Alpha Oumar Baldé

Troisième mandat

Guinée
Guinée CC Marcos Elias de Oliveira Júnior

Ton peuple est fatigué

Roi des rois

Oublies-tu tes promesses ?

Il n’est pas trop tard pour changer de cap

Si tu veux réellement le bonheur de la Guinée

Il faut éviter un troisième mandat

Ère sombre, vers laquelle nous nous dirigeons

Mandela de la Guinée

Emmène la cohésion sociale

 

Mets fin à ce suspens

Agit en héro, en déclarant haut et fort

NON à un troisième mandat !

Dirige la Guinée, vers la lumière

Avec sagesse

Tu auras tous les honneurs


Que pense la jeunesse guinéenne de la nouvelle relation entre la France et la Guinée ?

De gauche à droite: Alimou Sow, Souleymane Camara, M. Jules Armand Aniambossou, Alpha Oumar Baldé et Emma Camara

Le 05 décembre dernier, j’ai été invité à un échange avec le Conseil Présidentiel Africain (CPA) qui était en visite à Conakry pour discuter avec la jeunesse guinéenne sur la nouvelle relation entre la France et la Guinée.

Monsieur Jules-Armand Aniambossou était notre hôte, il est le coordinateur du CPA qui nous a invité. Je n’étais donc pas seul, y étaient également invités :

Souleymane Camara : entrepreneur, consultant en communication et ex-coordinateur de la communication gouvernementale.

Alimou Sow : Blogueur à Mondoblog et responsable de communication au compte de la délégation de l’union européenne en Guinée.

Emma Camara : master en communication et un certificat d’entrepreneur chez HEC. Son association Pascal et Rosa œuvre pour l’orientation et l’insertion des jeunes.

Après un tour de table pour les présentations, nous fument invités par notre hôte à poser nos questions.

C’est Alimou Sow qui a ouvert le bal avec sa première question:

« Il y a un sentiment anti-français ambiant au niveau de la jeunesse guinéenne, lié au passé colonial et au Non de 1958. Qu’est-ce que les autorités françaises envisagent de faire pour solder ce passé et repartir sur de nouvelles bases ? »

Monsieur Jules-Armand :

« La question est très importante. Que des jeunes guinéens qui n’ont pas connu cette période-là – donc le Non de la Guinée – que ça dicte leur regard vis-à-vis de la France, c’est des choses qui me surprennent.

[…] Le président Macron appartient à une génération qui est à l’aise pour prôner une relation décomplexée et c’est bien pour cela que le cadre du discours de Ouaga est posé.

C’est plus qu’une main tendue ! Le président Macron ne parle pas de partenariat, il souhaite qu’on coproduise une véritable transformation de la relation.

Il y a des jeunes qui continuent de penser que ce passé-là n’a pas été soldé. Je dirais que Ouaga a jeté les bases pour que tout ceci soit purgé »

Ensuite Souleymane Camara demande :

«  Quelle est la place de la Guinée dans la politique extérieure économique de la France ? »

Monsieur Jules-Armand :

« La Guinée a indéniablement un potentiel énorme dont la France est consciente comme le montre l’engagement de l’Agence Française de Développement en Guinée qui est passé de 15 à 90 millions d’euros par an ces dernières années.

Pour moi, la Guinée c’est à minima le grenier de l’Afrique occidentale. Le seul aspect financier ne suffit pas.

Quelle place veut prendre la Guinée, dans un concert de nations, notamment en Afrique occidentale francophone ? Où elle a indéniablement un avantage compétitif.

Je pense que c’est plus aux entrepreneurs guinéens et les acteurs institutionnels qui ont leurs rôles à jouer. Mais ça ne suffit pas. C’est aussi ça que le nouveau cadre de coopération que Emmanuel Macron propose. C’est la France qui tend la main : venez, qu’est-ce qu’on peut faire ensemble, qu’est-ce que vous attendez de nous ?

Quand dans ce pays, vu le potentiel énorme que vous avez, le pays est mal connu, son image… parce qu’il y a des sujets autres qui viennent polluer tout le reste.

Il n’y a pas de plan caché, il n’y a pas de choses décrétées […]

Quoiqu’il arrive, l’histoire, on va pas la réécrire, mais il faut la dépasser et les jeunes générations n’ont pas à être comptables de cette histoire-là »

Puis ce fut le tour d’Emma Camara qui saisit l’occasion de donner ses ‘’recommandations’’ au CPA :

« Il faut que nous guinéens, ici, qu’on arrive a sortir de ce mécanisme d’attente après l’état. Et qu’on arrive à se former et a entreprendre pour créer des entreprises et pour créer de l’emploi. Et parce que aujourd’hui un jeune guinéen qui sort d’une université son vœu c’est de devenir un fonctionnaire […]

Je me rends compte aujourd’hui du coût élevé du Data, du manque de connexion et du challenge énorme de pouvoir créer une startup digitale ici avec les infrastructures existantes. Est-ce que au niveau de l’AFD et au niveau de l’ambassade de France il y a des projets envisagés pour soutenir les startups digitales et créer une région tech comme c’est le cas au Kenya, en Afrique de l’Est ? »

Monsieur Jules-Armand :

« Le président de la république a lancé en avril 2018 Digital Africa qui depuis est devenue une réalité. C’est l’AFD qui sera à l’œuvre et qui est votre partenaire indiqué sur un sujet comme celui-là. »

Et enfin ce fut à mon tour de poser ma question :

« Que peut-on espérer de la nouvelle relation que promet le président Emmanuel Macron dans le domaine de la santé ? »

Monsieur Jules-Armand :

« C’est effectivement des priorités d’action du président de la république dans le cadre de la nouvelle relation entre la France et l’Afrique. D’abord ce sont des sujets dont les résolutions relèvent des autorités nationales. C’est à elles de fixer les priorités, de définir les programmes etc. Et évidemment la France est présente dans le cadre de la relation bilatérale. Et elle le sera toujours dans le partenariat mondial pour la santé dont la France prendra la présidence en 2019.

Deuxième élément de réponse : le chef de l’État m’a demandé pour le CPA, qu’on réfléchisse à de nouvelles modalités pour l’accès aux soins primaires de nos populations notamment à travers un dispositif de couverture maladie universelle. Nous sommes en train d’y travailler. Ce sera un de nos gros chantiers de 2019 au sein du Conseil Présidentiel pour l’Afrique. »

Alimou Sow posa une autre question aussi pertinente que sa première :

« Qu’en est-il de l’augmentation des frais de scolarités dans Campus France ? »

Monsieur Jules-Armand :

« Ce qui a été annoncé a suscité de l’émoi, nous l’avons noté lors de notre évènement vendredi dernier. Au-delà de l’augmentation des frais, il y a une volonté sincère du gouvernement d’améliorer les conditions d’accueil, de multiplier par trois les bourses d’excellence et d’augmenter les exonérations qui vont cibler prioritairement les étudiants africains. »

C’est sur ces mots que la rencontre s’est terminée dans la bonne ambiance, la même depuis le début. Nous nous saluâmes et nous nous promettions de nous rencontrer une autre fois.

Ce fut là une nouvelle expérience pour moi, une occasion pour moi de transmettre mes attentes vis-à-vis de nouvelle relation entre la France et la Guinée. Une relation qui je l’espère fera la fierté de tout un chacun et qui va accoucher de projets concrets sur le terrain.

Et en fin, j’ai rencontré des personnes fabuleuses dont Alimou Sow dont je lis régulièrement les articles.

Alimou Sow et moi

 


Conakry : je buvais cette eau polluée !

Un jeune homme en train de puiser de l’eau au petit lac de Sonfonia, par Alpha Oumar Baldé CC doudoufine.mondoblog.org

J’ai hésité avant d’écrire cet article. Mais il fallait que je le fasse, je le devais à mon ventre !

Et dire que pendant tout ce temps-là je buvais cette eau polluée située non loin de chez moi ?!

Je me rappelle encore d’elle. De sa couleur, de son aspect tantôt verdâtre, tantôt grisâtre et tantôt noirâtre, si ce mot peut bien la qualifier !

Sur ces berges, ce que l’on remarque en faisant une petite randonnée ce sont… les ordures ! Au premier coup d’œil, on aperçoit des bidons, du plastique principalement et toute sorte d’ordures ménagères. Parfois des carcasses d’animaux : chiens, chats, et Dieu seul sait le nombre de bêtes dont j’ignore l’existence qui se sont « noyées » dedans.

Sur ces berges, après chaque pluie, on remarque, et de manière flagrante, l’ouverture des caniveaux de la route qui déversent des torrents de boues et de saletés dans le lac.

Oui bien-sûr, c’est bel et bien un lac ! Une eau stagnante en haute banlieue de Conakry où la Société des Eaux de Guinée (SEG) a implanté une station de « traitement » de cette eau qu’elle m’a servi à boire sans que je ne sache sa provenance ! J’ai découvert que le lac abritait une station de la SEG via une pub à la télé qui interpelle sur le niveau de pollution du lac, ce qui m’a étonné car je n’en savais rien. 

Aïe ! Rien que le fait d’y penser, ça me donne des maux de ventre !

Quand je me plaignais sur Twitter de l’eau de mon robinet…

Et bien je ne savais pas que c’était celle de notre lac. Ce beau lac où tout le monde est libre de venir faire « pipi » ou « poupou » comme bon lui semble ! Ce même lac où il y a des jeunes qui lavent les véhicules moyennant quelques francs guinéens juste à côté. La graisse de véhicule et autres substances “saines” du même genre sont décapées par les détergents qui finissent par se déverser directement dans le lac !

Quand je pense que j’ai payé la SEG pour qu’elle me serve une tasse de cette eau ! Il fallait nous dire que vous la puisiez dans ce lac pollué, ce n’est pas compliqué pourtant !


Exclure les exclus

Une vendeuse au bord de la route By Al K. Bou [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], from Wikimedia Commons
Une vendeuse au bord de la route By Al K. Bou [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], from Wikimedia Commons

Sale temps pour les vendeurs aux abords des rues de Conakry. La saison sèche, la chaleur et le soleil ardent terminés, place maintenant à la pluie. Une image qui suscite en nous des réflexes de compassion.

On voit moins les vendeurs en août. Ceux-qui sont là restent assis sous leurs parapluies,  ils endurent les caprices de la météo inhospitalière de Conakry. Mais on les voit pourtant, là sous la tempête, en train d’écouler leurs maigres marchandises au marché ou au bord de la route.

Mais en saison sèche et comme d’habitude, des mesures sont prises par les autorités : interdiction de l’occupation anarchique de la voirie publique ! Ici, on casse leurs kiosques, là-bas on donne d’abord un préavis et ensuite c’est la démolition ! Pas d’autres alternatives à proposer, aucune autre source de revenu ne leur est proposée…

Casser les petits commerces pour endiguer la misère, quelle belle stratégie !?

Et pourtant, c’est bel et bien le cas, c’est ce que l’on impose à ces pauvres citoyens qui ne souhaitent qu’une seule chose : qu’on leur laisse gagner leur pain. Quand il n’y a pas d’emplois dans un pays, cela va de soi, la population doit se tourner vers ses propres moyens pour survivre.

Certes, le petit commerce a son lot d’inconvénients, parmi lesquels on peut citer :

– l’insalubrité, à cause des ordures qu’ils produisent et qui s’amassent dans les rues de la capitale ;

– l’encombrement de la voirie publique, à cause de l’occupation anarchique de la chaussée et des espaces de stationnement …

Ce n’est jamais beau, c’est pour cette raison que ça s’appelle « survivre »

Ce n’est pas beau. Baraques de fortune et kiosques pullulent un peu partout dans Conakry. Des vendeurs vous interpellent au beau milieu de l’autoroute ou dans les embouteillages pour vous proposer leurs produits ! Et des passants jettent leurs ordures n’importe comment, n’importe où. Que dire de plus, les exemples de ce genre ne manquent pas dans la capitale !

Ces citoyens qui occupent ces rues de manière anarchique le font malgré eux, car personne ne choisit la pauvreté ! C’est la pauvreté qui a occasionné leur précarité. Et c’est cela la source de leur exclusion par la société et l’État. Car c’est bien de cela dont il est question ici : de l’exclusion des exclus.

Exclus très tôt des bancs de l’école guinéenne à cause de l’incapacité de leurs parents à payer leurs études, ces jeunes filles et jeunes hommes sont maintenant devenu adultes et doivent vivre de leurs propres efforts de travail. Mais de quel travail et où l’obtenir ?! D’emplois, il n’y a que très peu. Les quelques postes disponibles sont octroyés à ceux qui ont un CV remarquable ou ayant de bonnes relations.

Pauvres et majoritairement analphabètes, ces jeunes filles et hommes se tournent alors vers les rares emplois décents auxquels ils peuvent réellement espérer : dans les industries, dans le bâtiment, le commerce…

Et puisque tout le monde n’a pas les moyens de louer une boutique, alors les petites étables pullulent comme des champignons… Et on survit !


Que faut-il faire en cas de catastrophe naturelle ?

Tremblements de terre, ouragans, inondations, feux de forêts, glissements de terrains… Toutes ces catastrophes naturelles font de plus en plus la une de nos journaux. Ces événements se produisent dans des contrées loin de chez nous. Nous les suivons à la télé grâce à nos médias qui nous montrent ce que mère nature peut nous faire subir quand son équilibre a été rompu.

catastrophe naturelle - tsunami
Les habitants de Hilo, sur l’île de Hawaii, fuient l’arrivée d’un tsunami le 1er avril 1946. Crédit photo : domaine public via Wikimedia Commons

A cause du réchauffement climatique, les catastrophes naturelles se multiplient et s’intensifient. Et de nos jours, il est très probable que de telles catastrophes naturelles touchent notre pays, la Guinée. Nous pouvons en vivre une ! C’est pourquoi nous devons nous y préparer : savoir ce qu’il faut faire avant, pendant et après une catastrophe naturelle pour améliorer nos chances de survie.

Préparez-vous AVANT !

On ne peut pas toujours prévoir les catastrophes naturelles, alors, le mieux est de se préparer à toutes les éventualités. La préparation joue un rôle clé dans la survie. Comme on le dit souvent : « Un homme prévenu en vaut mille ! » alors tenez-vous prêts…

Tout d’abord, mentalement. Rien que le fait d’admettre qu’une catastrophe naturelle risque de se produire dans votre lieu d’habitation représente un grand pas accompli. Ayez à l’esprit que vous et votre famille pouvez en être victimes. Déjà, cette idée en tête, vous songerez à vous préparer.

Ensuite, renseignez-vous. Vous devez connaître les catastrophes qui touchent fréquemment la région dans laquelle vous habitez. Et dans la même optique, connaître également les catastrophes qui risquent de s’y produire. Vérifier si votre maison et son emplacement sont sûrs. Est-ce que ses fondations sont solides ? Est-ce qu’elle repose sur un terrain ferme, stable ? Et puis, n’oubliez pas d’éliminer le risque d’incendie ! Pour cela, vous devriez installer des détecteurs de fumée et veillez à sécuriser tous les produits inflammables et les sources de flamme dont vous disposez (allumettes, bougies, gaz, etc.).

Prévoyez un stock de produits de première nécessité. Quand une catastrophe naturelle survient, les premières choses qui risquent de ne plus fonctionner sont les services de base : l’eau, l’électricité, le téléphone (et internet), les voies de transports et le carburant ! Alors, le mieux pour vous, ce serait de prévoir les denrées essentielles pour vous et votre famille pendant au moins une semaine d’autonomie, en attendant l’arrivée des secours. Pour cela, faites-vous un stock d’eau, de nourriture et de carburant. Privilégier les denrées qui ont une longue date de péremption, car vous devez renouveler votre stock au fur et à mesure que la date de péremption des produits dont vous disposez expire. Faites-vous également un kit avec les fournitures qui vous seront essentielles; à savoir :

  • des couvertures, des vêtements chauds et des chaussures solides, un sifflet pour appeler à l’aide ;
  • des lampes électriques ou photovoltaïques et des piles électriques ;
  • une trousse de premiers soins avec des médicaments essentiels ;
  • des allumettes étanches, un briquet, des ustensiles de cuisines ;
  • des masques anti-poussière et des articles de toilette comprenant du savon, des serviettes et du papier-toilette ;
  • des articles pour bébé, personnes âgées ou handicapées, voire même leurs médicaments (s’ils suivent un traitement particulier), une copie de leurs ordonnances et des documents importants ;
  • une liste des numéros d’urgence, des lieux de rassemblement prévues par les autorités et la carte de la région dans laquelle vous êtes ;
  • une carte de crédit, de l’argent liquide, du papier, des crayons, des livres et jouets pour occuper les enfants ;

En général, il est recommandé de conserver au moins six litres d’eau par personne ainsi que trois jours de denrées non périssables et prêtes à consommer.

Mettre au point un plan d’urgence. Pour se mettre en sécurité vous et votre famille, vous devez avoir un plan d’urgence pour fuir. Il n’y a pas de honte à cela ! Connaissez-donc les sorties d’urgence de votre immeuble, les points de rassemblement avec votre famille dans votre quartier et aussi dans votre région. Vous pouvez également vous fixer un repère personnel où vous et votre famille devriez vous regrouper quand quelque chose de grave arrive à votre maison. Ce lieu doit être connu de toute la famille et il doit être un endroit sûr ! Mais, dans tous les cas, utiliser d’abord les consignes de sécurité des autorités en place !

Ne pas oublier ses voisins, et les autres personnes quand il y a une catastrophe. Aidez-les du mieux que vous pourrez !

Agissez vite PENDANT la catastrophe !

Pendant la catastrophe nous devons garder notre calme et agir vite afin de maximiser nos chances de survie. Il ne faut pas céder à la panique et à la psychose car cela peut nuire à notre faculté de réflexion. Si les autorités ordonnent l’évacuation, alors partez immédiatement ! Et si, par contre, les autorités vous déconseillent de sortir : restez chez vous, restez à l’intérieur.

Nous devons réagir vite en fonction du danger présent, en fonction de la catastrophe :

En cas de tremblement de terre par exemple, il faut se mettre à l’abri sous un meuble solide ou le long d’un mur intérieur. Avec les tremblements de terre, il risque d’y avoir des répliques, des secousses qui surviennent quelques minutes plus tard. Il est donc recommandé de sortir des bâtiments, de s’en éloigner et d’attendre les secours.

En cas de tsunami. Après la première vague, attendez-vous à l’arrivée de plusieurs autres vagues très hautes. Si l’eau se retire soudainement vers le large, dirigez-vous rapidement vers les hauteurs, à l’intérieur, sur la terre ferme.

En cas d’ouragan ou de tornade le mieux c’est de se mettre à l’abri. Les abri anti-tempête sont un excellent conseil, rejoignez-les !

En cas d’inondation, ne jouez pas au héros ! Il faut éviter de rentrer dans les maisons inondées. Ne marchez pas à pieds dans les torrents d’eau, même conseil pour la voiture ! Une voiture peut facilement être emportée par les eaux. La plupart des accidents surviennent quand les gens tentent de traverser les zones inondées en voiture. Sans compter que les eaux d’inondation peuvent dissimuler des débris, des câbles électriques tombées à terre et des bouches d’égout ouvertes, etc.

En cas d’incendie, dirigez-vous sans tarder vers la sortie la plus proche. Restez près du sol, l’air y est moins toxique. Évitez d’inhaler la fumée en restant près du sol et ne cherchez pas à récupérer vos effets personnels. Les chances de survie sont très minimes, quelques secondes parfois.

APRÈS la catastrophe

La catastrophe est passée, et vous avez réussi à vous en sortir sain et sauf : bravo, Dieu soit loué! Mais ne criez pas si vite victoire car vous n’êtes pas encore tirés d’affaire… Il reste encore des dangers qui rodent. En effet, le passage d’une catastrophe naturelle peut favoriser l’émergence de nouveaux dangers à cause du bouleversement de l’équilibre environnemental. On assiste à l’émergence des maladies qui sont favorisées par des conditions d’hygiène précaire. Il y a aussi des troubles psychologiques qui touchent les personnes à cause du stress post-traumatique. Parlez à un ami ou consultez un médecin si vous vous sentez mal, si vous avez des sautes d’humeur ou si vous êtes angoissé ; ce sont parfois des signes de troubles dus à un stress post-traumatique.

Garder votre environnement propre, ne buvez que l’eau potable. Si votre stock d’eau potable arrivait à manquer, faites bouillir toute eau limpide que vous recueillez, cela en élimine les microbes. Les maladies hydriques sont des adversaires redoutables !

 

Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et intenses à cause du réchauffement climatique. Vous pouvez en vivre une ! Il est donc recommandé de s’y préparer. La préparation augmente considérablement vos chances de survie. Il faut suivre les consignes donnés par les autorités en place et agir rapidement. Et enfin, conserver le mieux que possible ses habitudes quotidiennes après le passage d’une catastrophe naturelle. Acceptez d’être aidé et aidez du mieux que vous pourrez les autres !

 

Sources:


Dans ma tête c’est Paname

PA00088801MG_7339_Tour_Eiffel_by_night Par RousseauP (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (httpcreativecommons.orglicensesby-sa3.0)], via Wikimedia Commons
PA00088801MG_7339_Tour_Eiffel_by_night Par RousseauP (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (httpcreativecommons.orglicensesby-sa3.0)], via Wikimedia Commons
Dans ma tête c’est Paname

A l’école comme à la maison

Nuit et jour

S’en aller : « quitte ce buisson »

 

Malheureusement : aucun sou.

Au petit marché, le commerce me nourrit

 

Tout n’est pas rose ces temps-ci

Être humain, le suis-je vraiment ?

Tout ce que la misère touche se noircit

Et les vivants, les habitations, les routes ; tout s’écroule sous le poids de la misère.

 

C’est ce qui me pousse à persévérer dans mes études

Et au petit marché je patiente et j’endure car …

Sale temps pour les migrants clandestins !

Tout nous pousse à partir mais en même temps tout nous retient.

 

Paname c’est beau, mais je préfère mon bled

Alors je dis NON à l’immigration clandestine

Non, cher Paname, je n’irai pas chez toi en pirogue

Attends moi à l’aéroport

Mon nom sera inscrit sur ta liste de touristes

Et j’irai faire du shopping dans tes grandes boutiques.

 

*article paru en premier sur La Voix Des Jeunes – UNICEF.


Écoutez de la bonne musique grâce à quelques #tweets


Sur le pont de Madina (troisième partie)

Marché de Madina, Alpha Oumar Baldé CC doudoufine.mondoblog.org
Marché de Madina, Alpha Oumar Baldé CC doudoufine.mondoblog.org

Amadou arrivait chez lui… Enfin, presque !

Il descendit du taxi et paya le conducteur puis il se dirigea vers son domicile. Il ne lui restait plus qu’une trentaine de mètres à parcourir, ce qu’il comptait bien effectuer à pied malgré sa fatigue. Il tenait dans ses mains son sachet : ce gros « ballon » en plastique dans lequel ce marchand de Madina avait enfermé sa veste avant de la lui remettre.

Amadou a su se montrer très ouvert d’esprit face à ce marchand ambulant, et il en était très fier ! Cette fierté ce voyait même dans sa démarche. Malgré sa fatigue, Amadou avançait d’un pas… rassuré. Amadou marchait en caressant son « ballon », il le roulait dans ses mains et le tâtait pour bien sentir la texture de son costume… jusqu’à sa porte. Ça y est, Amadou est enfin arrivé !

–          Toc-toc !

–          Qui est là ?

–          Chérie, c’est moi, ouvre moi la porte !

Sa femme lui accueilli en lui débarrassant de son « ballon » qu’elle examinait maintenant d’un aire curieux.

–          C’est quoi ça ? Qu’est-ce qu’il y a dedans ?!

–          C’est une veste. Je viens de l’acheter à Madina et à un prix incroyable !

–          Ah bon, combien ?

–          150.000, avec son pantalon !

–          Tiens, mais dis-moi, pourquoi tu es venu à pieds ? Où se trouve ta voiture ?

–          Une panne, je l’ai laissée avec notre mécanicien… d’où mon retard.

–          Ah, je vois… et moi je t’ai préparé un bon « petit plat » !

–          Oh ! Tu es un ange, je me lave vite-fait et vient me régaler !

Amadou emporta son « ballon » dans sa chambre. Il n’en peut plus d’attendre, il va l’ouvrir. Il enfonça ses longs doigts dans le sachet qui se déchira.

Soudain, de vieux vêtements en guenilles qui ressemblaient à tout sauf une veste (et son pantalon) en jaillirent. Amadou était médusé. Il était hors de lui. Il se crispa avant de lâcher sa colère dans une voix d’abord éteinte :

–          Ma veste, ma veste, ma veste…

Puis il cria :

–          Ma veste !!!

Sa femme qui l’avait entendu crier se précipita dans la chambre.

–          Que se passe-t-il, chérie ?!

Amadou lui répondu tout confus :

–          C’est…C’est ma veste, elle a disparu. Quelqu’un me l’a volée.

Sa femme s’approcha de lui puis elle soulevait les guenilles qu’Amadou avait jetées par terre. Et elle les examina. Elle les reposa ensuite par terre puis se tourna vers Amadou pour le caresse le visage en le rassurant.

–          Mais voyons, chérie ! Sois raisonnable, ils t’ont dupé. Personne ne t’a volé ta veste. C’est celui qui te l’a vendu qui ne l’a pas mise dans ce sachet. Il t’a fait croire le contraire, voilà ce qui t’est arrivé.

–          Attend, demain ! J’irai retrouver ce petit futé qui s’est joué de moi. Il saura de quel bois je me chauffe, moi ! Je vais le mettre en prison, c’est un voleur !!!

–          En tout cas, je te l’avais dit un jour de te méfier des produits que l’on vend sur le pont de Madina dans les alentours de 18h. On risque de tomber sur de vilaines surprises !

–          Mais…comment a-t-u su que c’est sur le pont de Madina je l’ai acheté ?!

–          Non, non, écoute moi chéri… prend ton bain et ensuite on en reparlera calmement. Une douche froide te serait d’une grande utilité. Allez, fait un effort, et s’il te plait oublie ce voyou jusqu’à demain. Ok ?

–          D’accord, chérie…

A suivre …


Mon stage est terminé : et si c’était à refaire je le referais avec plaisir !

Christophe BENOIT, www.tyseo.net (licence CC BY 2.0), Flick.com
Christophe BENOIT, www.tyseo.net (licence CC BY 2.0), Flick.com

Il y a trois mois de cela, pendant que je naviguais sur internet, je suis tombé sur une excellente opportunité : un stage de formation ! Il s’agissait du stage de formation de blogueurs sur le climat et l’environnement à travers la plate-forme de La Voix Des Jeunes de l’UNICEF. Voici comment s’est déroulé mon parcours :

Tout d’abord… je ne croyais pas à mon admission

Il était 19h30 dans ce petit coin perdu de Kaloum. J’étais en train de consulter tranquillement mes notifications sur les réseaux sociaux quand je suis tombé sur la nouvelle : un stage de formation LVDJ-UNICEF ! Il ne restait plus qu’un jour avant la fin du délai de soumission des candidatures. Si je voulais participer à ce stage il me fallait donc soumettre ma candidature à l’instant car mon emploi du temps ne me permettait pas de le faire le lendemain. Il me fallait donc écrire, corriger et soumettre un article dans un bref délai pour envoyer ma demande. Mais je n’avais que quinze minutes avant de me rendre à mon stage à l’hôpital. J’ai hésité un long moment, j’ai respiré un grand coup puis je me suis dit « je peux le faire ! ». Je l’ai rédigé en dix minutes puis je l’ai envoyé et… j’ai croisé les doigts !

Ensuite, la crainte de ne pas pouvoir honorer mon engagement

Ma joie était immense quand mon article a été retenu et que j’ai été sélectionné parmi des milliers d’autres candidats pour participer au stage. J’étais très content pour cette « victoire » mais en même temps j’avais un peu le trac. Je savais maintenant que j’avais une grande tâche à accomplir : honorer mon engagement.

En effet, pour pouvoir valider le stage et ainsi bénéficier d’un certificat de mérite de l’UNICEF, il me fallait écrire 12 billets de blogues. Précision : douze billets de blogue de qualité ! Et certains d’entre eux devraient être rédigés en binôme ou en groupe, une expérience tout à fait inédite chez moi. Sans compter le fait que ces billets devraient être écrits, lus, corrigés, et validés pour être publiés chaque semaine sur le site de la LVDJ-UNICEF. Il me fallait donc sortir tous « mes talents » et secouer mes neurones pour pouvoir y arriver. La voie était tracée, pas de place pour le stress !

J’ai eu d’excellents conseils !

J’ai suivi des exposés détaillés de différents experts sur les questions liés au climat et l’environnement, le blogging, les réseaux sociaux et bien d’autres sujets aussi passionnants les uns que les autres !

C’est le lieu pour moi de remercier Violaine et ma marraine, pour les conseils et les retours sur mes articles. Grâce à vous, j’ai pu améliorer mon écriture et mener à bien mon stage.

Je n’oublie pas aussi toutes les interactions fructueuses que j’ai eu avec Géorgie et Cécilia ainsi que de tous mes camarades du stage.

…Et aussi quelques soucis !

Dans ce parcours, j’ai aussi eu quelques imprévus : des soucis personnels que j’ai su « gérer » du mieux que j’ai pu. Je peux citer entre autres :

– trouver une connexion internet stable pour pouvoir suivre les vidéoconférences ;

– ma vieille machine qui ne garde plus la charge et que j’utilisais comme une télé ;

– mon portable qui m’a lâché en plein parcours…

Vous l’avez compris ce ne sont là que des soucis liés au matériel que j’utilise !

Malgré tout ces petits soucis personnels, ce fut un grand plaisir pour moi d’avoir participé à ce stage.

Et maintenant quelle est la suite ?

Je continuerai. Je vais publier d’autres articles, ici et sur mon blogue personnel. Je compte appliquer tous les conseils et les techniques que j’ai apprises dans ce stage pour lutter pour la préservation de l’environnement et du climat. J’espère un jour produire une action directe sur le terrain. Mais en attendant d’avoir les moyens matériels, je continue ma lutte sur internet !

Le stage est terminé, et si c’était à refaire ?!

Et si c’était à refaire – oh oui – je le referais toujours avec le même plaisir !

*Article paru en premier lieu sur LVDJ-UNICEF.


Des solutions pour les réfugiés climatiques

Lorsqu’on parle des camps de réfugiés, on pense en premier lieu aux déplacés de guerres ou des conflits. Pourtant ce ne sont pas les seuls réfugiés dans le monde. Il y a un autre type de réfugiés : les réfugiés climatiques. Selon l’IDMC (Internal Displacement Monitoring Centre), ce sont plus de 24 millions de personnes qui ont fuit les catastrophes naturelles dans leurs localités pour trouver refuge sur des terres plus accueillantes [1].

Qui sont-ils ? Et pourquoi sont-ils obligés de migrer pour trouver refuge ailleurs. Que peut-on faire pour les aider ? Dans cet article, Cécilia et moi, nous nous sommes penchés sur la situation des réfugiés climatiques dans le monde et nous vous proposons de répondre à ces questions.

Une jeune fille au milieu des tombes de 70 enfants, pour la plupart morts de malnutrition dans le camp de réfugiés de Dabaab. Crédit : Wikimédia.

Avec le changement climatique, le nombre de réfugiés climatiques ne fait que croître, et ce d’une manière alarmante. Ainsi, 85% des événements climatiques extrêmes qui poussent les populations à l’exil sont directement liés au changement climatique [2]. Et lorsque l’on sait que le changement climatique s’est dramatiquement accéléré, au point de presque pouvoir le dénommer dérèglement climatique désormais [3], alors on ne peut que craindre un accroissement du nombre de réfugiés climatiques.

Qui sont les réfugiés climatiques ?

« Les réfugiés climatiques ou écologiques ou éco-réfugiés sont une catégorie de réfugiés environnementaux. Ce sont des personnes ou groupes qui sont forcés de quitter leur lieu de vie temporairement ou de façon permanente à cause d’une rupture environnementale (d’origine naturelle ou humaine) qui a mis en péril leur existence ou sérieusement affecté leurs conditions de vie.  Ce sont souvent des agriculteurs, mais aussi parfois des chasseurs-cueilleurs, des pêcheurs ou des éleveurs” [4].

Pourquoi sont-ils obligés de migrer ?

Le sujet des réfugiés climatiques est un sujet brûlant d’actualité. A la mi-mai 2017, au Kenya, de fortes inondations ont contraint près de 25 000 personnes à quitter leur domicile [5]. Le climat est une cause évidente de leur déplacement, ceux-ci s’étant retrouvés dans l’eau jusqu’aux genoux, ils pouvaient difficilement rester vivre dans ces zones.

Mais les conséquences de telles catastrophes climatiques sont telles qu’elles rendent impossible le maintien de ces réfugiés climatiques dans leur zone d’habitation. En effet, pour reprendre l’exemple des inondations au Kenya, celles-ci ont déplacé 9 000 animaux dans des troupeaux qui constituent la principale source de revenu de ces populations, principalement des agriculteurs, lesquels avaient déjà, par ailleurs, souffert des sécheresses les années passées. Moins d’animaux présents sur le territoire, cela revient à dire moins de revenus, et plus de pauvreté. Une raison pour laquelle les réfugiés climatiques sont obligés de migrer est donc afin d’éviter la pauvreté causée par les bouleversements climatiques dont ils ont été les victimes.

Quelles solutions pouvons-nous apporter à leur situation ?

Nous proposons ici quelques solutions générales portant sur la nécessité d’une protection des réfugiés écologiques au plan national mais aussi au plan international.

Les réfugiés climatiques sont dans la plupart des cas des personnes en danger. Nous devons leur apporter de l’aide et assistance au même titre que les réfugiés de guerre et de conflit. Cette aide doit aller de la simple assistance sur place, une aide humanitaire jusqu’à la mise en place de bonnes mesures de protection juridique.

  • La résilience face au changement climatique :

‘’La résilience écologique est la capacité d’un écosystème, d’un habitat, d’une population ou d’une espèce à retrouver un fonctionnement et un développement normal après avoir subi une perturbation importante (facteur écologique).’’[6]

Ce sont donc toutes les solutions que les gouvernements et les communautés peuvent faire pour s’adapter face aux crises écologiques locales ou globales qu’elles affrontent (entre autres la désertification, déforestations, tsunamis, crises climatiques, etc.). Il s’agit donc de toutes les solutions qui permettent de s’adapter aux aléas de la nature et à minimiser l’impact de ceux-ci sur la vie des populations. Parmi ces solutions on peut citer :

-le reboisement et la restauration des milieux naturels grâce aux techniques de génie écologique ;

– la construction d’ouvrages de protections tels que des digues, des jetées d’arrêt de sable pour arrêter l’érosion des littoraux [7]

  • Mesures de protections juridiques :

Contrairement aux réfugiés de guerres, les réfugiés climatiques ne jouissent pas de mesures de protections solides au niveau juridique : il y a un vide juridique. Pour aider les réfugiés climatiques, une discussion avait été mise en place par la doctrine française, spécialisée sur les questions relatives au droit de l’environnement et au droit international, qui s’est réunie à Limoges le 23 juin 2005 pour amorcer une réflexion pluridisciplinaire et prospective sur la nécessité d’un statut international pour le « réfugié écologique »[8]. En effet, une protection juridique internationale, à l’image de celle offerte par la Convention de Genève relative aux réfugiés politiques, doit être mise en place pour mieux protéger les réfugiés climatiques. Nous devons donc instaurer une ou des protections juridiques efficaces et construire des instruments juridiques internationaux universels pour combler le vide juridique qui existe concernant le statut juridique des réfugiés climatiques.

Idéalement, un statut juridique des réfugiés climatiques au niveau des Nations Unies leur permettrait d’obtenir une protection adéquate dans les pays où ils sont contraints de migrer. En pratique, l’adoption de ce statut semble peu évidente, dans la mesure où ceux qui le demandent sont principalement les ONG et non les Etats eux-mêmes [9]. Une solution peut être alors de faire un appel auprès des Etats pour les pousser à adopter tel statut.

D’un point de vue moral il est important de rappeler que  les populations qui souffrent de ces migrations sont généralement celles qui ont le moins pollué : les 10% des pays les plus riches du monde sont responsables de la moitié des émissions de CO2 [10], alors que ce sont les populations les plus pauvres qui en subissent, généralement, les conséquences. Les pays industrialisés devraient donc s’impliquer d’avantage pour trouver des solutions au problème.

En attendant de trouver une solution durable pour les réfugiés climatiques, il est toujours possible de continuer à lutter contre le changement climatique à l’origine de leurs difficultés, par chacune de nos actions au quotidien.

 

Sources :

[1] IDMC : 2017 Global Report on Internal Displacement

[2] Humanité.fr

[3] Les Echos

[4] Wikipédia : L’atlas du monde de demain, Paris, Le Monde, (notice BnF no FRBNF43774362 ), p. 159.

[5]Global Citizen

[6] Wikipédia : Résilience (écologie)

[7] Enquête/ Avancée de la mer détruisant les côtes: Abidjan et Grand-Bassam menacées de disparition

[8] Appel de Limoges sur les réfugiés écologiques du 23 juin 2005 (https://www.cidce.org/).

[9]Europe 1

[10] COP21: les 10% plus riches au monde responsables de la moitié des émissions de CO2

*Article paru en premier lieu sur La Voix Des Jeunes – UNICEF.


Ecologie : cinq gestes au quotidien pour sauver la planète !

Poubelle recyclage, square Notre Dame (PARIS,FR75) CC jean-louis Zimmermann, flickr.com

Le saviez-vous ? Il est possible à tout un chacun de nous de réduire son empreinte écologique sur la planète. Tout simplement en effectuant un léger changement dans nos habitudes, nous pouvons construire un environnement sain et le préserver. Et devenir un éco-citoyen !

Voici cinq gestes à effectuer au quotidien pour minimiser votre action sur le climat et l’environnement :

  1. Trier nos déchets

Il est très important de jeter nos ordures correctement en respectant le code de couleur indiqué pour les déchets. Cela permet leur réutilisation grâce au recyclage des matériaux qu’ils renferment. Dans la poubelle jaune (poubelle des recyclables), mettez :

  • les emballages en plastiques, en métal ou en carton ;
  • les flacons et les bouteilles en plastique ;
  • les sacs et supports en papier;
  • et bien d’autres exemples
  1. Réduire nos déchets

Pour réduire nos déchets le meilleur moyen c’est de limiter leur production. Pour cela nous pouvons par exemple :

-Eviter au maximum les produits jetables. Et surtout éviter les emballages inutiles ! Lorsque vous achetez des choses, rappelez-vous que c’est du produit dont vous avez besoin, pas de son emballage. Un emballage, c’est bien joli, mais ça finira tôt ou tard dans la poubelle !

-Réparer nos objets au lieu de les jeter :

Tout objet non réparé est destiné à la poubelle. En réparant vos objets  et vos appareils électroniques, vous prolongez la vie de ceux-ci et vous réduisez la quantité de déchets que vous produisez.

  1. Réduisez votre consommation d’électricité

Éteignez la lumière en quittant vos maisons. Ne laissez pas les appareils inutilisés allumés en permanence ou en veille, et éteignez-les totalement. Utilisez si possible des moyens de chauffage écologique plutôt que le chauffage électrique, et optez pour des appareils non gourmands en électricité.

  1. Économisez l’eau

Vous pouvez prendre une douche au lieu d’un bain, par exemple, et couper l’eau pendant que vous vous savonnez ou lorsque vous vous brossez les dents. Vous pouvez aussi recueillir l’eau de pluie pour la réutiliser, pour arroser vos pots de fleurs au lieu de l’eau de pompe.

  1. Utilisez des moyens de transport écologiques

Que ce soit du vélo ou la marche à pied, lorsque c’est possible, utilisez les moyens de transports qui ne rejettent pas de CO2 dans l’atmosphère.  A défaut, faites du covoiturage ou préférez les transports en commun…

Vous vivez dans un pays où les conditions de vie sont difficiles ?

Si vous êtes dans un pays où les services de nettoyages sont déficients et où les déchets ne sont pas recyclés : jetez-les tout simplement dans la poubelle (et non dans un coin de rue) ! Remplacez votre vieille ampoule jaune par une lampe économique et pensez à couper le robinet pour économiser votre eau. Ainsi, vous aurez fait un grand geste en faveur de l’environnement !

Ce sont, entre autres, quelques gestes du quotidien qui peuvent nous aider à minimiser notre empreinte écologique. Les méthodes présentées ici doivent être complétées par d’autres pour obtenir un meilleur résultat. J’ai choisi ces cinq gestes parce qu’ils sont faciles à adopter et j’espère que vous les appliquerez. Comme le disait Laurent Sadoux :

«Chaque jour est une vie. Prenez soin de vous et travaillons à la beauté des choses».

Merci.

*Article paru en premier sur La Voix Des Jeunes – UNICEF.


Le malade est celui qui se déclare comme tel

La question “Pourquoi le patient consulte-t-il ?” est toujours abordée lors d’une consultation médicale. Il peut s’agir d’un signe alarmant, imposant une intervention médicale urgente, ou d’un signe banal qui est la traduction d’un état de mal passager. C’est pourquoi le médecin ne doit jamais ignorer les “appels à l’aide” que lui adresse son patient. Mais pour cela il doit respecter le principe de présomption de maladie du patient… jusqu’à ce qu’il confirme le statut de celui-ci.

Sound pad setup, Madika CC flikr.com
Sound pad setup, Madika CC flikr.com

 

“Le malade est celui qui se déclare comme tel”

Il y a une​ chose que j’ai apprise auprès d’un aîné dans le CHU Ignace Deen de Conakry. Il m’a dit ceci lors d’une de nos gardes de nuit : “petit, viens je vais te donner quelque chose”. Il était minuit passé, et je commençais à ressentir une lourdeur au niveau de mes paupières. “Mais que peux-t-il bien vouloir encore ? Ne l’ai-je pas suffisamment aidé ce soir ? Et que peut-il encore bien vouloir me donner à cette heure pareille, pendant que les patients sont presque tous endormi ?! “. Finalement, je me suis approché pour lui obéir, une fois de plus ! Il me fit signe de m’asseoir sur une chaise à côté de lui.

Aussitôt que je me suis rapproché de lui, il commença à me parler. Ah ! Dieu soit loué, ce n’est pas pour me commissionner qu’il m’avait appelé. Je pouvais alors l’écouter, l’esprit tranquille !

« Je sais que tu as beaucoup travaillé ce soir et que tu es très fatigué. Mais viens, approche que l’on cause un peu toi et moi…Je vais être bref et tu pourra dormir après.

Dans ce métier (la médecine), chacun a ses petits secrets. Des secrets que l’on obtient à force de se frotter aux dures réalités de ce travail. Je vais te confier un secret. Tout petit d’ailleurs, et qui pourrait  te sembler complètement insignifiant mais qui revêt une importance immense une fois que tu l’aura compris : “Le malade est celui qui se déclare comme tel”. En effet, c’est au médecin que revient la tâche de confirmer ou non le statut de “malade” qui est demandé par le patient lors d’une consultation médicale. Pour ce faire, il doit le pousser à fournir le maximum d’informations sur lui. Sur sa santé bien sûr, mais aussi sur sa vie ! Il faut lui parler poliment, lui faire comprendre toute l’importance des détails que tu veux savoir sur lui pour pouvoir le guérir de sa maladie. Et, crois-moi, tu seras surpris de constater que le fait de mettre le patient en confiance l’encouragera à se confier à toi. Il te livrera alors tous ses maux, dans les moindres détails et parfois même en rapport avec son intimité ! Il te dira non seulement ses douleurs physiques, mais aussi mentales. Et c’est là que tu interviens, en tant que médecin :

Tu dois pouvoir regrouper, recouper les indices en faveur de telle ou telle maladie. Et évoquer un diagnostic dit de “présomption”. Comme pour dire : ce signe et/ou celui-là me fait penser à telle maladie !

Tu dois aussi dire si sa maladie est “organique” ou “fonctionnelle”. Une maladie organique, ça tu connais déjà : il y altération des tissus, visible ou non à l’oeil nu. Mais pour ce qui est de la maladie “fonctionnelle”, il n’y a certainement pas de lésion, il existe cependant des facteurs déclenchants d’ordre psychologique ou socio familial que tu pourras reconnaître lors de vos “confidences”. Cependant, discuter ou affirmer l’absence d’organicité ne doit pas exclure le patient de la maladie. Alors, sois prudent et ne te presse surtout pas de dire «vous n’avez rien, tout va bien» . C’est tout ce que j’ai à te dire pour ce soir (…) ».
Je lui ai obéi de nouveau. Mais avec beaucoup de plaisir car son ordre me ferait du bien : le repos. Je fermai mes yeux et je repensai à son conseil, puis je sombrai sous le poids d’un lourd sommeil… Depuis cette nuit j’applique toujours son conseil lorsque je fais une observation clinique. Et cela m’a beaucoup aidé pour la suite de mon stage dans les différents CHU (Centres Hospitaliers Universitaires) de Conakry. Grâce à son conseil j’ai pu tisser de bonnes relations avec mes patients.


Réchauffement climatique : les conséquences sont déjà là !

Clean me COP21. Let's go fossil free CC Alisdare Hickson, flickr.com
Clean me COP21. Let’s go fossil free CC Alisdare Hickson, flickr.com

L’être humain a opté pour de l’énergie fossile. Le carbone qui jusque là était enfoui dans les profondeurs de la terre, est ramené en surface pour être brûlé et libéré dans notre atmosphère. Le résultat est tel que de nous jours, nous assistons à un réchauffement climatique global de notre planète. Il y a une urgence climatique mondiale et les effets se font déjà sentir sur toute la planète !

La sécheresse et le manque d’eau

La sécheresse est l’une des premières conséquences du réchauffement climatique. Ses effets se font sentir au niveau des populations à cause des canicules qu’elle engendre.

Les enfants et les personnes âgées ne supportent pas les fortes chaleurs car ils ne prennent pas l’initiative de se réhydrater correctement. A cause du manque d’eau, il y a des rationnements, et l’évacuation des eaux ménagères ne se fait pas correctement.

Aussi, le manque d’eau affecte directement la faune : les animaux n’ont plus à boire car les points d’eau s’assèchent.

Quant à la flore, la sécheresse rend la croissance des végétaux difficiles. Les arbres seront très secs, ce qui est propice aux feux de forêt !

Avec la raréfaction de la pluie, c’est aussi l’agriculture et la production énergétique qui sont touchés. L’irrigation des champs est difficiles, voire impossible. Les barrages hydro-électriques sont à l’arrêt pendant les périodes sèches à cause du manque d’eau.

La biodiversité est menacée

A cause du réchauffement climatique, l’habitat naturel des organismes se modifie constamment, ce qui n’est pas sans conséquences sur les milliards d’organismes qui sont intimement liés à leurs écosystèmes naturels.

A cause du réchauffement climatique, certaines espèces animales et végétales ont disparu. D’autres sont en voie de disparition. Le réchauffement climatique a fortement contribué à leur péril en modifiant leur milieu de vie naturel et en détruisant leur écosystème, d’où ils tiraient leur nourriture.

L’érosion des littoraux et les réfugiés climatiques

A cause de l’érosion des littoraux, on assiste à la dégradation au niveau de nos côtes maritimes et au recul des terres des continents. Ce phénomène est beaucoup plus visible sur certaines régions de la planète que d’autres. Et il affecte plus particulièrement les populations riveraines qui se voient obligées de quitter les lieux. Ces populations, ainsi que les autres victimes de phénomènes naturels tels que les inondations viennent grossir chaque année le nombre de réfugiés climatiques dans le monde.

La santé

La mauvaise qualité des eaux a favorisé l’émergence de maladies diarrhéiques dans les régions où l’accès à l’eau est difficile. Et une fois encore, l’enfant est le plus exposé car son organisme est le plus fragile.

 

Le réchauffement climatique est un mal qui touche tous les continents. Il entraîne l’augmentation des désordres climatiques dans le monde et met en péril notre survie ainsi que toutes les espèces animales et végétales. Nous devons nous donner la main pour préserver notre environnement !

*Article paru en premier sur La Voix Des Jeunes – UNICEF

 


4 bonnes raisons d’opter pour les foyers améliorés en Afrique

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Poterie de Sè (Bénin), par Ji-Elle (Travail personnel) CC BY-SA 4.0 Wikimedia Commons

Les foyers améliorés sont des récipients en terre cuite, remplie de braises, sur lesquels sont posées les marmites. Communément appelées “four à charbon”, les foyers améliorés sont des fourneaux qui sont construits en utilisant les matériaux locaux : terre cuite, bouse de vache et paille séchées. Tout comme les foyers traditionnels, ils remplissent toutes les fonctions d’un foyer de cuisson ordinaire mais contrairement à ce dernier, ils perment d’éviter tout ses côtés négatifs tels que : la fumée, la consommation excessive de bois et donc la déforestation.

Les foyers améliorés sont donc une bonne alternative que tous les ménages africains peuvent s’offrir ! Les raisons sont simples :

Les foyers améliorés permettent de préserver nos forêts

En Afrique, le charbon de bois est l’une des causes majeures de la déforestation. Dans la grande majorité de nos foyers africains, on utilise le bois pour la cuisson de nos aliments. Cette pratique occasionne la prolifération des activités clandestines de coupe abusive du bois. En diminuant notre consommation de charbon de bois, nous pouvons lutter contre cette coupe abusive de bois et préserver nos forêts. Les foyers améliorés, en réduisant les besoins en bois des ménages africains, contribuent activement à la diminution de la coupe abusive du bois et la fabrication du charbon de bois. Résultat : les forêts seront moins dévastées et sont préservées de la coupure abusive de bois car il y a moins de demande en bois.

Economie d’argent

Grâce aux foyers améliorés, la ménagère ne dépensera que très peu d’argent dans l’achat du charbon de bois. Quand on sait que le prix d’un sac de charbon de bois coûte en Guinée 20000 francs guinéen (environ 2 $ u.s) et qu’une grande partie des populations en Afrique vit avec moins d’un dollars par jour. Alors, on s’imagine bien de l’impact positif des foyers améliorés sur le pouvoir d’achat des populations en Afrique. Et la ménagère en sera la première à se réjouir ! Elle pourra ainsi mettre de côté ses économies pour des besoins futurs ou les utiliser pour acheter des denrées alimentaires.

Economie d’énergie et de temps

Plus besoin de parcourir de grandes distances ni de faire des aller-retours au marché pour ramener un gros fagots de bois ou du charbon : les femmes au foyer peuvent enfin se reposer ! En n’utilisant qu’une petite quantité de bois, quelques fagots de bois suffisent pour plusieurs jours. Les foyers améliorés ont permis à la femme au foyer de se reposer et consacrer plus de temps pour s’occuper de ses enfants, ce qui est une excellente chose en Afrique, puisque nous savons que la femme est la seule à veiller sur les enfants à la maison !

La santé

Contrairement aux autres fourneaux traditionnels et surtout aux foyers traditionnels à “trois pierres”, les foyers améliorés ne dégagent que très peu de fumée. La ménagère n’est plus exposée aux fumées toxiques qu’émet la combustion du bois, ce qui est bénéfique pour sa santé et son bien-être. Car on le sait, les femmes africaines passent beaucoups d’heures dans les cuisines en train d’inhaler de la fumée.

 

Les foyers améliorés  représentent une alternative solide pour lutter contre la déforestation en Afrique. Les foyers africains peuvent améliorer l’état de notre planète et surtout alléger le quotidien de nos femmes au foyer par rapport à la recherche du bois, les fumées qu’elles respirent et l’équilibre financier ! Bref c’est une solution simple et abordable que tous les foyers africains peuvent s’offrir !

Vous avez quelque chose à rajouter ? Dites-le nous en commentaire !

*Article paru en premier sur La Voix Des Jeunes – UNICEF


Être un écologiste en Guinée, un parcours de combattant

Bâtir un environnement sain et durable, voilà un concept qui a échappé à bon nombre de guinéens. J’aime mon pays, et mon rêve c’est de voir toutes ses rues retrouver leur image d’antan. Car il fut un temps où la Guinée et sa capitale Conakry furent appelées la « perle de l’afrique occidentale ». La  « perle », vous vous imaginez ? Tellement tout y était propre et harmonieux !

Mais de nos jours, partout dans les rues de Conakry on retrouve des déchets. Des ordures ménagères, des sachets d’emballages jonchent le sol et les caniveaux sont bouchés. Les eaux usées sont jetées dans la rue et dans certains quartiers on retrouve d’immenses décharges d’ordures sauvages à proximité des zones d’habitations. En saisons pluvieuses les caniveaux se bouchent, ce qui occasionne des inondations.

Quand on voit cela, on se croirait dans un reportage de National Géographic mais cette scène est devenue banale dans la vie de mes concitoyens.

Une rue propre est devenue “le” défi à relever pour tous les guinéens, car de nos jours : une rue propre est tout sauf guinéenne !

Il est très difficile d’être un écologiste en Guinée. Quand j’explique et je sensibilise mon voisin sur l’importance de la protection de l’environnement, je me rends compte de toute la complexité de cette tâche. Un jour, il me dit :  « oui, j’ai compris et je ne ferai plus » et le lendemain je le vois jeter encore son sachet d’eau devant moi dans la rue ! J’ai vite compris que cette tâche est non seulement complexe mais aussi et surtout elle est répétitive !

« J’ai oublié » me dira-t-il ! Mais en réalité c’est devenu un réflexe pour lui. Il ne peut se passer de jeter son petit sachet d’eau dans la rue car cela est devenu incoercible, une seconde nature. Et puis de toutes les façons, il l’aurait jeté où, ce sachet ? Des poubelles, il n’y en a pratiquement nulle part ! Alors on a deux choix :

  • primo : on se débarrasse vite fait de son sachet en le jetant dans la rue ou bien;
  • deuzio : on le traîne avec soi jusqu’à la maison en endurant les moqueries de ses camarades et les regards des passants, bien curieux d’ailleurs : « mais pourquoi traîne-t-il encore avec ce sachet d’eau vide ? »

Même si l’on a toutes les bonnes ambitions du monde pour sauver la planète, en Guinée cela ne suffirait pas car c’est vraiment un parcours du combattant​.

Moi je traine dans mon sac mes ordures à longueur de journée. Je cherche toujours une poubelle d’où je pourrais m’en débarrasser quand  je suis en déplacement. C’est ce petit geste que je peux faire à mon niveau pour lutter contre la pollution des rues de ma capitale. Mais je l’avoue, à cause de cette action, je passe pour un “mec bizarre” devant mes camarades !

De l’ironie et du dédain! Voilà ce que je peux lire sur les visages de certains mes concitoyens quand je refuse de jeter mon sachet d’eau dans la rue ! Ils rient à pleines dents mais cela ne me décourage pas car je sais que je mène un combat. Et si la moitié de mes voisins acceptent d’imiter mes actions, cela serait mieux pour la planète. La Guinée redeviendrait la perle de l’Afrique occidentale. Pour cela, je continue mon combat de tous les jours :

– Je ne jette pas mes ordures dans la rue ;

– Je ne gaspille pas mon eau ;

– Je débranche tous mes appareils électriques en sortant de ma maison;

– Je sensibilise mon entourage et j’explique l’utilité de chaque geste qui contribue à sauver la planète !

Je n’ai pas eu la chance de vivre dans cette ancienne Guinée, cette “perle de l’Afrique occidentale”. Je fais partie de cette nouvelle génération qui a grandi en jouant au milieu ordures et des caniveaux bouchés. J’ai pataugé dans la boue et j’ai acheté des fruits posés à même le sol ! Et aujourd’hui, mon souhait le plus ardent c’est de redonner à ma Guinée son image d’antan et d’élever mes futurs enfants dans un environnement sain et durable.

 

*Article paru en premier lieu sur LVDJ-UNICEF


Quand un homme prend la marmite en afrique

Par Cyriac Gbogou (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons
La société traditionnelle répartit le travail entre les deux sexes. En ce qui concerne la cuisine, ce sont les femmes qui assurent, seules, l’ensemble des travaux. Elles partent au marché, achètent les condiments et préparent la sauce et le riz. Elles servent les plats à toute la famille puis s’occupent du nettoyage des bols ainsi que du reste de l’hygiène de toute la maison.

Les hommes n’ont pas le « droit » de s’approcher de l’aire de la cuisine surtout si le travail de la cuisson est en cours. Sous peine de se voir traités de « gourmands », les hommes sont obligés de se plier aux nombreuses coutumes qui dictent  la conduite de chaque sexe :

 Un homme ne doit pas balayer ;

 Un homme ne cuisine pas ;

 Un homme (marié) ne lave pas ses habits, c’est à  sa femme que revient cette tâche ;

 Un homme ne lave pas les bols ;

Et concernant la cuisine, les femmes ont le total monopole dans ce domaine et elles n’hésitent pas à opposer leur veto quand un homme essaie de fouiner dans leurs affaires culinaires.

Mais il arrive parfois que quelques hommes décident de se mettre à la cuisine. Le plus souvent par nécessité plutôt que par amour ou par passion, de plus en plus d’hommes et de garçons se voient obligés de prendre la marmite. C’est le cas notamment des nouveaux étudiants qui quittent leurs familles pour partir étudier dans les grandes villes du pays ou à l’étranger. Ils sont obligés de vivre seuls et par conséquent de préparer leur propre nourriture ! A côté de cela il y a les cantines elles-mêmes ! Elles ne proposent pas tous les menus et en plus la nourriture y est beaucoup plus chère. Un étudiant qui a une maigre bourse est tenu obligé de gérer sa propre marmite s’il veut manger à sa faim.

Dans mon pays, quand un homme prend le panier de la ménagère, il devient automatiquement la risée du quartier. Tout le monde se moque de lui, ses voisins les premiers. Ils attendent à ce qu’il tourne le dos et qu’il s’en aille au marché et ils disent des mots pas très gentils à son sujet.  Ainsi, il peut être traité de « femmelette » ou d’ « impuissant » et ce, même s’il assiste sa propre femme ! Sa femme malade ou enceinte !

Dans notre société, il est très mal vu qu’un homme fasse des travaux qui sont soit disant réservés à la femme. Il y a beaucoup d’interdits créés par les coutumes que je trouve absurdes et ségrégationnistes. Il y a des coutumes qui n’ont pas de place dans notre société africaine actuelle. Franchement, je ne trouve pas en quoi le fait qu’un homme prépare à sa femme un bon petit plat pour lui faire plaisir est considéré par certains comme un geste de faiblesse !

La faiblesse c’est le fait de croire à des règles de conduites qui sont dénués de sens : c’est du dogme pur et simple !

Quant à moi, j’ai eu la chance d’avoir grandi dans une famille où l’on aborde les tabous de la société de manière rationnelle. Chez nous, tous les deux sexes sont égaux ! Et à ma propre demande, j’ai appris à faire la cuisine ainsi que les autres tâches ménagères…
« Cela te servira un jour, quand tu seras obligé de voyager » me disait ma maman. Mais en réalité cela me sert déjà puisque c’est moi qui prépare quand elle a un empêchement ou un souci de santé !

 

*Article publié en premier lieu sur la LVDJ-unicef


Le cri de la forêt

La déforestation, tu ne feras point

 

L’homme continue à me détruire

Avant qu’il ne soit trop tard

 

Dites-moi si j’ai mérité ce que je subis ?

Et pourquoi vous continuez à me détruire ?

Feu, hache, scie, machine…

On me dévalorise et on me regarde mourir

Rien, juste pour du profit

Et je suis brûlée, découpée, vendue

Sans aucun remord

Toi qui coupe et qui brûle

Attention, sais-tu que, sans moi tu ne pourrais respirer ?

Ton atmosphère est devenue polluée

Indifférent, mais tu restes indifférent !

On me dévalorise et tu me regardes mourir

Ne pleure pas ma mort

 

Tu aurais pu me sauver la vie

Un changement de comportement de ta part

 

Nous conduirait vers le salut de tous

Et on en profiterait tous

 

Fût-ce pour un air pur et une pluie abondante

Et des récoltes deux fois l’année

Rien que pour ces raisons

Accepteras-tu de changer de comportement ?

S’il te plait !?

 

Pour le salut de l’humanité

Ouvre les yeux

Il faut que tu arrêtes de couper des arbres

Ne serait-ce que pour l’avenir de tes enfants

Tâche d’y réfléchir

 

*Article paru en premier lieu sur  La Voix Des Jeunes UNICEF


La santé de nos présidents

29.7. Musee Nat. Histoire / Donation Collection Kutter / l`Homme Malade , 1918 Foto: Guy Jallay

La santé de nos présidents est un sujet tabou dans la majorité des pays du monde. Car un président malade, c’est un pan entier de l’administration qui est paralysé. Le président représente la tête, le représentant du pouvoir exécutif. Il est donc le fonctionnaire par excellence de l’état.

De ce fait, les informations relatives à la santé de l’élu du peuple, ne devraient pas être un secret. Car un président doit toujours prouver à son peuple qu’il est apte à mener à bien la tâche qui lui a été confiée. Lui fournir un bilan de santé annuel serait un grand pas pour tout bon dirigeant soucieux de l’opinion de son peuple. Malheureusement tel n’est pas le cas.

Les présidents, ainsi que leurs opposants politiques n’acceptent de publier leurs bilans de santé que dans de rares cas. Souvent parce qu’ils y sont contraints. C’est le cas notamment lors des élections présidentielles. Elections qui, dans la plupart des pays du monde, exigent que les candidats se soumettent à des examens médicaux en vu de savoir si oui ou non ils sont aptes à mener à terme leurs futurs mandats. C’est ainsi que très souvent, les présidents sont contraints par la loi ou le code électoral et “acceptent” de donner leurs bilans de santé.

Le bilan de santé est quelque chose de personnel, certes. Mais quand on est à la tête de l’état et que l’on a en main la destinée de millions de personnes, on ne peut plus avoir de mots à dire concernant sa vie personnelle. Il faut accepter de partager avec sa population, ne serait-ce que le minimum d’informations personnelles à votre sujet. Et l’état de santé du président vient en première position sur cette liste.

Les chefs d’états sont donc à la base de la polémique qui existe autour de leur état de santé. La santé du président est devenue à ce jour un sujet tabou dans la majorité des pays du monde. C’est sans doute le seul sujet dont personne n’ose parler publiquement, au risque de se voir attirer les foudres du pouvoir en place. Ainsi, on peut mettre en péril son petit poste au sein de l’administration rien qu’en évoquant ce simple sujet – la santé du président – devant des oreilles indiscrètes.

Dire que le président est malade reviendrait à dire qu’il est touché par une maladie grave et invalidante voire même incurable.

En Afrique par exemple, un président malade ce n’est pas bon signe : “faites vos provisions” car il y aura bientôt un remaniement important dans quelques semaines ! Quand nos dirigeants africains sont malades, toute la machine étatique se paralyse. Tout fonctionne au ralenti et chacun fait de son mieux pour amasser des fortunes en prévision de la prochaine période de vache maigre…

Enfin, pour ma part, je dirais que la santé de nos présidents ne doit plus être un sujet tabou dans nos sociétés. Parfois créé et entretenu par les présidents eux-mêmes, Il est important qu’ils brisent ce tabou en acceptant  de publier leurs bilans de santé !

 

*Article paru en premier sur La Voix Des Jeunes UNICEF