edwigemolou

Intégrer à nouveau !

Perdre un être cher c’est difficile, être à l’étranger et l’apprendre c’est encore plus difficile.

Quand tu es à l’étranger pour les études, l’une de tes plus grandes inquiétudes c’est de perdre un parent durant ton absence, surtout un parent « proche ». Tu n’imagines pas ce que cela pourra te faire, jusqu’au jour où ça arrive.

Entre temps la famille se demande comment te l’annoncer ? N’est-ce pas sa période d’examen ? N’a-t ‘il pas de devoir ? Et est ce bien de l’annoncer en pleine semaine ?

Tu ne te doutes absolument de rien, tu vis ta vie. Et bizarrement dans la semaine où la famille se décide à te l’annoncer, il s’avère que tu avais beaucoup pensé à ce parent-là, tu comptais même l’appeler mais comme tu n’avais pas de crédit tu as mis cela à plus tard.

Plus tard ? Malheureusement pour toi, il n’y en aura plus jamais.

Et dans la semaine en question, ton tuteur t’appelle pour te demander de passer à la maison. Tu ne comprends pas, tu es inquiet, tu t’imagines que c’est quelque chose de grave. Mais tu ne veux pas penser à un décès, tu te dis que peut être tu as fait quelque chose de mal ; au fond tu espères avoir fait quelque chose de mal. Tu finis par arriver chez ce tuteur après une route courte mais interminable. Une fois là-bas, tu te rends compte qu’une émission que tu aimes bien passe à la télé. Tu t’installes donc après avoir mangé, tu passes un bon moment à regarder ces stars au Karaoké. Tu te demandes pourquoi même le tuteur a demandé de passer vu que depuis il ne te dit rien. L’inquiétude baisse un peu, anyway, il finira par en parler.

L’émission est terminée, tu t’apprêtes à demander la route et c’est là qu’on te fait asseoir. On te demande d’être fort, que tu viens de perdre un parent. Tu dis Ok merci, tu te joues les forts vu que c’est ce qu’on t’a demandé mais 5 minutes après tu intègres cette information dans ton cerveau et à cet instant, ce dernier clique sur « rejet, information ne pouvant être intégrée ». Ah ! Tu réalises « j’ai perdu un parent ! Ah Seigneur ! ». Et sans rien comprendre tu vois tout le monde autour de toi en train de te soutenir car tu t’effondre. A cet instant-là, tu n’es plus avec eux, tu es loin, « Ah Jésus comment est-ce possible, moi qui comptais l’appeler il y a de cela 2 jours, ah Dieu était-il déjà parti ? Je ne comprends pas, mais je l’ai vu avant que je ne rentre il y a juste 1 mois ? Donc c’était mes derniers instants avec lui ? Ah Dieu ? ». Tu ne comprends rien, et en fontaine, tu te transformes.

Ça fait mal, très mal ! Ton âme à mal, ton cœur saigne ! Tu penses au reste de la famille et tu es encore plus au fond du gouffre.

La famille t’appelle car elle sait que tu sais, et là on te dit ça fait une semaine que ce parent s’en est allé. Une semaine ? Seriously ? Tu es partagé entre la colère et la dépression. On te dit comme c’est le week-end, tu pourras faire ton deuil. Mais quel deuil ?

A vrai dire, pour toi ce n’est qu’un rêve, ils ne sont quand même pas sérieux !?  Ah, tu as vu et discuter avec ce parent avant de rentrer, ça fait même pas un mois ! Tu sais bien, que les vacances prochaines, tu rentreras et tu reverras ce parent, vous échangerez à nouveau. Alors de quel deuil parle-t-on ?

Et ensuite, on t’informe de la veillée, de l’enterrement. Ils étaient sérieux donc. Il faut l’intégrer.

Même si le cerveau rejette, il fait cliquer sur « intégrer à  nouveau ». Et chaque jour tu dois faire cette gymnastique avec ton cerveau : « intégrer à nouveau ».

Ce n’est vraiment pas facile, c’est difficile. Ça parait impossible mais tu réalises que ça n’arrive pas qu’aux autres. Tu te demandes comment ça va te passer, comment tu peux vivre avec cela.

Alors tu lèves un peu la tête du fond de ton gouffre, et tu vois cette lumière, cet Etre souriant qui te dis « Ne t’inquiète de rien, Je suis Fidèle. Fais de Moi ton rocher et ta Forteresse. Invoque Moi et je Te répondrai ». Tu souris alors et tu dis « Oui Seigneur je m’abandonne à Toi. Que la Gloire Te revienne pour tout ce que Tu fais mais surtout pour Tout ce que Tu Es car Tu es Fidèle pour me consoler ».

Oui, à cet instant-là ta vie ne sera plus jamais la même car même dans ton désespoir, tu as crié à Ton PERE, tu ne l’as pas laissé. Tu n’as pas fui la Foi, et pour cela, tu feras des exploits avec Lui.

En réalité les épreuves (la perte d’un être cher y compris) sont là pour nous révéler notre niveau de Foi et nous rappeler à quel point nous devons être attaché à Dieu car l’homme en lui-même n’est RIEN.

« Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de Ceux qui ont la Foi pour Sauver leur âme. « 

 


Acteur ou spectateur ?

Salutations mes très chers, vous m’avez manqué et c’était très dur sans vous …

Voilà près de cinq mois que je n’écris plus. En fait, je n’ai plus essayé d’écrire, c’était comme ci je n’avais rien à dire, rien d’intéressant à partager.

Au fond de moi j’ai ressenti comme une incapacité. Je ne me sentais plus douée. Moi si passionnée de l’écriture, moi qui même quand ça tire dans tous les sens, trouve un moyen d’écrire quelque chose, je n’avais plus d’inspiration.

Je ne comprenais pas et je ne cherchais pas à comprendre ce qui se passait. Mais aujourd’hui, je prends du recul et je réalise que ce sont des choses qui arrivent.

Oui ! Il arrive des moments dans la vie où on se sent plus que « looser », incapable et dépourvu de tout talent. Ça arrive et ce n’est sûrement pas parce que nous sommes des bons à rien, mais plutôt à cause de notre nature humaine. Et chaque jour que nous passons sur terre, nous sommes amenés à rencontrer des difficultés, à connaître des épreuves et parfois nous tombons. Nous perdons espoir et au lieu d’être acteurs de notre vie, nous nous transformons tout simplement en spectateurs.

Devons-nous pour autant nous blâmer et renoncer à tout ? Devons-nous laisser les circonstances nous imposer ces débâcles ?

Je dirai tout simplement NON ! Nous ne devons pas nous en vouloir pour ce que nous traversons.  Nous devons plutôt trouver le moyen de nous relever et de repartir sur de meilleures bases. Ne dit-on pas que l’important ce n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois.

Ainsi quel que soit le nombre de tribulations, quelle que soit la durée que nous mettons à réaliser que rien ne va plus, quels que soient les « qu’en-dira-t-on », puisons en nous cette force-là et relevons-nous, tirons des leçons et avançons la tête haute.

En ce moment je me demande comment est ce que j’ai fait pour avoir attendu autant de mois avant de réaliser cela ? Mais je sais que le principal c’est que J’AI REALISE.

Aussi je comprends que pour chacun d’entre nous, la durée peut varier. Pour certains ça ne dure presque pas. Vous devez connaître des personnes qui la veille viennent vous confier qu’elles sont découragées et prêtes à tout abandonner et le lendemain, vous les trouvez plus que jamais passionnées que jamais. Vous les voyez s’investir et donner le meilleur d’elles-mêmes.

Par contre, pour d’autres personnes, ça peut prendre des semaines, des mois, voire des années. Mais une chose est certaine, c’est qu’une fois que ces personnes se reprennent, elles sont différentes et veulent se surpasser.

Avez-vous laissé tomber un projet qui vous tenait à cœur parce que vous vous pensiez incapable de le réaliser ? Ou encore, avez-vous mis aux oubliettes une passion à cause des difficultés de la vie ?

Laissez-moi vous dire qu’il est en ENCORE TEMPS ! Chez nous les Ivoiriens, on dit que « Tant qu’il y a la Vie, il y a de l’Espoir ». L’espoir fait vivre, l’Espoir est la Vie et croyez-moi si vous le désirez, vous y arriverez assurément !

Alors que décidez-vous d’être :  ACTEUR ou Spectateur ???

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Happy viral !

A quoi pensez-vous quand vous entendez Happy ? Birthday ? New year ?

Chacun à son mot mais le mien est Pharell Williams.

Oui, ce vampire qui fait bouger toute la planète en ce moment.

En effet, Pharell a fait sortir récemment un morceau intitulé « happy ». Ce n’est pas le morceau proprement dit qui nous a tous scotchés mais c’est le clip. Nous pouvons voir dans ce clip, des gens qui manifestent leur « happiness ». Haute en couleur et très belle, cette vidéo a le don de nous mettre de bonne humeur.

Bon ! Des beaux clips, on en connait beaucoup, et la vidéo de « happy » n’est certainement pas la meilleure des vidéos que nous ayons connues sous nos cieux. Et pourtant cette vidéo est bien particulière, elle est virale.

Happy a contaminé le monde et partout dans les pays, l’on assiste à des reprises de la vidéo.

Que ce soit une reprise simple, ou un flash mob, chacun veut montrer sa joie au monde entier.

Mais remarquons que pour certains pays ou villes c’est un moyen pour montrer une bonne image de la localité et surtout faire la promotion de cette destination. Eh oui ! « Happy » est un bon outil marketing !

En définitive je dirai que Pharell Williams a vraiment été inspiré et pour moi « Happy » est la révélation de l’année.

Sur ce, soyez happy comme nous ici à Dakar.

Coucou Abidjan, Cotonou …  😉


Effectuation, l’entrepreneuriat pour tous ! Partie 3

Salutations à vous chers lecteurs !

Après un long silence dû à des raisons scolaires, je termine enfin cette série concernant l’effectuation.

Il sera question dans ce billet de vous expliquer l’approche par la « co-construction ».

Mais avant de rentrer dans le vif de notre sujet, permettez-moi de vous parler de quelques aspects de l’effectuation qui me semble tout aussi important que les principes car en faisant partie.

Il s‘agit principalement du rôle des parties prenantes et de la notion de projet viable.

Le rôle de parties prenantes

Le rôle des parties prenantes est primordial dans la réussite d’un projet entrepreneurial. En  effet, l’entrepreneur démarre avec ses propres moyens et définit des buts possibles. L’interaction avec son entourage va lui permettre de susciter l’engagement de parties prenantes.  Et ce sont ces engagements qui apportent de nouveaux moyens et qui à leur tour permettent de définir de nouveaux objectifs.

Ainsi à la fin de ce processus, l’entrepreneur crée un marché, une entreprise ou un produit. Si l’entrepreneur n’arrive pas à obtenir d’engagement, le projet est dans une impasse.

La notion de projet viable

Pour qu’un projet soit viable, il faut qu’il suscite l’adhésion d’un nombre croissant de parties prenantes.  C’est cette dynamique sociale qui marque la viabilité du projet. L’adhésion d’une nouvelle partie prenante apporte de nouvelles ressources au projet, qui vont permettre de définir de nouveaux objectifs.

Il ne s’agit pas d’avoir une grande idée pour chercher ensuite à la mettre en œuvre, mais d’organiser un processus qui fera non seulement émerger une idée mais inscrira celle-ci dans la réalité. La réflexion, l’action et  la recherche de parties prenantes qui s’engagent sont les trois axes que les entrepreneurs développent simultanément. L’un ne peut aller sans l’autre. Analysez mois et agissez plus !!

Revenons-en à l’approche par co-construction…

La logique effectuale recommande aux entrepreneurs d’entrer le plus tôt possible en action, en partant du principe que seule l’action est source de nouveauté. Elle recommande aussi de susciter l’adhésion des parties prenantes à son projet car seule cette adhésion crée une dynamique et démontre la viabilité du projet.

Vous venez de créer un nouveau produit et vous allez le présenter à un client. Tout se passe bien, le client estime que votre produit est assez intéressant mais il ajoute qu’il est prêt à le prendre si vous pouvez le faire en jaune alors qu’à l’origine votre produit est bleu.

Que faites-vous ?

Quatre possibilités s’offrent à vous :

1-      Vous adoptez le paradigme de l’adaptation, c’est-à-dire que vous retournez modifier le produit selon la convenance de votre client même si cela vous prendra un peu de temps et consommera d’autres ressources.

2-      Vous évoluer par segmentation : vous cibler d’autres clients qui pourront être intéressé par votre produit bleu et vous abandonnez le premier.

3-      Vous vous trouvez dans une dynamique visionnaire : votre produit  bleu représente l’avenir et donc votre client n’a rien compris. Vous investissez dans la communication et faites parler des experts pour défendre l’idée du produit bleu et non pas jaune.

4- Vous optez pour la co-construction : vous acceptez de modifier le produit mais vous vous accorder avec le client pour qu’il s’engage à se le procurer après les modifications. Ou bien même qu’il s’engage à en prendre plus.

Avant la démarche de con-construction, le produit est dans un état indéterminé : il est à la fois bleu pour vous et jaune pour votre client. L’approche par con-construction permet de déterminer sa couleur finale.

Ainsi l’incertitude est levée non pas par la prédiction, mais par le contrôle que deux acteurs décident d’exercer conjointement sur l’avenir.


Effectuation : Entrepreneuriat pour tous, Partie 2

Salutations à vous, j’espère que vous allez bien, moi ça va !

Alors est ce que vous avez réussi à démystifier l’entrepreneuriat ou du moins avez-vous pris conscience que ce ne sont que des mythes  ?

Vous êtes donc prêts à passer à l’étape suivante !

Nous aborderons aujourd’hui les quatre principes de l’effectuation qui aboutissent à un cinquième principe.

Principe 1 : Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

Dans la méthode classique de l’entrepreneuriat dénommée méthode « causale », les entrepreneurs ont tendances à définir des objectifs clairs et ensuite ils cherchent les moyens pour atteindre ces objectifs. Or la méthode « effectuale » est l’inverse. En effet dans l’effectuation, les entrepreneurs partent des moyens dont ils disposent pour fixer des objectifs qu’ils visent. Combien de fois ne nous sommes-nous pas mis la pression par rapport au Menu quand nous recevons des invités, alors que la solution la plus simple et dont nous pensons rarement, serait d’ouvrir le réfrigérateur pour voir ce dont nous disposons afin de composer un Menu et trouver ce qui manque ?

Même si les entrepreneurs n’ont souvent pas beaucoup de moyens, ils en ont toujours et ces moyens sont souvent peu considérés. En dehors des grosses levées de fonds, ces moyens sont de trois types : la personnalité de l’entrepreneur (qui va l’orienter dans telle direction plutôt que dans telle autre), sa connaissance (expertise de base) et ses relations (qui vont constituer sont vecteur).

Principe 2 : Raisonnement en perte acceptable

En général on nous présente les entrepreneurs comme des personnes qui aiment le risque, qui abandonnent tout ce qu’ils ont pour leur projet. Alors que l’effectuation nous présente les entrepreneurs comme des personnes qui prennent des risques calculés. En effet, ils raisonnent en perte acceptable ; ils essaient quelque chose en sachant ce qu’ils peuvent perdre au pire, et ils savent qu’ils peuvent se permettre cette perte. C’est typiquement l’exemple d’un cadre au chômage qui se dit « je vais travailler sur cette idée et si ça ne marche pas dans six mois, je me remets à chercher du travail ». La perte (de salaire) est connue à l’avance et donc le risque est maîtrisé. Cependant le cadre ne sait pas vraiment ce qu’il peut attendre de ces six mois.

Principe 3 : le patchwork fou

Pour ce troisième principe, permettez-moi de citer mot pour mot, cette explication si limpide du professeur : « Alors que l’analyse de la concurrence est l’un des piliers de la démarche stratégique dans la mesure où elle permet de s’insérer dans la structure de l’industrie au sein de laquelle on se lance, les entrepreneurs s’intéressent plus à la création de partenariat avec différents types d’acteurs (parties prenantes) afin de ‘‘co-construire’’ l’avenir ensemble. Ainsi, au client qui accueille l’entrepreneur venu lui présenter son nouveau produit en lui disant ‘‘votre produit m’intéresse mais il faudrait apporter telle et telle modification’’, il y a plusieurs réponses possibles. L’entrepreneur peut trouver un autre client, ou il peut adapter son produit et revenir voir le client dans quelques mois. Mais il peut tenter aussi une logique de co-création en répondant ‘‘OK pour apporter ces modifications mais à condition que vous vous engagiez maintenant à m’en prendre trois’’. Si le client accepte, il rejoint le projet et en devient un acteur, ayant dès lors intérêt à sa réussite. La démarche entrepreneuriale consiste donc non pas à résoudre un puzzle conçu par d’autres, mais à assembler un patchwork avec des parties prenantes qui se sélectionnent elles-mêmes, sans que l’on puisse dire à l’avance avec qui le patchwork sera créé, et donc quelle forme il prendra », fin de citation.

Principe 4 : La limonade

Nous passons beaucoup de temps à planifier tout ce que nous faisons dans le but d’éviter les surprises. Mais les entrepreneurs accueillent bien ces surprises (observation fortuite, suggestion d’un client, un accident) et en tirent profit. En une phrase,  « si on vous donne des citrons, vendez de la limonade ».

Principe 5 : Le pilote dans l’avion

Je cite encore : « ces principes conduisent à passer d’une logique de prédiction (essayer de deviner le marché) à une logique de contrôle (l’inventer). La stratégie classique se résume ainsi ‘‘dans la mesure où nous pouvons prévoir l’avenir, nous pouvons le contrôler’’. L’effectuation inverse cette logique en disant que ‘‘dans la mesure où nous pouvons contrôler l’avenir, nous n’avons plus besoin de le prévoir’’. Derrière cette logique de contrôle se dessine une vision créatrice de l’entrepreneuriat, selon laquelle le rôle de l’entrepreneur est de créer de nouveaux horizons, et non de découvrir les univers existants. La logique de contrôle signifie aussi que dans la démarche entrepreneuriale, c’est l’action qui est privilégiée à l’analyse. L’action est source d’apprentissage mais aussi de transformation de l’environnement, elle n’est pas un sous-produit de la démarche d’analyse, comme cela reste dans la vision classique de la stratégie. Action, transformation et cognition sont étroitement liées … », fin de citation.

J’espère que vous apprenez beaucoup et que cela vous édifiera.

A bientôt pour la suite avec la « co-création ».


L’effectuation : l’entrepreneuriat pour tous ! Partie 1

Salutations à vous chers. Vous m’avez manqué.

Aujourd’hui je vais vous parler d’entrepreneuriat (oui encore, rires).

J’ai eu récemment à suivre des cours sur l’entrepreneuriat à travers un MOOC organisé par l’EMLYON. Ce n’était pas facile entre mes cours, mes évaluations et les cours et évaluations en ligne, mais j’y suis arrivée et j’ai obtenu mon certificat. J’ai vraiment été agréablement surprise de cette toute nouvelle approche de l’entrepreneuriat : l’effectuation.

J’ai donc décidé de vous faire une synthèse de ce qu’est l’effectuation à travers une série de trois billets.

Le premier billet consistera à la « démystification de l’entrepreneuriat ».

L’entrepreneuriat classique que vous et moi connaissons et dont nous avons entendu parler est exclusivement réservé à une certaine classe. Dans ce système, on nous apprend que l’entrepreneuriat est comme une « forêt sacrée » où ne peuvent s’aventurer que les « initiés ».  Autant de préjugés qui nous enlèvent le goût de l’entrepreneuriat.

Et pourtant l’effectuation considère que ces préjugés sont des mythes.

Mais d’abord qu’est-ce que l’effectuation ?

Tout commence dans les années 90 avec les travaux d’une chercheuse Indienne Saras SARASVATHY, ancienne entrepreneuse. Elle s’interroge sur la logique qu’utilisent les entrepreneurs pour fonctionner, avancer et créer de nouvelles choses. Elle s’intéresse donc aux entrepreneurs experts, c’est-à-dire ceux qui ont créé plusieurs fois des entreprises et les ont faites grandir. Elle ne peut pas simplement leur demander comment ils en sont arrivés là car ils auront tendances à omettre certaines parties qu’ils auraient oubliées ; elle ne peut non plus les observer car elle s’intéresse à des entrepreneurs qui ont déjà réussi. Elle décide donc de confronter ces entrepreneurs à des situations pratiques d’entrepreneuriat comme la création de nouveaux produits, d’entreprise. Elle les invite à réfléchir à haute voix sur des séries de problèmes et elle finit par dégager une logique que les entrepreneurs suivent. Elle l’appelle: effectuation.

L’effectuation consiste à partir des ressources qu’on a pour atteindre un objectif. Ce sont les moyens dont on dispose qui détermineront les objectifs que nous ne connaissons pas encore.

Revenons maintenant aux mythes de l’entrepreneuriat …

Nous avons cinq principaux mythes.

Mythe 1 : les entrepreneurs aiment le risque

On nous montre trop souvent que les entrepreneurs sont des amoureux du risque. Ils sont capables de laisser leur travail et se lancer dans une aventure peu sûre. Il travaille à créer des entreprises sans aucune assurance de réussite.

Mythe 2 : il faut une grande idée pour démarrer

Généralement, l’entrepreneur développe une vision et brave vents et marrées pour la réaliser. Il est celui qui sait tout et les autres ne savent rien. Il commence par une innovation.

Mythe 3 : les entrepreneurs sont des experts en prédiction

L’entrepreneur c’est celui qui est  capable de détecter une tendance future. Il devine vers où va le monde.

Mythe  4 : les entrepreneurs ne sont pas comme nous

Les entrepreneurs sont des êtres surdoués, dotés de super pouvoirs. Partout dans les « sucess stories » on dépeint les entrepreneurs comme des personnes assez charismatiques avec un grand sens de leadership et des aptitudes qui ne se retrouvent pas chez la plus part du commun des mortels.

Mythe 5 : les entrepreneurs réussissent seuls

Les entrepreneurs sont des visionnaires mais cette vision se développe au fur et à mesure de leur action grâce aux rencontres et partenariats. Et donc c’est à travers un réseau de parties prenantes qu’ils aboutissent à la réussite.

En somme donc  ….

L’effectuation démystifie ces cinq mythes de l’entrepreneuriat à travers quatre principes que sont : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, le raisonnement en perte acceptable, le patchwork fou et la limonade.

Nous parlerons donc des principes de l’effectuation dans le prochain billet.

En attendant retenez que l’entrepreneuriat est pour TOUS et l’effectuation nous le démontre clairement !

 

 

 


Vive 2014 !!!

J’aurais aimé souhaiter mes vœux les meilleurs comme on le fait chaque année. J’avais en tête   de me rapprocher de vous mes lecteurs.

J’avais imaginé prendre de vos nouvelles, demandé comment vos fêtes s’étaient passées.

Je voulais vous raconter comment les miennes avaient été géniales et comment j’en suis arrivée à cette indigestion (rires).

Je vous aurais souhaité la santé avant tout. Aussi  que 2014 soit l’année de matérialisations de toutes vos aspirations.

Je cherchais la formule parfaite, et je crois que je n’étais pas loin de la trouvée.

Cependant aujourd’hui alors que nous terminons cette deuxième semaine de 2014, mes vœux ne sont plus les mêmes.

A quoi sert-il d’avoir la santé si on n’a nulle part où être ? A quoi bon former des projets si jamais l’occasion ne se présentera à nous pour les réaliser ?

Comment vivre dans une atmosphère remplie de tires de canons ? Comment investir alors qu’on ne peut mettre le nez dehors de peur de se transformer en bloc de glace ? Comment espérer de meilleures choses quand tout s’écroule autour de nous ? Mais surtout comment exister sans pouvoir s’exprimer librement de crainte d’être qualifié d’ « interféreur » ?

Où veux-je en venir ?

Je suis vraiment peinée pour toutes ses catastrophes partout dans le monde.

Je pense à la Centrafrique où la guerre ne fait que ravages après ravages, au Congo où la population est meurtrie. Ou aux Etas Unis où le froid refroidit toute vie. J’ai une pensée particulière pour ma chère Côte d’Ivoire où des populations voient leurs vies s’effondrées sous les décombres des immeubles.

J’ai un regard particulier sur ce retard que connait ma chère Afrique.

Alors en cette année 2014, mes vœux vont à l’endroit de tous ces pays et des difficultés que nous africains vivons.

Je voudrais du plus profond de mon être que Dieu apporte la Paix, la vraie à tous ces pays en guerre et partout dans le monde.

Je prie que Dieu pardonne aux réalisateurs Hollywoodiens pour tous leurs scénarios catastrophiques qui sont en train de se réaliser présentement aux Etats-Unis.

Je souhaite que les conditions de vie des populations africaines s’améliorent. Que les Etats arrêtent de relayer le bien-être des citoyens au dernier plan et que ces effondrements d’immeubles qui ont eu lieu à Abidjan ne se répètent plus.

Enfin, mon plus grand vœu est que la liberté d’expression soit réellement effective. Oui ça commence à devenir un peu trop pesant le fait de voir sans pouvoir dénoncer. Ne pas affirmer ses convictions pour crainte de représailles. Pourquoi est-ce vraiment grave de faire de la politique vu que lorsqu’on parle d’un sujet politique, immédiatement les gens trouvent qu’on fait de la politique ? Pourquoi l’on peut parler de certains sujets et pas d’autres ?

Pourquoi ?!

Je souhaite donc en cette année, la réponse à ces interrogations à travers une liberté de liberté de penser et d’expression, de convictions et de partie !

En attendant, je vous dis Bonne année et Vive 2014 !!!!

Crédit Photo: www.rms-network.com
Crédit Photo: www.rms-network.com


Noel, mon plus beau cadeau !!

La Noel est célébrée tous les 25 Décembre. Pourtant chaque année, l’on ne cesse de spéculer sur la raison de Noel.

Permettez-moi donc de prendre position en cette année !

Combien de fois n’a-t-on pas entendu la question : Que représente Noel pour vous ?

Si pour certains Noel est une fête qui fait énormément dépenser, pour d’autres c’est l’occasion de retrouvailles en famille. Ou encore c’est l’occasion de siroter du bon vin en compagnie d’amis et parents. Enfin d’autres diront que c’est la commémoration de la naissance de Jésus.

Noel c’est le lieu de bien décorer la maison, de porter du rouge. A Noel, le Père Noel offre des cadeaux aux enfants.

Mais que renferme réellement Noel ?!

Noel est pour moi le jour le plus important de la vie, bien plus important que le mariage et encore plus important que le jour de naissance. C’est le jour où l’Homme s’est réconcilié avec Dieu. En ce jour Dieu s’est fait chaire pour sauver notre chaire. Noel est le jour où notre Seigneur JESUS a vu le jour pour accomplir sa noble mission : la rédemption de l’Humanité entière!

C’est la célébration de l’Amour, un Amour immense et pur. Amour inconditionnel qui ne soupçonne point le mal mais qui pardonne et donne, l’Amour de Dieu.

Est-ce que vous réalisez la grandeur de ce jour ?

Imaginer que vous êtes roi et que vous avez un fils unique. L’esclavage survient dans votre royaume et vous décider de donner votre fils unique pour sauver certains habitants qui vous ont toujours méprisé, alors que rien ne vous y oblige. Vous donnez votre fils alors que vous savez qu’il est destiné à la mort.

Cela semble impossible n’est-ce pas ? Qui serait assez fou pour faire cela ?

Alors imaginez ce que Dieu lui a fait. Il a envoyé son fils unique sans péché pour se faire pécheur afin que nous soyons rachetés malgré toutes nos transgressions. Il l’a fait passer de statut de Dieu à Homme.

Jésus a été martyrisé par les hommes juste parce qu’ils voulaient sauver les hommes.

Quel être peut donner sa vie pour une autre personne ? Qui peut payer du sacrifice du sang, son amour du prochain ?

Jésus est né pour nous libérer de l’oppression du malin. Il est venu nous apporter la Paix et nous ramener à la vraie source !

Alors pourquoi parler de « père Noel » en ce jour ?

Oui je suis d’accord qu’on fasse rêver les enfants mais je trouve que c’est un peu abusé. Pourquoi ne parlons-nous pas de Jésus et de son sacrifice pour nous ? Pourquoi ne disons-nous pas aux enfants que c’est Jésus qui apporte les cadeaux vue que c’est cela la vérité ?

Pourquoi perdre le temps à inventer des histoires et créer des mythes autour des choses futiles et absolument inutiles ?

Je vois souvent des parents offrir des pistolets à leurs enfants, des pianos qui fredonnent du « coupé décalé », mais pourquoi ne pas offrir des livres qui relatent les histoires bibliques ? Pourquoi ne pas offrir des pianos qui fredonnent des cantiques de louange à notre Seigneur ? Pourquoi ne pas donner aux enfants des films parlant de Jésus ? Et pourquoi pas des jeux de réflexions sur la connaissance de versets bibliques ?

Certains diront que c’est ennuyant mais ne trouvez-vous pas plus ennuyant que de périr par ignorance de la vraie source de vie ?

Je crois qu’il est réellement temps d’arrêter de faire semblant. Jésus existe bel et bien et il s’est donné pour nous, alors nous gagnerons du temps à revenir dans sa présence et à connaitre ce qui est essentiel.

Arrêtez d’imaginer des scénarios concernant la création de la terre, c’est Dieu qui l’a faite !

Arrêtez de vous croire intelligents, l’intelligence, c’est Dieu qui la donne !

Ne pensez pas que vous avez le souffle de vie comme par hasard, cette grâce, c’est Dieu qui vous l’offre !

Ne gaspillez plus votre énergie à prouver que Dieu n’existe pas, revenez à lui, chercher le en vous et vous accomplirez de grandes choses !

N’imaginez plus de père Noel, le seul et véritable père, qui n’est pas père que seulement à Noel mais qui est notre père tous les jours, dans toutes les circonstances et 24h/24h c’est Dieu !

Noel n’est pas que le 25 Décembre car c’est chaque jour que nous devons nous souvenir de celui grâce à qui nous existons et qui nous aime inconditionnellement.

Chers tous, je suis fière d’être une rachetée de Christ et pour moi le plus beau cadeau qui puisse exister, c’est Noel parce qu’à Noel mon existence a eu un sens !

Joyeux Noel et que la Paix du Seigneur soit avec vous !

Fièrement et à jamais en Jésus-Christ !

 

Crédit Photo : Providence Niati
Crédit Photo : Providence Niati


Avé la Centrafrique !!

« Depuis ce matin, nous entendons des tirs, c’est horrible ; nous sommes dans les maisons, personne ne peut mettre le nez dehors. La nuit est tombée mais les tirs n’ont point cessés. Je réussis à m’endormir quand un bruit effroyable vient me réveiller. Il est minuit, les tirs encore mais cette fois-ci c’est comme un bombardement, les maisons tremblent, je suis totalement paniquée, j’ai peur. Je suis allongée dans le canapé avec mon drap sur la tête, je me ferme les oreilles pour ne pas entendre mais c’est cause perdue. Mes larmes coulent, ma température grimpe, mon cerveau surchauffe à force de se demander « pourquoi ? ». Un autre jour est passé, une autre nuit s’est annoncée. C’est impressionnant à quel point les journées sont courtes. Le bruit que nous entendons a remué toute la maison, c’est affreux, ce tir pénètre tout le corps. Je me touche pour voir si je ne suis pas touchée par une balle, c’est vraiment atroce ! Je sombre dans la dépression, je n’ai plus goût à la vie. Comment peut-on passer toutes ses journées enfermées, dans la peur, dans la souffrance ? Oh Seigneur ! »

La guerre je l’ai connue, ce n’est pas facile. C’est vraiment dur.

Vous vivez dans la peur continue, dans la crainte de quelconques représailles. Vous ne vivez plus.

Le plus difficile c’est de savoir qu’à quelque petits kilomètres de chez vous, les gens vivent en parfaite paix. Ils croquent la vie à pleine dent pendant que vous croquer la mort à plein sang.

On méprise la vie, on souhaite la mort pour autrui, on déteste Dieu, on supplie Dieu !

c’est deux semaines, nous avons tous été secoué par la disparition d’imminentes personnalités à savoir, Nelson Mandela et Paul Walker (ben, c’est une personnalité aussi !! 🙂 ). Nous avons pleuré pour eux, nous avons été émus, nous avons prié pour eux, mais que faisons-nous pour nos frères, juste à quelques kilomètres qui sont en train de souffrir ?

Oui que faisons-nous pour nos frères Centrafricains ?

Est-ce que nous savons même qu’ils existent et qu’ils sont dans la souffrance quotidienne ?

En tout cas moi, jusqu’à ce Dimanche dernier, j’avais même oublié qu’il y a la guerre là-bas.

Mais quand ce Papa s’est levé pour demander à tous de prier pour la Centrafrique car les populations souffrent, cachées dans les Eglises et les Mosquées, j’ai eu honte, j’ai réalisé qu’il n’y avait plus d’Amour dans ce Monde.

Comment des êtres humains normaux, se permettent-ils de tuer, de tirer sur leurs propres frères comme des animaux ?

Tous les jours, ce pays compte des morts, les populations fuient, se cachent, et d’autres meurent simplement sans même être atteint par une balle.

Ça me fend le cœur ! Oh Seigneur souviens-toi de ce Peuple !

Viens au secours de mes frères Centrafricains.

Je sais que toi seul, peut les sortir de cette situation. Comme tu l’as fait pour la Côte d’Ivoire, agis pour ce pays. Ne regarde pas aux cœurs durs et méchants des Hommes mais regarde aux cris de ces enfants, qui pleurent, qui t’appellent, qui cherche le réconfort !

Mon Dieu prend compassion d’eux. Pardonne leur le mal qu’ils ont pu commettre et délivre les !

Il n’y a que toi seul qui puisse mettre fin à ces atrocités, j’ai Foi en toi car tu es Puissant pour accomplir toutes tes promesses !

Oh Seigneur, dis seulement un mot …

Je vous invite tous à formuler une prière pour ce Peuple, c’est la meilleure chose que nous puissions faire pour eux, je vous assure !

Avé la Centrafrique !!!!

Crédit photo: Edwige MOLOU
Crédit photo: Edwige MOLOU


Moi: une Ado normale ?

Je me suis longtemps posée cette question et je me la pose très souvent.

Je n’arrive pas à comprendre le fonctionnement d’un Ado de mon âge.

Ai-je manqué un épisode ?

Flash-back

2005, j’obtiens mon entrée en sixième et je commence le collège. Dans l’école où je suis orientée, les filles doivent avoir les cheveux coupés de la sixième à la troisième et l’uniforme est obligatoire.

C’est vrai que j’ai un peu pleuré lorsqu’on me coupait les cheveux pour la première fois car ils étaient assez longs, mais au fil des années je me suis habituée. Certaines filles de ma classe se rebellaient, d’autres attendaient avec impatience la classe de troisième, mais moi je m’en foutais à la rigueur.

2009, je suis admise au BEPC et orientée en classe de Seconde Scientifique dans le même Lycée. Mes amies étaient toutes contentes car enfin, elles auraient les cheveux. J’ai vu toutes sortes de tresses ! Elles étaient toutes transformées. Les petites filles avec lesquelles je jouais au premier cycle étaient désormais de grandes dames : sac à main, chaussures hautes, uniforme serré ! Pendant ce temps, moi j’étais dans la jupe volante (tenue réglementaire), avec mon gros sac au dos  contenant tous mes livres et pour couronner le tout, j’avais les cheveux coupés (choix personnel).

Toujours assise devant, toujours citée en exemple, toujours en cours, bref, l’élève modèle !

En première Scientifique, je décide de laisser les cheveux sous pression de mes sœurs mais là encore je fais juste des tresses sans mèche (coiffure réglementaire).

En Terminale Scientifique, j’ai toujours mon gros sac au dos, mes cheveux tressés, ma jupe volante. Je suis dans la classe la plus détestée de l’école. Tous les élèves du Lycée nous considéraient comme des extraterrestres car tout le temps plongés dans nos Maths et Physiques. Nous n’étions jamais associés aux manifestations que les élèves organisaient. C’est vrai que nous exagérions un peu car on pleurait pour des mauvaises notes mais pour nous c’était normal. Notre devise même était « Failure is not an option » ; pour nous il n’était pas question de tolérer l’échec et surtout nous les filles car nous n’étions pas nombreuses dans la classe.

Retour au Présent

Je suis à Dakar dans une école de commerce, désormais je mets les mèches, les greffages et l’uniforme est un peu plus serré, lol !

Mais la seule chose qui n’a pas changé c’est que les gens me voient toujours comme la petite intello bizarre !

Je n’arrive plus à comprendre !

C’est vrai que je fais des petites crises quand j’ai des mauvaises notes et que je suis toujours assise devant mais ce n’est pas pour autant que je suis bizarre !

Je ne mets pas de maquillage, je ne me ponce pas les ongles en classe, je ne fais pas de coiffure extravagante, je ne mets presque pas de vernis, je ne mets pas de faux cils, je ne me promène pas avec toute l’artillerie  (déodorant, parfum, maquillage), mais je reste une fille, une Ado normale !

Pourquoi les gens s’attendent toujours à ce que je parle d’étude, de projet ou d’activités ?

Ce n’est pas parce que je ne raconte pas des histoires de mecs sur Facebook que je ne suis pas normale !

Qu’y a-t-il de mal au fait que je ne sois jamais allée en Boite de Nuit ? J’en ai pas envie, en tout cas pas encore !

Pourquoi est-ce étonnant quand je dis n’avoir jamais consommer d’alcool à part la petite dose de bandji qui m’a donné le vertige ?

Dites-moi hein ! Pourquoi quand vous me voyez danser, vous trouvez cela hallucinant ?

On dit qu’Edwige ne peut parler que d’études, de leadership et autres, elle ne profite pas de sa jeunesse !

Mais qu’est ce « profiter de sa jeunesse » ?

Je me sens bien telle que je suis, je l’assume parfaitement. Je prends plaisir à faire ce que je fais, j’aime l’école, j’aime mes études. J’adore le Leadership, et tout ce qui va avec.

Je suis très satisfaite de rester à la maison à regarder des Films tout le Weekend. J’adore consommer mon Coca ou mon jus de pommes.

 J’aime la sobriété dans laquelle je vis !

Ma destinée est grande et je ne veux en aucun cas me détourner de son chemin ! Je profite de ma jeunesse car c’est pendant cette période qu’on construit de grandes choses et qu’on apporte les grands changements.

Traitez moi de petite intello coincée, de naïve, d’idiote, de tout ce que vous voulez ; « i don’t care » !

Je suis heureuse telle que je suis et je connais ma valeur !

Moi : une Ado très normale !!!

Crédit Photo : Edwige MOLOU.
Crédit Photo : Edwige MOLOU.


Trop de souffrances dans l’autre moitié du Ciel !

Elle est la vie, elle est la paix, elle est l’Amour. C’est elle qui donne l’équilibre et un sens à la vie. Et pourtant elle souffre, on l’a fait souffrir.

La Femme, l’autre moitié du Ciel constitue un maillon fort de notre société.

Aucun changement ne s’est fait dans ce monde sans la Femme.

Rosa Parks par son courage, son refus de céder la place à une Blanche, a été un des éléments catalyseurs de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

Winnie Mandela a été une fervente activiste pour l’abolition de l’Apartheid en Afrique du Sud. Sans elle, je ne crois pas que Mandela aurait pu aller jusqu’au bout.

La Femme est motivation, la Femme est révolution.

Partout dans le monde, les femmes jouent un rôle primordial dans l’avancée des mouvements révolutionnaires. Elles se battent pour le meilleur, elles donnent leurs vies pour leur pays.

Cependant quand il s’agit de diriger, de donner son avis, la Femme est toujours reléguée au second plan.

En Afrique, la place des femmes c’est la cuisine.

Toute petite, la femme est formatée à se soumettre à l’homme. La petite fille sera donc celle qui reste à la maison pendant que le garçon va à l’école. C’est elle qui sera donnée en mariage à un adulte alors qu’elle refuse. Durant presque toute sa vie, elle devra se plier aux choix que les autres feront pour sa vie.

Malgré cela, elle assume ce rôle sans se plaindre ! Elle prend plaisir à prendre soin des autres au détriment de son plaisir à elle.

La Femme est douceur, la Femme est tendresse et abnégation.

La femme est candide mais ce n’est pas un Tam-Tam, sur lequel on tape quand l’inspiration nous vient.

Non ! la Femme n’est pas un objet sexuel.

Comment, peut-on traiter des êtres humains de la sorte, comment la Femme peut-elle être traitée de la sorte ?

Dans tous les conflits partout dans le monde, les Femmes sont celles qui souffrent le plus. Elles sont séparées de leurs enfants. Elles sont mutilées. Elles sont mises aux services des forces.

Les Femmes sont violées, violées et encore violées !

J’ai mal ! Pourquoi leur fait-on cela ?

Même quand il n’y a pas de conflits, les femmes sont violées, elles sont humiliées.

Chacun invente son prétexte pour faire du mal à la Femme.

« Oui, bien fait qu’on l’ait déshabillé, on aurait dû la violer comme cela la prochaine fois elle s’habillera décemment ».

Mauvaise foi, méchanceté, cruauté !

Pourquoi ne viole-t-on pas les hommes qui s’habillent mal et qui descendent le pantalon jusqu’au bas des fesses ?

La Femme est le sexe faible, elle doit subir !?

Dans les foyers pour un oui ou un non, l’homme se déchaine sur la femme. La bat sans répit. Traumatise les enfants et c’est encore elle, qui trop martyrisée, doit réconforter les enfants !

La femme est patience, la Femme est compréhension !

Mais Assez ! Ça suffit ! Elle n’a que trop souffert et ni son corps, ni son cœur ne peut plus rien accepter !

Aujourd’hui, elle dit STOP, Assez !

Il est temps que l’homme arrête de la battre, de la violer, de la mettre au second plan !

La Femme a de la valeur et il est temps que l’homme la reconnaisse.

Non à la violence contre les Femmes !

Nous ne voulons plus commémorer le 25 Novembre car  dans l’espoir qu’il n’aura plus de violence à l’encontre des Femmes.

Trop c’est trop !!


Bric’Espoir : Au-delà de tous mes Espoirs !

Dernièrement comme vous l’avez remarqué (ou pas) sur mon mur, je ne faisais que lancer des teasings. Je parlais d’un événement qui allait changer notre définition de l’Espoir. Je ne parlais que de Bric’Espoir.

Top départ …

D’abord tout commence le 16 Octobre, je change ma photo de couverture et ma photo de profil sur Facebook ; je lance ainsi mon premier teasing. Tout le monde me demande de quoi il s’agit mais le plus drôle c’est que moi-même je ne savais absolument pas de quoi il était question.

Crédit Photo: Israel Guébo

Au début je le faisais juste parce que j’avais confiance aux initiateurs du projet et aussi parce que c’était amusant de voir les gens imaginer toute sorte de chose juste pour la satisfaction de leur curiosité.

Mais au fil du temps, je ressentais le besoin de communiquer sur le teasing, je commençais à m’y investir.

Tic tac, tic tac …

Et puis, il y a eu le compte à rebours. A ce moment ce n’était plus un jeu, la réalité me rattrapait.

J’ai compris que d’une certaine manière, j’avais placé un grand espoir dans ce projet. En fait désormais je faisais partie du projet ; qui disait BricEspoir disait d’une certaine façon Edwige !

J’avais hâte, je voulais savoir de quoi il était question, j’étais impatiente ; tout en moi appelait le Samedi 02 Novembre !

Crédit Photo: Israel Guébo
Crédit Photo: Israel Guébo

Samedi 19 heures, tout est en place à mon niveau. Je suis en tenue, j’ai mon repas près de moi et le plus important j’ai activé mon forfait Internet.

Même si je suis à Dakar et que l’événement se tient à Abidjan il n’est pas question que je le manque, encore moins quand aujourd’hui la technologie permet de réduire les distances.

On aurait dit qu’Expresso s’acharnait contre moi ! Je suis connectée à peine 5 minutes que la connexion se met à me jouer des tours et pourtant j’ai rechargé pour 24 heures.

Je suis hors de moi, je n’arrive pas à croire que je suis en train de rater l’événement que j’attendais depuis si longtemps. A ce moment je ressens comme une envie de pleurer.

C’est exagéré n’est-ce pas ?  Mais comprenez, c’est comme un enfant à qui on dit que le père Noel passera ; il est si impatient, si emballé que lorsqu’on vient annuler c’est comme si un tsunami avait été déclenché, rires.

Puisque le Hangout ne passait pas, je découvre le projet Bric’Espoir sur la page Facebook.

Bric’Espoir : la révélation du siècle !

Bric’Espoir est un projet de CrowdFunding qui vise à récolter 1 milliards de francs CFA repartis en 500 milles petites briques en ligne appelées « Bric’ ». Chaque bric coûte 2000 francs et est payable via Orange Money, MTN Money pour les locaux et par carte de crédit pour ceux qui sont à l’étranger.

L’argent récolté va servir à mettre en exécution un projet qui vise à la  création d’un TechHope qui est un centre de formation, d’encadrement et de financement des idées innovantes. Ce centre formera des WebJournalistes et des Community Manager.

Egalement, un fonds à taux 0% sera mis à la disposition des jeunes startups pour les aider à démarrer ou réussir un projet à travers l’initiative Business Angel Fund.

Rappelons que  ce projet est l’initiative de l’association Bric’Espoir qui est une association de droit ivoirien qui a pour but de susciter et de mettre à exécution des projets de développement social et communautaire par le moyen des outils technologiques.

J’ai juste dit « ah ça ! » quand j’ai lu le projet. En fait, c’était au-delà de ce que j’avais imaginé.

Bon ! je me disais que c’était quelque chose de jamais vu, de grand mais je ne m’attendais pas à une telle envergure.

Pour moi ce serait comme une sorte de soirée, d’événement inoubliable, où il y allait avoir des motivations à l’action, à entrepreneuriat et autres. Je me disais que ce serait une soirée un peu comme à l’américaine où un coach pousse les gens à se dépasser, à donner tout, à aller au-delà de leurs limites.

Quel drôle d’imagination, lol !

Mais au contraire, Bric’Espoir n’était pas une soirée de prêche, Bric’Espoir est encore plus grand !

Désormais il ne s’agit plus de bavardage mais d’action.

Longtemps il y a eu des paroles mielleuses et des discours à couper le souffle ; il n’est plus question de spéculations mais de réalisations concrètes ; et c’est le pari qu’a lancé Bric’Espoir.

Crédit Photo: Israel Guébo
Crédit Photo: Israel Guébo

Bric’Espoir est allé au-delà de mes Espoirs !

Je dis merci à tous ceux qui ont lancé ce projet.

Grand frère Israel Guébo, tu es vraiment « fou » ainsi que ton staff, mais je prie que votre folie s’empare de moi.

Vous êtes mes modèles !

 


Aya, pardon retourne à Yopougon !!!

Depuis quelques temps, je voyais les affiches sur les réseaux sociaux, on en parlait beaucoup avec les filles. Il n’y avait pas d’autres alternatives, il fallait qu’on aille voir « Aya de Yopougon » et ce contre vents et marrées.

Les vents et les marrées nous en avons rencontrés et pas qu’un ou deux mais plusieurs. Ah ! Aya que ne ferais-je pas pour toi. Moi qui t’ai raté à Abidjan, il ne fallait pas que je laisse passée cette chance de t’admirer, de te savourer, de te… je ne trouve même pas les mots. Bref,  toi-même tu sais.

crédit photo : parismamanetmoi.com

On attendait tous le Samedi, le programme était clair. Après s’être toutes regroupées, nous prendrions le bus pour l’Institut Français, et au retour le Taxi.

Samedi daigne enfin se montrer, mes sœurs et moi, nous nous attendons à passer une magnifique soirée avec Aya et entre filles.

Le regroupement était prévu pour 19 heures car la projection se ferait à 20h30.

J’arrive à 19h15 chez ma sœur chez qui nous devons nous rassembler mais il n’a que Sylvie qui est présente. Laure et Martine sont chez la coiffeuse, Lucie est en route ainsi que Suzanne.

La soirée ne semble pas bien s’annoncer. Comme il n’est pas encore 20h, nous attendons qu’elles arrivent mais plus question de prendre le Bus !

20h, Laure vient de rentrer et va prendre sa douche. Lucie fait son apparition, Suzanne arrive quelques minutes plus tard.

Pas question de renoncer, même s’il est 20h15 et que nous sommes toujours à la maison, nous irons à la rencontre d’Aya. A ce moment, il n’est plus question d’attendre Martine.

Nous sommes sur le point de partir quand Suzanne réalise qu’elle a laissé son ticket chez elle. Décidément Aya n’est pas une fille facile ! Mais nous aussi n’étions pas des prétendantes faciles ! Nous la voulions et nous l’aurons, ai-je pensé un instant.

Nous décidons donc de passer chez Suzanne et ensuite de continuer à l’Institut Français.

Le téléphone de Sylvie sonna, et quelques instants après nous voilà en train de prendre une glace dans un glacier du quartier.

Vous allez vous dire que c’était une invitation, eh bien non, c’était une amie de Sylvie qui l’informa qu’il n’y avait plus de place à l’Institut Français et qu’il y avait du monde qui attendait toujours.

En toute évidence, il fallait qu’on se résigne. On aura eu pour consolation cette délicieuse glace.

La soirée aurait été quand même belle si elle s’était arrêtée à la glace. Mais non, le téléphone retenti à nouveau. « Il y aura une deuxième projection dans 1h30 », nous fait-on savoir.

A ce moment l’espoir renaît, nous avons encore du temps donc « no stress ».

Nous partons récupérer le ticket de Suzanne et ensuite, nous voilà Aya. Comme on a encore du temps et que la faim nous terrasse, nous décidons d’aller manger de la dibiterie.

Le sort s’acharnerait-il sur nous ? Pourquoi autant de problèmes à cause d’Aya ?

Une fois encore, Aya nous repoussait ! Voilà que maintenant Sylvie qui doit nous payer à manger, se rend compte que son portefeuille est resté à la maison, et sa carte resto refuse de marcher. Heureusement que dans ce fast-food, on paie avant d’être servi, sinon imaginez la honte sur nous, en train de faire la plonge ; lol !

Nous voilà ainsi dans la rue, toutes belles, affamées, comme de pauvres filles déshéritées.

Il est 22h, nous sommes assises dehors, au bas de l’immeuble dans lequel vit Suzanne quand Lucie se rend compte qu’elle a perdu son bracelet qui était à son  poignet.

Cette fois-ci, c’était trop ! Dieu nous avait donné suffisamment de signes pour que nous restions à la maison.

Ce fut une soirée complètement gâchée ! Nous avons dépensé pour les tickets et le transport pour ne rien voir au final.

Crédit Photo: Edwige Molou
Crédit Photo: Edwige Molou

Je ne veux même pas chercher à regarder sur Internet, car on ne sait jamais avec Aya. Il ne faut pas qu’en voulant télécharger ou regarder, que mon ordinateur  subisse la colère de Aya.

S’il vous plait si vous la rencontrez, dites-lui de ne plus venir, ici à Dakar. Vraiment, on sait qu’elle nous aime mais qu’elle reste à Yopougon !

 

 


Entre « botokoins », « car rapide » et « collégiennes » !

Cette fois j’ai eu de la chance, le professeur nous a vite libérés, quelle joie de pouvoir rentrer avant 18h30 ! Je décide donc de passer voir la tata chérie pour un ravitaillement en « botokoin » et en « beignet d’alloco » ou pour les Ivoiriens « gbofloto » et « klaklo ». Bref la consigne « éviter de grignoter entre les repas », ne me concerne pas.

Botokoins ou gbofloto
crédit photo: Google Images
Beignets alloco ou klaklo
crédit photo: Google Images

Me voilà donc mêlée à cette immense clientèle qui ne fait que crier dans tous les sens afin d’être servie. Des sénégalais, des ivoiriens, des béninois, des togolais et j’en passe, tous sont conquis  par les produits de notre tata chérie togolaise.

Je ne peux m’empêcher de regarder avec inquiétude ces sénégalais qui demandent à la tata de  mettre du sucre sur leur « klaklo ou beignet alloco », ou encore ceux qui mettent « des pastelles ou fataya » dans le pain.  A bien y penser, ce n’est pas si étonnant que ça, car quand je pense à la fois où j’ai vu un sénégalais mettre du piment dans son pain qui contenait du chocolat, je peux m’attendre à tout !

La tata me sert enfin, je peux donc aller prendre mon « car rapide » pour rentrer à la maison.

Ah ce fameux « car rapide » qui est d’une rapidité très douteuse !

Avant même qu’il n’ait garé, nous prenons d’assaut le car pour être sûrs d’avoir une place assise.

car rapide
crédit photo: Google Images

Je n’ai jamais autant apprécié le car rapide qu’en ce jour.

J’ai eu la malchance ou la chance si on veut, de monter dans le car avec trois collégiennes de Sixième. Il  y avait une à côté de moi, une autre derrière le chauffeur et la troisième juste au milieu.

Celle du milieu et celle de derrière le chauffeur n’arrêtaient pas de parler. Entre la chaleur qui à mon avis avoisinait les 40°, et les conversations « bidon » de ces petites filles, je ne savais plus où mettre la tête. «… C’est la deuxième fois que je prends le car rapide… », « … Elle m’a vu à la cantine et elle a dit un truc genre, elle a changé de classe car elle ne veut pas croiser certaines personnes… », « … C’est mon amie, si elle part dans une autre école en sixième je vais la suivre… » ; Elles n’arrêtaient pas.

Moi qui voulais satisfaire mon estomac durant le trajet, me voilà en train d’écouter des petites filles qui n’ont apparemment pas de problème. C’est vrai qu’elles sont dans la période d’insouciance et qu’elles ne connaissent pas encore la dureté de la réalité.

Je pensais que le fait d’entendre ces jeunes filles étaient une réelle punition mais ce qui m’a complètement anéanti, c’est quand la troisième, assise à côté de moi s’est levée. Je croyais qu’elle descendait mais hélas non, elle s’est juste levée pour signaler à la fille assise derrière le chauffeur qu’elle était en colère car l’autre ne discutait pas avec elle.

Je pensais que j’hallucinais, je la regardais mais je n’en revenais toujours pas. Elle s’était assise à nouveau, la main sous le menton comme si elle avait tous les problèmes du monde.

« Est ce que tu résous la problématique des repas à cuisiner chaque jour ? Est-ce que tu à des crises financières qui t’obligent à devenir plus qu’un gestionnaire ? Est-ce que tu supportes la chaleur car tu ne peux pas te permettre de payer un ventilo parce que tes poches sont trouées ?? », Aurais-je voulu lui lancer à la figure. Mais je comprenais, à leur âge c’est l’insouciance totale.

Et elles continuaient, l’une dans sa mine dépitée, les autres dans leurs discussions interminables.

Enfin, je finis par arriver à mon carrefour. Une amie de classe avec qui j’étais montée dans le car me fait remarquer à quel point ces collégiennes étaient soûlantes.

Bref, je suis heureuse de savoir que je n’étais pas la seule à m’ennuyer d’elles.

Ce fut quand même une bonne journée ! Même si les petites m’ennuyaient quelque fois, elles ont quand même réussi à me faire sourire durant tout le trajet car j’imaginais à quel point, elles énervaient les dames assises juste à leurs côtés…

Pour finir, je présente mes très sincères condoléances à toute la famille « botokouin ou gbofloto » et « beignet alloco ou klaklo », pour le décès de leur fils, frères, cousins, amis. Ils étaient bons mais une fois dans ma chambre, je ne les ai pas épargnés ! 🙂

 


C’est un véritable enfer !

crédit photo: https://www.gbich.com/img/news/mini/13197413421.jpg

 

« Se réveiller tôt », d’autres diront que c’est la solution. Mais quand bien même se lever avant le cri du coq, les embouteillages à Abidjan, personne n’y échappe, et c’est un véritable enfer …

Ce matin là en quittant la maison, mon trajet était clair : une fois à la gare d’Abobo, je prends un gbaka* pour Adjamé, ensuite un waren** pour Saint-Jean et c’est gagné! Mais c’était trop beau pour être vrai.

Une fois à la gare, je ne trouve que des « gbakas »qui s’arrêtent au Zoo. Quelle poisse ! Je suis déjà en retard et je ne veux pas perdre davantage de temps en prenant un véhicule qui prendra au moins trente minutes pour me laisser à mi-chemin.  La décision s’impose; il me faut prendre un Taxi-compteur même si cela me reviens à cinq cent francs plus cher. Décidément, la planification c’est de la divination (Rework).

Pas moyen de trouver un taxi libre. Je me permet donc de regarder tous ces travailleurs qui déjà largement en retard, se regroupent pour des « co-taxirages » avant de courir dans tous les sens pour avoir un taxi.

Trente minutes d’observation et je réalise qu’il me faut m’éloigner de ces travailleurs pour espérer atteindre ma destination; c’est clair, je ne fais pas le poids face à ces colosses.

Ce n’est que dix minutes plus tard que je trouve un taxi, après une lutte intense avec quelques co-taxireurs qui apparemment, étaient à mes trousses. Moi qui croyais que je n’allais payer que cinq cent francs plus cher, me voilà en train de payer mille francs plus cher en pensant au magnifique garba*** que j’aurais pu avoir avec ce surplus.

Et même à ce prix là, mon retard s’étend davantage car il y a trop d’embouteillages. J’ai mis du temps à comprendre mais finalement je réalise que toutes ces difficultés pour trouver un moyen de déplacement étaient dues aux embouteillages.

« Donc affaire d’embouteillage là, c’est partout! », s’exclame le chauffeur qui apparemment avait refusé certaines destinations à cause des embouteillages.

Je me demande alors, pourquoi est ce qu’il y a tant d’embouteillage à Abidjan ?

les réponses semblent évidentes: il y a trop de véhicules à Abidjan, peu de voiries et enfin on dira qu’il y a beaucoup trop de population à Abidjan.

Alors, que faut-il faire ?

Je crois qu’il faut vraiment développer les transports en commun en créant des entités assez structurées en plus de la seule compagnie de transports urbains, pour faciliter le déplacements des Abidjanais.

Il faut aussi désengorger la ville d’Abidjan en essayant de décentraliser toute l’administration publique. Aussi permettre aux gens de travailler à distance et venir le moins possible sur Abidjan grâce au TICs.

Et c’est évident qu’il faut développer le réseau routier de la Côte d’Ivoire afin que les populations se déplacent facilement et rapidement.

Je finis quand même à atteindre ma destination avec plus d’une heure de retard.

 Vraiment, la question des embouteillages à Abidjan, est un problème à prendre au sérieux, car ils me retardent,retardent le travailleur, le citoyen lambda, l’administration ainsi que tout le pays; conséquence la Côte d’Ivoire cherche toujours comment émerger !

 

*gbaka : car de transport en commun

** waren : taxi en commun

*** garba: met ivoirien composé de semoule de manioc accompagné de thon frit