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Jour 4 sur la RN7 : de Vienne en Avignon

L’étape de ce 9 août a eu lieu sous la pluie. Sur la Nationale 7 ou N7, de Vienne jusqu’en Avignon, les orages ont rythmé notre journée.

L’étape précédente, de Nevers à Vienne.

Vienne – km 494

Ce matin, nous chargeons la voiture sous la pluie. Nous quittons la ville de Vienne : direction plein Sud en longeant le Rhône.

Isère (38) – N7

Depuis hier, nous sommes en Isère, sur la partie sud de la Nationale 7. En effet, cette Route 66 à la française est divisée entre une partie Nord et une partie Sud.

Peu de temps après Vienne, nous franchissons le cap des 500 km sur la Nationale 7. Bien évidemment, l’endroit est marqué d’un relais : Les 500 bornes !

Dans ce coin de la France (à proximité de Roussillon, mais même après), les villes ne sont pas conçues pour la pluie. Je m’explique. Lorsque le ciel est ensoleillé, ces mêmes villes doivent être tout à fait charmantes. Mais sous la pluie, les façades semblent grisonnantes et les villes sont vraiment mornes !

Nous notons tout de même que la Nationale 7 respecte davantage le tracé d’époque en passant dans certains villages. D’ailleurs, cela semble inspirer les commerçants : Green 7, Pizza 7 et autre EXPO7, le chiffre 7 est partout !

Depuis le début de la journée, il pleut sans discontinuer. Par moments un éclair zèbre le ciel, en général suivi par d’autres. Dans la voiture, on ne s’entend pas parler, entre la pluie et le tonnerre. Sur la route, on doit parfois éviter des zones inondées. La pluie est torrentielle, c’est le cas de le dire ! Petit aperçu sonore :

Drôme (26) – N7

À Pont-de-l’Isère dans la Drôme, nous nous trouvons exactement sur le 45e parallèle : nous nous situons à égale distance du Pôle Nord et de l’Équateur ! Mais pour tout vous avouer, il ne cesse de pleuvoir depuis ce matin, si bien que nous n’y avons pas réellement prêté attention…

À Livron-sur-Drôme nous achetons quelques tomates, nectarines et abricots à un marchand au bord de la route. De quoi nous restaurer pour ce midi !

Depuis quelque temps, les trompes-l’œil fleurissent sur les façades. Dommage qu’il pleuve ! Certains sont si bien réalisés qu’on ne les perçoit qu’au dernier moment.

Nous sommes accueillis à Montélimar, par une vieille Citroën perchée sur l’auvent d’une ancienne station-service. Ah Montélimar et son nougat ! D’ailleurs, il ne faut pas s’y méprendre. Tout nougat fabriqué à Montélimar n’est pas du nougat de Montélimar. Le seul, le vrai, l’original Nougat de Montélimar est préparé avec du miel de lavande, et il contient des amandes et des pistaches.

Du nougat fabriqué à Montélimar, mais pas forcément du nougat de Montélimar ! © Clara Delcroix
Du nougat fabriqué à Montélimar, mais pas forcément du nougat de Montélimar ! © Clara Delcroix

Nous nous arrêtons dans une boutique pour acheter de ce fameux nougat. Nous prenons à la fois du « vrai » et du « faux » nougat. Dans la boutique, je remarque aussi de la crème de marrons : c’est vrai que nous ne sommes pas si loins de l’Ardèche !

Nous retournons en voiture et poursuivons notre chemin. On dirait que les montagnes fument. D’imposants nuages d’orage les surplombent. Nous en profitons pour ouvrir le paquet de « faux » nougat de Montélimar. Bien que faux, ce nougat est tout de même très bon. Je me ressers à plusieurs reprises, mais finis par avoir mal au ventre… Il faut arrêter d’être aussi gourmande !

Vaucluse (84) – N7 et D907

Dans le Vaucluse, la ville de Lapalud était célèbre pour ses balais. Mais ils n’en fabriquent guère plus… Une société perpétue la tradition, mais à une bien moindre échelle.

Direction Piolenc qui est présenté comme capitale de l’ail provençal ! Il ne faut pas oublier de le préciser. C’est vrai qu’il y a aussi de l’ail (fumé) à Arleux, où nous étions lundi. Et puis l’ail blanc à Saint-Clar, l’ail violet à Cadours, l’ail rose à Lautrec et l’ail auvergnat de Billom. Bref, être la capitale de l’ail, c’est quand même moins original qu’être champion du monde de l’omelette (petite référence à la journée d’hier).

Tiens, mais à Piolenc, il y a aussi un musée de la Nationale 7. Une petite pause nous permettra d’oublier la pluie. Sauf qu’il est 13 h 40 et le musée ouvre à 14 h. Nous mangeons un bout et bondissons hors de la voiture pour échapper le plus rapidement possible à la pluie tonitruante.

Le musée de la Nationale 7 de Piolenc

Musée mémoire de la Nationale 7 à Piolenc © Clara Delcroix
Musée mémoire de la Nationale 7 à Piolenc © Clara Delcroix

Ce musée de la Nationale 7 a davantage une allure de musée que celui installé dans le Brit Hotel. Mais certains points m’interpellent. On parle bien d’un musée de la N7 ? Alors pourquoi y trouve-t-on une collection de vélos ? Et l’amoncellement de Solex ? Rappelons que la Nationale 7, c’étaient les années 50 et 60. Alors que les Solex sont plutôt ancrés dans les années 60 et 70. Anachronisme ?

Inutile alors de parler du gilet jaune (gilet de sécurité) installé sur le siège conducteur d’une voiture d’époque. Ah oui, c’est vrai, à l’époque de la N7, tout bon conducteur se devait ne pas oublier son gilet de sécurité ! Vraiment ? Et la Jaguar qui tire une caravane dans les années 50, vous y croyez vous ?

Nous mais vraiment, vous êtes sûrs que c’est bien un musée de la Nationale 7 ? Alors pourquoi y trouve-t-on machines à coudre, radios, et autres machines à écrire ? On emportait tout ça en vacances ? Le téléviseur aussi peut-être ? Encore fallait-il en posséder un de base… En 1965, c’est le cas de seulement 40% des Français (source émission « Pouvoir et télévision » sur France 5, le 11 février 2006).

On se demande pourquoi certains objets se trouvent dans ce musée de la N7… © Clara Delcroix
On se demande pourquoi certains objets se trouvent dans ce musée de la N7… © Clara Delcroix

Le musée propose aussi un film de 20 minutes sur la N7. Instant émotion, préparez les mouchoirs ! Deux habitants de Piolenc évoquent leurs souvenirs d’époque de la N7. Un souvenir peut-être un peu idéalisé et empreint de clichés. Ça nous rappelle un passage de Bienvenue chez les ch’tis ! dans lequel on parle du Nord :

– En été ça va, parce que tu as zéro, zéro-un. Mais l’hiver, ça descend, ça descend, ça descend : moins dix, mois vingt. Moins vingt, moins trente. Tu dis : je reste couché, ils te foutent du moins quarante. Tu vois

– Moins quarante ?

– C’est le Nooord !

Oui, bah en fait, pas vraiment ! Et puis, nous sommes français donc nous ne noterons même pas la traduction approximative du fameux film en anglais, avec des éléments qui apparaissent et d’autres qui disparaissent…

Par contre, oui, un élément intéressant est évoqué : il n’y avait pas d’hôtels le long de la Nationale 7 (ce qui confirme bien que le but était de descendre le plus vite possible).

Bon, ne parlons pas non plus de la petite remarque de la fin : «N’hésitez pas à nous laisser un avis sur TripAdvisor si ça vous a plu !» Bien contents d’avoir payé 4,50€ par personne et pas plus (pas de réduction étudiants).

Nous ressortons du musée au bout d’1 h et gagnons Orange, la ville la plus chaude de France, où il ne fait que 19 °C aujourd’hui.

Une borne de la N7 sur la route du jour © Clara Delcroix
Une borne de la N7 sur la route du jour © Clara Delcroix

Avignon – km 692

Sur le pont d’Avignon, on y danse tous en rond. Et bien, non, merci, pas aujourd’hui, pas sous la pluie ! 😄

Car oui, ce soir, nous déchargeons la voiture sous la pluie.

Espérons que le temps sera plus clément demain, sur la route vers Cannes.

Les 2 étapes finales, d’Avignon à Menton, en passant par Nice.


Jour 1 sur la RN7 : de Lille à Montargis

Premier jour sur une route qui a marqué des générations de vacanciers : la Route Nationale 7. Au départ de Lille, nous nous rendons jusqu’à Montargis, l’une des plus grosses étapes !

Le départ : Lille

C’est le grand départ ! Il est à peu près 10 h lorsque le moteur vrombit. À peine 2 minutes que nous sommes en voiture, je m’exclame : «J’ai déjà chaud !» Eh oui, ce 6 août le thermomètre de la voiture va monter jusqu’à 37 °C.

Exception à la règle que nous nous sommes fixée (à savoir : utiliser uniquement des cartes d’époque pour nous orienter) : jusqu’à Paris, nous avons un GPS (avec l’option « éviter les autoroutes »).

Pour aller à Paris, on mettra donc plus de 4 h aujourd’hui. D’habitude, ce sont 2 heures de voiture ou 1 h de train. C’est donc un chouïa plus long.

Mais en même temps, on profite du charme de la campagne et des villages et villes traversés. On passe dans Arleux, où certaines échoppes proposent déjà de l’ail fumé.

En empruntant les nationales, on profite davantage du paysage © Clara Delcroix
En empruntant les nationales, on profite davantage du paysage © Clara Delcroix

Quelques dizaines de minutes plus tard, fini le Nord, au revoir le Pas-de-Calais, nous voici en Somme. On traverse des villages. Dans l’un d’eux, des fanions sont suspendus en travers des rues. Ça a un petit côté ancien, voire pittoresque.

Certaines portions de route sont désertes, d’autres plus agitées, mais au niveau sonore, c’est très calme. Même les fenêtres grandes ouvertes (il faut bien ventiler !), on s’entend tous parler. L’avantage de rouler à 80 km/h au lieu des 130 km/h de l’autoroute.

Nous traversons un champ d’éoliennes en construction. Impressionnant de voir le nez des éoliennes (le moyeu) ! Au ras du sol, il paraît vraiment énorme.

Petit-à-petit, les réclames commencent à apparaître sur les murs et les platanes à longer la route.

L’Oise est dépassée, nous voici en Île-de-France.

Arrivée en banlieue parisienne

Nous traversons le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis avant d’arriver à Paris. Par moments, je pense que nous allons devoir prendre l’autoroute. Mais non ! Zones industrielles et autres nationales longeant l’autoroute permettent de l’éviter.

À mesure que la capitale approche, la conduite est plus nerveuse. Aux feux tricolores, il faut démarrer au quart de tour, au risque de se faire klaxonner…

Paris – km 0

Le parvis de Notre-Dame : km 0 de la N7 © Yseult Delcroix
Le parvis de Notre-Dame : km 0 de la N7 © Yseult Delcroix

Officiellement, la Nationale 7 débute sur le parvis de Notre-Dame, comme toutes les nationales de France. C’est donc un passage obligatoire.

Direction ensuite la porte d’Italie, seule porte de Paris à porter le nom d’un pays étranger. Étrange ? C’est pourtant la destination finale de la Nationale 7.

Traverser Paris, me direz-vous, un enfer ! Sauf que nous sommes au mois d’août : le seul mois de l’année où Paris est déserte. Les Parisiens la délaissent pour se rendre en vacances. Ainsi, pas d’embouteillage notable (excepté à la Porte Saint-Martin, et encore…).

Val-de-Marne (94) – D7

Dans le Val-de-Marne, nous apercevons l’entrée art-déco du cimetière de Thiais (pas franchement ma tasse de thé…). 😄

Peu après avoir dépassé l’aéroport d’Orly, on peut remarquer une réplique du Concorde (à l’échelle 1/2). Nous voici donc dans l’Essonne.

Essonne (91) – N7

Nous continuons notre périple à Juvisy-sur-Orge (avec sa pyramide et son observatoire), peu de temps avant de voir surgir la pagode Khánh Anh sur le côté de la route (la plus grande pagode de France !).

Le Coudray-Montceaux et son garage Meznarie (une référence pour les sports mécaniques dans les années 60 et 70) marquent la fin de l’Essonne.

Le garage Meznarie © Clara Delcroix
Le garage Meznarie © Clara Delcroix

Seine-et-Marne (77) – D607

En Seine-et-Marne, on note surtout la forêt de Fontainebleau.

Loiret (45) – D2007

Le Loiret sera le dernier des 10 départements traversés aujourd’hui.

Sur le bas-côté, à Ferrières-en-Gâtinais, trône la chapelle Notre-Dame-de-la-Route, construite en 1954 pour protéger les automobilistes de la N7.

Montargis – km 118

À Montargis, nous nous rendons à l’office de tourisme. Il nous faut un hébergement et 2-3 renseignements.

La spécialité du coin, ce sont les pralines, notamment celles de la maison Mazet. La dame de l’office de tourisme est très gentille. Elle nous explique comment nous y rendre, et nous donne un plan où elle marque ce lieu d’une croix.

Autre question : où se trouve le musée de la Nationale 7 ? C’est un peu plus loin, dans un hôtel. Tiens, justement, on avait besoin d’un hôtel !

Le Brit Hotel, qui contient le musée de la N7 © Clara Delcroix
Le Brit Hotel, qui contient le musée de la N7 © Clara Delcroix

Tout carré, tout seul sur le côté de l’ex N7, le Brit Hotel a un petit côté américain de l’extérieur. Juste à côté, c’est le Relais du Miel, où divers produits régionaux sont vendus. Particularité de la bâtisse : ce serait le plus gros établissement en vrai toit de chaume d’Europe.

Le musée de la Nationale 7 se trouve dans l’hôtel. Mais on devrait plutôt écrire « musée » (avec les guillemets). C’est davantage un amoncellement de divers objets en lien avec la N7 qu’un véritable musée…

Le "musée" de la Nationale 7 © Clara Delcroix
Le « musée » de la Nationale 7 © Clara Delcroix

S’y côtoient une pompe à essence, une mobylette, deux vieilles voitures (dont une Renault Dauphine), de nombreuses miniatures de voitures, des bornes kilométriques de la RN7, etc. Amusant à voir, mais pas un musée d’après moi !

Autre détail plaisant : les chambres sont nommées d’après des villes de la N7. Ce soir, je dormirai donc à Bessay-sur-Allier.

Et c’est justement l’heure pour moi d’aller dormir. 😌

L’étape suivante, de Montargis à Nevers.


Petite histoire de la Route Nationale 7 ou N7

La Route Nationale 7 est l’une des routes mythiques de France. Du parvis de Notre-Dame à Paris jusqu’à Menton (la frontière italienne), c’était la route des vacances des années 50 et 60 !

La Nationale 7, c’est la route des vacances dans les années 50 et 60. Des flopées de familles et d’auto-stoppeurs l’ont empruntée. Cette route, aussi nommée RN7 ou N7, c’est un peu notre Route 66.

La N7, longue de 996 km, relie Paris à Menton, à la frontière italienne. C’est une sorte de lien entre 2 univers : la France septentrionale (et sa langue d’oïl) et la France méridionale (et sa langue d’oc).

Enfin, j’écris au présent, mais je devrais écrire au passé. Car avec l’apparition des autoroutes, la Nationale 7 n’existe plus. Certes, des morceaux subsistent, mais il faut désormais suivre des départementales ou autres nationales.

Dans les années 30, les hôteliers ont aussi popularisé le terme de Route Bleue pour parler de la N7. Mais en réalité, la Route Bleue désigne uniquement le tronçon Roanne-Menton de la N7.

Signe de son importance : en 1955, Trenet compose une chanson sur la Nationale 7 (chanson qui s’intitule très sobrement Nationale 7).

L’histoire de la Nationale 7

Si on remonte aux origines de cet axe routier, on arrive à l’antiquité et aux voies romaines. Le tracé de la partie Sud est très ressemblant à ces dernières (qui reliaient alors Lugdunum, l’actuel Lyon, à Rome).

C’est sous Napoléon Bonaparte et le 1er Empire qu’est plus ou moins créé l’itinéraire de la N7. Sous le nom de RI8 (Route Impériale 8), il assemble le Grand Chemin de Paris à Lyon, la Route royale de Lyon à Marseille et la Route royale d’Aix à Nice. Ne manque plus que la portion Nice-Menton !

Pendant la Restauration, le n°7 lui est finalement attribué. Louis Becquey ordonne un nouveau numérotage des routes royales en 1824 : la Route Impériale 8 sera désormais Route royale n°7, de Paris à Antibes, et en Italie, par Nice.

La N7 se verra attribuer le patronyme de Route impériale n°7, et enfin de Route Nationale n°7 au gré des changements de régime.

Mais au point de départ, la route est peu empruntée : le train est plus commode pour voyager. Et ce, même au début des congés payés en 1936. Toutefois, après la Première Guerre mondiale, les routes sont toutes goudronnées, permettant un accroissement du nombre d’automobilistes.

Le tourisme est le principal essor de la Nationale 7, qui connut son apogée dans les années 50 et 60.

Notre road-trip sur la N7

Nous avons décidé de retracer le parcours de la Nationale 7 en 2018, soit une soixantaine d’années après son apogée.

Et pour ne pas faire d’anachronisme, interdiction d’utiliser Google Maps / Plans / Waze ou tout autre système de guidage. Nous avons pris des cartes d’époque où la Nationale 7 est encore indiquée. Dommage, ce ne sont pas des cartes Michelin ! Mais bon, on peut pas tout avoir. 😉


Jour 3 sur la RN7 : de Nevers à Vienne

Notre étape du jour sur la Nationale 7 est un peu plus longue : nous dépassons Lyon et allons jusqu’à Vienne (non, non, pas la Vienne d’Autriche, mais bien celle de France 😉).

L’étape précédente, de Montargis à Nevers.

Nevers – km 236

On échange les rôles de pilote et de copilote par rapport à hier. Pour cette étape, papa conduit et je guide (avec les cartes d’époque bien entendu 😊).

En quittant Nevers, nous repassons par Magny-Cours que nous avons déjà vu hier.

Nièvre (58) – D907

Un champ de tournesols le long de la N7 © Clara Delcroix
Un champ de tournesols le long de la N7 © Clara Delcroix

Le début de la journée est marqué par de nombreux champs de tournesols. Certains souffrent du manque d’eau ! Mais aujourd’hui, nous devons parcourir 100 km de plus qu’hier, alors nous traînons un peu moins en route.

Petit à petit, je m’habitue à ces immenses cartes routières qu’il faut replier afin de ne pas être trop encombré. Je leur trouve même plusieurs avantages : on comprend mieux la géographie (qui est au Nord de quoi par exemple), on estime mieux la distance parcourue et on apprécie mieux l’environnement qui nous entoure («Ah oui, le village là-bas, c’est….»).

Les cartes et un carnet : nous voici parés pour la journée ! © Clara Delcroix
Les cartes et un carnet : nous voici parés pour la journée ! © Clara Delcroix

Toutefois, je m’en rends compte assez rapidement : difficile de co-piloter et de papoter. Enfin ça dépend des endroits. Quand c’est tout droit, ça va. Mais aux intersections, il faut choisir ! Je me suis fait avoir à plusieurs reprises : emportée dans l’élan de la conversation, j’oublie de donner les directions…

Nous quittons la Nièvre par une allée de platanes qui s’étend sur plusieurs kilomètres. Impressionnant, mais étonnamment pas la plus jolie ! Notre souvenir reste imprégné d’une allée de platanes dans la Somme, sur la D917 à proximité de Nurlu (donc pas officiellement sur la N7…). Mais l’éclairage (plus ensoleillé à Nurlu) a peut-être aussi joué un rôle.

L'allée de platanes à Nurlu © Clara Delcroix
L’allée de platanes à Nurlu © Clara Delcroix

Allier (03) – N7

À Villeneuve-sur-Allier, on avait lu que le château de Riau était une belle bâtisse qui valait le détour. Alors nous faisons le détour. Mais tout est fermé, cadenassé… Un détour inutile !

Dans l’Allier, on suit donc la Nationale 7. Mais ce n’est pas l’ancienne N7. Comme dans beaucoup d’endroits, le tracé de la N7 a été modifié : désormais c’est une grande route de 2 × 2 voies. Amusant de remarquer un panneau de la N7 (la nouvelle), alors que, quelques kilomètres plus tôt, une borne Michelin nous indiquait aussi la N7 (l’ancienne).

Un panneau de la nouvelle N7 © Clara Delcroix
Un panneau de la nouvelle N7 © Clara Delcroix

Mais ce 8 août, que ce soit la nouvelle ou l’ancienne, la route est très fréquentée ! D’ailleurs, particularité de l’Allier, c’est la 1ère fois que des villes promeuvent la Nationale 7 ou Route Bleue.

Le paysage est bien vallonné. Hier, le massif du Morvan nous accompagnait. Et aujourd’hui, entre Varesnes-sur-Allier et Saint-Gérand-le-Puy, on aperçoit la silhouette des volcans d’Auvergne qui se détache sur l’horizon.

La silhouette des volcans au loin © Clara Delcroix
La silhouette des volcans au loin © Clara Delcroix

À Saint-Gérand-le-Puy, on trouve aussi une très vieille plaque de la N7. Amusant à voir !

Point culture G du jour : à la sortie de l’Allier, nous passons dans Lapalisse qui a donné son nom aux lapalissades.

Loire (42) – N7

La Loire semble rimer avec gastronomie. Nous passons dans Roanne qui a vu l’émergence de la maison Troigros (3 étoiles depuis 50 ans).

Saint-Symphorien-de-Lay détient un étrange record établi en 1985 : celui de la plus grande omelette (avec 42 470 œufs !).

Rhône et Métropole de Lyon (69) – N7 et D307

Point de passage entre la Loire et le Rhône : le col du Pin-Bouchain. Ce lieu a 2 particularités (entre autres) :

  • avec ses 759 m d’altitude, c’est le point culminant de la N7
  • particulièrement accidentogène, il est classé parmi les 50 principaux « points noirs » du réseau routier français
Un trompe-l'œil le long de la route © Clara Delcroix
Un trompe-l’œil le long de la route © Clara Delcroix

À notre arrivée dans Tarare (la capitale du rideau dans la seconde partie du XXe siècle), nous remarquons un groupe de personnes qui jouent à la pétanque, puis une deuxième, un troisième, un dixième… Un tournoi de pétanque sûrement !

Nous passons succinctement dans Lyon. Une grosse ville, je n’aime pas trop…

Vienne – km 494

Nous poussons la route jusqu’à Vienne (en France, je précise bien). En réalité, la ville n’est pas très grande : on en a rapidement fait le tour !

Demain on poursuit notre route jusqu’en Avignon.

L’étape suivante, de Vienne en Avignon.


Jour 2 sur la RN7 : de Montargis à Nevers

Aujourd’hui, notre périple sur la Route Nationale 7 s’est poursuivi jusqu’à Nevers. L’une des plus petites étapes, avec seulement 2 h 10 de route prévues.

L’étape précédent, de Lille à Montargis.

Montargis – km 118

Avant notre départ de Montargis, on voulait absolument goûter au pralines (amandes enrobées de sucre caramélisé), la spécialité locale. Un petit retour sur nos pas s’impose donc pour regagner la ville, et trouver ces fameuses praslines de la maison Mazet.

Un pot de pralines dans la maison Mazet © Clara Delcroix
Un pot de pralines dans la maison Mazet © Clara Delcroix

On achète une petite boîte de 12 g  de pralines à 3,70€. Soit 5 malheureuses pralines qui se battent en duel… C’est cher payé, mais ce n’est pas mauvais. 😊

Et nous voilà repartis en direction du Sud, sur les traces de la Route Nationale 7.

Loiret (45) – D2007

Personnellement, je ne suis pas très douée pour m’orienter avec les cartes d’époque. Mais aujourd’hui, je prends le volant et papa guide. Notre trajet correspond donc davantage à celui de la N7 : il a l’habitude d’utiliser ces cartes.

Lorsque j’étais petite, je ne guidais pas. Et puis, lorsque j’ai eu une dizaine d’années (2010, quelque chose par là), papa a acquis son 1er smartphone. Dès lors, les cartes routières sont devenues désuètes… Je n’ai donc jamais eu cet apprentissage du guidage avec une carte.

Difficile d'utiliser les cartes routières lorsqu'on n'a pas l'habitude ! © Clara Delcroix
Difficile d’utiliser les cartes routières lorsqu’on n’a pas l’habitude ! © Clara Delcroix

Aujourd’hui donc, au lieu de contourner les villes (avec les tracés des actuelles départementales et nationales), nous rentrons dedans. Du côté de La Bussière, les contournements ont été créés suite à de nombreux accidents survenus dans des virages (a priori dangereux). Mais pour nous, pas d’accroc : nous passons sans problème, sans accident !

Les villes ont un charme que les contournements n’ont pas. Dans certaines rues, on s’imagine bien à l’époque, coincés dans des bouchons. Les façades ressemblent à celles des vieilles cartes postales.

Ce garage Renault a conservé sa façade d'époque © Clara Delcroix
Ce garage Renault a conservé sa façade d’époque © Clara Delcroix

Parfois aussi, nous croisons des garages automobiles d’époque, ou du moins avec une façade d’époque.

À Briare, nous passons voir le pont-canal, qui, pendant longtemps, était le plus long du monde avec ses 662 m. On regarde aussi l’église, décoré d’émaux (la ville est spécialisée dans les mosaïques). Mais il faut imaginer qu’à l’époque, le but était de parcourir la N7 le plus rapidement possible : pas de détour de la sorte !

Le pont-canal de Briare © Clara Delcroix
Le pont-canal de Briare © Clara Delcroix

On nous avait déjà dit que de nombreuses personnes parcouraient la Nationale 7 en cyclotourisme. Plus ou moins confirmé à Briare, qui semble être un point de rencontre des cyclotouristes !

Nièvre (58) – D907

Pour le trajet du jour, on se contentera de 2 département. Et justement, nous arrivons dans le 2e : la Nièvre.

L’une des villes que nous traversons est Cosne-sur-Loire. L’Eden, son cinéma art déco est amusant à voir ! Et juste en face, sur le pont, une borne de la N7 est peinte.

L'Eden, cinéma art déco © Clara Delcroix
L’Eden, cinéma art déco © Clara Delcroix

On se rend bien compte que le paysage a changé depuis Lille. Adieu les petites briques rouges et le pays tout plat. C’est bien plus vallonné par ici et l’architecture est totalement différente !

Désormais, nous sommes en Bourgogne et on peut donc voir nos 1ers vignobles ! Nous nous sommes même un peu égarés dans ces vignobles…

Nous avons perdu la trace de la Nationale  7 et nous sommes retrouvés au milieu de nul part. Mais cela nous a permis une belle découverte : le Belvédère de Saint-Andelain.5 € pour 3 jetons d’entrée (2 € le jeton unitaire).

Le Belvédère © Clara Delcroix
Le Belvédère © Clara Delcroix

Après avoir monté les marches, on a une belle vue sur les alentours. Excepté la centrale nucléaire (de Belleville sûrement) qui nous suit depuis un temps… À l’intérieur, il y a aussi une exposition de photos sur la thématique du mouvement.

Nous retrouvons finalement Pouilly-sur-Loire. À la sortie de la commune, nous passons le cap des 200 km sur la N7. D’ailleurs, un relais traditionnel marque l’endroit : Les 200 bornes. Mais ce type d’établissement est lui aussi courant le long de la route. Les hôtels, restaurants et anciens relais aiment à rappeler le kilométrage parcouru !

Les 200 bornes © Clara Delcroix
Les 200 bornes © Clara Delcroix

Aujourd’hui, nous avons pu voir la Loire à de nombreuses reprises. Elle est très large, mais pas vraiment très profonde (on voit des bancs de sable en son milieu). Et régulièrement, des gens s’y baignent.

Nevers – km 236

Contraints de prendre l’autoroute, nous décidons de passer Nevers et de poursuivre jusqu’à Magny-Cours. Là-bas, nous nous arrêtons aux abords d’une place cernée par d’anciennes bornes Michelin.

Nous nous installons à la terrasse d’un café, histoire de faire une petite pause. Un randonneur s’y repose déjà. Nous cherchons notre hébergement du soir et trouvons un hôtel assez proche. Pour s’y rendre, on doit rebrousser chemin : tant pis.

L'architecture a bien changé depuis Lille ! © Clara Delcroix
L’architecture a bien changé depuis Lille ! © Clara Delcroix

Nous reprenons la route. Sur un rond-point, je me trompe de sortie. Mais cette erreur nous permet d’apercevoir le circuit automobile de Magny-Cours, circuit du Grand Prix automobile de France de 1991 à 2008.

Le Garden’s Hotel est au bord de la Nationale 7. Et si on reprend le « musée » de la Nationale 7 d’hier, il pourrait aussi être musée ! Il est lui aussi décoré aux couleurs de la N7. Amusant, car pas du tout prévu ! 😊

Pour manger, nous allons dans Nevers (qu’on n’avait pas vu tout à l’heure). Nous nous installons à la terrasse d’une crêperie (oui, papa voulait manger des crêpes), à côté de la Cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Nevers. Elle est magnifique ! D’ailleurs, c’est aussi une basilique. Bon, nous nous sommes posé la question… C’est quoi déjà la différence entre église, cathédrale et basilique ?

Sur ce petit point culture G, je vais me coucher. 😉

L’étape suivante, de Nevers à Vienne.


Les Nuits-Secrètes, exemple de festival de musique à la française

Les Nuits Secrètes ont eu lieu le week-end dernier. C’est l’un des nombreux festivals de musique français. Mais d’ailleurs, c’est quoi un festival de musique ? Ils existent depuis quand ? Les Nuits Secrètes, est-ce un festival comme les autres ?

Petite histoire des festivals

Les festivals sont en réalité très vieux. Dans la Grèce Antique, ce type de rassemblements existait déjà. Quelques siècles plus tard, ce sont les festivals de musique classique qui ont pris le pas. Certains existent d’ailleurs toujours, comme festival de Bayreuth fondé par Wagner en 1876.

En France, le terme festival est apparu au XIXe siècle. Il est lié au mouvement des orphéons (des chorales et fanfares qui organisaient concerts et défilés)

Mais l’explosion des festivals de musique « pop » tels que nous les connaissons actuellement a eu lieu dans la période d’après-guerre. Pour cause : l’émergence d’une nouvelle ère culturelle. Le mouvement hippie a permis au phénomène de prendre de l’ampleur.

Toutefois, non : Woodstock n’est pas le 1er festival de musique pop. Les festivals contemporains prennent leur origine aux États-Unis, avec tout d’abord des festivals de Jazz (le Newport Jazz Festival créé en 1954 par exemple).

Viennent ensuite les festivals pop et rock (dans lesquels on retrouve aussi du folk). Le 1er de tous est le KFRC Fantasy Fair and Magic Mountain Music Festival, organisé par une radio (la 610 KFRC, aujourd’hui disparue) avec un but caritatif. Ce festival a eu lieu au Nord de San Francisco en 1967 (quelques jours avant le Monterey International Pop Music Festival).

Les festivals de musique jazz étaient les premiers (CC Unsplash Jens Thekkeveettil)
Les festivals de musique jazz étaient les premiers (CC Unsplash Jens Thekkeveettil)

Cependant, dans le livre Guiness des records, le plus vieux festival annuel au monde est le PinkPop Festival, aux Pays-Bas. Depuis 1969, il a eu lieu tous les ans ! Ce qui n’est pas le cas des autres festivals de la même époque : certains n’ont eu lieu qu’une seule fois, d’autres ont connu des périodes de « non-existence », d’autres encore se sont arrêtés.

Et la France dans tout ça ?

La France est un peu plus tardive. Et la majorité des gros festivals actuels sont en réalité plutôt jeunes.

Le plus vieux festival de France est le Festival des Filets bleus, créé en 1905. Mais ce n’est pas un festival spécifique à la musique : on y présente les traditions bretonnes en général.

Parmi les aînés, on compte la Fête de l’Humanité, créée en 1930 et qui était à l’origine une fête politique (désormais on y trouve aussi des expositions et des concerts).

Pour les gros festivals de musique actuels, ils ont pour la majorité ont été créés entre les années 80 et 2000 : Printemps de Bourges en 1977, Francofolies en 1985, Vieilles Charrues en 1992, Solidays en 1999… et notre gros festival à nous, dans les Hauts-de-France : le Main Square est seulement apparu en 2004. Les Nuits Secrètes d’Aulnoye-Aymeries ont été créées en 2002 (elles s’appelaient alors les Estivales).

Mais au fait, un festival de musique, c’est quoi ?

Les festivals ont aussi leur règle des 3 unités :

  • c’est un évènement exceptionnel
  • il prend place dans un lieu exceptionnel
  • l’objectif est de passer un moment exceptionnel

Les festivals de musique actuels s’étalent sur plusieurs jours. Par ailleurs, les concerts des divers artistes ont souvent lieu en plein air : concerts au grand air et camping. On retrouvait déjà ces éléments sur les 1ers festivals comme Woodstock.

Les festivals ont souvent lieu en plein air (CC Unsplash Aranxa Esteve)
Les festivals ont souvent lieu en plein air (CC Unsplash Aranxa Esteve)

Les festivals sont l’occasion de s’amuser entre amis ou en famille, mais aussi de faire de nouvelles rencontres sur place. Pour beaucoup de festivaliers, la bière fait partie intégrante de l’esprit « festival » (mais ce n’est pas le cas de tous 😉). Certains viennent déguisés, et spécificité française : le drapeau breton présents dans tous les festivals ! Ou presque… Mais vraiment, on le voit partout !

Les Nuits Secrètes, un bon exemple de festival français ?

Dans le Nord, les festivals et autres manifestations sont souvent de vieilles traditions. Prenons pour exemple la braderie de Lille (qui existe depuis plusieurs siècles) ou encore la kermesse de la Bière à Maubeuge (KBM pour les intimes, notre Oktoberfest —ou fête de la bière— locale) vieilles de plusieurs décennies. Cette dernière avait été arrêtée en 1986, mais a repris depuis quelques années.

Les Nuits Secrètes sont un peu la continuité de choses qui existaient auparavant à Aulnoye-Aymeries ! Dans ses archives, mon père (un Aulnésien) a retrouvé un communiqué de presse de 1988 pour le Festival des 10 jours. Tiens, encore un festival ! Mais un festival pluridisciplinaire : musique, danse, théâtre, clown… Et la musique n’est pas vraiment pop (on est plutôt sur du jazz et de la musique classique). Ce festival faisait suite à une politique de la ville très orientée sur le culturel.

Mais avec l’explosion des festivals de musique pop, on peut assez facilement imaginer un lien entre le Festival des 10 jours et les Nuits Secrètes.

L'Eden, ancienne usine de bombes, sur le festival Les Nuits Secrètes (© Clara Delcroix)
L’Eden, ancienne usine de bombes, sur le festival Les Nuits Secrètes (© Clara Delcroix)

Règle des 3 unitées

Et pour reprendre la règle des 3 unités des festivals :

  • Évènement exceptionnel ? Oui : il n’a lieu qu’une fois par an. Et non : il a lieu tous les ans… Comme nombre de festivals, je dirais.
  • Lieu exceptionnel ? Oui, carrément ! C’est l’une des particularités des Nuits Secrètes. Des parcours secrets sont proposés : on monte dans un bus qui nous emmène dans un lieu insolite pour regarder un concert (mais on ne sait pas où on va, ni qui on va voir). Un champ, un moulin, une église, une grange… Et depuis l’année dernière, la scène secondaire (l’Eden) se trouve sur le site d’une ancienne usine à bombes.
  • Moment exceptionnel ? On y retrouve bien l’ambiance des festivals en tout cas.

Un esprit familial et un prix plus abordable que d’autres festivals, ce sont aussi les atouts des Nuits Secrètes. Auparavant, l’accès à la scène principale était même gratuit. On peut noter qu’à l’époque, le festival avait atteint les 68 000 festivaliers. Suite à des restrictions budgétaires et aux contraintes de sécurité liées aux attentats, le festival à connu un passage à seulement 33 000 festivaliers en 2017. Cette année, une belle augmentation : 45 000 festivaliers.

Le festival « tout payant » reste l’un des moins chers de France, avec un tarif inférieur à 100 € (70 € pour 3 jours – 8 € pour un parcours secret, et même 50 € pour les 500 premiers pass 3 jours vendus).

Mais au fait, les festivaliers en pensent quoi ?

Et vous, qu’en pensez vous ? Avez-vous d’autres exemples de festivals en France ou à l’international ?

© Clara Delcroix
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J’ai démasqué les festivaliers des Nuits Secrètes 2018 !

Le festival de musique les Nuits Secrètes a lieu ce week-end, les 27, 28 et 29 juillet, à Aulnoye-Aymeries, dans le nord de la France. Je vous propose un retour en image sur les festivaliers.

C’est une tradition aux Nuits Secrètes : le masque en forme de tête de chat, aux couleurs de l’édition du festival. De nombreux festivaliers le portent avec eux, mais pas toujours sur la tête : au bras, à la jambe ou encore par-dessus l’épaule…

Et puis comme tout bon festival qui se doit, certains festivaliers sont déguisés ! Je vous laisse les découvrir en images. 😉

Les festivaliers lors de la 1ère journée des Nuits Secrètes

On débute donc avec ces fameux masques en forme de tête de chat que l’on retrouve un peu partout.

Masque au bras pour les Nuits Secrètes
Masque au bras pour les Nuits Secrètes
Par dessus l'épaule, le masque est toujours là !
Par-dessus l’épaule, le masque est toujours là !
Un masque des Nuits Secrètes accroché sur une jambe
Un masque des Nuits Secrètes accroché sur une jambe
Festivaliers aux Nuits Secrètes 2018
Festivaliers aux Nuits Secrètes 2018
Un couple, masque par dessus l'épaule
Un couple, masque par-dessus l’épaule
Qui a dit que les festivals sont réservés aux jeunes ?
Qui a dit que les festivals sont réservés aux jeunes ?

Pour la 1ère journée, il faisait très chaud (36°C environ) : lunettes de soleil, tenues légères… mais certains conservent tout de même leur déguisement !

En maillot de bain, ou en bermuda, on contre la canicule comme on peut !
En maillot de bain, ou en bermuda, on contre la canicule comme on peut !
Oreilles de tigrou ou cheveux violets : chacun son style !
Oreilles de Tigrou ou cheveux violets : chacun son style !
Les requins sont aussi les bienvenus !
Les requins sont aussi les bienvenus !
Les "agents secrets", bénévoles sur le festival Les Nuits Secrètes
Les « agents secrets », bénévoles sur le festival Les Nuits Secrètes

Les festivaliers lors de la 2ème journée des Nuits Secrètes

Au lieu de s’asseoir par terre, il est aussi possible de prendre de la hauteur.

Quitte à patienter, autant le faire en hauteur !
Quitte à patienter, autant le faire en hauteur !
Selfie perché
Selfie perché

Nos fameux masques sont toujours présents.

Des masques, perdues dans la foule…
Des masques, perdues dans la foule…

Qui dit festival dit forcément bière !

Bière en main (1)
Bière en main (1)
Bière en main (2)
Bière en main (2)

Au lieu d’un masque, pourquoi ne pas opter pour un T-shirt ?

On peut même avoir un T-shirt aux couleurs des Nuits Secrètes !
On peut même avoir un T-shirt aux couleurs des Nuits Secrètes !

Cette année, pas d’eco cups (présentes lors d’éditions précédentes), mais de simples gobelets en plastique. Toutefois, pour 30 gobelets rapportés, une consommation est offerte ! Certains se donnent donc à cœur joie de les récupérer !

Qui ramassera le plus de gobelets ? (1)
Qui ramassera le plus de gobelets ? (1)
Qui ramassera le plus de gobelets ? (2)
Qui ramassera le plus de gobelets ? (2)

Cette année, les concerts entre la grande scène (scène principale) et l’Eden (scène secondaire) sont en quinconce : lorsqu’un concert a lieu sur l’une des 2 scènes, il ne se passe rien sur l’autre scène. Utile : 2 artistes qui nous plaisent ne passent pas en même temps. Futile : si le concert en cours ne nous plaît pas… on doit patienter !

Un pas de danse en passant
Un pas de danse en passant
L'attente se fait parfois longue…
L’attente se fait parfois longue…

Les festivaliers lors de la 3ème journée des Nuits Secrètes

 

Les Nuits Secrètes, l'occasion de passer un bon moment entre amis ou en famille
Les Nuits Secrètes, l’occasion de passer un bon moment entre amis ou en famille
Les plus jeunes sont aussi de la partie
Les plus jeunes sont aussi de la partie

Une dernière journée plus fraîche (25°C environ), on peut donc sortir quelques costumes plus chauds, comme les pyjamas combinaison.

Une licorne dans la foule
Une licorne dans la foule
Costumé pour les Nuits Secrètes
Costumé pour les Nuits Secrètes
À défaut d'une combinaison, un chapeau fait aussi l'affaire 😉
À défaut d’une combinaison, un chapeau fait aussi l’affaire 😉

Pause dîner ! Sur le festival, des food trucks sont mis à disposition des festivaliers. Au choix : indien, mexicain, américain, street food, nourriture ch’ti, etc.

Chapeau mexicain sur la tête, l'heure du dîner a sonné !
Chapeau mexicain sur la tête, l’heure du dîner a sonné !
Les masques, toujours présents, même pour le repas
Les masques, toujours présents, même pour le repas

Immortaliser les Nuits Secrètes au moyen de photos, les festivaliers aussi le font. 😉

Photo en cours (1)
Photo en cours (1)
Photo en cours (2)
Photo en cours (2)
Parfois les festivaliers se réclament et souhaitent être pris en photo
Parfois les festivaliers se réclament et souhaitent être pris en photo

Les Nuits Secrètes, c’est terminé pour cette année. Mais d’autres articles sur le sujet sont à venir. 😉

© Clara Delcroix
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*Crédit de toutes les photos : Clara Delcroix


Les Nuits Secrètes, un festival pas comme les autres ?

Les Nuits Secrètes est un festival de musique à Aulnoye-Aymeries dans le Nord de la France. Lors de l’édition 2018, j’ai demandé à quelques festivaliers ce que ce festival avait de particulier pour eux.

Micro-trottoir des festivaliers en vidéo

Voici les réponses de festivaliers à la question : «Pour vous, qu’est-ce que les Nuits Secrètes ont de particulier ?»

Les particularités des Nuits Secrètes

Nombreux ont été les festivaliers à me répondre que l’ambiance est particulière sur les Nuits Secrètes : un festival plus familial ou intimiste que d’autres, qui a lieu au cœur de la ville. En somme, un « petit » festival, qui a tout de même enregistré 45 000 entrées sur cette édition 2018 !

Mais par rapport à d’autres éditions, le monde se fait davantage sentir cette année ! En 2015, 68 000 entrées, mais un côté familial davantage présent je trouve. On croisait tout le temps les mêmes têtes. Alors que cette année, je n’ai même pas vu certaines personnes que je connais (ou seulement une seule fois) !

Autre point (et d’après moi, la véritable spécificité des Nuits Secrètes) : les parcours secrets. Le principe ? On monte dans un bus qui nous emmène dans un lieu insolite pour assister au concert d’un artiste (mais on ne sait pas lequel). Parmi les lieux : une grange, un champ, une église, un moulin… C’est assez varié. 😉

Pour certains, c’est la programmation qui fait la différence. Couplée au prix, qui est moins cher que sur d’autres gros festivals. 70 € pour le pass 3 jours, 8 € pour un parcours secret et  15 € pour le camping (3 jours).

Certains notent aussi une bonne organisation. Que je nuancerais… Une heure d’attente pour acheter à manger, ce n’est pas vraiment ce que j’appelle une bonne organisation. Mais au niveau des concerts, oui, l’organisation est bonne (pas de retard ou de gros problèmes).

Et dernier point : on peut bien manger pour pas cher. Encore une fois à nuancer : le lieu où on achète à manger joue beaucoup sur la qualité et le prix.

Et vous, qu’avez-vous pensé de l’édition 2018 des Nuits Secrètes ? Des particularités du festival qui n’ont pas été citées dans l’article ?

© Clara Delcroix
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9 siècles plus tard, les Charitables de Saint-Éloi sont toujours en charge des inhumations

Aux environs de Béthune, dans les Hauts-de-France, les pompes funèbres ne sont pas seules en charge des inhumations : il y a la confrérie des Charitables. Une tradition du Moyen-Âge qui se perpétue encore de nos jours. 

En milieu d’après-midi, j’arrive à Beuvry avec mon père. C’est le final de notre journée de randonnée (notre Tour du bassin minier, l’article viendra bientôt 😉).

Quelques kilomètres auparavant, mon père avait évoqué les Charitables, chargés des inhumations dans ce coin des Hauts-de-France.

Toutefois peu de chance d’arriver à Beuvry en même temps qu’un office : c’est déjà l’après-midi ! À moins que… Nous longeons le cimetière et apercevons l’église au loin. Une charrette est devant : un enterrement a lieu aujourd’hui.

Les Charitables sont dans l'église © Éric Delcroix
Les Charitables sont dans l’église © Éric Delcroix

Nous nous installons dans le café en face de l’église et prenons une consommation. Un café comme d’époque ! Le poêle à charbon trône dans un coin, les tables sont réparties sur le pourtour de la salle, les murs sont recouverts partiellement de faïence…

Nous commençons à discuter avec la gérante. Sa mère est aussi présente, mais ne réagit pas beaucoup, trop absorbée dans la réalisation d’un tricot vert. «Ah oui ! En ce moment il y a beaucoup de morts ! C’est sûrement dû à la chaleur…»

L’employé funéraire arrive quelques instants plus tard pour commander «quelque chose de frais». La discussion se poursuit. «À 99 %, ce sont les Charitables qui assurent les inhumations à Beuvry. Vous savez c’est petit par ici, les villages… Alors à moins que la personne ne refuse, ce sont les Charitables…»

La gérante reprend : «Mais si vous leur demandez, ils pourront vous montrer la Chambre de la confrérie. C’est juste là !»

Nous attendons devant l’église. L’office se termine, les Charitables transportent le corps jusqu’au cimetière, le cercueil sur une charrette. L’un d’eux se dirige vers la Chambre de la confrérie. Je l’interpelle : c’est bon, il nous ouvre les portes !

Un charitable attend devant l'église de Beuvry © Éric Delcroix
Un charitable attend devant l’église de Beuvry © Éric Delcroix

L’histoire des Charitables

La confrérie des Charitables est une tradition du Moyen-Âge. En 1188, la région est ravagée par une épidémie de peste. Le problème : personne ne souhaite s’occuper des défunts, craignant une contamination.

On raconte que 2 maréchaux ferrant, Gauthier (de Béthune) et Germon (de Beuvry) voient apparaître Saint-Éloi, le saint patron des forgerons, dans leurs rêves. Il leur demande de se rencontrer près de la source de Quinty (à côté de la chapelle Quinty) et de fonder une confrérie pour enterrer les morts : la Confrérie des Charitables de Saint-Éloi, avec pour devise «exactitude – union – charité».

Ceci en fait la confrérie la plus ancienne d’Europe.

Depuis, la tradition se perpétue. Et en 1853, la Confrérie est devenue laïque suite à un différent avec l’évêque d’Arras.

Les Charitables, qui sont-ils ?

Petits ou grands, croyants ou mécréants, les Charitables assurent les inhumations bénévolement. Cependant, une quête a lieu en cours de messe et les Charitables peuvent être amendés (pour avoir ôté son bicorne à un mauvais moment par exemple). Ces amendes sont nommées « bouquet » et s’élèvent à 50 centimes.

La tâche étant faiblement rémunérée, des dons leur sont aussi offerts en complément.

Les confréries des Charitables de Saint-Éloi sont divisées en sections de 25 confrères. À Beuvry, 2 sections : la section du haut (gants et cravates blanches) et la section du bas (gants et cravates noires).

La chambre de la Confrérie des Charitables de Beuvry © Clara Delcroix
La chambre de la Confrérie des Charitables de Beuvry © Clara Delcroix

Pour entrer dans la confrérie des Charitables, aucune réserve. «Actuellement, on recrute. Les jeunes il n’y en a pas beaucoup… À Béthune, si ! Mais ici à Beuvry, on a du mal…» À bien y réfléchir, il y a tout de même une condition : être un homme. «Les femmes, elles font seulement la lessive de nos chemises.»

Chemise, mais aussi gants, cravate, et surtout le fameux bicorne ! L’uniforme des Charitables est facilement reconnaissable. Au total, 800 € pour l’ensemble de la tenue. À savoir : le bicorne est fabriqué à Béthune par la Maison Carré, alors que le reste provient de Marchand Frères à Bruay-la-Buissière (enseigne désormais fermée suite à un redressement judiciaire).

On nous avoue que l’uniforme est (trop ?) chaud en été. Mais par tous temps, il reste le même : qu’il pleuve, vente ou fasse grand soleil.

On note assez rapidement une ou des médailles sur la veste des confrères. Mais à quoi correspondent-elles exactement ? «On en reçoit une à l’entrée dans la confrérie, et ensuite une nouvelle tous les 5 ans.» Je regarde l’amas de médailles sur la veste du confrère qui vient de me répondre. Il doit être ici depuis une paire d’années !

Procession à naviaux

En septembre, a lieu la procession à naviaux. Les confréries de Béthune et de Beuvry marchent et se retrouvent à la chapelle Quinty, lieu de rencontre entre Gauthier et Germon.

Naviaux ? Du patois, qui signifie « navets ». Plusieurs explications. Certains assurent que les navets étaient utilisés pour se protéger de la peste, d’autres qu’ils représentent le repas partagé par les confrères.

Et si un Charitable vient à décéder ?

Lorsqu’un Charitable décède, l’évènement est plus singulier. Principale différence : la chanson des Charitables résonne lors de l’office.

Refrain
Vive la confrérie (bis)
Il n’est rien de plus beau,
de plus digne d’envie (bis)

1) Aux amis que le temps emporte,
Loin des mortels sous d’autres cieux,
Nous formons la dernière escorte,
Nous faisons les derniers adieux.

Refrain

2) De sa faux que la mort rapide
Vienne à décimer la cité,
Nous avons tous un bras solide,
Un cœur disant avec fierté:

Refrain

3) En vain les fléaux et l’orage
Autour de nous sèment l’effroi
Jamais n’a failli le courage
Des ministres de Saint-Eloi.

Refrain

4) Voyez ce noble Confrère,
Entre richesse et pauvreté
Sa main gauche accepte un salaire
Et sa main droite en fait charité

Refrain

5) Là haut, nous toucherons Confrère,
Le prix d’un bienfaisant devoir
Car le pauvre dans sa prière
Le redit à Dieu chaque soir.

Refrain

6) Grand Saint de ton séjour céleste
Protège les fils de Gauthier
A Béthune, contre la peste,
Offre toujours ton bouclier.

Refrain

7) Amis, glorifions tous en chœur
La gentillesse de nos Consœurs
Avec elles, nous sommes dans la joie,
Tous des disciples de Saint-Eloi.

Refrain

8) Doyen, Prévôts, Mayeurs, Confères,
Nobles foyers de charité,
Faisons du choc de nos verres,
Le feu de la Fraternité.

Exactitude – Union – Charité

Connaissiez-vous la Confrérie des Charitables de Saint-Éloi ou existe-t-il d’autres traditions ressemblantes près de chez vous ?

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Les Nuits Secrètes 2018, festival de musique à Aulnoye-Aymeries

Ce week-end, du 27 au 29 juillet, auront lieu les Nuits-Secrètes, festival de musique à Aulnoye-Aymeries. Proche de Paris et de la Belgique, il est ouvert sur l’international avec des artistes de diverses pays : Angleterre, Allemagne, Cameroun, France, Belgique…

Les Nuits Secrètes est un festival de musique qui a lieu tous les ans pendant le dernier week-end de juillet. Il se tient à Aulnoye-Aymeries, dans le Nord de la France, une commune de 9 000 habitants à proximité de Maubeuge et Valenciennes. Il a été créé en 2002 et en moyenne, sur les dernières années, sa fréquentation s’élève à 50 000 personnes.

La particularité de ce festival : les parcours secrets. On monte dans un bus qui nous emmène dans un lieu insolite pour un concert : grange, église, champ… Le lieu et l’artiste ou le groupe ne sont pas connus en avance.

Plusieurs scènes sont proposées lors de ce festival :

  • la grande scène (passée payante en 2016, mais gratuite auparavant)
  • l’Eden (auparavant le Jardin)
  • la Bonaventure
  • ainsi que les destinations des parcours secrets

Programme de l’édition 2018 des Nuits Secrètes

Cette année la programmation mets en avant différents artistes aux influences africaines.

Gaël Faye, un franco-rwandais né au Burundi. Dans ses chansons, on retrouve à la fois du français, de l’anglais et du kirundi (la langue du Burundi). Il a quitté le Burundi des suites de la guerre civile, mais y reste toujours très reconnu. En 2016, il a publié son 1er roman intitulé Petit Pays.

Jain, française, l’une de ses grand-mères est malgache. Durant son enfance elle a vécu à différents endroits, dont Dubaï et le Congo-Brazzaville, différentes tonalités qui se retrouvent dans sa musique.

Tshegue est un duo composé de Faty Sy Savanet et Nicolas Dacunha (aussi dit Dakou). Une enfance au Congo qui se retrouve avec un chant est en lingala dans certains titres (le lingala est une langue d’Afrique subsaharienne).

Sandra Nkaké, camerounaise ayant vécu en France. Elle chante à la fois en anglais et en français.

Et beaucoup d’autres seront aussi présents ! Mais d’autres articles sont à venir… 😉

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Coupe du Monde 2018 : ambiance en 5 sens à Lille

En fin d’après-midi, ce 15 juillet, la France affrontait la Croatie en finale de la Coupe du Monde de football 2018. Et « nous » avons gagné ! Ambiance à Lille quelques instants après cette victoire.

Ce billet a initialement été publié sur cladelcroix.mondoblog.org

Explosion de joie au coup de sifflet final. Score final : 4-2 contre la Croatie. Les Français (les Bleus) sont champions du monde, 20 ans après 1998. Pour ma part, c’est la 1ère victoire de la France que je vis (je suis née en 1999).

C’est assez impressionnant de voir à quel point le football rassemble : jeunes ou vieux de toutes origines… Petit à petit, la Grand’Place (aussi nommée Place du Général de Gaulle) se remplit. Maillots bleus, visages heureux, têtes bariolées aux couleurs de la France, cris de joie, pluie de bière et d’eau… La victoire sollicite les 5 sens !

La victoire s’entend. Cris de joiecornes de brume, mais aussi et surtout chants, repris en cœur par l’ensemble de la foule : «Qui ne saute pas n’est pas français – hé !», «On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions !», et au détour d’une Marseillaise, I Will Survive de Gloria Glaynor. On entend aussi parfois des chants sur les joueurs comme la chanson sur Pavard.

La victoire se sent, elle a une odeur : celle des fumigènes et des pétards. Les rayons du soleil couchant ont du mal à percer ce brouillard artificiel. L’odeur est caractéristique : on la retrouve aussi lors des feux d’artifice. Tiens en parlant de feux d’artifice : un (petit) incendie a eu lieu à cause de ces derniers lors de la célébration de la victoire.

La victoire se voit : bleu-blanc-rouge, le drapeau français. Hier c’était le 14 juillet, la fête nationale française. Mais étrangement, les drapeaux tricolores étaient davantage de sortie aujourd’hui !

La victoire se touche : embrassades et autres câlins ! Mais aussi dans la foule : on est collés les uns aux autres, agglutinés, et parfois un peu bousculés.

La victoire a-t-elle un goût ? Peut-être celui de la bière à Lille… Pourtant, cette même bière était (en théorie) interdite à la détention/consommation sur la voie publique pour cette finale de Coupe du Monde

Une image est plus parlante que mille mots : je vous propose de vous immiscer pendant 1 minute 30 dans la célébration de la victoire de la France en finale de la Coupe du Monde 2018 à Lille.

Voir la finale de la Coupe du Monde à Lille

Dès le départ, ce n’était pas gagné pour regarder le match sur écran géant dans le centre de Lille. En effet, le Tour de France arrivait à Roubaix aujourd’hui. A priori, trop de forces de l’ordre sont déployées pour cet évènement, donc il n’y en a pas assez pour assurer la sécurité devant un écran géant dans le centre de Lille…

Au final, en dernière minute, la mairie a proposé de diffuser le match à la gare Saint-Sauveur (St. So). Ouf, nous aussi on a le droit à notre écran géant !

Mais avec ma sœur, nous sommes arrivées trop tard à St. So : trop de monde, impossible de se frayer un chemin ! Demi-tour, on retourne vers la Grand’Place : on regardera le match debout, dans la rue, à l’extérieur d’un café. C’était aussi sympa ! 😊

Et vous, avez-vous regardé cette finale de Coupe du Monde ? Comment avez-vous célébré la victoire des Bleus ?

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Coupe du Monde 2018 : ambiance en 5 sens à Lille

En fin d’après-midi, ce 15 juillet, la France affrontait la Croatie en finale de la Coupe du Monde de football 2018. Et « nous » avons gagné ! Ambiance à Lille quelques instants après cette victoire.

Explosion de joie au coup de sifflet final. Score final : 4-2 contre la Croatie. Les Français (les Bleus) sont champions du monde, 20 ans après 1998. Pour ma part, c’est la 1ère victoire de la France que je vis (je suis née en 1999).

C’est assez impressionnant de voir à quel point le football rassemble : jeunes ou vieux de toutes origines… Petit à petit, la Grand’Place (aussi nommée Place du Général de Gaulle) se remplie. Maillots bleus, visages heureux, têtes bariolées aux couleurs de la France, cris de joie, pluie de bière et d’eau… La victoire met en exergue les 5 sens !

La victoire s’entend. Cris de joie, cornes de brume, mais aussi et surtout chants, repris en cœur par l’ensemble de la foule : «Qui ne saute pas n’est pas français – hé !», «On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions !», et au détour d’une Marseillaise, I Will Survive de Gloria Glaynor. On entend aussi parfois des chants sur les joueurs comme la chanson sur Pavard.

La victoire se sent, elle a une odeur : celle des fumigènes et des pétards. Les rayons du soleil couchant ont du mal à percer ce brouillard artificiel. L’odeur est caractéristique : on la retrouve aussi lors des feux d’artifice. Tiens en parlant de feux d’artifice : un (petit) incendie a eu lieu à cause de ces derniers lors de la célébration de la victoire.

La victoire se voit : bleu-blanc-rouge, le drapeau français. Hier c’était le 14 juillet, la fête nationale française. Mais étrangement, les drapeaux tricolores étaient davantage de sortie aujourd’hui !

La victoire se touche : embrassades et autres câlins ! Mais aussi dans la foule : on est collés les uns aux autres, agglutinés, et parfois un peu bousculés.

La victoire a-t-elle un goût ? Peut-être celui de la bière à Lille… Pourtant, cette même bière était (en théorie) interdite à la détention/consommation sur la voie publique pour cette finale de Coupe du Monde

Une image est plus parlante que mille mots : je vous propose de vous immiscer pendant 1 minute 30 dans la célébration de la victoire de la France en finale de la Coupe du Monde 2018 à Lille.

Voir la finale de la Coupe du Monde à Lille

Dès le départ, ce n’était pas gagné pour regarder le match sur écran géant dans le centre de Lille. En effet, le Tour de France arrivait à Roubaix aujourd’hui. A priori, trop de forces de l’ordre sont déployées pour cet évènement, donc il n’y en a pas assez pour assurer la sécurité devant un écran géant dans le centre de Lille…

Au final, en dernière minute, la mairie a proposé de diffuser le match à la gare Saint-Sauveur (St. So). Ouf, nous aussi on a le droit à notre écran géant !

Mais avec ma sœur, nous sommes arrivées trop tard à St. So : trop de monde, impossible de se frayer un chemin ! Demi-tour, on retourne vers la Grand’Place : on regardera le match debout, dans la rue, à l’extérieur d’un café. C’était aussi sympa ! 😊

Et vous, avez-vous regardé cette finale de Coupe du Monde ? Comment avez-vous célébré la victoire des Bleus ?

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Une demi-finale France-Belgique à la frontière franco-belge

La demi-finale France-Belgique de la Coupe du Monde de football 2018 se jouera ce soir, à 20 h. J’habite à Lille, dans le Nord de la France… et à 15 minutes de la frontière belge !

À deux pas de la frontière avec la Belgique, la demi-finale est un peu spéciale. On se chambre : les Français charrient les Belges quant à leur défaite, et les Belges font de même…

Mais au final, peu importe qui gagne ! Je suis Française, donc oui : je tiens pour la France. Mais à défaut, ce sont les Belges – nos voisins – qui gagneront !

Car dans le fond, à Lille, on les aime bien ces Belges ! Il y a 2 ans, j’avais déjà écrit un article sur les supporters des diables rouges (l’équipe de Belgique). Ils avaient envahi Lille lors des 1/4 de finale de la Coupe d’Europe, contre le pays de Galles.

Particularités d’un match France-Belgique à la frontière

Aux fenêtres, les drapeaux fleurissent. Mais ici, les drapeaux bleu-blanc-rouge 🇫🇷 côtoient les drapeaux noir-jaune-rouge 🇧🇪. Sur une même maison, on peut même apercevoir les 2 drapeaux côte à côte (voir l’image à la une). Et plus on se rapproche de la frontière, plus ce mélange est présent.

Autre spécificité : les villages franco-belges. Le Parisien prend l’exemple de Gognies-Chaussée : «Mondial : bienvenue dans le village coupé en deux pour France-Belgique». Mais plus proche de chez moi, il y a par exemple Leers (France) et Leers-Nord (Belgique). Ou plus connu : Comines. Des villages scindés par la frontière, où une même rue peut commencer en France et terminer en Belgique. C’est assez pratique pour se perdre… Je parle d’expérience ! 😝

📍 Une petite carte pour s’y retrouver :

Et même au niveau des joueurs, le Nord est représenté… dans les 2 équipes ! En lisant la Voix du Nord (le journal local) ce matin, un article explique la situation.

  • 🇧🇪 Eden Hazard a fait ses débuts professionnels au LOSC (le club de foot de Lille)
  • 🇫🇷 Benjamin Pavard, né à Maubeuge (dans l’Avesnois), a été formé au LOSC
  • 🇫🇷 Raphaël Varane originaire d’Hellemmes (commune associée à Lille) et formé au RC Lens

Amusant : j’habite très précisément à Hellemmes, où Varane et Hazard ont tout deux vécu !

Regarder (et comprendre) le match en Belgique

À une quinzaine de kilomètres de la frontière, on capte les chaînes belges ! Et en général, les commentaires et réactions sont bien plus amusants chez nos voisins. Mais il ne faut pas s’y méprendre : certaines expressions sont différentes ! Un coup de coin, monter au jeu ou encore une carte jaune…  Vous ne comprenez pas ? Ne vous en faites pas : France 3 Hauts-de-France a rédigé un petit guide pour vous éclairer.

Un petit tour sur Twitter

Belgique et France riment avec bande dessinée comme le fait remarquer Courrier International.

Un tweet qui m’avait bien fait rire : comment recycler son drapeau allemand ? 🇩🇪 ➡️ 🇧🇪

Et un choix difficile… En effet : quelle équipe doit-on supporter lorsqu’on a grandi à cheval sur les 2 pays ?

Alors, qui supportez-vous pour cette demi-finale ? France ou Belgique ?

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Que de paperasseries avant de pouvoir partir en Erasmus en Lituanie !

Depuis mon entrée en première année à l’université, je souhaitais étudier à l’étranger pendant un an. J’ai commencé à me renseigner dès le mois d’octobre, et au final, après plusieurs lettres de motivation, « learning agreements » et candidatures, c’est fait : je pars en Lituanie l’année prochaine. 😃

Erasmus, c’est quoi ?

Erasmus permet – entre autres – d’étudier à l’étranger, maximum pendant 2 semestres par cycle d’études. Un cycle d’étude ? À l’université en France, la licence est le 1er cycle d’études (3 ans), le master le 2e (2 ans)…

Pour bien comprendre, l’université est divisée en facultés selon les disciplines (par exemple : la faculté d’économie, la faculté de mathématiques, la faculté de physique…). Et chaque faculté possède une liste d’établissements partenaires. C’est-à-dire que dans la même université, un étudiant en mathématiques aura peut-être la possibilité étudier en Islande, mais un étudiant en économie (comme moi) ne pourra pas.

En partant en Erasmus, on choisi des cours « équivalents » (plus ou moins) dans l’université d’accueil. Ainsi, on étudie à l’étranger, mais pour notre diplôme français : je vais valider mon année universitaire française en Lituanie.

Erasmus, mais aussi les programmes hors-Europe

Il est non seulement possible de partir à l’étranger avec le programme Erasmus, mais aussi avec des accords entre établissements : les programmes hors-Europe. La principale différence : il est impossible de toucher la bourse Erasmus lors d’un programme hors-Europe (environ 200 €/mois, variable selon le pays dans lequel on part étudier).

Que de péripéties pour étudier à l’étranger !

Étudier à l’étranger fait partie de mes souhaits depuis mon entrée à l’université. Pour voir autre chose, découvrir une nouvelle culture, améliorer mon anglais et apprendre à me débrouiller seule.

Quelle durée ? 1 an, plutôt que 6 mois. Au pire, si ça se passe mal, je rentrerai au bout de 6 mois… 😄 Je commence à me renseigner dès le mois d’octobre en allant au bureau des relations internationales de l’université. On me donne un document d’information, mais les démarches ne sont pas encore pour maintenant.

La Lituanie ? Pourquoi ce pays ?

Étudier un an à l’étranger, ça, c’est sûr. Mais où ? J’ai un lien vers une carte avec toutes les universités partenaires.

Les pays du « Sud » (Italie, Espagne, Grèce) sont exclus… Pour plusieurs raisons : beaucoup de Français partent dans ces destinations (si bien qu’on ne travaille pas forcément son anglais), et je préfère le froid plutôt que le chaud.

Je suis tentée par l’Islande, mais il n’y a pas de partenariat avec ma faculté. On oublie l’Islande.

Pareil pour l’Angleterre : pas beaucoup de choix de villes avec ma faculté, et l’une des seules possibilités est Londres… La 6e ville française ? Non merci.

La Belgique, les Pays-Bas ? Je n’ai pas envie de rentrer tous les week-ends à Lille. 😶

L’Allemagne ? J’y ai déjà vécu pendant 3 mois, en seconde, dans le cadre d’un échange Brigitte Sauzay. On peut peut-être trouver une destination différente ? En plus, je suis un peu dégoûtée de l’allemand à la fin de mon Abibac… 😅 Ce n’est plus le cas aujourd’hui ! 😉

Les pays scandinaves ? Pourquoi pas ! Ça me tente, mais en même temps, je me dis qu’il y a moyen de découvrir autre chose.

Bon, on arrive sur les pays baltes : la Lituanie et sa capitale, Vilnius. C’est loin : je ne rentrerai pas tous les week-ends. Il n’y a pas beaucoup de Français (d’après France Diplomatie, en 2014, la communauté française inscrite au registre en Lituanie s’élève à… 418 personnes !), je travaillerai donc mon anglais sans problèmes. Et je ne suis jamais allée dans les pays baltes : une occasion rêvée pour les découvrir !

La Lituanie, en vert sombre sur la carte

Je continue à scruter la carte. Mon regard arrive sur Saint-Pétersbourg, en Russie. Je ne comprends pas bien si on peut y aller dans le cadre d’un programme Erasmus ou hors-Europe. J’envoie un mail. Saint-Pétersbourg, c’est dans le cadre d’un programme hors-Europe. Bon, je suis partie pour faire deux dossiers de candidature ! 😅

Vive les réunions pour préparer sa mobilité à l’étranger !

Dès le mois de novembre, plusieurs réunions ont lieu pour les mobilités dans le cadre des études. Pour la première, l’amphi est plein à craquer. Petit à petit, il reste beaucoup moins de monde. Manque d’intérêt ? Abandon car trop de paperasserie ? Je ne sais pas vraiment…

Je suis l’une des plus jeunes, si ce n’est la plus jeune. Habituellement, les étudiants partent en L3 (3e année de licence). Mais je suis à l’Académie ESJ Lille (une option en journalisme), nous sommes prioritaires pour partir en L2, car les départs en L3 ne nous sont pas autorisés (à moins de prendre une année de césure, mais bref : c’est un peu complexe !). Et en plus, je suis née en fin d’année (30 octobre), si bien que j’arriverai à l’étranger à seulement 18 ans !

Youpi ! De la paperasserie !

Je commence donc deux dossiers de candidature : l’un pour Erasmus (en Europe), l’autre pour la Russie. En me renseignant sur les villes de Russie, je me rends compte qu’il est aussi possible d’étudier à Novossibirsk, la capitale de la Sibérie. Je suis aussi partante !

Une première candidature pour la Russie…

Les problèmes débutent lorsque je dois faire mon learning agreement. Le learning agreement est un document signé par mon université de départ (l’université de Lille), l’université d’accueil et moi-même. Il spécifie les cours étudiés à l’étranger, et que toutes les parties sont d’accord avec ces cours.

Il faut chercher les catalogues de cours sur les sites des universités. Premièrement, il ne faut pas rêver : les sites ne sont jamais en français (ou très rarement). En général, on peut les afficher en anglais. Mais certains ne sont disponibles qu’en russe (ou je n’ai pas trouvé le bouton anglais, c’est aussi possible 😂). Heureusement que Google Traduction permet de traduire des sites complets !

Après de nombreuses heures de recherche, j’abandonne la majorité des universités : les cours ne correspondent pas assez. Au final, je note uniquement Saint-Pétersbourg sur ma candidature.

Quelques semaines plus tard sont organisés des entretiens pour évaluer notre motivation. Lors de mon entretien, le professeur est un peu mitigé : je suis quand même jeune. Mais il est tout de même favorable. Le seul hic ? Mon learning agreement n’est pas valide, les cours sont trop axés sur l’économie d’entreprise. Sauf que ce sont les seuls cours disponibles. J’abandonne la Russie, je n’ai pas d’autres choix.

… et une deuxième pour un Erasmus en Lituanie !

La candidature pour Erasmus est bien plus simple, en grande partie parce qu’il ne faut pas faire de learning agreement pour le moment. Mais il faut tout de même vérifier que les cours correspondent à peu près.

Sur ma candidature Erasmus, je note 3 vœux :

  1. Université de Vilnius, Lituanie,
  2. Université de Roskilde, Danemark,
  3. et enfin, Université de Linné, Suède

Acceptée à Lille, mais pas encore à l’étranger !

Le 22 février, je reçois un mail : l’université de Lille accepte que je parte en Lituanie ! Je dois désormais attendre un mail de l’université en Lituanie. Mais le mail n’arrive pas… Au bout d’un mois, je relance les relations internationales de Lille, pour qu’ils contactent les relations internationales de Lituanie !

Et le 14 mai, je reçois enfin le mail de la Lituanie. Les embûches ne sont pas terminées. Il faut à présent compléter un dossier sur le site de l’université de Vilnius.

Mais entre-temps certains cours ont changé. Je dois modifier mon learning agreement et le faire à nouveau signer en France, avant de l’envoyer en Lituanie… Et ça à 2 reprises ! J’ai même téléphoné en Lituanie pour expliquer mon cas… La dame au bout du fil a un anglais parfait et est très gentille. Elle m’indique que ce n’est pas grave si je dépasse la deadline (date limite pour rendre le dossier) : je dois juste la tenir au courant par mail.

Après plusieurs mois de démarches et de galères, je reçois enfin LE mail de l’université de Vilnius : «Reply [Accepted] from Vilnius University». C’est bon, j’étudie en Lituanie l’année prochaine !

Comble de l’histoire, le 22 mars, je reçois un mail des relations internationales de Lille : je suis aussi acceptée en Russie, à Saint-Pétersbourg (quand bien même mon learning agreement n’est pas valide, c’est donc foncièrement impossible !).

Tant qu’à faire, autant trouver un logement !

Dès la réception du dernier mail de l’université de Vilnius, je commence à chercher un logement en Lituanie. Internet simplifie grandement la tâche.

Je trouve une colocation : un appartement de 55 m2 avec 4 chambres, une chambre de 10 m2 est vacante. Seule chose dont je souhaite m’assurer : être la seule Française dans la colocation. J’envoie un mail à l’agence. Les autres étudiants sont estoniens et allemands. Parfait !

En 3-4 mails, c’est réglé : j’ai mon logement en Lituanie. J’arrive fin août (dans un peu moins de 2 mois) dans ce pays dont je ne connais rien !

Premier article (d’une longue série, je pense) sur mon Erasmus en Lituanie. 😉 S’il y a bien une leçon à retenir : il ne faut jamais baisser les bras, même si parfois les démarches sont parfois usantes, et qu’il faut renvoyer 3 fois le même papier… Et encore, Internet simplifie les démarches !

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Les tontons : des chti-camerounais et leurs burgers afros

Depuis plusieurs semaines, je reçois des notifications de la part de Facebook «Burger Afro Lille a ajouté un nouvel événement près de chez vous : […]». Ça m’a intrigué ! J’ai donc décidé de m’y rendre.

En plein centre de Lille, je descends à la station de métro Rihour. Quelques minutes de marche, et au détour d’une ruelle le voici : le restaurant éphémère des tontons. J’entre.

«Jambo !» Chez les tontons, on se salue en swahili. 😃 Parfois d’ailleurs, les clients sont un peu déroutés : que doivent-ils répondre ? Certains approuvent de la tête, d’autres rétorquent Jambo ! sans même en comprendre le sens, les derniers répliquent un simple Bonjour !

Le local du restaurant est agrémenté de wax («tissu africain»), rouge, vert et jaune : les 3 couleurs les plus présentes sur les drapeaux africains. Le restaurant est éphémère, pour tester le concept avant d’ouvrir le « vrai » restaurant : un restaurant qui ouvre un seul jour par semaine pendant quelques mois, mais qui n’est pas destiné à durer.

Plusieurs éléments décorés de wax
Du wax décore le local

Tonton Freddy et Tonton Gaudrey m’accueillent. Ici, les clients sont des neveux et les gérants les tontons. Tonton Freddy a fait le lycée hôtelier du Touquet. Tonton Gaudrey, quant-à-lui, a fait des études de commerce, marketing, management et négociation. Deux activités complémentaires pour la gestion d’un restaurant !

Pour gérer le restaurant, les tontons ne sont pas seuls. Sista’ Elsa est à la caisse, Sista’ Alexane fait les snaps et il ne faut pas oublier Boris Peter, le stagiaire, qui vient d’arriver du Cameroun. 😉

Pourquoi les tontons ?

En Afrique francophone, Tonton est affectueux, c’est un peu l’équivalent de Monsieur. Mais en France, cela aboutit parfois à des situations comiques ! Comme lorsqu’une dame d’un certain âge s’étonne : «Mais du coup, je peux vous appeler Tonton ? Même si vous n’êtes pas mon tonton ?». 😄

Allez, je leur laisse un peu la parole 😉 :

On mange quoi chez les tontons ?

À Lille, après le fast food afro (AfroFoods), on peut désormais manger des burgers afros chez les tontons !

Au menu, ce sont avant tout des burgers : mafé burger, yassa burger, DG burger et désormais Wakanda burger (avec un pain noir à l’encre de seiche). D’ailleurs, parfois, il est nécessaire d’expliquer aux clients que, non, au Sénégal ils ne pourront pas commander un mafé burger. Un mafé oui, mais pas un mafé burger ! Mafé, yassé et poulet DG sont tous trois des plats à la base, et non des burgers.

Dans le futur « vrai » restaurant, on pourra aussi déguster des pili-pili (pastels ou petits chaussons fourrés à la viande).

En dessert, une autre spécialité de la maison : des lion’s cookies (à la noisette et l’arachide). Et en boisson : du foléré camerounais (bissap, une boisson à l’hibiscus).

Alors, qui est tenté par un petit mafé burger ? Qui a testé ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Émission sur la génération Z – épisode n°23

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 22e épisode, retour sur la 23e émission.

Génération Z n°23

Une émission qui débute avec un nouvel exemple de gen Z : Emma Gonzalez (un article dans l’Obs en version papier, mais aussi disponible sur le web), militante dans le mouvement #NeverAgain (pour le contrôle des armes à feu aux États-Unis).

Les liens de la quinzaine

Pourquoi de plus en plus de gens téléphonent-ils en mode haut-parleur ? Une question pertinente ! Pour ma part, je ne trouve ça pas dérangeant de téléphoner en mode haut-parleur, même en pleine rue. Est-ce plus étrange que de téléphoner avec des écouteurs et donc de parler « seul » ? Certains rétorqueront : «Oui, mais c’est indiscret : on entend toute votre conversation !». Est-ce plus indiscret que lorsque je discute avec quelqu’un en chair et en os dans la rue ?
Les raisons évoquées dans l’article : crainte des ondes, effet de mode et envie de faire plusieurs choses en même temps !

Monde du travail

Les entreprises doivent s’adapter à la Génération Z – une étude intéressante, mais des résultats à relativiser : la population étudiée est constituée de 1 000 étudiants de grandes écoles (français et à l’international). Mais parmi tous les jeunes, combien étudient dans une grande école ? Et représenteront-ils la majorité des travailleurs à l’avenir ?

On reste dans le monde du travail avec La génération Z sur le marché de l’emploi, une génération qui sait où elle va qui décrit diverses caractéristiques des Z : globe-trotters (travail à l’étranger), slashers (plusieurs activités en même temps), rapport à Internet

Éducation

L’université de Gand a piégé ses étudiants avec une expérience inhabituelle. Piégé me semble être un bien grand mot dans ce titre. En gros, l’expérience de l’université de Gand consistait à fournir de fausses informations dans des cours magistraux et à attendre la réaction des élèves… et naturellement, les élèves n’ont pas beaucoup réagi. Mais en même temps depuis qu’on est petit, on nous répète sans cesse que les professeurs ont raison et qu’il ne faut pas les contredire. Dès qu’on les contredit, on est « mal vu ». Et en plus, être seule à contredire un professeur devant un amphi, il faut oser le faire !

Toujours sur la thématique de l’éducation, Cours magistraux : leur efficacité remise en cause face à des méthodes d’enseignement plus actives. Ça ne m’étonne pas vraiment. En faisait participer les étudiants, ils se sentent davantage impliqués et retiennent mieux le cours !

Y a ­t-il une place pour la coopération et la créativité au lycée ? Je trouve ça génial de pratiquer la coopération et la créativité au lycée ! Ah oui, mais on parle des TPE ici, non ? Personnellement, je ne trouve pas qu’on y travaille beaucoup la créativité.
Coopération, oui, peut-être. Et encore… dans les groupes de 4 personnes, parfois ça fonctionne très bien, et parfois une personne se retrouve avec tout le travail ! Et pour revenir à la créativité, certes, un peu. Mais difficile de travailler la créativité avec des professeurs en manque de créativité (comme toujours, il y a des exceptions, mais elles se font plutôt rares). Bon, c’est mieux que rien dirons-nous ! 😄😉

Le résumé de l’émission n°24 devrait suivre ! 😊

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Lycée VS université : des différences à noter

L’université, ce n’est pas tout à fait la même chose que le lycée. Lorsqu’on y débarque, on peut même se sentir un peu perdu. Ma 1ère année vient de se terminer : l’occasion de faire le point.

Je viens de terminer mes examens à l’université la semaine dernière. Et oui, le lycée, c’est bel et bien terminé pour moi. Je suis désormais un double cursus : l’Académie ESJ Lille. C’est-à-dire :

Je précise donc que je parle ici de mon expérience, et que celle-ci peut différer selon le cursus, l’université et le pays.

«Ça change quoi l’université ? Ça ressemble à quoi ? C’est horrible ? C’est cool ? Ou bien c’est stressant ? C’est comment ? Et ça veut dire quoi RU ? BU ? Et CM ? Et…»

Je me suis rendu compte que je me posais beaucoup de questions avant d’arriver à l’université. Et d’autres se posent peut-être les mêmes questions que moi. Voici donc mes réponses.

Une salle de classe de collège/lycée
À l’université, les cours ne ressemblent plus à ça !

Les étudiants

Premièrement, à l’université, on ne parle plus d’élèves, mais d’étudiants.

Ensuite, dans mon lycée, les classes étaient composées d’une trentaine d’élèves. Et les cours avaient lieu en classe entière (et parfois en demi-groupe, soit une quinzaine d’élèves). Quant à l’origine géographique, la majorité des élèves venaient de la métropole lilloise.

À l’université, on est beaucoup plus ! Tout dépend aussi de la licence. Mais en éco gestion, on était environ 600 étudiants répartis en 2 sections. 300 élèves composaient ma section et étaient donc en théorie présents aux cours magistraux (CM) (je dis bien en théorie, car il m’est arrivé d’assister à des CM avec moins de 20 étudiants). Je reviendrai plus en détail sur les CM par la suite.

Une des richesses de l’université : la diversité des étudiants. Les origines sont beaucoup plus « exotiques » qu’au lycée : villes des Hauts-de-France plus éloignées (Berck ou Hénin-Beaumont par exemple), autres régions de France (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes), voire autres pays (Burundi, Côte d’Ivoire, Liban, Maroc…). Certains étudiants étrangers viennent pour la 1ère fois en France dans le cadre de leurs études à l’université.

Prise de notes

La prise de notes varie selon les cours et les étudiants. Certains étudiants ont des ordinateurs, d’autres des tablettes, d’autres encore des cahiers ou des feuilles de classeur. Selon les professeurs, les téléphones portables sont autorisés ou non.

La chose la plus perturbante en amphi ? La première fois que les étudiants commencent à taper sur les ordinateurs. Le bruit des clics de clavier est impressionnant ! Mais on s’y habitue très rapidement. 😉

Petit point info : l’amphithéâtre ou amphi est une sorte de salle de théâtre. Mais à la place de la pièce, c’est un cours. Et à la place des acteurs, c’est le prof. Un amphi peut en général contenir plusieurs centaines de personnes.

Personnellement, je trouve que les ordinateurs en amphi ont un côté passionnant. En effet, les étudiants ont beaucoup de créativité pour tout faire sauf écouter le cours : regarder un film (même sans écouteurs : on met les sous-titres), jouer à la belote ou au poker, aller sur Facebook ou autres réseaux sociaux…

Ah oui, à l’université, il y a du wifi gratuit ! Mais il ne fonctionne pas forcément très bien… Beaucoup utilisent donc le partage de connexion lorsqu’on capte dans les amphis (oui, parfois ça ne capte pas…).

Un amphithéâtre de Lille 1
Un amphithéâtre de Lille 1

Est-ce que les professeurs dictent ? Ça dépend. Certains oui, mais beaucoup moins qu’au lycée.

Dans ma licence, la distribution de notes de cours ou de diaporama était relativement courante. Dans certains cas, les CM ne servaient d’ailleurs plus à grand chose : les profs ne faisaient que lire le diaporama ou les notes en cours ! Je sens que je vais me faire taper sur les doigts… 😅 Tout dépend des profs on dira. 😉 Et puis, aller en CM, c’est toujours utile si on a des questions. 😶

L’organisation de l’année

Au lycée, l’année est divisée en trimestres. À la fac, c’est différent : l’année est organisée en semestres (en gros, on coupe l’année en 2) de 3-4 mois à tout casser. Et à la fin de chaque semestre, on passe des examens : les partiels.

Les universitaires aiment bien tout abréger. On abrège donc les semestres comme suit :

  • le S1 : 1er semestre de 1ère année (= semestre 1)
  • suivi du S2 : 2e semestre de 1ère année (= semestre 2)
  • le S3 : 1er semestre de 2e année (= semestre 3)
  • suivi du S4 : 2e semestre de 2e année (= semestre 4)
  • le S5 : 1er semestre de 3e année (= semestre 5)
  • suivi du S6 : 2e semestre de 3e année (= semestre 6)

Les cours

À l’université, il y a 3 types de cours :

  • les cours magistraux (CM)
  • les travaux dirigés (TD)
  • les travaux pratiques (TP)

Les CM ont lieu en amphi. Ils peuvent avoir des durées variables (de 1 h 30 à 3 h 00 en général).

Les TD ont lieu dans une salle de classe semblables à celles du lycée (parfois plus grandes). On est donc en plus petits groupes (de 30 à 50 élèves). Pour moi, ils duraient 1 h 30.

Je n’ai jamais eu de TP dans ma licence, mais dans d’autres disciplines (biologie, physique, chimie…), il y en a.

On pourrait ajouter à cette liste les conférences obligatoires : comme un CM, mais ponctuel (avec des intervenants spécifiques).

Les examens

Un semestre, c’est donc une dizaine de semaines de cours, 2-3 semaines de révision, puis 1 à 2 semaines de partiels. Passer les partiels, c’est un peu comme passer le bac… 2 fois par an !

Bon, ne vous dites pas «Oh, c’est vraiment horrible ! Être stressé 2 fois par an comme pour le bac… comment je vais faire…». Tout dépend des individus ! Pour mes premiers partiels, oui, j’étais hyper-stressée. Mais pour les 2èmes déjà beaucoup moins.😄 En plus, certains trouvent les partiels beaucoup moins stressants que le bac !

Pour les examens, il y a une partie de contrôle continu : des DS en cours de semestre et des petites interro en TD. Les DS de l’université ne ressemblent pas à ceux du lycée (ils sont beaucoup plus officiels à l’université).

Les interro, voire même les partiels sont parfois des QCM. C’est un peu piège, car parfois -souvent- on peut être pénalisé par des points négatifs (pour les mauvaises réponses).

Et en dehors de ces épreuves, c’est à nous de nous mettre au travail. Les enseignants ne sont pas toujours derrière notre dos pour nous le rappeler.

Mon emploi du temps : une semaine type à l'université
Une semaine type à l’université

L’emploi du temps

Les cours changent à chaque semestre, donc l’emploi du temps change aussi. Selon les licences, les emplois du temps sont plus ou moins légers. En éco gestion, avec ma filière ESJ, nous avions cours le matin et seulement 2 après-midi par semaine la plupart du temps.

On peut se dire : « Super, plein de temps libre ! » Mais en réalité, beaucoup d’étudiants ont un job à côté pour pouvoir payer leurs études. De même, on est censé avoir plus de travail à la maison qu’au lycée.

Je n’y comprends rien…

Licence ? Master ?

Lorsque j’étais au lycée, je trouvais le système universitaire très complexe… Licence ? Master ? Ça correspond à quoi ? Mais après quelque temps à l’université, on en devient très familier. Petit résumé si vous êtes aussi perdus :

  • licence = Bac +3 : directement après le lycée, en 3 ans
    • la L1 : 1ère année de licence
    • L2 : 2e année de licence
    • L3 : 3e année de licence
  • master = Bac +5 : après la licence, en 2 ans
    • M1 : 1ère année de master
    • M2 : 2e année de master
  • doctorat = Bac +8 : après le master, en 3 ans (et 1 thèse = un long écrit au terme d’un travail de recherche)
    • je n’ai jamais croisé les abréviations pour les années de doctorat, mais il semble que ce soit D1, D2 et D3, sur le même modèle que ci-dessus
Une personne dans une bibliothèque
La BU est une bibliothèque universitaire

Des petites expressions

Les universitaires ont tendance à tout abréger, si bien que ça devient très rapidement incompréhensible pour une personne lambda. J’ai déjà fait le tour de quelques abréviations, mais il en reste encore :

  • La BU (se dit « bé-u ») correspond à la bibliothèque universitaire. C’est la même chose que le CDI du lycée, une bibliothèque en somme : on peut y travailler et emprunter des livres.
  • Les RU (se dit « rue ») sont des restaurants universitaires. En gros des restaurants pas très chers. Certains aiment, d’autres non… Il faut tester !
  • Les UE sont les unités d’enseignement. Par exemple, en éco gestion, j’ai une UE « gestion et management » (et au total, j’ai 5 – 6 UE différentes). Chaque UE comprend plusieurs cours. Pour l’UE gestion et management, au S2, j’avais 2 cours : théorie des organisations et comptabilité générale.

J’ai essayé d’expliquer le maximum de choses. Mais si par mégarde j’ai oublié un point ou que vous avez une question spécifique, n’hésitez pas à poster un commentaire ! 😉

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Émission sur la génération Z – épisode n°22

Avec ma sœur Yseult et mon père Eric, nous avons lancé une web-émission sur la génération Z. Celle-ci est diffusée en live (pour l’instant) sur Ustream. Après le 21e épisode, retour sur la 22e émission.

Génération Z n°22

Une émission spéciale vidéos.

Du retard dans la publication des résumés actuellement, donc celui de l’émission n°23 devrait suivre. 😉

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