Bintou TOURE

La famille, l’école, la rue : une jeunesse et un avenir qui s’étouffent

Ce n’est plus un secret, le Mali déborde d’une jeunesse frivole et instable. L’école, la rue, la famille, la société en gros sont les piliers de l’éducation.  Il est clair que, de nos jours, le développement d’un pays dépend essentiellement de la qualité de ses institutions scolaires et universitaires. Et tous les éléments de la société, de la famille à l’état, savent que la prestation rendu par l’enseignement est d’une importance capitale. Avec environ 38,7 %  de taux d’alphabétisation des plus de 15 ans en 2017, l’éducation des jeunes, leur avenir et leur place dans la société semblent être compromis. Traînant pour la plupart dans la rue, ils s’exposent à tous les vices. Des plus banals au plus déconcertants, qui laissent tous perplexes. L’avenir d’un pays ou d’une nation dépend de la génération future dit-on. Alors quel avenir pour cette jeunesse en perdition ?

La famille, le soubassement de la société

Les enfants sont le reflet de leurs parents. La plupart des jeunes en difficulté, que ce soit au niveau scolaire ou social, sont victimes de parents qui n’accomplissent pas à bien leur mission. L’éducation culturelle passe également par la famille. Car avant qu’ils ne commencent à fréquenter les bancs de l’école, ils sont à la charge de la famille. Et c’est là qu’ils développeront un sens de la curiosité et une envie d’apprendre.

Si les parents accomplissent leur mission, qui est d’éduquer convenablement leurs descendants, ils réussiront sans doute. Car bien avant de faire face aux réalités de la vie en société, les enfants passent par une première étape qui est le cocon familial. C’est là que l’éducation commence en réalité et c’est là que leur seront inculquées les premières valeurs qui feront d’eux de bonnes personnes. Leur apprendre à faire le bien autour d’eux, aider leur prochain et surtout faire en sorte qu’ils s’éloignent totalement du mauvais chemin.

« Pour qu’un enfant grandisse, il faut tout un village. »

Autrefois, mon enfant était celui du voisin. Aujourd’hui, si celui-ci touche à mon enfant, ça peut tourner au vinaigre. Dans la société malienne actuelle on a l’impression que la famille perd tout son sens. Elle n’existe presque plus ! Nous avons juste des groupes de personne qui sont dans un enclos. Chacun dans son coin. La mère de son côté, le père aussi, et l’enfant totalement abandonné.

L’éducation c’est aussi ce que l’enfant regarde à la télé. On ne fait pas voir à un enfant de 8 ans un film de guerre ou à indications pornographiques. Non ! Il y a des dessins animés. Aujourd’hui, nos mamans regardent les télénovelas avec les enfants à côté ! Quel exemple donnent-elles ? Quand la famille joue son rôle, tout le monde reçoit une éducation presque identique, mais quand elle laisse tomber, plus rien ne va.

L’école donne enseignement et instruction, la rue détruit

Lieu de socialisation et d’apprentissage, l’école ne répond plus à sa mission. Par contre, ce n’est ni l’envie ni l’ambition qui manquent à certains. Mais, pour se projeter sur un possible avenir, il faut d’abord réussir à passer le cap du milieu scolaire. Quoique réussir son cursus scolaire demande une force mentale et un dévouement irréprochables. Car, ne réussit pas à l’école qui veut, mais qui peut. Beaucoup de jeunes abandonnent le chemin de l’école très tôt ou juste avant le cycle universitaire. Le baccalauréat : source de découragement et d’abandon de plusieurs jeunes. Mais, les raisons sont surtout diverses : contribution pour la scolarité, distance, découragement, manque de motivation et de suivi, ou même souvent l’inaccessibilité de l’école pour certains.

Les quelques-uns qui tiennent tête traînent pour la plupart en dehors des classes aux heures de cours. Les salles de classes sont moins bondées surtout dans les écoles publiques ou aucune réglementation, aucune organisation ou semblant de surveillance n’est mise en place pour mettre les élèves dans de bonne conditions.

Ce que l’école laisse la rue le récupère

Toute la structure éducationnelle semble s’effondrer et les jeunes, grandir hors de tout contrôle. Tout le monde sait ce qui se passe, mais personne ne réagit. Quand on sort avec son professeur, qu’on le regarde sans gêne droit dans les yeux, c’est la dérive ! Les jeunes  se retrouvent dans la rue et boivent de l’alcool à outrance. Et comme on le dit un vice en entraine un autre, laisse place à la fumette des plus banales (cigarette, chicha) aux plus dangereuses (chanvre). Ils deviennent des individus dangereux, sans aucun égard pour leurs parents et sans remord.

Une jeunesse abandonnée

Depuis ces dernières années, les cas de viol, de vol, d’agressions ne cesse d’augmenter. L’accès aux stupéfiants et aux armes ne rendent pas la tâche facile non plus. On parle de crise sociale et de passivité généralisée. Mais, Il y a des musiques très violentes et très vulgaires que les enfants consomment. Et, personne ne bronche. Les actes dépassent l’entendement et le degré de leur gravité les condamne auprès de l’opinion publique et de la loi.  On  s’indigne des faits, sans se questionner sur leurs causes. Les jeunes sont laissés à eux-mêmes. Les parents ont démissionné. L’éducation est déléguée aux réseaux sociaux et à la télévision. La responsabilité des parents est aux yeux d’un grand nombre d’observateurs une évidence.

J’indexe personnellement nos parents, car c’est à eux qu’il revient d’expliquer la vie aux enfants. Et, nous en tant que frère, sœur, tata et tonton veillons a ce que nos petits restent sur le droit chemin pour leur propre bonheur et le bonheur de tous !!

 

 


Chance ou malchance ? Le top des superstitions made in Mali

Aujourd’hui, j’aborde un sujet dense et sensible : la superstition. Qui d’entre nous n’a jamais été surpris de se voir reprocher telle ou telle chose parce que cela porterait malheur ? Au fil du temps, nous avons tous développé des croyances face à certains phénomènes. Ces phénomènes qui paraissent normaux sans pourtant l’être à cause de l’interprétation ou de la signification qu’on leur donne.

Une superstition populaire : le fameux chiffre 13 !

L’exemple le plus répandu est celui du chiffre 13 qui est la superstition sans doute la plus populaire de toutes. Selon la croyance populaire, ce chiffre porterait malchance. En passant par les films et les vécus de ceux qui ont osé défier le chiffre 13, nous avons vu toutes les interprétations négatives possibles liées à ce chiffre. Cela va au-delà d’une superstition car tout dépend du milieu et de l’environnement dans lequel on se trouve.

Figurez-vous que, dans certains pays, aux États-Unis par exemple, vous n’aurez jamais la chambre d’hôtel n°13. Elle n’existe pas ! De même que vous ne dormirez jamais au 13ème étage, et vous ne vous installerez jamais à bord d’un avion ou un siège portant ce chiffre. Une autre croyance liée à ce chiffre : être 13 à table annonce la disparition de l’un des convives présents. Au Mali nous n’avons pas une croyance particulière liée au chiffre 13 ! Par contre une croyance ancienne dans ce pays laisse dire que quand un malheur t’arrive un mercredi ou un samedi il a 1000 chances de se reproduire. Bref, l’heure n’est pas au débat sur le chiffre 13, mais bien sur les choses superstitieuses qu’on entend dans le quotidien des Maliens.

Qu’y a-​t-​il derrière les superstitions ?

La culture africaine en général est très marquée par la superstition. Les films, les programmes radiophoniques et les écrits mettent souvent l’accent sur la superstition et les sujets mystiques : la magie, le culte des ancêtres, les fétiches, etc. Pourquoi les superstitions influencent-​elles autant les personnes ?

Beaucoup de superstitions proviennent de la crainte des esprits des morts ou des esprits divers. Certains événements sont attribués à ces esprits qui chercheraient à signaler aux vivants un danger, un malheur ou un bonheur.

Même sans être un véritable croyant des superstitions, une petite partie de nous ne peut s’empêcher de dire : on ne sait jamais ! Et c’est à ce moment qu’on se rend compte que pas mal de gens y croient quand même. Dans chaque pays, et dans chaque partie du monde, les gens se méfient de beaucoup de choses différentes et complètement folles.

Les Maliens et la superstition, une histoire pour la vie

Au Mali, nous avons notre lot de superstitions. En effet, le degré de superstition chez le Malien sans pareil. Pour lui rien n’arrive par hasard ; surtout un malheur. Il est soit provoqué, soit la manifestation d’un mauvais comportement ou d’un mauvais sort. Dans ce pays, on explique tout par la force de nuisance de l’autre. Endormis dans la culture de l’inconscience et de l’irresponsabilité, on a toujours tendance à rejeter la cause de son malheur sur les autres. Nos mauvais comportements et nos mauvais agissements sont pour la plupart la cause de nos malheurs mais c’est toujours simple de rejeter la faute sur autrui ou sur les mauvais esprits.

Il s’agit sans doute d’une ordonnance culturelle qui nous apprend que « quand on trébuche, c’est la faute de l’ennemi qui parle de toi à cet instant précis », « quand tu te renverses un verre dessus par mégarde, c’est aussi la faute de l’ennemi », ou « quand un fou te donne un coup, il faut lui rendre le coup au risque devenir fou aussi »… Pour couronner le tout, les plus superstitieux se réservent de prendre des résolutions pour se libérer de ces vices. Et quand vient enfin le moment de chercher des solutions, ils se font duper par des charlatans ou des faux marabouts. Comme quoi, « l’enfer c’est les autres. »

Alors, pour résister et échapper à ce quotidien imbibé d’interdits et de superstition, il vaut mieux prendre garde et faire attention à ses moindres faits et gestes au risque de ne pas attirer la malchance sur soi. Et vous pouvez compter sur la bonne foi de ce peuple pour vous le rappeler à chaque fois que vous semblez l’oublier. Selon eux, voici ce qui porte chance ou malchance.

Ce qui porterait malchance…

  • Le sel et le piment : si vous avez le malheur de renverser une salière ou du piment, vous devez impérativement verser de l’eau dessus tout de suite après l’incident, afin d’annuler le malheur (bagarre, dispute violente, accident, etc.).
  • Après 18 heures : passer le balai ou se couper les ongles après 18 heures peut faire entrer les âmes des morts dans la maison. Laisser la bouilloire d’ablutions vide ou laisser la jarre vide la nuit pourrait rendre mécontent nos morts qui nous rendent visite la nuit et qui souhaiteraient utiliser ces récipients.
  • Cadeau : offrir du parfum, une paire de chaussures ou un habit en cadeau à son compagnon. Cela peut porter malheur au couple, voire la séparation si les cadeaux se brisent, se cassent ou se déchirent.
  • Cuisine : manger dans la marmite dans laquelle on a préparé porte malheur car cela incite au vol de l‘argent de son mari.
  • Le parapluie : ouvrir un parapluie dans une maison porterait malheur.
  • La spatule et la cendre : un homme ne doit jamais toucher la spatule ou les cendres provenant de la cuisine de sa femme, au risque de mettre en cause sa virilité.

Ce qui porterait chance…

  • Quand un oiseau te chie dessus, cela a trait à une rentrée d’argent.
  • Quand la plante du pied droit démange, ceci a trait à un voyage qui aura des retombées positives.
  • L’apparition d’une araignée est dans l’ensemble un bon signe, à condition de l’écraser immédiatement. Araignée du matin : chagrin, araignée du midi : profit, araignée du soir : espoir.
  • La paume des mains : quand la paume de la main gauche démange, ceci est synonyme de rentrée d’argent, et quand la paume droite démange ceci prédit des dépenses.
  • La mort : rêver de sa mort ou de la mort d’un proche est synonyme de longue vie.

Je ne suis pas une vraie superstitieuse, mais je reste quand même sur mes gardes…

Nous avons tous une petite dose de superstition dont nous ne pouvons nous défaire. Pour certains, elles font partie de l’héritage culturel. Pour d’autres, ce sont de simples curiosités qui donnent du piquant à la vie.

Coïncidence ou simple superstition ? Nous n’en savons strictement rien. Pourtant si certaines superstitions laissent nous laisse perplexe quant à leur véracité, la plupart s’avèrent être vérifiées et prouvées.

Tu es superstitieux ? Les superstitions te hantent même dans les gestes les plus banals ? Il est peut-être temps de partager avec nous les superstitions les plus dingues que tu aies entendu.

En attendant, fais gaffe !


Célibataire, oui j’assume et puis quoi ?

Es-tu en couple ou célibataire ?

Cette question on nous l’a tous déjà posé une fois. Que ce soit par nos amis, la famille, les collègues ou de simples connaissances, c’est la question qui revient le plus. A croire qu’être célibataire ou en couple a une réelle importance sur notre épanouissement. Voici ce que j’en pense.

Bref, et si on parlait de célibat ?

A l’heure actuelle où j’écris ce billet, plus de la moitié de mon entourage est célibataire. Mais pourquoi ? Chacun de nous, d’une façon ou d’une autre, a ses raisons propres d’être seul. Déception amoureuse, manque de confiance en soi, manque de compromis, ou simplement dégoût du sexe opposé du à de nombreuses mauvaises expériences. Mais est-il vraiment nécessaire d’être en couple pour être heureux ? Je ne le pense pas !

Personnellement j’ai frôlé tous les côtés sombres du célibat. Mes expériences passées ne m’ont pas du tout allégé la tâche. Entre déception et instabilité j’ai dû me poser seule, réfléchir à moi, ma vie et mon futur. Après de longues réflexions et d’analyses, j’ai finalement pu conclure que je n’avais pas forcément besoin de quelqu’un pour me sentir bien dans ma peau et atteindre mes objectifs personnels.

Au contraire, loin des tensions de couple, des prises de tête et des infidélités à répétition ; j’ai su trouver ce qu’il me fallait pour m’épanouir. Ma devise : mon bonheur d’abord, le reste suivra. C’est en ce sens que je me suis concentré sur mes études, mes projets et ma carrière professionnelle. Cela n’a été que facile parce que je n’avais pas d’éléments qui autour pouvaient me détourner de mes objectifs ou me déconcentrer. Et c’est seulement quand tout ceci a commencé à prendre forme que j’ai songé à me poser avec quelqu’un. Même si le besoin n’y était pas vraiment car j’avais pris gout à autre chose : l’argent. Et comme j’aime bien le dire, il (l’argent)  est mon premier et mon dernier compagnon.

Cependant, pas toujours facile d’être célibataire quand l’entourage regorge d’histoires d’amour incroyables. Dans la famille, les amis, sur les réseaux sociaux, à la télé dans les magazines même le voisin à côté est en couple et heureux. Finalement, ça semble si simple pour les autres de trouver l’âme sœur.

Être célibataire ce n’est pas finalement plus mal….

Au-delà de la solitude,  le célibat a ses avantages. Pas de compte à rendre à qui que ce soit, on voit qui on veut quand on veut, on se lève à l’heure que l’on veut (sauf si c’est encore chez papa et maman). Et, le bonus, on peut laisser la vaisselle trainer deux trois jours et même plus (lol). Mais qu’on soit d’accord: si c’est plutôt plaisant sur le moment, ce n’est pas cela qui mènera loin dans la vie. D’autant que les mauvaises habitudes se prennent vite et ont la vie dure.

Le véritable avantage du célibat est qu’il permet de bien se connaitre. En se retrouvant face à soi-même, on peut se poser des questions sur nos envies, nos goûts, ce que l’on veut profondément vivre. Plus on apprend à être seul, plus on est libre de trouver en soi nos propres ressources, car on sait déjà ce qui nous rend heureux. En fait, sans s’en rendre compte, on construit les bases pour un jour construire un couple durable. Parce qu’un couple heureux, ce sont deux célibataires heureux.

On ne va pas se mentir : le célibat n’est pas toujours un choix et la solitude peut être difficile à vivre. Du coup les amis sont hyper importants. Aimer et être aimé, cela peut se vivre aussi dans l’amitié, savoir donner aux autres, faire des rencontres pendant des voyages, avoir des projets et des activités diverses et variées.

Alors tu es célibataire, tes proches te mettent la pression pour les présenter quelqu’un ?

Pas de panique, le célibat n’est qu’une bulle dans laquelle on s’enferme. Sinon, ta force de caractère, ton goût de la vie et tes nombreuses qualités vont t’aider à te construire. Il existe des célibataires heureux et même très heureux parce qu’ils ne le vivent pas comme une punition.

Mesdames, messieurs, il est temps d’assumer votre célibat et de le vivre pleinement ! Enfin profitez de l’instant avant qu’un envahisseur ne vienne bouleverser votre quotidien.

Je termine ce billet par une petite citation : « L’homme idéal à la recherche de la femme idéale : le meilleur moyen de rester célibataire ! » – Dominique Blondeau.


#Tourisme: Benin, Dassa la magnifique ville des collines

Aventurière que je suis, c’est dans la ville de Dassa que j’ai posé ma valise le mois passé (Décembre 2017). Dassa-Zoumé , encore appelée Igbo Idaasha ou simplement Idaasha, est une ville du Centre-Sud du Bénin, chef-lieu de la commune du même nom et préfecture du département des collines.

Comment je me suis retrouvé dans cette ville?

C’est dans le cadre d’un enterrement, un événement triste, mais pas que ça. Car, l’on fait souvent une fête dans ce pays pour dire hommage aux défunts. Une très bonne amie et collègue originaire de celle ville me lança une invitation pour rester a ses cotés. Même si jetais aussi triste pour sa tante disparue. C’est une invitation que j’ai accepté avec joie car j’allais enfin découvrir la ville des collines.

 

Les maisons sous les collines
Ville de dassa. Vue sur colline

Tourisme; voyage; découverte; collines Bienvenu à Dassa

Alors c’est très tôt un samedi matin, précisément à 6 heures que je pris le taxi pour Dassa Situé à environ 209 Km de Cotonou (3 heures de route) pour y arriver a 11 heures Dassa – Zoumè est très connue pour abriter la « grotte Notre – Dame d’Arigbo » où la Vierge aurait fait une apparition. La « grotte Notre – Dame d’Arigbo » rassemble chaque année en mi – Août, des dizaines de milliers de pèlerins venus des quatre coins du Bénin et des pays voisins ; les collines offrent également des possibilités intarissables d’excursions, de promenades à vélo et même d’alpinisme.

Alors c’est très tôt le matin, avec le frère de ma collègue que nous sortions de l’hôtel.  En compagnie d’un conducteur de moto Taxi communément appelé ZEMIDJAN qui maitrisait bien la ville, nous partions à la recherche des plus hautes collines à grimper. Ceci fut notre quotidien durant ce week-end.

La grotte ou la vierge marie a apparu. Lieu ou plusieurs pèlerins chrétien se retrouve chaque année.Tourisme; voyage; decouverte; collines
Grotte de Notre Dame

La ville avec ses 41 collines a une riche histoire que l’on peut découvrir en visitant les lieux sacrés, les palais ou en rendant visite au roi. Une visite ou j’ai d’ailleurs pris du plaisir a grimper les plus hauts montagnes de la ville. Tôt le matin dans le hall de l’hôtel, on se retrouvait avec les autres pour visiter les  villes voisines également.

Les collines ur les lieux de l'eglise notre Dame
Dans les collines de Dassa

 

Une chose est sure au delà de cette expérience je suis sortie enrichie culturellement. Et, ma collègue et son frère en sont sorti plus léger car en grimpant les collines avec moi je pense qu’ils ont perdu au moins 3 kilos ces deux jours 🙂


Amoureux du shopping en ligne, voici ce que vous ne devez Absolument pas acheter sur internet !

Ce n’est plus un secret pour personne ! L’affluence de l’internet a bouleversé notre quotidien. Désormais, tout est faisable à travers son téléphone ou son ordi : payer ses factures, faire des achats, réserver une chambre d’hôtel ou billet d’avion par exemple. Ces dernières années la vente en ligne s’est remarquablement développée, surtout avec les réseaux sociaux. Voitures, appareils électroménagers, vêtements, chaussures, parfums etc… tout se vend  sur internet.

Acheter en magasin peut parfois être éprouvant, surtout après une longue semaine de travail. L’idée de se rendre dans les magasins qui sont souvent pleins à craquer, dans lesquels il ne reste que du 36 ou du 42, et où il faudra en plus faire la queue pendant de longues minutes pour essayer un pantalon… est décourageante. La plupart du temps, après ce genre d’expériences dans les boutiques, vous rentrez épuisé(e) chez vous, déçu(e), voire même stressé(e) car vous vouliez trouver une tenue adéquate pour un événement précis, sans résultat …

Mais l’expérience shopping doit de rester un plaisir avant tout ! Alors allumez vos appareils et laissez-moi vous démontrez qu’il n’est pas si difficile d’acheter sur internet. Il suffit juste de connaitre la bonne attitude  :

Avoir Le bon réflexe

On peut être réticent à l’idée d’acheter sur internet car notre expérience shopping habituelle est complètement modifiée. On ne peut ni toucher les matières ni essayer les vêtements qui nous plaisent. Les sites experts en vente de vêtements en ligne multiplient les efforts afin de faciliter l’expérience client.
Le premier réflexe que vous devez avoir, c’est de vous reporter au guide de taille de chaque article afin de vérifier que vous choisissez bien une pièce qui vous ira.
Il est toujours bon de prendre un mètre et de connaître ses mensurations. Mesurez votre tour de poitrine, le tour de la taille et le tour de hanches (environ 20 cm en dessous de la taille). Reportez-vous ensuite au guide mensurations afin de vous diriger vers la bonne taille du produit que vous convoitez.
Souvent, vous aurez accès à plusieurs visuels et sur certains sites vous pourrez même voir un défilé sur mannequin de la pièce. Utilisez ces outils et zoomez sur la photo afin de voir les détails du produit. Ne négligez pas les informations sur le produit : les matières et l’entretien de la pièce.

Ce qu’il ne faut pas acheter sur internet :

 N’achetez pas de choses chères sur internet. Si vous voulez acheter un accessoire de marque il est préférable de vous rendre en boutique. Vous pourrez vous faire une idée précise et vivre l’expérience shopping haut de gamme associée à ce type de marque.
Aussi, je vous déconseille fortement l’achat de chaussures sur internet. Les chaussures font partie des pièces dans lesquelles vous devez investir. Même si vous connaissez votre taille, d’une marque à une autre la donne peut changer et vous vous retrouverez à devoir renvoyer des articles si vous n’avez pas eu de chance. Le confort est aussi très important dans une paire de chaussures, même si la taille est bonne, vous devez les essayer !

Autres produits que je vous déconseille d’acheter sur internet :

  • Pantalons et jeans : mieux vaut les essayer car ils doivent vous aller comme un gant.
  • Lunettes de soleil : on peut aimer un modèle qui ne nous ira pas du tout. Une fois de plus, il est essentiel d’essayer.
  • Sous-vêtements : ils sont la base de votre tenue. Préférez du haut de gamme et le conseil d’une experte en boutique.
N’hésitez pas à acheter les produits suivants : 
  • Les robes : elles s’adapteront facilement à votre silhouette, vous avez peu de chance de vous tromper sur la taille.
  • Hauts, pulls et mailles : ils représentent des achats faciles sur internet, ils taillent généralement bien.
  • Jupes : l’offre est très large, plus qu’en magasin et si vous mesurez bien votre taille, vous pouvez être sure qu’elle vous ira !
  • Collants : tous plus jolis les uns que les autres et différents de ceux que l’on peut trouver chez H&M, je vous les conseille. Le rapport qualité/prix est excellent.
  • Sacs : en tissu, en cuir, à imprimés, style pochette ou bandoulière, l’offre est aussi très large. Ne choisissez pas de simili cuir et optez pour la couleur avec de jolis détails !
  • Bijoux : internet offre une large offre de bijoux et d’accessoires cheveux amusants, qu’on ne trouve pas partout.
Dernier point : sur quel site vous rendre ?

Pour ma part mes favoris sont Bohoo.com ou zalando , pour la qualité des produits et du service, les délais de livraison sont restreint, surtout en Afrique.

Si vous avez des questions sur un potentiel achat sur internet, faites m’en part dans les commentaires, je me ferais un plaisir de vous conseiller !


Vivre en harmonie avec son entourage? Deux règles essentielles

Savoir vivre en société

La solitude n’est le souhait de personne. Même si souvent nous voulons être seul et garder notre intimité, vivre entouré de personnes aimantes et bienveillante est le désir de tout un chacun. Aussi l’entourage est la base d’un épanouissement personnel et social. Donc en retour, nous nous devons d’être gentil, disponible et serviable comme si nous étions une bénédiction pour elles. En apportant à notre entourage bonheur, joie et épanouissement. Et, même si cela doit passer par le fait que nous nous détournions de notre intérêt pour faire passer celui des autres.Notre façon de faire et de dire n’entre pas toujours dans le contexte social perçu par les autres. Les critiques, les jugements, les opinions etc, peuvent être vu comme une atteinte à leur nature et leur équilibre personnel. Il est tout à fait juste de croire que l’être humain est d’une nature forte et que le temps guérit tout.

 Solitude, intimité, vivre entouré, société, harmonie.
Causerie sous arbre. Solitude, intimité, vivre entouré, société, harmonie,

Trois règles pour maintenir une bonne ambiance dans son entourage

Solitude, intimité, vivre entouré, société, harmonie. Oui! Mais, cela n’empêche de donner ce que les autres attendent de nous a savoir :
■ Respect de l’autre tout en exprimant clairement des choses difficiles et contraignantes à entendre
■ Accepter les différences
■ Dire franchement ce qu’on pense, ce qu’on veut ou pire encore ce qu’on ressent; être capable d’avouer ce qu’on veut
Pour cela il est indispensable de ne pas perdre de vu deux règles d’or.

S’appuyer sur les forces de chacun
Il est inutile de passer beaucoup de temps à regarder nos faiblesses et celles des autres. C’est comme percevoir le verre à moitié vide. Alors que l’être humain autant que nous sommes, sommes fait de faiblesses et de forces ! Nous devons alors nous accepter tels que nous sommes et surtout chercher ce qu’il y a de meilleur en chacun. En effet, apporter des critiques constructives et excuser la maladresse des autres en présentant uniquement le bon côté des choses. Les autres doivent faire de même pour nous afin d’évoluer dans un entourage uni et fort .

Aider les autres à s’épanouir
Souvent, Nous pensons à notre propre bonheur avant celle des autres et nous aimons que les autres nous rendent heureux. Mais l’amour, tel qu’on nous l’a appris se partage. Notre bonheur doit être tourné vers l’autre, rempli de compassion et de compréhension. Nous pouvons tous aider nos proches à s’épanouir: en les encourageant, en les accompagnant dans la difficulté, et en insistant sur leurs qualités.

Peu importe le nombre, ce qui importe c’est de porter un regard bienveillant sur les autres et de rechercher leur épanouissement.


Le pagne traditionnel dogon un tissu parfaitement moderne et chic !

Bonjour mes fashionistas aujourd’hui je vous embarque dans l’univers Dogon et vous faire découvrir le pagne Dogon tissé manuellement.

Le tissu à base de coton qui depuis plusieurs années attire la curiosité de plusieurs pays africains et européens. Et de nombreux stylistes également qui l’utilisent comme pièce maîtresse de leur collection.

Le pagne Dogon, une histoire de culture

L’une des plus belles diversités culturelles du Mali repose essentiellement sur les accoutrements de chaque ethnie souvent répartie sur toute l’étendue du territoire.
Du nord au sud chaque région à sa propre culture et ses traditions . Et, Celle des Dogons ne fait pas exception. Cette culture ne laisse personne indifférent et attire l’attention de tous. Particulièrement des touristes à cause de son magnifique paysage, des sculptures et des tissus comme le bogolan. Toute mon enfance, j’ai été bercé par les dogons et leur mode de vie car j’y passais chaque année toutes mes vacances scolaire. Ce lien, avec cette culture je l’ai développé du côté maternel.  Car ma maman est originaire de Bandiagara l’un des plus beaux sites Dogon réputé par ses magnifiques falaises. Elle a partagé avec nous sa culture et nous a fait découvrir un nouveau visage et les richesses de cette communauté . Au-delà de tout, une activité a vraiment attiré mon attention : la conception du tissu teinté Dogon.
Le tissage dans le contexte de la fabrication des textiles en pays dogon

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Pagne tissé dogon

Un tissu fabriqué uniquement à la main!

La conception de ce tissu se fait entièrement à la main et en différentes étapes. Le procédé de fabrication est bien défini et réparti entre les femmes et les hommes. Avec les revenus tirés de la culture des champs, les femmes achètent le coton ainsi que d’autres matériaux bruts, qui sont ensuite filés manuellement. Elles donnent ensuite les fils aux tisserands. Les hommes tissent les laizes en fonction des commandes des femmes et sont rémunérés par ces dernières. Les femmes décident si elles donnent ensuite les laizes à coudre ou à teindre .

Cette teinte, souvent de couleur indigo avec différents motifs à rayures ou en chaîne. Ces laizes sont uniquement utilisées pour la production de pagnes féminins .Chaque motif a une signification ou un message particulier.
Au-delà de l’éclat et de la beauté que ce pagne reflète, il est à souligner que c’est un tissu sensible qui nécessite beaucoup d’entretien car il ne se lave pas de si tôt et voire même des années après sa conception à cause de la teinte et de sa texture très délicate.

Dans mon placard..
Ce pagne dans mon placard est une magie car je le porte en guise de veste pour accentuer et faire ressortir le côté traditionnel de ma tenue. Et à chaque fois il fait le même effet car c’est un tissu qui sort de l’ordinaire, tape à l’œil et attire la curiosité de tous. Un seul mot je l’adore tout simplement car malgré son côté traditionnel il peut être parfaitement moderne et chic 🙂

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    Pagne Dogon en veste
 

 


Beauté : se maquiller : moyen d’expression, tromperie ou geste de séduction ?

Le maquillage, un art, une séduction, une beauté, une feminité, une mode

Le maquillage est avant tout un art qui peut également être pratiqué par des amateurs pour leur plaisir personnel. Alors, les minutes qui s’écroulent devant un miroir, le matin, pour nous les femmes sont les plus cruciales et décisives. Car se faire une beauté ou se maquiller relève d’un geste qui parait banal, mais en fait pas du tout.  Du trait d’eye-liner au  fond de teint, des phares à paupières et du gloss tout doit être parfait pour être rayonnante et au top pour commencer sa journée. Au-delà,  soigner son apparence est devenu une priorité. Et cela, même si on a tendance à dire qu’elle compte peu. L’apparence pèse quand même sur toutes les femmes et cela qu’elles soient cultivées ou de différentes classes sociales. Le but est d’être joli, présentable et agréable à regarder.

Dans les domaines audiovisuels et de la mode, le maquillage est réalisé par des professionnels. Ce n’est pas un hasard si le maquillage attise à la fois le désir et la méfiance. S’il est fait avec discrétion il attire les regards et s’il est de trop il attirera toujours des regards. 🙂

Les hommes surtout considèrent le maquillage comme une véritable arnaque. Car, mettre désormais son visage en valeur sans sortir de soi est devenu presque impossible. En effet, l’utilisation qui est faite du maquillage en laisse presque perplexe.

Et si on ‘‘se refaisait une petite beauté ? ’’

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L’expression « se refaire une beauté » lorsque; une femme va se maquiller ou se remaquiller, ne dit certainement pas autre chose. Il s’agit avant tout de remettre de l’harmonie et de l’ordre à la composition du visage. En ce qui me concerne j’avais l’habitude de dire  « Je me maquille à peine » ou je me maquille « Uniquement pour sortir » etc. Mais, derrière se cachait une volonté de banaliser le geste qui au fur et à mesure du temps est devenue un  rituel. Un rituel qui s’impose dès le matin et qui demande un peu d’effort.  La logique est que du moment où je dois sortir de chez moi et rencontrer des gens un petit ou soupçon de maquillage doit se faire voir. Soit du mascara ou du rouge à lèvre tout est bon pour donner de l’éclat au visage.

Quand on demande la plupart des femmes pourquoi elles se maquillent le plus souvent elles répondent : « Je me maquille par habitude » ou mieux « C’est juste pour avoir bonne mine ». L’intention est simple mais à la fin, toutes exigent un maquillage parfait et discret sans trop en faire. Il y a dans cette démarche le désir de rétablir de manière visible une identité qui nous échappe. C’est ce qui me fait dire souvent qu’en se maquillant, on ne se fuit pas, on se cherche.

Se faire trop belle ce n’est pas accepter qui l’on est !

D’après Dominique de Vorges  l’ordre idéal pour appliquer son maquillage est le suivant.

* La base hydratante — Le fond de teint — Le correcteur et/ou anti-cernes –La poudre libre et/ou compact — Le crayon à sourcils —  Le(s) fard(s) à paupière — Le liner et/ou crayon —  Le mascara — Le fard à joue/blush — Le crayon à lèvres — Le rouge à lèvre et enfin  le gloss.

Bien sûr il n’est pas nécessaire d’utiliser tous ces produits au quotidien aux risques d’abimer la peau. Pour tout vous dire, tout se joue dans le voilé-dévoilé, mais chaque partie compte dans la composition finale. Il suffit de trouver le juste milieu pour toujours garder le coté soft du Make-up.

Si certaines femmes préfèrent le maquillage discret d’autres sont carrément à l’ opposé. Le rituel de la mise en beauté devient alors comme une manière de se cacher. Chercher à camoufler toutes les imperfections du visage. Le maquillage est donc utilisé en excès, comme un masque, pour déguiser leur intimité.   » Se farder » le visage est synonyme besoin absolu de plaire même si elles ne sont pas totalement responsable de ce phénomène. Puisque la société pousse au perfectionnisme et, les femmes ont assez souvent un manque de confiance en leur beauté naturelle et leur valeur intérieure pour abandonner ce camouflage qui, le plus souvent se dressent contre elles. Car, quand elles rencontrent une personne , la plupart du temps cette dernière est attiré par la femme superficielle qui une fois démaquiller n’est plus du tout ce qu’elle était.

En conclusion

Bref, mesdames aillez confiance en votre beauté naturelle car, tout le monde est beau et tout le monde trouve chaussure a son pieds. n’avez vous pas constater que le fait de s’accepter soi-même réajuste le regard des autres envers nous? en tout cas moi je l’ai remarqué.

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Alors et vous les filles quelles sont vos goûts en matière de maquillage et quelle partie de votre visage valorisez-vous le plus ??

 


Quand J’ai Décidé d’Arrêter Le Défrisage

J’en parle encore comme si j’avais subi une ‘’petite’’ délivrance. D’ailleurs, je pense que c’en est une, car j’ai pu sauver mes cheveux d’un terrible massacre capillaire. cette expérience de défrisage m’a ouvert les yeux et pas qu’un peu.

Il était une fois, mes jolis cheveux….

Je me souviens. quand j’étais petite, toute les coiffeuses me faisaient des compliment pour avoir de beaux cheveux. J’en étais très fière. Car, selon elles, ils étaient mous, longs et complets. Mes cheveux étaient de nature métissée. Sans même les coiffer, je pouvais juste en faire une queue de cheval ou les négliger sur ma tête, pour faire décontracté. Mais c’était sans compter sur le défrisage, qui allait me hanter pendant mes années de lycée.

Ce fut alors le début de 7 ans de calvaire pour mes cheveux. On me faisait comprendre que, pour avoir un beau tissage, et pour avoir des raies dans les cheveux, il fallait se défriser. Les cheveux devaient se transformer en mèches. Je pouvais donc faire des torsades et des coiffures avec du gel ou encore des chignons. Ce qui est pratiquement impossible avec les cheveux crépus. Mais le véritable piège, quand on commence à se défriser, c’est qu’on doit le refaire à une fréquence donnée. Tous les deux ou trois mois, il fallait reprendre le défrisage pour garder l’aspect lisse des cheveux. Ceci fragilise les cheveux et le cuir chevelu, sans compter les multiples cassures des cheveux à la limite du front et des pointes.

Cheveux Afro

La fin de mon calvaire capillaire

Il y a trois ans, alors que j’étais fatiguée et frustrée par les cassures de mes cheveux, qui n’étaient pratiquement plus les mêmes qu’avant. Je me suis réveillé un beau matin avec la résolution de ne plus me défriser. Je me suis rendu chez ma coiffeuse pour un tissage. Quand elle m’a proposé de défriser mes cheveux, j’ai catégoriquement refusé. En lui faisant comprendre que je ne comptais plus le faire. Elle ne m’a pas cru et a insisté. Sans succès. Les fois suivantes, elle me disait que mes cheveux étaient devenus crépus et difficiles à coiffer et me proposait toujours de me défriser. Je lui ai alors fait comprendre que c’était elle l’experte en coiffure donc que c’était à elle de de se débrouiller. Elle a enfin compris pour de bon que j’avais dépassé ce cap.  Aujourd’hui elle me félicite pour la beauté de mes cheveux.

cheveux attachés affro
Cheveux attachés

Le seul côté positif du défrisage est qu’il diminue le volume des cheveux et les rend plus maniables. A part cela, c’est une catastrophe.

Pour retrouver mes cheveux crépus, je n’ai eu besoin ni de les couper ni de faire des masques ou des soins toutes les semaines. Du beurre de karité et de l’huile de coco ont suffi pour redonner de la force et la vitalité à mes cheveux. J’ai alors réduit le rythme de tissage. Pour éviter de les agresser constamment avec des mèches. Cependant, les perruques et les nattes sont devenues mes meilleures amies. Je me sens beaucoup mieux ainsi : en harmonie avec mes cheveux naturels.

Alors, si vous voulez en finir avec le défrisage et retrouver vos beaux cheveux crépus, il suffit d’une bonne dose de volonté et surtout de patience les filles. 😉


Chronique: L’histoire D’une Feuille Morte

Tout part d’une banalité….

Intriguée, je me suis levée pour regarder par la fenêtre. J’aperçus alors, cette grosse feuille qui il y’a deux minutes n’était pas encore là. Elle était seule, dessécher, abandonner et poser sur la table au milieu du jardin. Comme si, elle avait été déposé exprès et qu’elle attendait la personne à laquelle elle était destinée.

Sa couleur était devenue pale, sans éclat. Elle commençait à se replier sur elle-même de l’intérieur laissant croire qu’elle se protégeait du soleil. Différente des autres feuilles elle a particulièrement attiré mon attention. Pourtant, le vent soufflait fort et emportait toutes les autres feuilles qui se trouvaient au sol. Elle restait immobile soit faisait semblant de bouger soit ne bougeait pas du tout.

Intrigue

J’ai longtemps observé cette feuille à travers la fenêtre en me posant une multitude de question. Car, elle avait l’air d’une plante mais sans racine. Elle faisait peur de loin. Et comme une petite lumière qui m’est apparu, j’ai décidé de suivre ma curiosité et mon intuition. C’est seulement en ce moment que je me suis décidé à sortir du bâtiment. Je me suis dirigée vers cette table pour regarder de près cette mystérieuse feuille. J’avais le cœur qui bâtaient, les mains qui tremblaient et le sentiment d’être ridicule. C’est vrai  parce qu’après tout ce n’est qu’une feuille. Mais que faisait-elle-la ? Et qui l’a déposé la ? Si quelqu’un l’a déposé la pour attirer mon attention, m’inciter à sortir de la maison et me faire du mal après ? Est ce une feuille fétiche ? Si je la touche ne vais-je pas me transformé en crapaud ou tomber dans un coma profond ? C’est tout une série de question qui me traverse l’esprit en cet instant précis. Après tout on est en Afrique encore moins que je n’étais pas dans mon pays d’origine et que j’étais de passage dans cette maison d’hôte.

Je me suis imaginé toutes les scenarios possibles et digne d’un film d’horreur d’Hollywood. C’est vrai que même si, en Afrique, il y’a certaines choses qui intriguent et font peur, la plupart du temps elles sont banales simples et loin de toute imagination.

Un soupçon de courage

Enfin, j’ai décidé de m’avancer lentement tout en fixant la feuille. Mais je priais tous les dieux du ciel pour que ça ne soit rien de toute la mise en scène que je me suis créer et introduit dans l’esprit toute seule jusque-là. Après un moment d’hésitation je décide de m’approcher pour de bon quand je me suis souvenu de cette phrase légendaire ‘’ Tout ce qui devra arriver arrivera’’. Une phrase que ma maman adorait nous rappeler quand on se plaignait mes frères et moi, pour qu’on garde fois dans n’importe quelle situation et surtout ne pas paniquer et rester serein. C’est là que j’ai réunit toute les forces de mon corps et pris mon courage à deux main et enfin m’approcher de cette feuille.

Aussitôt près d’elle je n’ai pas pu m’empêcher de la touché. Oui, d’un coup ma peur a disparu laissant place au charme peu flatteur de cette feuille qui était si bien dessiné mais avait pris une texture molle comme une carotte qui se déshydrate. Dès l’instant où je l’ai touché j’ai souri comme si je venais de retrouver un objet cher que j’avais égaré. Un léger vent de satisfaction s’est mis à souffler  comme pour me rassuré. J’ai commencé à observer la feuille sur tous les angles possible. J’avoue je n’avais encore jamais vu une feuille aussi grosse, pulpeuse, large et avec une longue tige. Je me suis assise, la feuille dans les mains la regardant avec amour, tendresse les yeux pleins d’étoiles comme un enfant qui vient de découvrir un nouveau jouet.

La fin

Après cette longue période d’observation, j’ai commencé à tourner dans tous les coins du jardin comme si je cherchais la personne qui l’avait emmené jusqu’ici. Et c’était le cas je voulais vraiment savoir c’est quoi cette feuille et d’où venait elle et de quel arbre. Elle ne ressemble à aucune autre feuille des arbres de la cour. Après plusieurs minutes à la quête de réponses à mes questions sans succès j’ai eu l’idée de photographier la feuille pour immortaliser ce moment qui était une grande découverte pour moi. Car quelle que soit la façon dont elle a atterrie ici, dans ce jardin rien n’arrive au hasard. J’étais un peu  triste car je savais que c’était la fin pour elle.  Je l’ai trouvé mais je savais qu’elle allait soit finir écrasé ou emporter par le vent dans le fleuve a quelque mètre de là. Toute façon cette feuille a vécu son temps. Elle avait besoin d’une petite lumière, une petite attention et un peu d’amour avant de s’achever et disparaitre à jamais.  Elle m’aura quand même ouvert les yeux car c’est seulement ce jour que j’ai su qu’une feuille peut prendre une dimension pareille.

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Bintou photo prise a abidjan. Novembre 2016
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avec une feuille dans le jardin
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Photo avec une feuille