative pour promouvoir la participation citoyenne à l’ère du numérique

Portée par Voix et actions citoyennes avec l’appui du fonds de soutien aux initiatives de redevabilité lancé par la maison de la société civile et la coopération suisse, l’initiative #Boncitoyen229 a vu le jour suite à deux constats. Pour Osé Coliko coordonnateur de Voix et actions citoyennes, le premier constat est parti du déficit d’information sur les notions et les thématiques de participation citoyenne, de redevabilité et de citoyenneté. En effet, au Bénin, ces thématiques qui sont en vogue de nos jours sont encore peu connu de la jeunesse.

Le second constat porte sur l’utilisation irrationnelle des réseaux sociaux. Beaucoup de jeunes ignorent en effet les opportunités qu’offrent les réseaux sociaux de nos jours surtout dans un environnement purement digital. Sur la toile, il n’est pas rare de voir les jeunes faire usage des réseaux sociaux pour de la diffamation, des invectives et surtout pour manipuler l’information. Les réseaux sociaux sont de puissants outils d’expressions dont la mauvaise utilisation pourrait s’avérer catastrophique pour une démocratie. C’est donc dans la perspective d’inculquer une meilleure utilisation des réseaux sociaux, plus précisément du numérique pour garantir une participation citoyenne et une démocratie participative effectives au Bénin que Voix et actions citoyennes a initié le projet #BonCitoyen229. Cette initiative qui vise à renforcer les capacités des jeunes béninois à mener de façon efficace et efficiente des actions citoyennes à travers le numérique a jeté les bases d’une série d’activité allant dans ce sens. La première qui s’est tenue à Porto-Novo du 28 au 30 mai 2018 a connu la présence effective des 32 participants qui au sortir de la session se sont retrouvés requinqués.

 

Les retombées de cette première session de Porto-Novo

Du 18 au 30 mai 2018, 32 jeunes de Porto-Novo ont été édifiés sur les principes de la citoyenneté, la participation citoyenne dans un environnement numérique et sur la redevabilité. L’initiative a par ailleurs contribué à renforcer leurs compétences sur l’utilisation rationnelle des réseaux sociaux, les techniques de montage et de réalisation vidéo sur mobile.

Photo de famille des participants à la formation #Boncitoyen229 de Porto-Novo. © Voix et actions citoyennes

Constitués en des groupes, les participants ont réfléchi sur des initiatives citoyennes réalistes et réalisables. Ainsi, dans cette pléthore d’idées et d’initiatives, il urge de souligner les trois avec un fort impact.

La première initiative consiste à mettre en place une plateforme web didactique spécifique aux thématiques de citoyenneté, de participation citoyenne et de redevabilité accessible aux jeunes.

La deuxième porte sur la mise en place d’une plateforme de propositions. Cette dernière servira de plateforme participative où la jeunesse aura à faire des propositions pour le développement effectif de leur commune.

La troisième quant à elle, vise à restituer les acquis de cette session auprès d’autres jeunes de la commune. L’idée de dupliquer cette session auprès d’autres jeunes de leurs communes constituent pour les participants leur façon de promouvoir la participation citoyenne.

Au sortir de cette session, les participants n’ont pas manqué de saluer l’initiative. C’est le cas de Olivia Hounhoui qui s’extasie de disposer désormais de toutes les ressources en matières de citoyenneté numérique et de pouvoir animer son compte Twitter. Parallèlement à Olivia, Armel Da Cruz s’engage à devenir un relai pour initier d’autres jeunes à la citoyenneté numérique.

 

Osé Coliko présente l’initiative #BonCitoyen229


#codeenfant229 : une campagne pour vulgariser le code de l’enfant au Bénin

Adoptée le 23 janvier 2015, la loi portant code de l’enfant au Bénin a pour objet la désignation, la protection et les droits de l’enfant. Ce code qui a le mérite de rassembler toutes les dispositions légales sur les droits de l’enfant est malheureusement inconnu et méconnu des populations. C’est donc pour corriger le tir que Esther Djossa administratrice d’action sociale et culturelle et Emmanuel Odilon Koukoubou ont initié la campagne #codeenfant229 pour vulgariser le code l’enfant au Bénin.

Le code de l’enfant: quel état des lieux sur son application?

Le code de l’enfant garantit le droit de l’enfant à l’éducation ainsi que la gratuité des enseignements maternel et primaire. Bien que le Bénin se soit doté d’un code sur la protection de l’enfant, il n’est pas rare de rencontrer des enfants qui, au lieu d’être à l’école abondent les marchés, les rues et les centres d’apprentissage. En effet, selon le code de l’enfant, tout enfant a droit à l’éducation et à la scolarisation. Mais en dépit de ces dispositions du code de l’enfant, certains parents continuent toujours d’évoquer la pauvreté comme prétexte pour ne pas scolariser leurs enfants, a confié Esther Djossa.

Sur son compte Facebook, elle dresse un état des lieux sur l’application du code de l’enfant adopté depuis janvier 2015.

Aujourd’hui ont peut dire que l’Etat béninois a fait des efforts en rendant gratuite l’école maternelle et primaire, toutefois, il reste des efforts de suivi en ce qui concerne l’inscription effective des enfants. Il n’y a pas un mécanisme de suivi rigoureux des familles pour savoir si tous les parents inscrivent ou non leurs enfants à l’école. l’Etat à travers ces institutions, doit trouver un moyen d’obliger les parents à envoyer leurs enfants à l’école puisqu’Il est le  »garant » de l’éducation.

Par ailleurs, ce reportage réalisé par la web tv Etele illustre aussi bien l’état des lieux du code de l’enfant au Bénin.

#codeenfant229 : prélude d’une série de campagne de vulgarisation en langues locales

La vulgarisation du code de l’enfant est une série d’activité qui consiste à publier chaque jour sur les réseaux sociaux un article de ce code à travers #codeenfant229. Conscients que les principales cibles et acteurs de cette violation sont les populations des milieux rurales coupées d’Internet et des réseaux sociaux, les initiateurs espèrent commencer par les internautes car beaucoup ignorent, selon eux les dispositions du code de l’enfant.

Les réseaux sociaux sont de puissants moyens de communication et les initiateurs espèrent donc à travers ces derniers atteindre un nombre important d’internautes.

 

Pour Esther Djossa, cette campagne entre dans le cadre de son projet pour le Young african leaders initiative (Yali) et qui consiste à vulgariser les différentes lois au Bénin en langues nationales. Ainsi, un appel à contribution est lancé pour la traduction du code de l’enfant dans les langues nationales afin de faire de cette campagne une réussite.

 


Fjcaddl 2017 : La commune d’Avrankou a édifié sa jeunesse sur les principes de la décentralisation et le développement local

Au lendemain de la Conférence des forces vives de la Nation, du 28 février 1990, l’Etat béninois a amorcé son processus de décentralisation. L’un des principes de ce processus est la participation des citoyens à la gestion de leur localité. Malheureusement, cette participation n’est pas effective. C’est donc pour corriger le tir que la commune d’Avrankou a initié le forum des jeunes de la commune sur la décentralisation et le développement local (#fjcaddl2017) dont la première édition s’est tenue ce samedi 16 décembre 2017 à l’hôtel de ville.

Une première dans la commune d’Avrankou

Ce samedi 16 décembre 2017, une cinquantaine de jeunes ressortissants d’Avrankou se sont réunis autour des autorités de la commune pour traiter de la participation des jeunes à la gestion de leur localité. En effet, avec l’appui de la Coopération bénino-allemande et l’Union européenne, la commune d’Avrankou a tenu le pari de réunir la jeunesse autour d’un forum, le #Fjcaddl2017 afin de l’édifier d’une part sur la notion de décentralisation et d’autre part lui présenter le bilan et son plan de développement. Pour une première fois dans la commune d’Avrakou, les autorités communales ont discuté à bâtons rompus avec la jeunesse sur ce qui pouvait être leur rôle dans le processus de développement de la commune.

Ainsi, le Forum jeunes qui a pour ambition d’initier la jeunesse à la décentralisation et à la gouvernance des travaux locale a suscité l’engouement de la jeunesse. Ainsi, à travers le #Fjcaddl2017, les autorités communales ont jeté les bases de la participation citoyenne dans la commune d’Avrankou.

Des recommandations consignées dans une feuille de route

A la fin des échanges avec les élus locaux, la jeunesse a formulé des recommandations pour améliorer sa participation à la gouvernance locale dans la commune d’Avrankou et surtout pour son épanouissement. Ces recommandations sont inscrites dans une feuille de route et entreront en exécution dès 2018. Au nombre des recommandations formulées par la jeunesse, les principales sont entre autres la mise à disposition d’une plateforme d’expression et d’échanges entre la jeunesse et les autorités communales, la mise en place d’un espace publique équipé d’une connexion wifi, la formation de la jeunesse d’Avrankou aux outils du numérique. En tout, la jeunesse d’Avrankou à travers le #Fjcaddl2017 s’est senti impliquée pour une première fois dans la gestion de sa commune. Chacun à son niveau et selon ses compétences a décidé de contribuer au développement de sa commune. Par ailleurs, la commune a fait des progrès notamment sa présence digitale. En effet, il faut souligner la commune d’Avrankou est bien présente sur le digital à travers les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Néanmoins, la mise en ligne d’un site web à travers lequel les autorités seront appelées à rendre des comptes à la jeunesse a été également au cœur des échanges.

La réussite de cette première édition du #Fjcaddl2017 a enchanté les autorités de la commune d’Avrankou qui ont pris l’engagement en rassurant la tenue des autres éditions chaque mois de décembre.

Toutefois, en dépit des satisfactions et des attentes comblées par cette première édition du Forum jeunes de la commune d’Avrankou sur la décentralisation et le développement local, la jeunesse espère que la feuille de route entrera effectivement en exécution en 2018.

 

 


Ecran Bénin : le blog qui veut redonner le goût du cinéma aux béninois

Lorsque l’enfant parût, le cercle de la famille l’accueillit à grands cris. Ce mardi 31 octobre 2017, c’est avec des tweets et des publications sur les réseaux sociaux que la blogosphère béninoise a accueilli le nouveau né, Ecran Benin.

Le cinéma béninois et africain vu depuis le Bénin ou vu par une béninoise est l’initiative de Cornélia Glèlè, une jeune béninoise dynamique, passionnée du cinéma et de la réalisation.
Cornélia a répondu à mes questions, elle raconte ses motivations, le pourquoi d’une telle initiative.

Pourquoi un blog focus cinéma ?

J’ai décidé de lancer un blog cinéma pour deux raisons : la première c’est parce-que j’ai fait des études de journalisme que j’ai combiné à la réalisation documentaire. Je cherchais donc un moyen de fusionner mes deux formations et le blogging est ce que je j’ai trouvé de mieux.

La seconde raison repose sur le fait qu’ici au Bénin, beaucoup de personnes travaillent et gagnent même des prix à l’extérieur mais par faute de communication ils sont sous les boisseaux. Donc j’avais envie de montrer leur talent au monde.

Cornélia Glèlè, initiatrice de ecranbenin.net

En quoi consiste l’initiative ?

Sur ce blog, je parlerai du cinéma africain avec un focus sur le cinéma béninois. J’évoquerai aussi l’actualité du cinéma : les derniers films, les événements cinéma, je ferai connaître les métiers du cinéma et tous ces hommes et femmes qui travaillent pour donner un nom au cinéma béninois et africain.

Alors, quel est l’état des lieux du cinéma béninois ?

Le cinéma béninois en est encore à l’étape embryonnaire. Il y a des réalisateurs qui sont formés et qui ont de belles idées, mais ils sont confrontés à différents problèmes. Trois obstacles  ont été identifiés : le premier porte sur les acteurs de bonnes factures, il n’y a pas beaucoup de pro au Bénin. Le second porte sur le financement des films. Quant au troisième, il consiste en sa distribution. Le Bénin n’a pas de salle de cinéma et les télévisions ne consomment pas vraiment les films produits ici, donc difficile de vendre un film dans un tel environnement ! Toutefois, certains réalisateurs arrivent à se tirer d’affaire et à proposer leurs films dans différents festivals et aux chaines de télévision étrangères.

Comment Ecran Bénin pense-t-il corriger le tir ?

Mon blog a deux cibles : le citoyen lambda et les réalisateurs. Pour ce qui concerne la première cible, je veux leur redonner le goût du cinéma à travers mes articles. Je vais partager mes coups de cœur et recenser les bons plans ciné pour eux. Pour les cinéastes je veux les faire découvrir au grand public à travers des interviews. Pour aller plus loin, je les aiderai à trouver des festivals auxquels ils pourront participer afin de défendre nos couleurs nationales hors du Bénin.

Désormais, la blogosphère béninoise peut se vanter de disposer d’un blog cinéma et ceci grâce à Cornélia Glèlè.
Pour commencer, Cornélia nous embarque dans les salles obscures avec une liste de salles de cinéma à Cotonou !

 


Les blogueurs du Bénin et l’Unicef-Bénin s’engagent contre le mariage des enfants

Le 16 juin de chaque année est célébrée la journée internationale de l’enfant africain. Dans le cadre de la célébration de l’édition de l’année 2017, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance au Bénin (Unicef-Bénin) et l’Association des blogueurs du Bénin (AB-Bénin) ont organisé un tweetchat sur la campagne #ToleranceZerobj pour lutter contre les cas de violence sur les enfants. Parce que chaque enfant a droit à une enfance épanouïe, les internautes ont répondu présents ce lundi 12 juin au tweetchat avec Mme Marie-Consolée Mukagendo, chargée de protection de l’enfant à Unicef-Bénin.

Ce qu’il faut savoir sur la campagne #ToleranceZerobj au mariage des enfants

#ToleranceZerobj est une campagne nationale pour briser le silence sous toutes les formes de violences faites au enfants y compris le mariage forcé des enfants a expliqué Mme Mukagendo.

Durant ce tweetchat, la chargée de protection de l’enfant a édifié les twittos sur les différents types de violences faites sur mineurs, les causes de ces cas de violences, les zones géographiques où les cas de mariage précoce sont préoccupants. Dans sa présentation, Mme Mukangendo a avancé des chiffres très alarmants sur l’état des violences faites aux enfants. Très préoccupés par la thématique, les internautes n’ont pas hésité à faire des propositions à l’institution afin de juguler pour de bon ce phénomène et garantir une enfance épanouie pour chaque enfant.

Ce qu’il faut retenir du tweetchat #TolerenceZerobj au mariage des enfants


La direction générale des médias et l’association des blogueurs du Bénin ont lancé médialogues

Photo de famille avec Mme le ministre Rafiatou Monrou. © Capture

Vendredi 17 mars 2017, l’Infosec de Cotonou a servi de cadre au lancement de l’initiative médialogues. En effet, c’est en présence de la ministre de l’économie numérique Rafiatou Monrou que Expédit Ologou, directeur général des médias et Maurice Thantan président de l’Association des blogueurs du Bénin (AB-Bénin) ont lancé l’initiative médialogues. Cette cérémonie qui a par ailleurs enregistré la présence de Basile Tchibozo du conseil national du patronat de l’audiovisuel (CNPA) et Franck Kpotchémé, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) a réuni plus de soixante-dix professionnels des médias classiques et nouveaux médias.

Rafiatou Monrou, ministre de l’économie numérique et de la communication. ©Capture

Médialogues : de quoi s’agit-il ?

Le bien fondé de médialogues est de servir de plateforme collaborative, d’échanges, de partage de connaissances et de bonnes pratiques entre les professionnels des médias aussi bien traditionnels que nouveaux médias dont les blogueurs est revenu aussi bien dans le discours de la ministre que celui de Maurice Thantan. Cette initiative qui tiendra des activités bimestrielles permettra aux deux acteurs d’apprendre les uns des autres pour une meilleure synergie d’action. A la suite de cet atelier inaugural qui avait pour thème médias classiques, nouveaux médias et au blogging au Bénin : quelles interactions ? sont bien prévus d’autres. Il urge tout de même de préciser que cet atelier inaugural qui sert de prélude à d’autres a connu deux communications. La première communication présentée par Maurice Thantan blogueur et web journaliste portait sur les techniques et les pratiques du blogging. Quant à la seconde communication, elle est présentée par Gérard Guédégbé et portait sur les convergences, les divergences, opportunités et risques du journalisme classique et des nouveaux médias.

Imbroglio autour des notions webactivisme et blogging

Maurice Thantan, président AB-Bénin prononçant son discours. © Capture

Depuis la naissance de l’AB-Bénin et compte tenu de la notoriété qu’elle s’est forgée surtout à travers l’initiative #vote229, on assiste à l’émergence d’une nouvelle classe d’acteurs du web autoproclamés webactivistes. Depuis, ces deux notions parce qu’intervenant sur le web portent à confusion. C’était donc le lieu de clarifier les esprits et de dissiper toute équivoque. En effet, des différences existent entre ces deux notions outre le fait que ces webactivistes déclarent à hue et à dia pouvoir pas disposer d’une déontologie parce qu’étant pas journalistes. Bien sûr, cette assertion provoque un tollé dans la salle et au président de l’AB-Bénin de clarifier.

Médialogues, quelles conclusions ?

Cet atelier inaugural a permis à chaque participant d’en ressortir plus aguerri et de se faire une idée claire et précise de la notion du blogging ainsi que du rôle du blogueur. Ce faisant, des formations, partages de connaissances sont prévus entre ces professionnels des médias. Les journalistes traditionnels seront formés sur l’utilisation des médias sociaux dont le réseau de microblogging Twitter.

Par ailleurs, les journalistes ont compris l’utilité et l’opportunité que constituent pour eux les outils du web 2.0.

Pour les mois à venir, c’est sur “l’usage du réseau Twitter par les journalistes, la gestion de la vidéo en ligne” en passant par “les applications mobiles et extensions Google indispensables pour les journalistes“ que se tiendront les ateliers.

Suivez le film reportage sur l’atelier inaugural de médialogues

 

L’atelier inaugural de médialogues en images


Affaire Zexpress-Soneb-Sbee : l’équipe clarifie et dénonce une diffamation

Zexpress est une application mobile développée par la jeune start-up Mauri services installée en janvier 2016 au Bénin. Cette entreprise de course offre divers services notamment les achats, les livraisons et le paiement des factures aussi bien de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) que de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). Mais à l’orée de cette nouvelle année 2017, deux communiqués sont publiés par la Sbee et la Soneb suite à des sms envoyés par le réseau de téléphonie mobile Moov-Bénin. Dans leurs communiqués, la Soneb et la Sbee mettent en garde contre l’arnaque en traitant la jeune start-up de ‘’grosse manœuvre d’individus en quête du gain facile’’. Dans cette interview, Maxime Adanzounnon, promoteur de la start-up Mauri services clarifie.

En effet, à l’aube de cette année 2017, deux communiqués sont rendus publics  par la Sbee et la Soneb. Ces dernières traitent l’application mobile Zexpress d’une ‘’grosse manœuvre d’individus en quête du gain facile’’ et mettent en garde contre l’arnaque.

Communiqué de la SBEE

 

Communiqué de la SONEB

Ces propos que l’on retrouve plus précisément dans le communiqué de la Sbee sont rejetés par Maxime Adanzounnon, promoteur de la start-up qui dénonce une diffamation et une manipulation de l’opinion publique.

‘’Ce que nous leur reprochons’’

Pour le promoteur, son entreprise est une entreprise légale, sérieuse avec pour credo la qualité des services et la satisfaction de sa clientèle.

Il reproche aux deux sociétés de n’avoir pas procédé aux dialogues et manifesté clairement leur désengagement vis-à-vis de ces sms. Le promoteur assure n’être pas au courant de l’envoi de ces sms et confie que l’initiative provient du réseau de téléphonie mobile Moov-Bénin, son partenaire. Il refuse d’entrer dans les détails concernant les sms en raison du partenariat qui le lie à Moov-Bénin.

De plus, toutes les tentatives d’entrer en contact avec la Soneb et la Sbee pour obtenir des explications sont demeurées sans suite, a-t-il dit.

Maxime Adanzounnon, promoteur de la start-up Mauri Services

Des  recommandations à la Sbee et à la Soneb

A travers cette entrevue, Maxime Adanzounnon ne s’est pas seulement contenté de clarifier l’affaire. Il est allé plus loin en formulant des recommandations à la Sbee et à la Soneb. Au lieu de gaspiller l’argent du contribuable dans de telles absurdités dit-il, ces deux sociétés auraient du songer à ériger un guichet uniquement pour les coursiers de Mauri Services étant donné que nous leur rendons également service en leur facilitant la tâche.

Plateforme de l’application Zexpress

Cependant, cette situation n’émeut point l’ardeur de l’équipe à poursuivre avec dynamisme dans la satisfaction de sa clientèle.

Dans deux ans, la start-up Mauri service qui est à la phase pilote ambitionne passer à huit mille coursiers avec une couverture sous régionale.

C’est quand même bien dommage que de grosses sociétés d’Etat veuillent nuire à une si belle initiative. Fort heureusement, on note dans la journée de ce lundi 16 janvier 2017 où se tenait ledit entretien, le retour de l’application Zexpress dans le Play store.

L’équipe Mauri Services


La représentativité féminine dans les gouvernements du Bénin de 1960 à nos jours

Depuis l’accession du Bénin à la souveraineté internationale sous la dénomination de République du Dahomey le 1er août 1960, les fonctions ministérielles n’ont été assumées uniquement que par les hommes. Les femmes ont été purement et simplement écartées des fonctions gouvernementales et ce pendant près de vingt-huit ans de gouvernance. Mais avec l’avènement du Renouveau démocratique, la représentativité féminine va connaître une évolution fulgurante dans les gouvernements surtout sous la présidence de Boni Yayi. Par ailleurs, l’histoire témoigne du contexte délicat dans lequel se trouvait la République au lendemain de son indépendance.

1960-1988 : cette époque où la femme n’existait pas

Au lendemain de son indépendance, le Bénin plonge dans une instabilité politique fait de putsch. On dénombre en l’espace d’une décennie une douzaine de coup d’Etat dont cinq réussis avec une dizaine de présidents de la République soit six militaires et cinq civils. En effet, c’est dans ce contexte marqué par une instabilité politique que les hommes ont assumé la plénitude des portefeuilles ministériels au détriment des femmes. Malgré les trente-neuf gouvernements (au moins à compter du 29 décembre 1960 au 29 juillet 1988) que le pays a connus, les femmes ont manqué le rendez-vous. Toutefois, il a fallu attendre la période Révolutionnaire avec l’avènement au pouvoir du général Mathieu Kérékou pour voir briser ce tabou.

Karimou Rafiatou, première femme ministre du Bénin

Source: https://fr.africatime.com/
Source: https://fr.africatime.com/

Si le premier contexte fait de coups d’Etat n’était pas propice à l’entrée des femmes dans les différents gouvernements, c’est la période révolutionnaire où la censure et la dictature dictaient leurs lois qui va servir de période charnière à l’entrée des femmes au gouvernement. En effet, venu au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat le 26 octobre 1972, le général Mathieu Kérékou a instauré un régime dictatorial marqué de brimades et de confiscations des droits et libertés fondamentales.

C’est dans ce contexte peu favorable à un tel changement que pour la première fois dans l’histoire du Bénin, une femme accédait à une fonction ministérielle. Rafiatou Karimou faisait son entrée dans le Conseil exécutif national en tant que ministre de la santé publique. Il faut tout de même souligner que cette femme avait longtemps milité pour affirmer les droits des femmes et défendre ceux des hommes au Bénin. Depuis lors, les femmes vont connaître une fulgurante implication dans les différents gouvernements surtout avec l’avènement du président Yayi Boni.

Yayi Boni, record de la représentativité féminine

En effet, avec l’avènement du Renouveau démocratique, le Bénin passe du régime monolithique à une démocratie pluraliste. Dans cette nouvelle ère, la représentativité féminine dans les gouvernements va connaître une évolution significative. Cette évolution qui trouve son fondement dans l’article 26 de la Constitution du 11 décembre 1990 est favorisée par le président Boni Yayi. En dix ans de gestion du pouvoir, Yayi Boni a eu cent-cinquante ministres dont trente-cinq femmes soit une représentation féminine de 23,33%. Il fait mieux que son prédécesseur Mathieu Kérékou qui, quant à lui a eu en dix ans de gestion du pouvoir soixante-sept ministres avec onze femmes soit une représentation féminine de 16,42%.

Le premier président de la République du Bénin, Nicéphore Soglo lui, a connu quarante-trois ministres durant son quinquennat dont six femmes et trente-sept hommes pour une représentation féminine de 13,95%. Par conséquent, Yayi Boni demeure le seul chef d’Etat à avoir sollicité autant de ministres et à la fois autant de femmes dans sa gouvernance même si la première victime de son gouvernement était une femme. Cette dernière sera tout de même remplacée par une autre femme, Evelyne Sossouhounto.

Par ailleurs, les regards sont désormais posés sur la gouvernance du président Patrice Talon qui lui, n’a impliqué que trois femmes dans son premier gouvernement, encore en vigueur à ce jour et qui compte vingt et un ministres avec 14,28%  de représentation féminine.

Une chose est certaine, les femmes sont de plus en plus représentées dans les différents gouvernements de la République du Bénin même si leur participation à ce jour n’est que de 12,64% pour cinquante-trois représentations en cinquante-six années d’indépendance.


Gabon : les alumnis Yali de Dakar donnent de la voix

Depuis quelques jours, l’actualité africaine est faite de la crise post électorale que traverse le Gabon. La victoire fort contestée de Ali Bongo a provoqué le mécontentement au sein du peuple gabonais et soulevé des émeutes. Au quartier général de Jean Ping, des tirs ont éclaté et le chaos s’est installé dans la capitale Libreville.

Face à cette situation morose que traverse le Gabon, les alumnis Yali du centre régional de leadership de Dakar conjuguent leurs plumes pour apporter leur soutien au peuple gabonais.

Les élections sont finies, le peuple gabonais a joué sa partition dans la paix. Maintenant, à vous dirigeants de jouer la vôtre pour le maintien de cette paix. Que l’objectivité prime sur la volonté personnelle. Le peuple que vous aspirez à gouverner a soif de paix. Donc agissez en tenant compte de l’intérêt commun. La paix est l’intérêt capital d’un peuple. La jeunesse africaine réclame la paix au Gabon.

Alladatin Mireize Emenique, Bénin.

Qu’en est-il de ce peuple moribond qui enterre ses fils ?

Qu’en est-il de nous Africains qui voyons nos frères gabonais se faire torturer ?

Les ambitions de deux personnes doivent-elles être plus importantes que le sort de tout un peuple, certainement non. Je suis Sénégalais je suis Yali je suis Africain je suis Gabonais. Libérez nous, nous peuple gabonais, de votre soif de pouvoir. Nous disons non à un Gabon divisé, nous disons non à un Gabon en sang et oui à la démocratie, oui à la solidarité, à la fraternité, à la loyauté. Nous sommes un peuple uni nous chanterons ensemble, nous danserons ensemble, nous pleurerons ensemble, et nous nous battrons ensemble car un jour si nous devons mourir, nous mourons ensemble.

PAIX AU GABON !! PAIX AU GABON !!

Elimane Malick Ndiaye, Sénégal

Peuple frère du Gabon, notre cœur est attristé de te voir succomber dans cette violence destructrice. Nous comprenons ta révolte, mais aucune raison ne saurait justifier la mort et les agressions de tes enfants ! Nous avons et continuons de subir les conséquences de la crise post-électorale. Et nous pouvons le dire, il n’y a rien de positif à cela ! Vous pouvez encore éviter le pire. Ne vous laissez pas emporter dans la violence. Nous vous appelons au choix du dialogue et de la conciliation pacifique.

Ini Honorine, Côte d’Ivoire

Oh peuple Gabonais !!! Que t’est-il arrivé ?

Je suis triste, oui triste parce que quelque part en Afrique encore, un pays sombre. Oh peuple gabonais, mes pensées s’envolent vers toi depuis le Bénin. Oui, je suis Béninois mais je suis aussi Africain et j’ai mal au fond de moi devant tous ces clichés obscurs teintés de massacre qui défilent sous mes yeux humides. Oh peuple gabonais, en cette période de tensions que tu traverses, l’unité nationale doit être ton maître mot. Non pour un Gabon divisé mais oui pour un Gabon uni. Tu pleureras tes fils tombés sous les balles mais tu ne le feras pas seuls, Gabon, nous te soutenons et tu n’es pas seul. Parce que je suis Africain, je veux la paix, rien que la paix pour le Gabon. Oh peuple Gabonais, que la paix soit ce qui guide tes actions car un Gabon libre est d’abord un Gabon paisible.

Atman Bouba, Bénin

Moi, le peuple gabonais qui s’est toujours battu pour la démocratie et la cohésion sociale, je refuse toute instabilité qui remet en cause les acquis démocratiques. Donc chers messieurs Ali Bongo et Jean Ping, revoyez vos copies et reconsidérez le peuple gabonais. Non à la guerre civile et oui à la paix. Je suis Africain du Gabon.

Samba Sylla, Sénégal

Nous ne devons plus jamais accepter que des politiques nous jettent en pâture pour leurs propres intérêts.

Oh peuple gabonais ne vous laissez pas entraîner dans la violence.

Unissez-vous et cultivez la paix !

Linguere Adama Seck, Sénégal

Le Gabon est un et indivisible. Papa Ali Bongo, papa Jean Ping, n’oubliez pas le plus grand héritage que papa Léon Mba et Omar Bongo ont laissé au Gabon : la Paix et rien que la Paix.

Moustapha Diallo, Niger

L’être humain! Nous devons le considérer, le privilégier et le mettre au devant de toute autre considération puisque c’est la meilleure création divine. Donc les frères et sœurs gabonais, pouvez-vous éviter de tomber si bas, dans ce piège dans lequel les hommes politiques vous entraînent ? Regardez tout autour de vous, ce n’est que désolation et tragédie, hier c’était chez vos voisins mais aujourd’hui vous l’importez chez vous. Ne faites pas de votre pays un champ de guerre, parce qu’après une guerre, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu, seulement des pertes en vie humaine, la désolation et la destruction.

Alors, il est encore temps, donnez-vous la main et dépassez cette division imposée et calculée par ces politiciens qui demain, se remettront ensemble pour leurs intérêts égoïstes vous envoyer à la morgue. Prayers for Gabon.

Boukar Mamadou, Tchad

Un mort de plus, un mort de trop. La concertation et le dialogue dans la résolution des crises doivent prendre le dessus sur la violence et le règlement de compte. Je vote pour la paix au Gabon. Une pensée positive pour nos chers frères du Gabon.

Ibrahim Diallo, Guinée

Nous voulons la démocratie. Et nous réclamons la liberté. Mais le combat pour la démocratie en Afrique, doit être le résultat de la lutte des démocrates africains. Et non, l’intrusion d’agents blancs…

Je suis pour la paix au Gabon.

Souleymane Diallo, Sénégal

En ces moments éprouvants que traversent le peuple frère du Gabon, je voudrais exhorter toutes les parties à un dialogue inclusif et positivement fécond pour que règne la paix, seul gage d’une démocratie durable. La paix véritable, nul ne peut l’acheter, mais chacun peut y contribuer en évitant de tenir des discours attentatoires à la tolérance et à la liberté. Le souvenir des conflits armés qu’ont connu certains pays africains ces dernières années doit continuer de nous hanter. Comme le disait Martin Luther King : « il faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons périr ensemble comme des imbéciles. » Le peuple gabonais ne doit pas se laisser transformer en bouclier humain. Il doit se tenir debout comme un seul homme pour dire OUI à la paix et aborder prudemment ce virage délicat de son histoire.

Jean-Marie Dognon, Bénin

L’équation ne dépend plus du sort des urnes, mais dans le choc des pros Bongo et pros Ping. Vous qui avez tant cristallisé les attentions des Gabonais avec le retard sur les résultats, soyez assez responsables pour libérer le navire et ramener le pays dans un climat social apaisé.

Chers frères gabonais, prenez votre avenir en main et faites régner la paix.

Modou Fall, Sénégal

Les voies de l’Éternel sont insondables, les voix du peuple sont souveraines en société. Le peuple a parlé. Il pleure sa souffrance sa misère ses difficultés à l’accès aux soins. Il pleure la justice, Il réclame la paix la tranquillité, l’épanouissement, la sécurité. Peuple Du Gabon, ton appel a été entendu par tes frères et sœurs d’Afrique. Nous te soutenons.

Chers leaders politiques, choisissez la voie du dialogue pour préserver la paix et l’entente, car en réalité le vrai sens de votre combat doit être le salut de peuple et ce peuple en question pleure, écoutez le.

Je suis Ivoirien, je suis Africain et je suis Gabon. Vive la démocratie dans le monde.

Toure Issoumaila, Côte d’Ivoire

Interjection de conscience pour Ali Ben:

Le peuple Gabonais a appelé mon père « papa de la nation » et aujourd’hui la Nation me supplie, genoux quitter le pouvoir avec des rameaux à la main…suis-je le digne fils de mon père??

Gbaguidi Noé Léonard, Sénégal

La souveraineté appartient au peuple, ce peuple qui s’est librement exprimé au suffrage universel. Aux politiques : respectez ce choix et ces vœux de paix exprimés par ce peuple. Aux manifestants : les biens saccagés et les vies humaines perdues n’ébranleront pas ces politiciens. Ils ne méritent pas que vous vous entretuiez, chers frères africains.

Ousmane Ndiaye, Sénégal

Le manque de liberté nous maintient dans le sous-développement. Pas de liberté d’opinion, d’expression, le droit du vote n’est pas resté, la liberté de choisir ses dirigeants est bafouée, les médias sont à la solde du parti au pouvoir. Avec ça on ose dire que nous sommes en démocratie.

Yeo Karim, Côte d’Ivoire

J’ai le cœur meurtri, les larmes coulant sur mon pâle visage de voir un pays plein de ressources sombré pour la défense de l’intérêt de Ping ou de Bongo.

Mon rêve est de voir un Gabon prospère dans l’unicité ou le peuple sera obnubilé par le développement de mon cher pays dans l’amour et la paix.

Papa Diallo, Sénégal

Le Gabon de demain c’est nous, chers dirigeants. Avant d’agir, pensez à ceux qui ont décidé de vous donner leur voix. Nos parents ont besoin de la paix dans leur vie, nos frères et sœurs ont besoin de la quiétude pour apprendre. Et moi, jeunesse du Gabon j’ai besoin de vivre en paix comme tout jeune du monde, travailler pour mon pays et le servir.

Le Gabon de demain c’est nous la jeunesse, alors chers dirigeants, réfléchissez bien avant d’agir.

Fatimata Doucoure, Mauritanie

Le futur du Gabon dépend des décisions que chaque gabonais prend maintenant.

Orou Sannou Ramoudane, Bénin

Je suis fellow Yali-crl-Dakar.

Et j’appelle à la paix en Afrique, à la paix au Gabon.

Nous sommes Africains et nous sommes Gabonais. Nous sommes un seul corps. Si une partie est malade, tout le corps est malade. Nous sommes Africains et réclamons la paix au Gabon.

L’Afrique crie Paix

Nous exigeons la paix

Nous méritons la paix

Tout pour la paix

Rien pour la division du peuple.

L’avenir c’est maintenant

Jeunes Africains Debout

Agissons pour une Afrique Debout.

Car oui, nous le pouvons.

Odry Agbessi, Bénin


Yali-Crl-Dakar, une expérience qu’il fallait vivre

Tout comme bon nombre de jeunes africains, j’ai été sélectionné pour bénéficier du programme de formation Yali de l’Afrique de l’ouest. Ce programme qui est une initiative du président américain Barack Obama vise à former ou à renforcer les compétences des jeunes africains en leadership et s’est tenu du 28 mai au 2 juillet 2016 dans la ville de Dakar. J’étais soufrant lorsque j’ai reçu le mail de sélection. Voulant à tout prix participer à cette expérience, j’ai décidé d’y aller malgré mon état de santé. Mais plus qu’une simple formation, c’était une expérience qu’il fallait vivre.

La retraite à Sali
Au lendemain de notre arrivée, pour dire le dimanche 29 juin, nous avions effectué un long voyage sur Sali, dans l’hôtel Framissima. Cette retraite avait pour but de nous rapprocher, de jeter les bases de la communauté que nous allions créer. Des liens se nouèrent très rapidement et l’on a appris à faire confiance en des personnes jusque-là inconnues. L’intégration a été rapide. C’est donc en communauté que nous revenions à Dakar trois jours après.

Quand le blogging s’installe au Yali CRL de Dakar…
A chaque prise de parole, je ne pouvais m’empêcher de mentionner « «blogueur de la plateforme francophone Mondoblog/Rfi et secrétaire général de l’AB-Bénin. Mes tweets et mes propos passionnels sur le blogging ont intrigué les fellows Yali qui ont voulu tout savoir à propos du blogging. Ce faisant, c’est sur leur proposition (qui ne m’avait laissé guère le choix) que j’ai décidé de lancer des séances d’initiation en blogging. Un partage de connaissances qu’ils ont assidûment suivi et à laquelle des blogs et des comptes Twitter ont été créés. C’était avec plaisir que j’ai partagé mes connaissances en blogging et sur les outils du web 2.0. Grande fut mon émotion lorsque je reçu un grand hommage unanime de la part des fellows lors de la cérémonie de clôture de cette première cohorte. Hommage qui sera également sanctionné par un certificat de la part de la coordination du centre régional Yali pour l’Afrique de l’ouest à Dakar avec un échos à Cotonou. Des moments qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

L’installation du blogging au #yalicrldakar a permis une plus grande visibilité sur le web. Le h-tag #yalicrldakar initié juste pour un usage personnel s’est fait adopter et grande fut ma surprise de le voir en tête dans les tendances de Twitter et de voir les statistiques s’améliorer chaque jour avec les livetweets dans lequel s’impliqueront tous les fellows. Ensemble, nous avions fait du Yali une réalité sur le web. Comme quoi, quand le blogging s’installe au centre régional Yali de Dakar, c’est tout le monde qui s’y met.


La première cohorte du Yali Dakar a connu une série d’initiatives de la part des fellows. Ainsi, on a eu droit à des séances d’initiation en cartographie par Brice Sohou cartographe béninois, des cours d’Anglais par Jackmen Kouakou de la Côte d’Ivoire, des séances de pitch par Noé Gbaguidi et Babacar Ndaw du Sénégal.

Une formation plutôt ludique
Des séances de cours et de coaching ont permis de mieux nous intégrer, de mieux faire connaissance et de partager les passions et les visions pour une Afrique nouvelle. Ces cours ont permis une plus grande découverte de soi, la gestion des émotions, les différents types de leadership selon les situations et j’en passe. Cette dernière a été plus que capitale car elle sera à la base de notre intégration.

 

Des moments dont on se rappellera toujours

Déjà à Sali, chacun a pu sortir de sa « zone de confort » et tisser des liens avec les autres participants. Une chose est certaine, on se rappellera de ces moments de folie.
C’est avec plaisir que je me rappellerai du grand frère Pierre Avoundjigbe à travers ses mots à mon égard.

Mots de Mr Pierre Avoundjigbe au Yali CRL Dakar
Mots de Mr Pierre Avoundjigbe au Yali CRL Dakar

On se rappellera des séances de mimes avec Mme Doumbia, des blagues du chat noir, des moments de folie lors de nos sorties comme ce fut le cas sur l’île de Gorée.

YALI-expedition-Goree_229

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On se souviendra du fait marquant de ce #yalicrldakar qui est la naissance d’hommes politiques, des chefs de village, de chef d’Etat major et de généraux putschistes.
On se rappellera également de l’ambiance musicale qui régnait chaque fois dans le bus à chacune de nos sorties. On se rappellera de la salutation royale de Yacine Ndao.
Je me rappellerai que grâce au Yali, je me suis découvert un sacré talent d’artiste chanteur et de danseur de na gooree (une danse du Sénégal). Ah oui, avec d’autres fellows, on a composé une hymne pour le Yali CRL Dakar, hymne qui après avoir pris par le studio a été présentée à la cérémonie de clôture de la première cohorte devant d’illustres invités tel l’ambassadeur des USA à Dakar, la directrice de l’USAID à Dakar, les consuls des pays respectifs à l’exception du Bénin bien sûr.

Je me rappellerai de ces moments de blague avec la communauté béninoise présente. Il y a eu des moments de partage de joie et de gaieté. Surtout au dîner d’intégration où chacun s’est lâché à l’abri des caméras, nul ne saurait l’oublier, on s’était amusé comme de vrais mioches.
Ces tableaux de joie, de plaisir intenses et de gaité ont été peints par une journée de tristesse qui restera également gravée dans les mémoires. Je vois toujours la douleur d’une séparation sur les visages, la tristesse dans les yeux de chacun, montant les marches du bus malgré lui. Des séparations non sans espoirs de retrouvailles mais avec des promesses de se retrouver dans cette vie et de partager à nouveau des moments inoubliables.


On se rappellera tous de cette expérience du Yali CRL Dakar faite de joie, gaieté et surtout de manipulation.
A Sali, on a jeté les bases d’une communauté et à Dakar, on a formé une famille. C’est donc à juste titre que les séparations ont été douloureuses et colorées de tristesses.
Il y a eu des ratés certes, mais chaque fellow est reparti dans son pays respectif avec de meilleurs souvenirs et la fierté d’avoir pris part à cette première cohorte du #yalicrldakar.
En somme, la première cohorte du Yali Dakar est une expérience qui mérite d’être vécue et non d’être narrée à travers des lignes.


Yali-CRL-Dakar: le Bénin fortement représenté

Photo de famille des participants béninois au #YALICRLDAKAR
Photo de famille des participants béninois au #YALICRLDAKAR

Le Young African leaders initiative (YALI) est une initiative du président américain Barack Obama et qui date de 2010. L’objectif du Yali est de soutenir les jeunes africains dans leurs efforts de croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité sur le continent. Depuis le 28 mai 2016, une centaine de jeunes africains issus de divers pays francophones bénéficient du programme Yali à Dakar. Pour cette première édition du programme Yali-Dakar, le Centre régional de leadership (CRL) de Dakar a sélectionné des jeunes de diverses nationalités pour bénéficier du programme de formation. Ainsi, plusieurs nationalités de l’Afrique de l’ouest francophone sont représentées. Parmi ces nationalités présentes se trouve le Bénin fortement représenté, avec treize (13) représentations.

C’est suite à un appel à candidature lancé par le Centre régional de leadership de Dakar, qu’une centaine de jeunes des pays de l’Afrique de l’ouest francophone ont été sélectionnés pour prendre part à un programme de formation en leadership. Parmi ces jeunes se trouvent des béninois dont la fierté de représenter le Bénin, leur chère Nation à cette première édition du Yali-Dakar est sans égal. En tout, nous sommes treize béninois à prendre part à cette formation faisant ainsi du Bénin le deuxième pays le mieux représenté derrière le Sénégal (trente représentations) à cette première édition du programme Yali-Dakar. Ce programme de formation qui a débuté le 28 mai et qui prendra fin le 3 juillet 2016 vise à renforcer les capacités des jeunes dirigeants africains, façonner l’avenir de l’entreprise et l’esprit d’entreprise, le leadership civique et la gestion publique. Le programme de formation porte sur trois filières à savoir : le business and entrepreneurship, le civic leadership et le public management.

Voici les béninois qui participent au Yali-Dakar selon leur programme de formation respectif.

Civic leadership

 Public management

Business and entrepreneurship


Bénin: Appel à deux jours de boycott des réseaux GSM MTN et MOOV

Depuis un certains temps, je me demandais si ce moment finirait par se présenter. MTN et MOOV sont les géants de la téléphonie mobile au Bénin. Ils sont les plus prisés chez les jeunes. Toutefois, ces deux géants s’adonnent à de pratiques peu orthodoxes qui insurgent les consommateurs et ceci sans les revendications de l’Association des consommateurs du Bénin. Cela étant, la plateforme Serval a décidé de lancer cette initiative en appelant au boycott des réseaux GSM MTN et MOOV-Bénin. Ce faisant, les abonnés vont déclarer une guerre à leurs prestataires de service en observant ce boycott pour deux jours, soit du 24 au 25 mai 2016.

MTN et Moov Bénin sont certes les géants de la téléphonie mobile au Bénin mais il est fort évident que l’arnaque infligée aux consommateurs ait atteint son paroxysme. Par conséquent, ces derniers ont décidé de prendre les choses en main étant donné que l’Association des consommateurs du Bénin est quasi inexistante face aux supplications des abonnés.

En effet, les abonnés de ces réseaux MTN et Moov Bénin sont victimes d’une arnaque. Des forfaits qui disparaissent, des unités qui disparaissent comme par pure magie, sont des mystères que les abonnés n’ont point pu déceler.

Je suis victime de MTN-Bénin

J’ai été à plusieurs reprises victime du réseau MTN-Bénin. Pour un crack du net, une journée sans Internet est un calvaire infernal. Pour cela, il fallait souscrire aux nombreuses formules (forfaits). Mais comment expliquer que la formule supposée faire un mois, finisse en deux heures de temps de surf sur Internet sans téléchargement aucun. Une fois, j’ai souscris à une formule de 120 Mo (prévu pour un mois), je l’ai épuisé en une journée sans téléchargement ni mise à jour aucuns. Une autre fois, j’ai souscris à une autre formule, celle de 300 Mo un mois de validité également. Elle ne m’a tenu que pour une journée également. Sûrement les formules qui ne correspondent pas à ma consommation. Je suis donc passé à la formule des 1,2 Go pour une validité d’un mois. A ma grande surprise, je l’ai épuisé au même titre que les autres formules. A moins que ce soit un mystère, toutes les formules auraient donc une validité d’une journée avec MTN-Bénin. Je me suis amusé à contacter le service clientèle. Je vous assure qu’à ce niveau, j’ai compris que MTN-Bénin se foutait beaucoup plus de nous, les abonnés. D’abord, l’agent que j’ai eu a tenté maintes fois d’accuser mon portable.

L’agent : Mr, quelle est la marque de votre portable ?

Moi : Samsung Galaxy S4

Lui : Ok, Mr. Mais laissez-moi vous informer que ce genre de portable lance des mises à jour automatiques.

Moi (devenu furieux sur le coup): Ecoutez Mr, vous n’allez quand même pas m’apprendre à utiliser mon appareil !!Bon, quel est mon statut actuel ?

Sur ma réaction, l’agent est revenu sur d’autres arguments qui ne vaillent pas mais a toutefois été incapable de me donner le statut de ma formule.

« Mr, je ne suis pas en mesure de vous donner le statut de votre formule. Mais je remarque ici que ne vous n’avez souscris à aucune formule. Toutefois, je remarque qu’il y eu une consommation de flux. » Cette dernière phrase m’intrigue jusqu’aux heures où je rédige cet article. Comment expliquer la consommation de flux si je n’ai pas souscris à une formule afin de pouvoir surfer sur la Toile ?

Quelques plaintes

 

Il y a longtemps je préparais un billet contre ces réseaux mais j’ai préféré ruminer ma rage en silence. Par contre, il est temps qu’on adhère tous au #boycottMTNMOOV. Deux jours de boycott des réseaux sociaux pour que cesse enfin cette arnaque. La campagne a par ailleurs déjà commencé.




Bénin : Un projet de loi sur le droit d’accès à l’information pour les blogueurs et influenceurs web

Parce que les blogueurs sont appelés à manipuler de l’information, Wanep-Bénin (West Africa network for peacebuilding) et son partenaire Osiwa (Open society initiative for west Africa) ont initié un projet de droit d’accès à l’information, cette fois-ci à l’endroit des blogueurs et des web influenceurs du Bénin. C’est donc à travers un atelier tenu ce mardi 10 mai 2016 au CEPAG de Cotonou que les blogueurs de l’Association des blogueurs du Bénin (AB-Bénin) et les influenceurs web ont été associés au projet.

Depuis 2013, Wanep-Bénin et son partenaire ont initié un projet de plaidoyer d’accès à l’information mais ce dernier n’incluait que les médias classiques. Cette année, les deux partenaires ont tenu à impliquer les blogueurs et les influenceurs web dans cette initiative en raison de leur vocation à manipuler de l’information. L’idée d’une telle initiative consiste à améliorer le droit d’accès du citoyen béninois à l’information publique. En effet au Bénin, bien que le droit d’accès à l’information soit un droit fondamental reconnu à toute personne et consacré par la Constitution du 11 décembre 1990 en son article 8 alinéa 3, l’accès à l’information peine à être effectif. Mais l’avènement du web 2.0 a favorisé une floraison des rumeurs dans les foras des réseaux sociaux. Ainsi, ce combat des blogueurs du Bénin lors de la présidentielle de mars 2016 contre les rumeurs dans ces foras a servi de déclic à cet atelier,a reconnu Mr Julien Oussou coordonnateur national de Wanep-Bénin.

#vote229, déclic du projet de loi sur le droit d’accès à l’information pour les blogueurs et les influenceurs web

Mr Julien Oussou, coordonnateur national de Wanep-Bénin
Mr Julien Oussou, coordonnateur national de Wanep-Bénin

En effet, avec leur veille citoyenne menée durant la période électorale via le #vote229, les blogueurs du Bénin ont mené une lutte farouche contre les rumeurs sur les réseaux sociaux. C’est donc fort de ce constat que le Wanep-Bénin et son partenaire Osiwa ont pensé à élargir le projet de loi aux blogueurs et aux influenceurs web afin de leur permettre de mieux limiter la circulation des rumeurs en ayant accès aux informations souhaitées. De plus, les blogueurs et influenceurs web devront de par leur implication « contribuer à la consolidation de notre démocratie et à la participation du citoyen et à l’action publique de façon plus éclairée »a déclaré Mr Julien Oussou. Toutefois, ce projet de loi sur le droit d’accès à l’information ne se limite pas seulement qu’aux blogueurs et web influenceurs mais s’étend également à tous les citoyens lambda.

Suivez les explications de Mr Julien Oussou, coordonnateur de Wanep-Bénin pour plus de détails sur le choix des blogueurs et des influenceurs web.


Les hommages des mondoblogueurs à Florian Kaptue

©Euclesiaste Deudjui
Florian Kaptue, à la formation Mondoblog de Dakar. ©Euclesiaste Deudjui

Il était des notre à Dakar durant la formation Mondoblog, je n’étais pas trop proche de lui mais on avait échangé quelques mots. J’ai gardé son visage, j’ai gardé son nom. Il s’appelle Florian Kaptue. Sa mort, bien, que survenue trois semaines plutôt nous a tous bouleversés, nous qui étions ensemble avec lui à Dakar. Les réactions sont diverses et chacun témoigne sur la Toile.

De novembre à décembre 2015, la session de formation des blogueurs de la saison 4 de Mondoblog se tenait à Dakar. Plus qu’une session de formation, c’était une rencontre entre blogueurs de divers horizons. Florian Kaptue était des nôtres.

Je n’étais pas trop proche de lui, je me rappelle des conditions de notre discussion. C’était lors d’un déjeuner au bureau Afrique de l’ouest de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). On s’est échangé quelques mots et c’est là que nous fîmes connaissance.

70 au départ, 69 à l’arrivée : un manque désormais à l’appel

Au départ, je veux dire à la formation de Dakar, nous étions 70 blogueurs réunis. Désormais, nous sommes plus que 69 pour la simple raison que Florian Kaptue s’en est allé. Florian, a rendu l’âme en avril et aussi bizarre que cela puisse paraître, l’information ne nous ait parvenue que trois semaines plus tard par Françoise Ramel, une française de Bretagne. Je me baladais le soir de ce dimanche 9 mai 2016 sur Facebook lorsque j’appris l’annonce de la triste nouvelle. Ce matin, une triste nouvelle de décès me rendait terne, taciturne et voilà cette nouvelle, le décès de Florian Kaptue. Ce qui fait froid dans le dos, c’est de découvrir qu’en septembre 2015, il publiait un article sur un rêve qu’il a eu. Rêve dans lequel il était mort suite à un accident de la circulation. Son billet « Comment j’ai pu assister à mes obsèques » est assez troublant.

Comment j’ai pu voir mes propres obsèques… »I have a dream », d’aucuns croient que je fais référence à la mémoire Martin Luther King. Détrompez-vous, « I have a dream » fait état d’un rêve inhérent aux cérémonies de mes propres obsèques. Un rêve assez troublant, plein de douleur et de tristesse. J’avais perdu la vie à l’issue d’un accident. C’était une mort soufflante je suis sorti du sommeil brusquement au moment ou on s’apprêtait à jeter la terre sur mon cercueil et que je devienne définitivement une source de provision pour les termites et de l’engrais pour les plantes. 

(Extrait de l’article de Florian Kaptue, Comment j’ai assisté à mes obsèques, septembre 2015)

C’est vrai, on avait échangé que quelques mots mais j’avais son visage en mémoire. 70 blogueurs au départ à Dakar, nous ne sommes plus que 69 à présent. Désormais, un seul manquera à l’appel, Florian. Face à cette perte, les blogueurs de Mondoblog ne sont points restés indifférents. Des hommages affluent de toute part et sont aussi originaux les uns que les autres.