Anne Christelle

De l’art d’être parents

Aujourd’hui, j’ai songé aux relations parents-enfants et à leur évolution au fil du temps…

Force est de constater que lorsqu’on observe de jeunes parents, ils sont pour la plupart en extase devant leurs bébés, les photos prises à ces périodes, sont toujours pleines d’amour, de tendresse, de bonheur. Cependant, au fil du temps, les cris prennent la place des câlins, les punitions remplacent les mots doux et certains nous démontrent par a+b, que c’est ainsi qu’on éduque les enfants. Quoique dire tout ceci, serait oublier qu’il fut un temps encore peu lointain où on recommandait de laisser les bébés pleurer lorsqu’ils n’avaient aucun problème apparent.

Tout cela pour dire qu’on dirait parfois que tendresse et manifestation d’amour +++++ serait un privilège du nourrisson. Ceci est d’autant plus curieux que ces souvenirs ne restent pas. Alors, comment gérer la transition, comment demeurer ces parents plein d’amour qui n’associeront pas l’éducation à la colère?

Telle est l’une des questions que je me pose souvent lorsque je regarde ma fille. Comment arriverais-je à imposer mon style d’éducation dans un environnement où les cris et les punitions sont des outils usuels? Comment arriverais-je à briser le cycle de ce type d’éducation et à créer une relation pleine de confiance où les conflits seraient toujours réglés avec rigueur mais sans animosité inutile?

En Europe, un nouveau courant de pensée offre une option aux parents, il s’agit de la « parentalité positive ». Je l’ai découvert grâce à la blogueuse HappyNaiss qui partage son expérience de maman et j’ai hâte de découvrir les nombreux livres qu’elle m’a recommandé et qui parlent du sujet.

Cependant, le débat restera entier. Comment développer/vulgariser une autre attitude face à l’apparente normalité des expressions de colère et d’une éducation de la  » peur »?

Cet article tient lieu d’ouverture pour moi face à une réflexion profonde qui concerne beaucoup.

Des avis, des recommandations, n’hésiter pas à les partager en commentaire.

Love, Anna♦


Les femmes doivent « Voice out »

Être femme and « voice out ». Étrange de vous parler français et anglais dans la même phrase mais l’expression  » voice out » semblait la plus appropriée pour exprimer totalement l’idée qui vient de jaillir dans ma tête.

Chers Lecteurs, bonsoir.

Nous sommes Vendredi, fin de semaine et je vous écris depuis le Cameroun, mon cher et tendre pays. Je viens de vivre une histoire qui aurait pu se terminer en ce que le gars Loic Nkono appelle #ndemdutakesh en d’autres termes, une aventure malheureuse à bord d’un taxi.

J’étais dans un taxi sur le chemin du retour à la maison, assise au milieu entre deux hommes ET…ils ont écarté leurs jambes. Ils ont laissé cet espace sans fin entre leur jambe gauche et leur jambe droite, et vu l’espace minuscule du taxi, j’ai dû resserrer mes jambes. Mais, c’était désagréable, je me sentais étouffée et pour une fois, je me suis exprimée.

J’ai fait la remarque au jeune à côté de moi, sur le ton de la blague mais assez fort pour être entendue de tous et à mon grand étonnement, ils ont effectivement fermé leurs jambes. Ça a été l’occasion d’un petit débat dans le taxi sur cette attitude très masculine, tant de fois observée et sur son pendant féminin (une femme bien élevée doit fermer les jambes). J’ai même pu leur faire réaliser que cette soi-disant règle dictée aux femmes, était avant tout le fruit de notre style vestimentaire initial. Les femmes pendant longtemps ont été vouées aux robes, pagnes et jupes, et dans ces tenues, écarter les jambes, c’était prendre le risque de laisser voir sa petite culotte. Douce infamie! Mais au vu de l’évolution des tenues vestimentaires, la règle n’a pas évolué et est demeurée caractéristique d’une certaine bienséance féminine comme le fait d’écarter les jambes pour les hommes, serait un signe d’affirmation de leur masculinité.

Le fait que ces hommes m’écoutent et soient prêts à ouvrir le débat, m’a démontré à quel point, on nous conditionne, nous femmes à « supporter », à se plaindre le moins possible. En effet, je ne compte pas le nombre de fois où dans un taxi, j’ai vécu la même situation désobligeante et je me suis tout simplement tue jusqu’à mon arrivée à destination.

Je ne compte pas le nombre d’autres situations embarrassantes, insultantes à mon goût mais que la société me pousse à considérer comme des marques d’attention : les sifflets en public, ces hommes qui t’appellent  » ma chérie « ,  » bébé  » sans te connaître et qui t’insultent dès que tu les ignores.

Il en est de même pour ces hommes qui te courent après, osent te toucher sans ton consentement, qui trouvent normal d’insister pour avoir ton numéro, ces remarques vaseuses de clients, collègues, chefs auxquelles, il est de bon ton de répondre par le sourire/rire. Oui, je ne compte pas le nombre de fois où nous, femmes, sont invitées à tolérer, supporter, tout et n’importe quoi.

Le débat dans le taxi ce jour m’a pourtant prouvé que nous avons la possibilité de dire « non », de nous insurger quand cela est nécessaire, sans violence, mais que sans aucun doute, nous l’utilisons peu ou prou.

Cette conversation a aussi attiré mon attention sur ce devoir de  » voice out » nos préoccupations face à une attitude que nous estimons être inconvenante. En tant que femme, il est décidément de notre devoir de prendre le contrôle de nos vies, de nos actes, et inciter en permanence au respect, sans fausse modestie.

Oui, apprenons car ce n’est pas facile de changer. Changeons ces mentalités rétrogrades ou battons-nous pour car j’ai réalisé que c’est à nous d’impulser le changement. Et vous, qu’en dites-vous?

Love, Anna♦


En deux jours, j’ai appris

En deux jours, j’ai appris que le monde est cruel (pas une nouveauté, plutôt une piqûre de rappel) et parfois intolérant.

Sans aucun doute, j’ai appris que faire état de ses convictions et de ses engagements, c’est heurter les autres.

Au-delà de ça, j’ai appris que trop souvent, nous disons être ouverts d’esprit mais au final seul NOTRE point de vue importe.

En deux jours, j’ai appris que les gens préfèrent généralement qu’on se taise sur les sujets qui dérangent.

Je peux désormais dire que j’ai appris que l’être humain aime s’accrocher à ses croyances,

Après ces deux jours, il me semble avoir compris pourquoi  les changements d’envergure, culturels ou sociaux sont aussi lents.

Par ailleurs, je peux désormais dire que j’ai appris que l’être humain aime s’accrocher à ses croyances, à ses perceptions, à ce qu’il sait (ou croît savoir) de la vie.

En deux jours, j’ai appris que l’ouverture d’esprit dérange. En effet, elle signifie sauter dans le vide,  tout lâcher, et s’ouvrir. Or, nous sommes loin d’y être habitués

Oui, deux jours m’ont suffi.  J’ai appris que ceci n’est pas un mal Camerounais mais je pense profondément humain.

En deux jours, j’ai appris à croire un peu plus en ce à quoi je crois. J’ai décidé de me battre pour mes opinions.

Au bout de deux jours, j’ai appris que se battre voulait parfois dire partir pour mieux revenir.

En deux jours, j’ai appris que personne n’est souvent ce qu’il semble être.  Il ne s’agit pas de se méfier. Cependant, il faut admettre que chacun a sa part d’obscurité. Chacun a sa différence. Cependant, nous essayons généralement d’être lisses. Nous enfouissons ces particularités au fond de nous, bien à l’abri des regards.

Ces deux jours m’ont fait comprendre que je fais de même. Je me cache et affronter les autres, c’est parfois m’affronter moi-même.

En deux jours, j’ai compris que la vie c’est un bonheur, un combat, des instants, des moments, et que je ne le dirai jamais assez.

Deux jours suffisent. Ils suffisent pour admettre que j’ai beaucoup à partager mais je ne sais pas toujours comment faire. Tout autant, je doute parfois de la nécessité de le faire.

En deux jours, j’ai appris, beaucoup et la vie n’est en effet qu’apprentissage, encore et toujours.

J’espère vous relire ici, même lorsque mes pensées voguent de façon si irrégulière. Un avis, une pensée, n’hésitez pas à les partager, en commentaire, sur Twitter ou Facebook.

Love, Anna♦


Pourquoi je ne parlerai pas du Lions Club ce soir

Aujourd’hui en fin de journée, j’ai eu l’inspiration pour mon article du jour. Une amie de longue date, Jessica D avait publié un article sur son engagement en tant que Lions. Etre Lions, c’est être membre du Lions Club International).

Elle avait écrit son billet en réponse à une publication dans le groupe Le Cameroun C’Est Le Cameroun (LCCLC). Ce groupe fort de plus de 30 000 membres, tous Camerounais est censé avoir bonne presse. Son fondateur, avait choisi de faire une publication sur une action forte du Lions Club au Cameroun: Le programme Lions Quest. En parlant, de cette action, il suggérait que « ce groupe occulte » (le Lions) avait décidé de pervertir nos enfants.

Ma première réaction a été virulente et j’avais dans l’idée d’écrire ce soir sur le Lions Club,ce qu’il est, mon engagement etc…

Puis j’ai continué à lire les commentaires sur mes publications, certaines phrases toutes faites ou déclarations de personne que j’estime. De même, j’ai tenté d’avoir une conversation en messages privés avec l’auteur de la publication et j’ai été effarée par son dogmatisme, son manque criard d’ouverture d’esprit et j’ai réalisé que le mal était profond.

Être Lions pour moi, signifie rendre service aux autres,

Je peux m’en foutre comme me suggérait une amie sur mon mur, car au final ça ne change rien à ma vie et mes convictions mais ce n’est pas moi. En effet, quand je m’engage c’est par conviction, toujours, pas juste pour me faire plaisir.

Être Lions pour moi, signifie rendre service aux autres, aux plus démunis, aux plus affaiblis et cela suppose une certaine responsabilité. Toutefois, en ces situations la colère est mauvaise conseillère. Il importe de répondre au flou par des faits, des chiffres, des statistiques précises.

Donc j’ai décidé de prendre le temps pour cela. Ce sera plus utile, plus constructif et informatif, même pour ceux qui ont une opinion positive. Cela leur donnera plus d’arguments pour faire passer de bons messages.

Donc sur le sujet du Lions Club International, ce mouvement humanitaire qui me tient à cœur, je vous reviendrai avec plus amples détails et faits.

En attendant, je garde de cette soirée une belle leçon et un remerciement à Dieu. En effet, je suis d’un naturel curieux, ouvert à l’autre et avide de connaissances. De ce fait, je ne porte jamais de jugement sur ce que je ne connais pas. Je prends toujours le temps de m’informer à plusieurs sources pour me faire mon opinion sur tout sujet qui me tient à coeur. C’est important, « stay thirsty » voilà ma philosophie de vie.

Au plaisir de vous reparler bientôt de ce sujet. Pour donner votre avis, n’hésitez pas à partager en commentaires, à nous rejoindre sur Facebook ou sur Twitter

Love, Anna♦


Acculturation, ou culture délaissée

De plus en plus, le retour à la culture propre serait une priorité pour nous africains. Il faudrait abandonner les langues du colon. Il faudrait retrouver nos coutumes ancestrales.

Il faudrait se libérer a priori de cette acculturation savamment programmée par l’ Occident assassin afin de nous contrôler. Il faudrait reprendre le contrôle de notre Afrique. Mon amie Befoune dans un article récent, nous fait part de son avis sur le sujet et je m’en vais ici lui faire écho.

Lorsque, comme souvent je rencontre des gens qui disent « le blanc nous aurait fait »,  » le colon aurait provoqué ceci ou cela », je me sens toujours interloquée.

Ainsi, nous aurions perdu nos racines? Lorsque, comme souvent je rencontre des gens qui disent « le blanc nous aurait fait »,  » le colon aurait provoqué ceci ou cela », je me sens toujours interloquée.

Pour vous dire, il y a une quinzaine d’années, je quittais le Cameroun pour la France, afin d’y poursuivre mes études. Dans ce pays, j’ai connu l’Afrique encore mieux que je l’aurais connu en restant au Cameroun (bien dommage, j’en conviens avec vous). En effet, en France, j’ai découvert les Bibliothèques d’exception, la FNAC, les boutiques de maisons d’éditions intemporelles qui nous sont si chères (Editions L’Harmattan, Éditions Présence Africaine). 

Grâce à la connexion haut débit, j’ai lu encore et encore. J’ai écrit en  exposé scolaire sur les effets de la colonisation. J’ai appris à écrire un apologue et j’ai présenté Le mien à toute ma classe de première (essentiellement française). Il parlait du génocide Rwandais. J’ai reçu plein de questions, et je me suis rendue compte que j’en savais si peu. Alors, j’ai lu, je me suis informée. J’ai acheté des romans, des livres historiques et en Terminale, j’ai consacré un autre projet scolaire au sujet. Je me sentais encore plus africaine.

J’ai réalisé qu’il fallait continuer à s’informer, ne jamais baisser la garde

Toujours en France, j’ai lu sur la France- Afrique et j’ai ainsi perdu toutes mes illusions sur notre milieu politique. En France, sans pour autant devenir activiste, j’ai pris conscience de l’importance critique de forger une certaine citoyenneté. J’ai réalisé qu’il fallait continuer à s’informer, ne jamais baisser la garde. Avant tout, il fallait ‘observer les mouvements politiques globaux car nous sommes interconnectés.

Sur un autre domaine, j’ai rencontré de nombreuses nationalités africaines. Je me suis ouverte à des bouts de leur culture. J’ai découvert argot, plats locaux, danses, musique (le mbalax du Sénégal, un vrai bonheur). J’ai aussi appris us et coutumes, divers spécifiques, tribus, etc.. J’ai tellement apprécié certaines cultures que j’ai même songé à m’y installer (Côte d’Ivoire, Gabon).

Toutes ces découvertes se sont faites hors d’Afrique. Puis, je suis retournée au Cameroun et somme toute j’avais commencé à me perdre. Ou plutôt, je commençais à perdre tous ces acquis.

Tout ceci, je l’ai découvert hors d’Afrique.

Jusqu’à l’arrivée de Trace Africa, la musique africaine n’était mise en valeur qu’en boîte de nuit. Je suis revenue chez moi mais un chez moi parfois loin. En effet,  ici, apprendre sur l’Afrique, lire l’Afrique devenait un parcours du combattant. L’accessibilité du contenu restait et demeure encore un défi. Pour lire africain, il me faudra m’inscrire à l’Institut Français.

Ne parlons pas des célébrations dites culturelles que j’ai pu découvrir. Les représentations des différents groupes ethniques nous ont habitué à des événements d’envergure (Ngondo, Nguon, Mpoo, etc.). Cependant,  ils  sont plus centrés sur l’aspect foire gastronomique que sur un réel espace d’apprentissage. Le partage et le relais entre les différentes cultures, ne semble pas évident.

Ma culture Camerounaise, africaine, je l’ai bâti à l’étranger

En somme, ma culture Camerounaise, africaine, je l’ai bâti à l’étranger. L’émotion qui m’étreint chaque fois que je prononce le mot « Afrique », je l’ai acquise ailleurs. Alors si nous choisissons de voir la colonisation comme cause de notre soi-disante acculturation, est-elle si fautive? Ansi, il faut admettre qu’aujourd’hui nous laissons l’espace aux autres pour la promotion de  notre culture. Par contre,  nous devenons des chantres de la leur et n’avons pas l’humilité de l’admettre. Les étrangers sont très souvent devenus nos porte-paroles.

De ma vie en France, je garde le souvenir de cet apport riche reçu de mes interactions avec d’autres cultures et avec ma culture. De ce séjour, j’ai conservé cet amour pour l’être humain et ce besoin d’aller vers les autres.

Ainsi, dans cette vie  à l’étranger, je me suis informée sur les désastres politiques causés par une décolonisation hâtive et non voulue. J’ai découvert ces nombreux accords signés qui permettaient au colon de garder la main mise sur nous.

Si combat, il devait y avoir, ce serait pour s’affirmer en tant que citoyens dans nos pays respectifs, forts de valeurs issus de nos ancêtres. Tel serait le travail culturel, accepter et vanter qui nous sommes, sans chichis, sans faux engagement. La vantardise inutile n’aurait pas de mise mais l’ouverture sur le monde, si.

Pour finir, on ne  peut pas continuer à subir les œuvres du passé. On ne peut pas se contenter de  demander réparation. En effet, le dédommagement sans prise de conscience, ne servirait à rien.  Plutôt,  il faudrait admettre les quelques effets positifs de la colonisation. Il faudra bâtir le futur de nos enfants avec la juste dose de nos passés multiples et de notre présent.

Ceci n’est que mon avis, sur un sujet bien vaste et polémique. Ajoutez votre contribution au débat au travers d’un petit commentaire ici, sur Facebook ou sur Twitter. Au plaisir de vous lire vite.

Love, Anna♦


Nos enfants nous sont prêtés par Dieu

Très souvent, lorsque je regarde ma fille dormir, je ne peux m’empêcher de m’extasier devant ce beau cadeau fait par Dieu. Mais au-delà du cadeau, je vois toujours la responsabilité et un prêt d’une valeur inestimable. Ainsi je résumerai ma vision de l’éducation d’un enfant pour un parent.

La Bible nous dit »Honore ton père et ta mère « . Cependant, elle ne dit jamais aux parents  » faites de vos enfants ce que vous voulez ». Si je me trompe, je veux bien en avoir la preuve.

De même en Afrique, plusieurs proverbes et de nombreux modes d’éducation notamment dans les tribus Malinké, suggèrent que l’enfant appartient non pas à ses parents mais à la communauté. Il est à noter que des dérives sont induites par cette phrase. Cependant, elles ne sont pas le sujet de l’article. Plutôt, Le point important est celui-ci: nos enfants, ne nous appartiennent pas.

Oui, les enfants sont des êtres humains à part entière. Ces enfants nous sont prêtés par le Seigneur. Ils nous assignent l’objectif d’en faire des portraits dignes de lui.  De ce fait, ils n’existent pas pour nous ressembler. Ils ne sont pas condamnés à voir la vie comme nous. Ils ne doivent pas être le relais de nos désirs et ambitions.

Admettons-le simplement, nos enfants sont libres. De ce fait, les cris permanents comme forme d’éducation, la violence physique et morale sont à mon sens des moyens qui nous éloignent du but de Dieu, en nous confiant ces êtres. Patience, douceur, compréhension, entente, respect mutuel, responsabilité. Tels devraient être nos objectifs d’éducation.

Éduquer un enfant c’est le guider avec paix. Il s’agit de l’accompagner de façon juste dans son cheminement de vie. Il faut très tôt le rendre conscient de sa responsabilité envers lui-même et envers Dieu. De cette manière, il pourra accomplir le dessein de Dieu pour lui.

Dieu nous prête nos enfants. De ce fait, je crois sincèrement que les éduquer en considérant la notion d’individualité propre, est un art. Il faut pouvoir leur donner la chance d’être tout simplement la meilleure version d’eux-mêmes.

J’arrive à la terme de ce court texte avec une seule chose en tête. Mon enfant est un prêt que je suis déterminée à chérir sans oppresser. Combat avec moi-même, combat souvent contre les bonnes initiatives de l’entourage.

Sur ce, je vous lirai avec plaisir en commentaire, sur Facebook, ou sur Twitter. Un avis à partager, une remarque, une expérience, n’hésitez pas.

Love, Anna♦


Parler de soi, et le bien que ça peut faire..

Ma muse Befoune a écrit que pour parler de soi, il faut bien définir la limite à ne pas franchir.J’ai eu moi-même l’occasion de vérifier cette assertion, il y a très peu de temps.

Dans l’un des rares groupes Whatsapp dont je fais partie, le président a eu une idée superbe. Lancer un « Lady Guest » et « Gentleman Guest ». C’est une soirée durant laquelle, un membre du groupe est nominé pour parler de soi en face du groupe. Des questions lui sont posées, sans restriction par les membres. L’initiative a été lancée depuis deux à trois semaines, et Vendredi dernier c’était mon tour.

Je dois dire qu’en lisant les interviews des précédents camarades, j’étais particulièrement stressée. J’imaginais un vaste champ de questions auxquelles j’aurais la tentation de répondre sans authenticité. J’avais peur, d’une incursion dans ma vie privée.  Au final, l’interview s’est avéré très léger (peu de questions « difficiles »)  mais très révélateur.

En effet, comme je le disais en titre, parler de soi, ça fait du bien! Sans appeler ici à une forme de narcissisme, généralement, nous avons conscience de notre valeur mais pas de l’impact positif sur les autres. Nous connaissons nos principes, notre vision de la vie, mais ne réalisons pas toujours qu’ils peuvent inspirer. L’interview dans son ensemble et certaines questions en particulier, ont fait figure de déclic pour moi.

Tic, Tac, Le Déclic

En effet, certaines questions laissaient entrevoir un soupçon d’admiration ou d’intérêt positif. Ceci était notamment le cas, pour deux questions: mon expérience de blogueuse d’une part, et une invite à être enseignante d’autre part. De même, j’ai reçu en fin d’interview des retours très positifs sur moi. Ils remettaient au centre des qualités qui semblaient avoir été bien appréciées.

Au travers de cet exercice (parler de soi), je me suis rendue compte que très souvent, on fait les choses pour soi. Ainsi, nous posons des actes qui en disent long sur notre « moi », nos valeurs, nos ambitions. On ne pense que très peu qu’à côté, on a pu encourager, servir d’exemple ou faire sourire. Cet interview libre m’ai ainsi ramené à cette citation « Dans les rêves commencent la responsabilité ». Cette citation guide ma vie depuis près de quinze ans, et cette responsabilité, je l’ai ressentie au cours de l’interview.

L’écrivain Ben Okri dans son livre « Un amour dangereux » (une revue à lire sur La Biblio Afro), nous invite à prendre conscience de la responsabilité que nous confère nos rêves. Ainsi, nous avons responsabilité d’agir, de passer du rêve à la réalité pour jouer habilement le rôle qui nous est assigné sur cette terre. Ainsi, partager mes ambitions, mes rêves, parler de moi et de ce qui me fait avancer, m’ont permis d’assumer la responsabilité de mes rêves.

Cela renforce aussi notre  attachement, et transforme un groupe épars……en une entité de plus en plus soudée.

Je finirais en disant que j’étais libre de mentir, libre en maintes reprises de détourner la vérité. Cependant,  cette expérience a eu cela d’intéressant qu’elle m’a permis d’exprimer sans détour une part de moi. A ces anciens collègues, qui connaissaient de moi, la travailleuse acharnée, j’ai pu faire découvrir une face plus attachante. Il en est de même, pour tous les autres membres du groupe qui ont pu passer. Cela leur confère auprès de nous, plus de réalité. Cela renforce aussi notre  attachement, et transforme un groupe épars, somme d’individualités, en une entité de plus en plus soudée.

Alors oui, pour autant qu’on définisse bien pour soi-même ce qu’on veut ou pas montrer, parler de soi est parfois un exercice plein d’intérêt.

Sur ce, bon début de semaine, douce nuit et que la force (du Jedi, oui, oui…) soit avec vous.

Love, Anna♦

PS: Hâte de lire vos commentaires. Sur Facebook, ici ou sur Twitter, n’hésitez pas à donner votre avis, sur parler de soi.


10 Choses à Faire Plus souvent

J’ai une copine blogueuse, en fait une amie tout court qui a le don pour les grandes inspirations. Et voyez-vous, lorsqu’elle est inspirée, elle se sent le besoin, le désir d’appeler les amis. L’amie que je suis, c’est donc retrouvée appelée à la barre, pour parler d’elle en dix points.

Ça aurait été facile s’il s’agissait juste de parler de moi. Mais rien n’est facile avec la copine Leyopar, je dis bien rien! Elle nous demande tout bonnement de lister 10 choses que nous devrions faire plus souvent. Pour comprendre le concept, allez déjà lire sa liste, ou celle de notre autre amie Befoune, puis revenez par ici.

1.Mettre Pause à mes réflexions

Mon cerveau est une machine qui travaille sans arrêt. Impossible de mettre pause, pour le vider, ne penser à rien, ne serait-ce qu’une seconde. C’est étrange et des fois j’aimerais bien que ça s’arrête (pour vous dire, pendant que j’écris ces lignes, je songe déjà au thème d’un prochain billet, bizarre, vous avez dit bizarre?).

2. Apprendre le sens du mot « repos »

Depuis que ma fille est née (et déjà avant), je ne prenais pas beaucoup de temps pour le vrai repos. Lorsque je m’accorde le mot « repos » c’est que je suis d’ores et déjà « exténuée », « à bout de souffle », « au bord du gouffre ». Alors oui, dormir un peu plus, ne penser à rien (plus haut), ça devrait être une autre façon de se reposer réellement et je dois m’y coller.

3. Stresser moins

Bon, je dois quand même dire qu’entre mes années à bosser pour une multinationale et maintenant, le sens du mot stress a grandement changé pour moi, et je le ressens de moins en moins. Mais n’empêche, pour pas mal de raisons, j’ai toujours le sentiment de ne pas en faire assez, de ne pas aller assez vite, de ne pas être on top sur tel ou tel point. Or, je sais bien que je fais beaucoup, que je fais déjà bien et que la progression doit suivre son cours à son rythme… Donc oui, stresser moins, respirer et c’est tout.

4. Prendre un peu plus soin de moi

Déjà qu’avant d’être maman, je me laissais souvent aller mais alors là, avoir accouchée est ma nouvelle bonne excuse pour ne pas me chouchouter. Ça fait un moment que je n’ai pas mis de vernis à ongles, alors que j’aime bien la sensation de « joliesse » que dégage mes ongles lorsqu’ils sont colorés. Ne parlons pas d’un petit massage (des années) et j’en passe. J’aime bien mettre les finances ou le temps en avant pour justifier ce manque d’intérêt pour ma personne.  Cependant, j’appliqué désormais ce principe: « Ta plus grande ressource c’est toi-même, tu te dois d’en prendre soin ». Je commence dans les jours à venir, avec une superbe coiffure en perspective, et un joli vernis pour la semaine.

5. Oser, Risquer!

Eh oui, je suis une maîtresse du risque calculé. On fait des choses nouvelles, différentes, mais en calculant au millimètre près l’once de risque prise. Ce besoin de contrôle m’empêche souvent de me lancer dans des projets qui me tiennent à cœur, et ils peuvent ainsi rester dans ma tête des mois, voire même des années. Ça été le cas avec mon blog sur la littérature, auquel j’ai pensé pour la première fois en 2006 (lancé en 2013 seulement). C’est le cas en ce moment pour un projet associatif, auquel je songe depuis près d’un an. Je dois agir sans penser aux conséquences car comme je le constate ces derniers temps, avec de l’audace, la bonne dose de rigueur et de passion, on y arrive toujours.

6. Mais, Mais, Ne Pas Se Disperser

Tout en rajoutant des choses dans mon arc, je dois éviter/réduire une certaine tendance à la dispersion. C’est simple, je m’ennuie vite, mais en même temps, sans aller au bout d’une idée, autant ne pas la commencer. Donc, tout en osant, je dois aussi être plus stricte mes priorités pour rester on top.

7. Danser Plus

C’est tout bête, très bête même (rires) mais j’aime beaucoup danser. Danser pour moi, c’est comme écrire, lire ou respirer, c’est critique. Alors, il est vrai que je sors beaucoup moins, mais danser c’est vraiment important, et en plus c’est la meilleure façon pour moi de faire du sport, et ça l’a toujours été. Donc, j’ai toutes les raisons de m’y remettre.

8. Connecter plus avec les personnes qui me tiennent à cœur

J’ai des personnes à qui je parle quasiment tous les jours. J’ai d’autres qui me sont tout autant chères mais avec qui je peux passer des mois sans parler. On se laisse rattraper par le quotidien, la distance, et on s’oublie, on s’abandonne. La vie est trop courte, donc je veux que ces personnes importantes puissent sentir le plus souvent possible à quel point elles sont importantes. Family is priceless!

9. Me vendre mieux

Ici c’est la vraie catastrophe. Je suis une blogueuse depuis près de trois ans et disons qu’au fond je ne suis pas vraiment connue. Les contenus que je propose notamment sur La Bibliothèque Qui Ne Brûle Pas, peuvent servir à beaucoup mais je ne fais pas assez pour les mettre en valeur. Même s’il est vrai que je n’écris pas pour être le plus lu possible ou pour devenir une star, il ne servirait non plus à rien de rester totalement dans l’ombre (autant avoir un journal intime). Alors, oui je dois assumer que je suis Anna de La Case et de La Biblio, et mieux me mettre en valeur par rapport à ça autant dans le virtuel que dans le réel. Objectif 2017 lol, tout est une question de e-reputation. PS: Je vends des service de gestion de marque/d’image, alors si je ne commence pas par moi, je suis un peu foutue ou bien?

10. Dire encore plus merci à Dieu pour tout et tout

Oui, ces derniers mois, j’ai appris à le remercier de plus en plus. Il faut dire que la table d’accouchement, ça vous rappelle que vous n’êtes véritablement que poussière. Je pense lui dire merci, mais lorsque je pense à ces moments de « down », je me dis que je dois véritablement et encore plus lui dire merci. Etre « down », ce n’est pas lui dire merci. Ce n’est pas célébrer ses bienfaits immenses au cours de cette dernière année et de mon séjour sur terre en général.

Voilà, le devoir est terminé. N’hésitez pas à partager en commentaires, ou sur les réseaux sociaux, votre liste. On peut continuer la conversation sur Facebook ou Twitter (Instagram, Snapchat, c’est pour bientôt, je dois m’ouvrir ou bien? rires)

Love, Anna♦


Dieu créa l’homme et l’homme créa la machine

Dieu créa l’homme et l’homme créa la machine, et dans cet ordre. Ainsi, autant Dieu régule nos vies, autant nous restons et demeurons maîtres des machines, et surtout sommes responsables d’elles. 

Il y a un nouveau courant que j’observe depuis quelques temps autour de moi qui viserait à dénoncer les effets nocifs des machines (en général) sur l’homme et en particulier sur sa santé. Dans cette course au rejet, il faudrait à la limite revenir à l’époque des dinosaures et s’enfermer dans un naturalisme qui à mon sens friserait « la folie ».

Nous nous sentons de plus en plus happés par la technologie:les téléphones et ordinateurs connectés, Google, les aliments génétiquement modifiés. De ce sentiment semble naître une crainte de plus en plus grandissante d’avoir perdu le contrôle. Toutefois, il me semble que c’est comme pour l’éducation des enfants (sujet d’un autre article), parfois considérée aujourd’hui comme du laisser-faire.

Nous avons de plus en plus la tendance à nous abandonner face aux mains des autres, et de penser ne plus pouvoir rien contrôler. Je donne l’exemple simple de cette vidéo (inspiration pour cet article) qui m’a été envoyée par ma mère et parlait des méfaits du téléphone, et notamment de certains cancers qu’il était en passe de provoquer. Je veux bien admettre, supposer que le téléphone peut provoquer des cancers mais cela ne serait-il pas lié à un usage inconvenant, prolongé, abusif? En somme, la machine « téléphone » ne deviendrait-elle pas un ennemi du fait d’une faute de son maître « homme »?

Cette « haine » de la machine, du progrès en général me fais l’effet d’une douche froide. Je me demande toujours si nous faisons preuve d’hypocrisie ou trouvons-nous juste plus drôle de nous plaindre. Car oui, des faits démontrent que les machines sont parfois devenus des loups pour l’homme mais il faut bien admettre que le progrès c’est d’abord fait à notre avantage. Revenir aux temps des cavernes, je ne sais pas pour vous mais trop peu pour moi. L’évolution de la technologie a d’abord été une évolution de la société, une évolution des mentalités, en vue de se mettre au service des hommes. Ainsi, à mon humble avis même un « Google » ne fait que nous rendre la vie facile, tout en prenant certes le contrôle d’un certain nombre de nos informations au passage (du donnant-donnant en somme ou encore le prix à payer pour l’évolution).

Se complaire à diaboliser la machine, c’est oublier notre responsabilité et céder à une forme de défaitisme qui n’aura aucun impact positif à terme. L’homme créa la machine et de se faire l’homme reste libre de s’en défaire, de la transformer, de l’adapter à ses besoins. La machine est à notre service pour notre confort, notre bien-être, et il ne tient qu’à nous de la maintenir à cet effet. La bombe atomique a tué du fait de l’homme, pas du fait de sa naissance.

Alors en tant qu’êtres humains, pensons notre devenir, et ne rendons pas les machines responsables de nos malheurs. Elles n’y sont pour rien, les pauvres (en attendant la révolte des machines..LOL)

Love, Anna♦

PS: article volontairement ironique, un avis, une suggestion, une contribution? Vous êtes le bienvenu en commentaire, sur Facebook ou Twitter

PS 2: « Et L’homme Créa La Machine » est le titre d’un livre de Mark Fletcher, est un livre photo  publié en 2010 dont je n’avais jamais entendu parler avant d’écrire ce billet (on apprend tous les jours, for real!) et qui parle de la grande épopée industrielle entre début 19ème et milieu 20ème siècle (Sources: Amazon.fr)


Le piment qui cache la grande sauce-#enmargeduTBC

Il y a quelques mois, une artiste camerounaise, Reniss a publié une oeuvre musicale intitulée « La Sauce » (et son piment) suivie par le vidéogramme éponyme. Sur la chanson, je ne reviendrai pas. Elle a entraîné son lot de dénonciations plus ou moins musclées, en mode « atteinte à la pudeur »,  » dépravation de nos enfants », j’en passe et des meilleures.

Voici un pays où la corruption est rampante. De même dans ce pays,u pour une bonne frange de la population, payer les impôts ne sert à rien. En effet, on considère que  le gouvernement et ses fonctionnaires sont tous des voleurs. Au Cameroun, pour beaucoup, s’inscrire sur les listes électorales  ne servirait à rien. Oui, car il n’y a nul doute que  « Pa Polo » est là pour rester.  De plus, nous savons nous mobiliser en politique, pour commenter les problèmes des voisins.

Au Cameroun, il semblerait qu’on ne soit pas prêt, à deux mois du lancement officiel de la CAN Féminine. Pourtant, nous sommes le pays organisateur. Dans notre cher pays, les routes se construisent minimum en trois. En somme, nos maux  et difficultés sont si profonds que dès fois on se demande comment nous arrivons encore à vivre.

En vertu de tout cela, les grands sujets de conversation, de dénonciation, de « commentaire » sont trop souvent liés à l’activité sexuelle des uns et des autres. Ils sont aussi liés à cette soi-disante banalisation du sexe, ou encore soi-disante dépravation des moeurs.

Il y a quelques mois, le scandale était la maîtresse d’un certain footballeur célèbre de nationalité camerounaise. Quelques temps après, c’était une certaine chanson d’un certain jeune homme qui n’aurait eu que pour but (malgré ses 5 millions de vues historiques sur YouTube) d’appeler à la copulation. Ensuite, le scandale était celui de la fille du président qui se droguerait. Au final, le scandale et les grands débats sont toujours autour de ce que j’appelerais « les divers ».

Le piment, ou la pimenterie  (expression d’une activité sexuelle généralement rémunérée) sont devenus dans notre cher et tendre pays, LE sujet d’indignation à la mode.

S’indigner sur le piment, ça évite de s’indigner sur l’état de l’éducation, l’état des routes, l’état des hôpitaux. Je dois noter l’exception du drame Monique  qui aurait quand même réveillé mes concitoyens. Parler du piment, ça évite de se demander pourquoi les mœurs seraient si dépravées, si elles le sont devenues subitement. Ca nous éloigne d’une simple question. En somme, pourquoi les moeurs et mentalités évolueraient-elles négativement? Quelles sont les responsabilités individuelles des uns et des autres, dans ce changement?  Voici les questions qu’on ne veut pas se poser.

Au contraire, il semble plus aisé d’en appeler aux autres: les artistes, le président, la télévision, les artistes, et j’en passe. Je me pose parfois la question si nous prendrons enfin LA responsabilité collective de notre devenir. Je songe à un jour, chacun se focalisera sur LUI, pour changer d’abord, s’améliorer avant tout.

De même, je m’interroge sur cette grande hypocrisie envers nous-mêmes. Lorsque nous sommes dans un snack, une boîte de nuit ou un bar, et que ces morceaux dénigrés sont au programme, peu d’entre nous avons le courage d’interrompre notre danse. Nous ne voulons pas passer pour un pudibond. Nous voulons nous montrer ouvert. Pire, selon notre compagnie  (un potentiel gars, une fille qu’on veut à tout prix), ses chansons nous servent à créer la proximité.  Cette proximité est bien entendue inadmissible en temps normal (pour coller, comme on dirait vulgairement chez nous).

Alors, pourquoi nous défouler sur les réseaux sociaux, dans les journaux, dans des milieux plus sérieux? Pourquoi ne pas accepter qu’il y a de la musique pour tout et rien, et qu’il convient à chacun de faire le tri dans ce qui lui convient?

Le piment qui cache l’immense sauce de l’hypocrisie est si profondément ancré que je ne sais pas si nous prendrons sur nous de changer réellement, mais il serait pourtant bien temps, on y gagnerait.

Ce n’était que ma modeste contribution #enmargeduTBC, TBC pour The Blog Contest, une initiative de blogeurs qui souffrent de se voir recommandés des thèmes obligatoires pour une publication chaque 20 du mois. Découvrez les participants officiels, en cliquant sur les liens plus bas

Leyopar

Tchoupi

Arsty

Yann

Obone

Elie

Love, Anna♦

 


Lorsqu’on se croit plus blanc que le blanc

Il y a un jour, il y a de cela des années, déjà un siècle au minimum, le premier homme blanc foula pied sur la terre d’Afrique. De ce jour, beaucoup a changé.

Les choses auraient pu être simples, belles, agréables mais la haine de la différence, l’incapacité à accepter l’autre ont été (comme souvent dans les relations humaines) mis à l’honneur. Ainsi au travers de recherches pseudos-scientifiques, notamment en analysant cette dite ressemblance avec le singe donc de l’animal, l’homme noir a été considéré comme tel . Le blanc c’est défini comme supérieur. De ce fait, il a défini sa pensée, sa civilisation, ses pratiques, ses coutumes, sa religion. Il a estimé tout ceci comme supérieur et s’est enclin à l’imposer à de nombreux peuples.

Pour revenir à ma chère Afrique, nous avons donc été dans notre grande majorité colonisé. Nous avons été embarqué dans quelque chose qui n’était pas nous. Ainsi,  je dois dire que le seul fait de vous écrire ici en français, au lieu d’écrire en Yambeta ou Bassa, mes deux langues maternelles, montrent la réussite de la colonisation. Eh oui, même si je voulais, je ne maîtrise ni à l’écrit ni à l’oral mes langues maternelles. Le français est la langue officielle dans mon pays le Cameroun (ainsi que l’anglais) et c’est bien celle-là que nous affectionnons dans nos échanges normaux.

En effet la colonisation a d’abord eu pour caractéristique fondamentale, l’aliénation. Il s’agissait de nous faire entrer dans la « civilisation » et ainsi de nous éloigner de tout ce qui aurait valeur à nous en séparer: nos habillements, nos modes de fonctionnement, nos rites ancestraux, etc..

Aujourd’hui, j’ai pris en pleine face la profondeur de l’aliénation et ce pour un acte en apparence banal.

Comment dire, j’ai depuis près de deux ans, les cheveux naturels, en somme, avec leur texture originelle, des cheveux crépus comme tous cheveux d’homme noir. Ce n’était pas un choix idéologique comme je l’ai expliqué dans un récent article. De même, je ne juge pas celle d’entre nous qui ont les cheveux défrisés (texture lisse, assimilée à la texture européenne). Toutefois, force m’a été de constater que dans notre environnement, assumer de porter les cheveux naturels, sans atour, sans tresses, sans perruque, tels qu’ils sont, a au final parfois valeur de prise de position, de refus frontal de l’aliénation.

Ainsi, lorsque je sors de chez moi avec mon afro bien coiffée et structurée, pour m’entendre dire que j’ai une coiffure de folle, par une autre femme noire, que dois-je faire? Pleurer pour nous? M’énerver? Crier? 

Porter mes cheveux tels que le Seigneur les a créés, représentation ultime de ma race, dans un environnement où on a voulu m’obliger à renier tout ce qui fait ma nature, ma race… En me battant un tout petit peu même de façon inconsciente, célébrer le noir, sans l’exprimer comme supérieur à une autre race, mais juste en être heureuse. Donc, faire tout cela et m’entendre traiter de folle par une autre personne de race noire?

Je ne saurai que dire ceci, l’homme blanc qui nous a colonisé, consciemment ou inconsciemment a laissé des traces indélébiles en nous, et nous devons nous battre pour l’assumer. Avoir confiance en soi en tant qu’individu, ça signifie s’accepter. Cela va au-delà des femmes, car de façon générale, dans de nombreuses sociétés africaines, porter son cheveu crépu c’est être « sale », « pas sérieux », « fumeur de mbanga » en gros des attributs négatifs.

Toutefois, nous sommes les mêmes à nous insurger chaque jour des effets de la colonisation. Nous ne cessons de condamner l’ingérence politique des européens dans notre chère Afrique. Nous nous battons pour porter les plus grandes marques et  parfois honnir le pagne (quoique depuis que les stars américaines portent le pagne et que les grands stylistes européens l’utilisent, il est devenu trendy). Sur le pagne, je dois aussi cependant noter que ce n’est pas originellement un tissu africain. Il est bien importé mais au minimum ces imprimés à mon sens, nous rappellent notre chez nous, nos cultures.

Pour continuer, c’est bien nous qui condamnons ces frères qui fuient l’horrible Afrique pour l’Eldorado occidental.

Nous ne cessons de citer Thomas Sankara, Cheikh Anta Diop, Patrice Lumumba.

Nous nous insurgeons contre la vague de racisme en Europe et les assassinats d’hommes noirs aux Etats-unis. Cependant, nous ne sommes pas capables d’accepter qu’une femme qui a les cheveux naturels et les porte sans atour, est une femme noire, une reine, et mérite respect, reconnaissance, au lieu d’être traitée de folle.

Le chemin est encore long pour changer les choses. Il  est certainement bien long comme le mentionnait Le Petit Ecolier dans son dernier billet, pour que des noirs ne puissent plus penser que l’homme blanc soit supérieur à l’homme noir. Oui, le chemin pour accepter d’être libéré, de s’assumer selon nos propres codes , recréées différents, oui ce chemin est dur, mais je dois le dire commence par des petits actes de tous les jours.

Je ne suis pas une fanatique, une kémite ou tout extrémisme afro-noir comme ceux que je décrivais il y a quelques temps. Non, je me reconnais le droit en tant que citoyenne du monde, de m’inspirer même des autres cultures. J’aime la liberté que j’ai aujourd’hui de parler quatre langues parmi lesquelles une de mes langues maternelles (le bassa). Cependant, je suis triste d’admettre que pour certains d’entre nous être noir et cultivé, signifie être plus blanc que le blanc.

Je suis amoureuse de ma culture noire, les rites de mes ancêtres, nos pratiques, nos légendes.

Je suis fan de littérature africaine et bien que ces textes soient écrits dans la langue de l’oppresseur, pour certains ils nous décrivent si bien que j’en fais mes carnets de bord. Que serai-je sans avoir lu Mongo Beti, Cheickh Anta Diop, Ahmadou Kourouma, Ben Okri? J’apprécie le port de ces pagnes qui sont le premier reflet de ma culture. Je rêve d’être habillée uniquement par des stylistes de chez nous.

Je me régale de certains de nos mets au Cameroun mon pays comme en Côte d’Ivoire ou au Kenya. J’adore mes cheveux naturels, mon cheveu crépu, j’aime les soigner, les voir me rendre cet amour en étant plein de vie, malléables et souples, naturellement. Comment me décrire sans nos danses si caractéristiques, notre argot, nos expressions et nos comportements si bien à nous et parfois semblables quelque soit le pays d’Afrique où on se trouve? J’aime les différences entre nous, les préférences particulières de telle ou telle tribu, marqueur de notre diversité, vecteur de force si nous le souhaitons.

Je suis fière d’être noir comme le blanc est fier d’être blanc. Je ne vois pas pourquoi je devrais souhaiter être plus blanc que le blanc. Je ne suis pas folle, débraillée, je suis Africaine, noire, humaine, enfant de Dieu et fière d’être tout cela à la fois.

Et vous, Africain, blanc, comment vous décrirez-vous? Que pensez-vous de la lutte des races? Laissez votre avis en commentaire.

Love, Anna♦


Rêvons Debout

Rêvons de vie, de passion, d’amour

Rêvons de changement, d’accomplissement, de plénitude

Rêvons d’une autre réalité, d’une autre politique

Rêvons d’une Afrique plus qu’émergente,

Rêvons d’un homme noir désormais respecté,

Rêvons d’indépendance véritable,

Rêvons pour nous, rêvons pour nos enfants.

Rêvons car rêver permet de garder espoir,

Oui gardons espoir encore et toujours.

Rêvons d’être respectés, rêvons pour une vie

Rêvons que l’homme blanc accepte l’égalité,

Rêvons que les êtres humains cessent

Qu’ils cessent d’infliger peine et douleur,

Rêvons debout car toujours nous serons debout

Rêvons debout, le travail forcé n’est plus

Rêvons debout, l’esclavage n’est plus,

Rêvons debout, le courage est notre arme

Rêvons debout pour ne plus avoir peur

Rêvons debout pour regarder la mort en face

Rêvons debout car Dieu nous a donné deux pattes

 

Rêvons, Rêvons, Rêvons

Rêvez, Rêvez, Rêvez

Debout, toujours debout

 

Love, Anna♦


Juste Comme ça

Juste comme ça,

Parce que les mots s’estompent, parce qu’ils ont perdu leur sens.

Juste comme ça,

Parce que le monde avance, le temps avance, les gens changent

Juste comme ça,

Parce qu’il faut grandir, il faut ouvrir les yeux, toujours se remettre en question

Juste comme ça,

Sempiternellement, sans effort, vivre, aimer, danser, vivre, aimer, changer

Juste comme ça

Le clavier sifflote, mes doigts voguent, et j’entends ces bruits comme des notes sur un piano

Juste comme ça,

Parce que j’aime la musique des mots, parce qu’écrire ne doit pas toujours avoir un sens.

Juste comme ça

Parce que nous avons envie de rien et envie de tout,

Juste comme ça,

Parce que la poésie me porte, les pensées s’envolent, je dis tout et rien

Juste comme ça,

Parce que je pense à Baudelaire, Anta Diop, Césaire, Fanon, Bebey,

Juste comme ça

Parce que je suis d’ici, d’ailleurs, influencé par ici et par-là.

Juste comme ça,

Parce que nous sommes tous des êtres humains, avec nos couleurs, nos différences,

Juste comme ça

Parce que vivre devrait être le plus beau cadeau.

Juste comme ça,

Et je m’arrête ici ,pour un moment, pour un instant, à jamais?

Que sais-je, c’est juste comme ça et c’est déjà fini.

 

Love, Anna♦


Salarié, c’est forcé?

Ce billet pourrait s’apparenter à une ode à entrepreneuriat mais il n’en sera rien. Ce billet malgré son titre, parle surtout et avant tout de salariat, donc du salarié.

Salarié, je me suis souvent posée la question, est-ce forcé?  Dans nos environnements, et en somme au Cameroun, le monde professionnel est un monde de requins déguisés. Vous me direz que le Cameroun n’apparaît pas comme une exception et je vous accorderai que vous avez raison.

Cependant, au vu de mon expérience, de celles de collègues ou d’amis dans des sociétés de la place, j’ai encore envie de reposer ma question: Salarié, c’est forcé?

Ma question est destinée premièrement aux employés et en deuxième lieu, aux employeurs. Commençons par ces derniers. Chers employeurs de tout bord, depuis quand le travail est-il synonyme d’esclavage ans votre vocabulaire? Depuis quand l’employé s’apparente t-il à votre enfant? Avez-vous financé ses études? Etes-vous garant de son intelligence? Si la réponse à toutes ces questions est NON, je vous le demande: pourquoi la violence verbale, pourquoi les insultes? Pourquoi ce management de la terreur? Quelles sont les études qui en prouvent l’efficacité?

En effet, trop souvent vous entendez des personnes parler de leur travail comme ‘une passion mais de leur chef comme un cauchemar.Trop de personnes ont trouvé en leur boulot, le moyen ‘accomplir leurs rêves mais déchantent trop vite au vu du management. J’avais un  DG qui avait coutume de dire que lorsqu’on démissionne, la plupart du temps, on quitte non pas l’entreprise qui nous emploie, mais très souvent, un mauvais chef. En d’autres termes, les supérieurs hiérarchiques sont les garants de l’atmosphère d’équipe et de la motivation des employés. Mais en sont-ils conscients? Savent t-ils faire la bonne mesure? Voilà le débat.

En ce qui concerne les salariés, nous sommes champions pour relever tous les manquements réels ou supposés de l’entreprise envers notre personne. Très peu, nous ne savons nous remettre en question, très peu savons-nous lire notre environnement et humer le vent du renvoi ou au minimum du désaveu. Nous tolérons beaucoup de mots, de comportements souvent sans nous plaindre et ce même dans des grandes entreprises. Nous prenons des risques pour notre santé, en finissant tard et de ce fait nous hypothéquons notre performance future. Nous avons l’impression qu’il faut à tout prix éviter le renvoi. Or, nous sommes parfois compétents. Nous sommes parfois en mesure de nous débrouiller ailleurs. Mais toujours, nous restons là.

Or, une carrière est du fait de l’individu et non de l’entreprise. Trop souvent, les projets et ambitions professionnelles des uns et des autres, ne sont pas clairs. Trop souvent, nous passons d’un poste à un autre, au ré des besoins de la société, sans envisager l’impact ou le chemin que tel ou tel poste fait prendre à nos carrières. Trop peu, nous mesurons le chemin parcours pour établir nos compétences, et être en mesure de mieux les vendre sur le marché du travail en cas d’insatisfaction. Au Cameroun, démissionner s’apparente encore à une prise de risque trop grande. Bien souvent, les individus recherchent avant tout la sécurité du travail, une place jusqu’à la retraite, au détriment d’une carrière bien remplie. Les deux sont d’ailleurs conciliables, à condition de savoir jouer ses cartes.

Etre salarié, n’est pas une fatalité, au contraire. Etre salarié, c’est l’occasion avec une prise de risque minimale, d’impacter un secteur d’activité, et de laisser sa marque. Etre un bon salarié, qui sait bien manager sa carrière, c’est avoir la possibilité d’une certaine retraite dorée. Etre un bon salarié, c’est être clair sur ses ambitions personnelles, et savoir donner sans étouffer. Etre un bon salarié, c’est bénéficier dans les bonnes sociétés, de nombreux avantages, tels que la couverture médicale, les bonus de fin d’année, le 13ème mois, etc.

Etre salarié, c’est un contrat avec une entreprise, un échange de bons procédés, a priori gagnant-gagnant. De ce fait, aucune partie (notamment l’entreprise, et en particulier le manager), ne devrait abuser de sa position. Il est toujours dommage, de voir des collaborateurs dépossédés de leur enthousiasme, de leur passion car au final, cela finit toujours par impacter sur les performances de l’entreprise (bien que le plus grand perdant est toujours l’employé).

Etre salarié c’est maîtriser l’art de la bonne communication. Etre salarié c’est avoir lu plusieurs fois « Le Prince » de Machiavel et être en mesure d’en appliquer intelligemment certains des principes.

Etre salarié, au final c’est une superbe aventure car on y apprend beaucoup sur soi et sur les autres. De plus, il faut de tout pour faire un monde. Eh oui, tout le monde ne peut pas être CEO. Et vous qu’en pensez-vous?

Love, Anna♦


S’ils étaient sourds-muets?

Il était six heures du soir. Ils étaient attablés pour le dîner, un peu plus tôt que de coutume. Gérard avait en effet prévu de ressortir et insistait toujours pour dîner en famille. Par amour, pour sauver les apparences, par responsabilité? Nul ne saurait le dire. Emilie, elle c’était fait une raison. Elle avançait dans la vie au gré de ses humeurs. Elle vivait au travers de lui et accessoirement de leurs deux enfants, Rita et Antoine âgés respectivement de cinq et trois ans. Ils l’occupaient assez pour qu’elle puisse oublier le reste. 

Six heures du soir, comme six ans, durée de leur mariage, le solde de deux ans d’amourette. Emilie ne se rappelait plus bien ce qu’avait voulu pleinement dire « être amoureuse ». Elle était la femme de Gérard, et elle ne savait pas bien si différence il existait. Ne se mariait-on pas par amour? Elle avait rencontré lors de sa deuxième année de master, les rêves pleins la tête. Lui travaillait déjà depuis quatre ans. Ils avaient cinq ans d’écart. C’était le JCD, agréable, charmeur, à l’écoute, elle avait tout de suite craqué. Etait-ce parce que son Master 2 en gestion des projets environnementaux, avait été sans suite professionnelle? Etait-ce parce qu’il lui avait souvent répété qu’elle était sa reine et qu’elle n’avait pas besoin de travailler? Toujours est-il que huit ans après, elle n’avait finalement jamais travaillé et était devenue « par amour », une femme au foyer hors pair.

Gérard avait parfois le sentiment d’avoir été piégé ou plutôt plongé dans un cauchemar tout éveillé. Il se rappelait encore de cette première grossesse six mois après qu’ils se soient connus, et de son déni total. Il n’était pas prêt, il n’était pas sûr que c’était elle mais il avait besoin de son assurance, de son soutien, de sa détermination. En retour, il avait reçu cette servile obéissance, cette absence totale de contradiction, et avait dû faire le deuil de son enfant. Pourquoi l’avait-il alors épousé? Par amour, certainement… par culpabilité? Il n’aurait jamais su le dire. Est-ce toujours cette culpabilité qui l’avait inspiré pendant leur lune de miel à lui proposer de rester à la maison? Encore une fois, il espérait provoquer, faire naître ou renaître un esprit de contradiction, de détermination, d’entreprise et une fois encore, il n’avait reçu que cette servile obéissance. Et puis Rita était née, le soleil de sa vie, sa première fille, vite suivie du combatif Antoine. Sans eux, qu’aurait-il fait? Comment aurait-il surmonté? Mais aussi sans elle….Oui elle… Cette elle qui l’avait rendu semblable à tous les hommes. Il s’était pourtant juré qu’il serait différent. Mais différent, l’aurait-il pu demeurer avec Emilie en face? N’avait-il pas commis une erreur en l’épousant? Depuis qu’il avait rencontré, elle, Anaïs, il se posait la question. Elle était tout le contraire d’Emilie. Indépendante, inventive, passionnée, depuis six mois, elle secouait son monde. Ce soir, pour la première fois, il allait dormir avec elle. C’était pour elle, qui l’avait décidé de dîner plus tôt. Qu’allait-il faire?  Pouvait-il faire autrement? Abandonner Emilie, lui semblait impossible. On ne divorce pas, surtout lorsqu’on s’est engagé à l’église. Mais il y avait désormais Anaïs. Il espérait chaque jour que ça lui passerait…

Ce dîner, Emilie sentait bien que ce dîner à six heures du soir, cachait quelque chose. Et puis, il était devenu différent. Gérard était si distant ces derniers temps. Il ne la touchait presque plus. Il avait souvent l’air ailleurs lorsqu’il lui parlait. Elle devait très souvent répéter ses phrases. Une autre femme? Etait-il donc finalement comme tous les hommes? Sa mère l’avait pourtant prévenue: ils sont tous pareils, il faut t’y accommoder. Et elle l’avait protesté. Elle l’avait juré que son Gérard ne pouvait en aucun cas la tromper…Mais aujourd’hui, en était-elle si sûre…?

Comment, pourquoi? Ce fossé entre eux semblait s’agrandir chaque jour un peu plus. Comment revenir dans le passé? Comment faire demi-tour? Le cas échéant, comment se reconstruire?

Comment faire lorsqu’on sentait son monde s’écrouler ou peut-être se ré-inventer?  La question s’imposait à eux, chaque jour, un peu plus.

Love, Anna♦

 


Ecrire…

Ecrire pour oublier. Ecrire pour se libérer. Ecrire pour passer à l’étape suivante.

Ecrire pour dire NON. Ecrire pour dire OUI. Ecrire pour dire MERCI. Ecrire pour dire PARDON.

Ecrire comme on respire, écrire car je ne sais qu’écrire comme Florent Pagny ne sait que chanter.

Ecrire car sur le clavier ou au bic, de ma tête vers mes doigts, un lien se bâtit, une unité se crée et tout commence.

Ecrire très court, Ecrire très long, écrire comme une arme, comme j’y avais un jour songé.

Ecrire sans envie (un peu comme aujourd’hui), écrire tous les jours (un défi), écrire pour construire, écrire pour développer.

Ecrire, pour parler aux ombres, aux vivants, aux morts, écrire une ode à l’humanité, à son humanité.

Ecrire sans jamais cesser,écrire encore et toujours. Ecrire toujours et surtout. Ecrire encore et parfois.

Ecrire une fois, écrire deux fois, écrire inlassablement, écrire avant les douze coups de minuit.

Ecrire c’était aujourd’hui, écrire ce sera demain. Ecrire comme on respire, écrire comme on chante, écrire comme on danse.

Ecrire, un bonheur, une libération, une vision, un besoin viscéral longtemps étouffé, désormais au firmament.

Ecrire pour vous, vous écrire, écrire une fois de plus, rien que cette fois.

Love, Anna♦


10 Choses que je devrais faire plus souvent

J’ai une copine blogueuse, en fait une amie tout court qui a le don pour les grandes inspirations. Et voyez-vous, lorsqu’elle est inspirée, elle se sent le besoin, le désir d’appeler les amis. L’amie que je suis, c’est donc retrouvée appelée à la barre, pour parler d’elle en dix points.

Ça aurait été facile s’il s’agissait juste de parler de moi. Mais rien n’est facile avec la copine Leyopar, je dis bien rien! Elle nous demande tout bonnement de lister 10 choses que nous devrions faire plus souvent. Pour comprendre le concept, allez déjà lire sa liste, ou celle de notre autre amie Befoune, puis revenez par ici.

1.Mettre Pause à mes réflexions

Mon cerveau est une machine qui travaille sans arrêt. Impossible de mettre pause, pour le vider, ne penser à rien, ne serait-ce qu’une seconde. C’est étrange et des fois j’aimerais bien que ça s’arrête (pour vous dire, pendant que j’écris ces lignes, je songe déjà au thème d’un prochain billet, bizarre, vous avez dit bizarre?).

2. Apprendre le sens du mot « repos »

Depuis que ma fille est née (et déjà avant), je ne prenais pas beaucoup de temps pour le vrai repos. Lorsque je m’accorde le mot « repos » c’est que je suis d’ores et déjà « exténuée », « à bout de souffle », « au bord du gouffre ». Alors oui, dormir un peu plus, ne penser à rien (plus haut), ça devrait être une autre façon de se reposer réellement et je dois m’y coller.

3. Stresser moins

Bon, je dois quand même dire qu’entre mes années à bosser pour une multinationale et maintenant, le sens du mot stress a grandement changé pour moi, et je le ressens de moins en moins. Mais n’empêche, pour pas mal de raisons, j’ai toujours le sentiment de ne pas en faire assez, de ne pas aller assez vite, de ne pas être on top sur tel ou tel point. Or, je sais bien que je fais beaucoup, que je fais déjà bien et que la progression doit suivre son cours à son rythme… Donc oui, stresser moins, respirer et c’est tout.

4. Prendre un peu plus soin de moi

Déjà qu’avant d’être maman, je me laissais souvent aller mais alors là, avoir accouchée est ma nouvelle bonne excuse pour ne pas me chouchouter. Ça fait un moment que je n’ai pas mis de vernis à ongles, alors que j’aime bien la sensation de « joliesse » que dégage mes ongles lorsqu’ils sont colorés. Ne parlons pas d’un petit massage (des années) et j’en passe. J’aime bien mettre les finances ou le temps en avant pour justifier ce manque d’intérêt pour ma personne.  Cependant, j’appliqué désormais ce principe: « Ta plus grande ressource c’est toi-même, tu te dois d’en prendre soin ». Je commence dans les jours à venir, avec une superbe coiffure en perspective, et un joli vernis pour la semaine.

5. Oser, Risquer!

Eh oui, je suis une maîtresse du risque calculé. On fait des choses nouvelles, différentes, mais en calculant au millimètre près l’once de risque prise. Ce besoin de contrôle m’empêche souvent de me lancer dans des projets qui me tiennent à cœur, et ils peuvent ainsi rester dans ma tête des mois, voire même des années. Ça été le cas avec mon blog sur la littérature, auquel j’ai pensé pour la première fois en 2006 (lancé en 2013 seulement). C’est le cas en ce moment pour un projet associatif, auquel je songe depuis près d’un an. Je dois agir sans penser aux conséquences car comme je le constate ces derniers temps, avec de l’audace, la bonne dose de rigueur et de passion, on y arrive toujours.

6. Mais, Mais, Ne Pas Se Disperser

Tout en rajoutant des choses dans mon arc, je dois éviter/réduire une certaine tendance à la dispersion. C’est simple, je m’ennuie vite, mais en même temps, sans aller au bout d’une idée, autant ne pas la commencer. Donc, tout en osant, je dois aussi être plus stricte mes priorités pour rester on top.

7. Danser Plus

C’est tout bête, très bête même (rires) mais j’aime beaucoup danser. Danser pour moi, c’est comme écrire, lire ou respirer, c’est critique. Alors, il est vrai que je sors beaucoup moins, mais danser c’est vraiment important, et en plus c’est la meilleure façon pour moi de faire du sport, et ça l’a toujours été. Donc, j’ai toutes les raisons de m’y remettre.

8. Connecter plus avec les personnes qui me tiennent à cœur

J’ai des personnes à qui je parle quasiment tous les jours. J’ai d’autres qui me sont tout autant chères mais avec qui je peux passer des mois sans parler. On se laisse rattraper par le quotidien, la distance, et on s’oublie, on s’abandonne. La vie est trop courte, donc je veux que ces personnes importantes puissent sentir le plus souvent possible à quel point elles sont importantes. Family is priceless!

9. Me vendre mieux

Ici c’est la vraie catastrophe. Je suis une blogueuse depuis près de trois ans et disons qu’au fond je ne suis pas vraiment connue. Les contenus que je propose notamment sur La Bibliothèque Qui Ne Brûle Pas, peuvent servir à beaucoup mais je ne fais pas assez pour les mettre en valeur. Même s’il est vrai que je n’écris pas pour être le plus lu possible ou pour devenir une star, il ne servirait non plus à rien de rester totalement dans l’ombre (autant avoir un journal intime). Alors, oui je dois assumer que je suis Anna de La Case et de La Biblio, et mieux me mettre en valeur par rapport à ça autant dans le virtuel que dans le réel. Objectif 2017 lol, tout est une question de e-reputation. PS: Je vends des service de gestion de marque/d’image, alors si je ne commence pas par moi, je suis un peu foutue ou bien?

10. Dire encore plus merci à Dieu pour tout et tout

Oui, ces derniers mois, j’ai appris à le remercier de plus en plus. Il faut dire que la table d’accouchement, ça vous rappelle que vous n’êtes véritablement que poussière. Je pense lui dire merci, mais lorsque je pense à ces moments de « down », je me dis que je dois véritablement et encore plus lui dire merci. Etre « down », ce n’est pas lui dire merci. Ce n’est pas célébrer ses bienfaits immenses au cours de cette dernière année et de mon séjour sur terre en général.

Voilà, le devoir est terminé. N’hésitez pas à partager en commentaires, ou sur les réseaux sociaux, votre liste. On peut continuer la conversation sur Facebook ou Twitter (Instagram, Snapchat, c’est pour bientôt, je dois m’ouvrir ou bien? rires)

Love, Anna♦


L’art d’être commercial

Il était une fois un métier. Il était une fois une profession dont beaucoup se réclament. Il était une fois un art qui n’est pas donné à tous de maîtriser. Il était une fois le commercial.

Etre commercial c’est en effet un art, dont je découvre depuis quelques mois l’agréable difficulté. Difficulté car vendre un service n’a jamais été chose aisée, mais somme toute agréable car elle me permet de me dépasser. Dans une autre vie, mon travail a été de donner aux commerciaux les outils pour se dépasser (c’est le marketing) et j’ai parfois pu recevoir leurs plaintes sur la validité ou non de ces outils, leur à-propos dans le quotidien commercial.

Désormais de l’autre côté de la barrière depuis six mois, et après avoir observé pendant six ans des commerciaux inspirant, je partage ici quelques clefs qui peuvent à mon avis, vous accompagner pour exceller dans cet art.

citation-scott-adams-006357

 

  1. 1. Un commercial vend tout, mais pas à tout le monde.

En effet, en tant que commercial, on doit pouvoir tout vendre. Que ce soit de la bière, des biscuits, du lait ou du jour au lendemain, du fret maritime, des services de traduction ou de communication, la qualité phare d’un commercial est de pouvoir s’adapter. Pour faciliter cette adaptation, le commercial doit être curieux et à l’écoute. Curieux pour apprendre et maîtriser les caractéristiques des produits ou services proposés.

Il doit être à l’écoute pour identifier les besoins des acheteurs/consommateurs potentiels. Il doit tout d’abord identifier ces prospects, les différencier. Que la segmentation soit définie par le prix (produit/offre de luxe), la notoriété du produit ou du service, il doit comprendre et maîtriser cette segmentation. On ne vend pas toute offre à tous les consommateurs qu’on rencontre. Cela permet de gagner en temps (éviter les prospections inutiles) et en efficacité (mieux on cible, plus le taux de conversion de nos prospections en achats, sera élevé)

 2. Un commercial est d’humeur égale

Les clients/ prospects ne sont pas toujours agréables. Ils ne respectent pas toujours les horaires de rendez-vous. Ils font parfois des remarques hors de propos. Pour nous les femmes, ils sont parfois dragueurs, insultants. En somme, le commercial rencontre de tout mais pour tous, il doit garder le même visage. Pour tous, il doit rester serviable, attentif aux désirs exprimés ou non. Pour tous, il doit être humeur d’égale et être conscient qu’en face, le client ou prospect peut ne pas avoir de mesure. Le commercial conserve en tête le but ultime :clore la transaction par un achat. Pour ce but ultime, il est donc nécessaire de se sacrifier et de ce fait tolérer parfois des écarts de langage du client, tout en tenant la juste mesure (le respect c’est sacré!). Un commercial ne peut donc pas perdre ses moyens devant un client même lorsque ce dernier a outrepassé les limites de l’acceptable. Diplomatie et retenue sont ainsi les armes fatales de tout bon commercial.

3. Un commercial est patient, extrêmement patient

Vous n’avez pas pu rencontrer le décideur? Le décideur est finalement indisponible malgré le rendez-vous pris? Vous essayez une première fois, puis une deuxième fois, et a priori toujours une seule réponse: NON. On ne se décourage pas. Trois mois après une discussion avec un prospect potentiel, j’ai eu l’agréable surprise de recevoir il y a quelques semaines une demande de cotation. Or, il semblait au départ assez réticent et peu enclin à me laisser ma chance. Au fur à mesure des appels pour garder le contact et lui rappeler les avantages du service proposé, il a enfin pu dire « Oui ».

La patience exige donc aussi de cultiver le contact. Il faut visiter régulièrement ses clients clefs, relancer fréquemment ses prospects, ne pas hésiter à les mettre à jour lorsque le service évolue ou change, se rappeler à leur bon souvenir en cas d’événement heureux ou malheureux dans leur quotidien. Certains appelleront ça de l’opportunisme, voire même de l’hypocrisie, moi j’appelle cela volonté de bâtir des relations d’affaires solides et durables.

4. Un commercial est rigoureux et à l’écoute de son marché

Quelque soit le produit ou service que l’on offre, on n’est jamais tout seul. Dans l’entreprise de transit à laquelle j’appartiens, c’est un constat que je fais dans toutes mes prospections. Au Cameroun, la profession est vaste et la concurrence est systématique dans le domaine. L’offre de services ne doit donc pas être statique. On doit pouvoir la personnaliser en toutes circonstances sans rogner exagérément sur ses marges, afin de répondre  à une offre.

De même lorsqu’on est par exemple un fabricant de jus et que le nouveau jus naturel à la mode c’est le Foléré ou Bissap, on doit pouvoir se demander s’il ne serait pas utile de lancer une nouvelle variante avec cet arôme.

Rien n’est immuable, tout change et le commercial doit avoir la rigueur pour effectuer une veille concurrentielle permanente et rester à l’affût des opportunités et des évolutions de son marché.

5. Un commercial, est commercial partout

Commercial un jour, commercial une vie. Je ne compte plus le nombre de fois ces six derniers mois où j’ai pu ouvrir une prospection hors du cadre normal de mon bureau et de mes visites planifiées. Ainsi au hasard d’une conversation avec un ami autour d’un verre, au hasard d’une rencontre à la boulangerie ou chez le médecin, j’ai ainsi eu l’occasion de proposer mes services et parfois de façon fructueuse.

Le réflexe d’avoir une carte de visite dans mon porte-monnaie ne me quitte plus pour cette raison. De même, la présentation de mes différents services est désormais inscrite dans mon subconscient (rires). Je dois pouvoir à n’importe quel moment pouvoir les présenter, sans avoir besoin d’un bord. Les meilleurs commerciaux qu’il m’a été donné de rencontrer avaient tous cette capacité: vous parler de leurs produits ou services au pied levé et en toute situation.

L’opportunité pour un commercial se crée la plupart du temps et pour cela il faut toujours être prêt.

J’ai ainsi partagé mon expérience de ce beau métier qui doit se cultiver comme un art. J’ai hâte de lire vos commentaires, vos astuces. Qu’est-ce qu’un bon commercial pour vous?

Love, Anna♦