Robert Genicot

Pourraient-ils sortir du Brexit?

Le titre est sans doute mal choisi, mais volontairement accusateur. Depuis le temps que cela dure, ne faudrait-il pas avoir la fermeté de faire en sorte que ce qui a été « voulu » par une majorité de britanniques (même s’ils n’en connaissaient pas les tenants et aboutissants), à un moment M, magouillé par des ultras « cons », dans cette Europe qui tente encore de se former, soit bel et bien la réalité des choses, et dire bye-bye à ces « englishes », qui ne respecte rien?


Brosnan, Brody & Atias au Festival du Film d’Ostende

Pierce Brosnan, Adrien Brody & Moran Atias lors du Festival du Film d'Ostende. Photo (c) Robert Genicot
Pierce Brosnan, Adrien Brody & Moran Atias lors du Festival du Film d’Ostende. Photos (c) Robert Genicot

Pour une « petite » ville belge, organiser un Festival du Film relève du défi. Pourtant, cette année la huitième édition du FFO 2014 fut un grand cru. La présence d’acteurs de renom y est sans doute pour quelque chose. Mais pas seulement, car la projection de nombreux films en « avant-première » fut aussi l’occasion de découvrir une affiche d’exception. Ce Festival se veut surtout la promotion du film néerlandophone, sans pour cela oublier les autres langues et réalisateurs. C’est ainsi que le FFO s’est engagé à faire connaître, de par une contribution avec d’autres festivals (comme celui de Namur, en partie francophone du pays), les sorties récentes, ou non, des productions non flamandes. Côté « français », un merveilleux film de Benoît Jacquot: ‘Trois Cœurs », avec l’autre Benoît… Poelvoorde, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve et Charlotte Gainsbourg.

Mais aussi, Henri de Yolande Moreau, avec Pippo Delbono, Miss Ming et Jackie Berroyer. Deux productions participant au FIFF (Festival International du Film Francophone de Namur). Mais ce qui fit déplacer la foule, ce fut les « étoiles » décernées aux acteurs venus d’un peu plus loin. En premier lieu, l’ex-James Bond, s’il n’apprécie pas trop ce terme, Pierce Brosnan venant présenter « The November Man » (sortie le 1er octobre), le dernier thriller de Roger Donaldson. Ensuite, un duo de charme, composé d’Adrien Brody (Oscar en 2003, pour le Pianiste) et Moran Atias, pour l’avant-première de « Third Person » (sortie le 1er octobre). Physiquement présents, ces trois noms du grand écran firent le bonheur de leurs nombreux fans.

Certes, ce ne furent pas les seules occasions de visiter le Festival ostendais. A l’affiche cette année, d’autres productions, comme « A Most Wanted Man » (L’Homme le plus recherché) avec la prestation exemplaire -la dernière du reste, puisque l’acteur décéda en février dernier, suite à une overdose- de Philip Seymour Hoffman, ou encore Calvary (sortie le 1er octbre), absolument intense, déroutant dans son final, d’une force incroyable sous l’air d’une balade irlandaise. Un Brendan Gleeson impérial, portant la soutane d’un autre temps.

Cette petite liste est bien trop restrictive pour donner le fil conducteur de ce Festival, bien d’autres films furent à l’affiche, dont un bon nombre de courts métrages, mais aussi de documentaires, comme « Le Rêveur d’Ostende », réalisé par un « jeune pensionné », Land van Wynsberge, racontant en 35′ les liens entre Ostende, la belge, et Ostende, l’argentine. Car beaucoup de personnes ignorent cette entité de l’autre bout du monde, ayant pour origine un Belge, du nom de Fernand Robette, voici plus de 100 ans. pour plus de détail sur ce FFO 2014, je vous invite à retrouver les publications sur mon blog Ostende Sur Mer.

Les albums photos:

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Photo (c) Robert Genicot
Pierce Brosnan Photo (c) Robert Genicot
Photo (c) Robert Genicot
Moran Atias & Adrien Brody Photo (c) Robert Genicot

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Laurence Sénéchal de retour en Belgique (vidéo)

Laurence Sénéchal et la petite Imany. Photo c SudPresse
Laurence Sénéchal et la petite Imany. Photo c SudPresse

On se souvient de cette dame retenue en République démocratique du Congo, pour avoir tenté de quitter le territoire avec sa fille adoptive. Condamnée à six mois de prison, Laurence Sénéchal vient de recouvrer la liberté, et est revenue en Belgique ce matin. A Bruxelles National, l’émotion était de mise, et on le comprend fort bien. D’autant que l’adoption fut réalisée en bonne et due forme, mais voilà, pour des raisons obscures, c’est le moins que l’on puisse écrire, les autorités congolaises interdirent toute sortie du territoire d’enfants.

Après quatre mois et demi passé en centre hospitalier, Laurence fut libérée à la condition de passer quelques jours en détention. Cette décision de la ministre congolaise de la Justice, Wivine Mumba Matipa, fut suivie d’effet, c’est pourquoi Madame Sénéchal a pu revenir ce matin revenir au royaume. Fin d’une mascarade de justice, et d’une politique giratoire en ce qui concerne l’adoption dans cette partie d’Afrique. Fort heureusement la petite Imany retrouve sa maman adoptive, et peut entrevoir une existence heureuse. C’est tout le mal que nous souhaitons à cette famille des Bons Villers, petite entité hennuyère, en Belgique francophone.

Vidéo de RTL-TVI, ce matin à l’aéroport de Zaventem.


Le proprio habitait la cave (photos)

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Photo (c) Robert Genicot

En débutant cette nouvelle rubrique : Le saviez-vous ?, nous n’avons pas la prétention de vous apprendre énormément de choses. Néanmoins, quelques petites astuces, endroits, pratiques de la vie de tous les jours, et ce toujours en rapport avec la mer du Nord et la côte. Commençons par la spécificité des fenêtres conduisant à la… cave. Pour les plus observateurs, lors de la promenade en rue, dans beaucoup de villes côtières, l’œil doit être attiré par ce genre de pratique architecturale. Mais savez-vous pourquoi?

La raison est assez simple. Les propriétaires de ces maisons étaient bien loin des grands groupes immobiliers. Leur bien, ils l’habitaient toute l’année sauf, les deux mois d’été. Pour rentabiliser quelque peu, ils louaient leur bâtisse, rez-de-chaussée et étages, et devaient trouver une solution pour se loger. Alors, ils aménagèrent un « studio » au sous-sol, et le tour était joué. Le reste de l’habitation accueillait les touristes. Avec cette solution, le proprio gardait toujours un œil, discret, sur son bien, et se permettait ainsi une rentrée d’argent. Des années plus tard cette pratique disparut avec la construction d’immeubles plus imposants permettant une autre forme de location.

Voici quelques exemples de ces maisons où on trouve encore des traces de fenêtres aux caves :

Rue Jules Peurquaet :

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Rue de Rome:

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Photos ©: Robert Genicot

Publié sur mon blog: Ostende Sur Mer


Sculptures sablonneuses, ou l’art à l’état pur

Festival de Sculptures de Sable à Ostende. Photo Estelle Petit
Festival de Sculptures de Sable à Ostende. Photo (c) Estelle Petit

Il existe ainsi des moments magiques qu’il importe de vivre. Ce Festival de Sculptures de Sable d’Ostende en est un. Des artistes, le mot est faible, venu du monde entier revisitent le monde de Disney, dans des monuments sablonneux, où la précision ne fait certes pas défaut. Du vrai art, effectué avec un matériau très sensible, mais dont le rendu vaut vraiment la peine d’un petit détour. Festival à visiter jusque fin août, sur la petite plage d’Ostende, après quoi la fin de l’année verra le même exercice, mais cette fois réalisé dans la glace, lors des fêtes de fin d’année à Bruges.

Pour les lecteurs ne pouvant se rendre en Belgique, nous vous présentons quelques photos de ce spectacle, de même qu’une vidéo, avec l’aimable autorisation et participation de Monsieur Alexandre Deman, le fondateur et manager du Festival.

Pour toutes les informations sur le Festival: https://www.sculpturesdesable.be/

Les photos: > Clic sur les images pour agrandir <

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La vidéo:

 


Le premier tir au but des Pays-Bas était il valable ?

Des vidéos amateur pris par des spectateurs dans le stade lors du match Pays-Bas – Argentine lors de la séance des tirs au buts jettent le doute sur le premier penalty de Vlaar. Y avait il but ou pas ?

Ron Vlaar, l’héroïque défenseur des Pays-Bas durant cette Coupe du monde, est le premier en ce mercredi à s’avancer pour tirer le penalty. Il s’élance, tire sur la droite de Romero, qui stoppe le cuir. Mais ce qui a échappé à beaucoup de télespectateurs, c’est la fin de l’action. Regardez cette vidéo filmée par un spectateur juste après le tir :

Le ballon est arrêté, revient vers Vlaar qui fait mine de le toucher avec l’épaule mais ne pas le toucher, et le ballon prend un rebond qui le fait revenir vers le but et semble-t-il franchir de justesse la ligne de but. Voici une autre vidéo plus explicite d’un autre angle : 

Quelle est la règle ?

 

Si on en croit les arbitres internationaux qui s’expriment sur le sujet, un tir au but n’est terminé que lorsque le ballon s’arrête de rouler. Le joueur qui a tiré n’a pas le droit de toucher le ballon une deuxième fois.

Ici, il semblerait que le ballon n’ait pas totalement franchi la ligne. Comme le montre ce Vine ci-dessous réalisé avec la caméra à l’intérieur du but. Si le ballon était rentré, la goal-line technology aurait a priori prévenu l’arbitre du but, ce qui n’a pas été le cas pour une histoire de quelques centimètres.

Cette règle méconnue a donné lieu à des tirs aux buts a priori ratés et pourtant validés. Voici un précédent filmé en Tunisie.

Mais pourquoi ne pas contester ?

 

Ce que je ne comprend pas très bien avec le recul, c’est l’attitude des Néerlandais. Ne protestant pas le moins du monde, sans doute estimant qu’il y avait encore 4 chances de vaincre. A moins bien entendu qu’il s’agisse de tout autre chose que de football. Toujours est-il, à notre avis, la finale ne sera pas une partie de pousse ballon, et nous espérons que la Mannschaft punira cette équipe fantôme d’Argentine, ou du moins vengera la Belgique, par une victoire sans conteste.

Robert Genicot à Ostende, Belgique


Les Diables rouges rentrent tête basse en Belgique

Sortis de la compétition par l’Argentine, les Diables rouges belges sont rentrés au pays. Malgré un parcours plus qu’honorable, ce retour du Brésil s’est fait dans une ambiance plutôt morose, au grand dam des supporters… (Crédit photo : fdecomite, Wikimedia Commons)

Être éliminé en quart de finale par l’Argentine, et de manière immérité, ce n’est pas la même chose que de se prendre raclée comme le Brésil face à l’Allemagne. Alors pourquoi ce retour « tête basse » des Diables rouges au pays ? « Nous voulions aller plus loin !« , s’expliquent les joueurs. « Merci pour ce beau parcours », rétorquent les supporteurs.

On ne s’explique pas la volonté de Marc Wilmots de ne vouloir rien faire de festif pour ses Diables, alors que tout un peuple s’est unifié autour d’eux lors de ce Mondial. Sept petites minutes pour saluer leurs fans! Pas sympa, Messieurs les joueurs…

« Pas de fête en Belgique »

A l’issue de la rencontre fatale, l’entraineur belge avait fait la déclaration suivante : « Il n’y aura pas de fête en Belgique« . Samedi soir, toute la population noir-jaune-rouge se demandait si elle ne rêvait pas, ou plus. Car de rêve, il en fut question lors de cette Coupe du Monde.

Y aller relevait déjà de domaine de l’onirique, après une disette de douze années. Passer le premier tour, en tête, sans défaite, premier de la classe, cela contribuait à affoler encore plus les têtes. Passer les huitièmes – par la petite porte il est vrai – mais pouvoir faire partie des huit meilleurs, là on ne rêvait plus, on y était.

Les joueurs n’ont pas senti les vibrations des fans restés au pays

En revanche se prendre un but, dans le premier quart d’heure contre l’Argentine, et devoir courir après le score, cela redevenait du réalisme. Mais ne pas vouloir organiser un fête pour « remercier » toutes les personnes qui croyaient en cette équipe, non on ne peut abonder dans ce sens.

Trop de kilomètres séparaient Wilmots des fans, sans doute. Il ne pouvait sentir toutes les vibrations belges après chaque rencontre. Il ne devait pas, dans son franc parlé habituel, déclarer de telles choses. On fait, on fait pas… et le supporteur lambda ne s’y retrouvait pas.

Rendez-vous le 6 septembre ?

En fin de compte, une petite sortie des Diables de… 7 minutes, alors qu’ils passèrent bien plus de temps près du Roi, dans une réception aux frais des contribuables, avant de s’en aller pour de bon ! Qu’ils ne viennent pas se plaindre de n’avoir pu réunir que… 5.000 personnes sur la Place des Palais de Bruxelles. On nous dit qu’il y aura une « fête » le 6 septembre, alors que les gamins seront rentrés à l’école et que les parents au travail (bien que ce soit un samedi). Merci la fédération, merci monsieur le coach, merci monsieur le capitaine, merci les Diables, pour cette reconnaissance de VOS supporteurs.

Tout comme un artiste ne peut pas vivre sans ses fans, tout comme un écrivain ne peut subsister sans ses lecteurs, une équipe de football ne peut résister au temps sans ses adeptes.

Les laisser tomber comme cela relève du non-respect, et nous ne vous félicitons pas. Les plus acharnés espèrent maintenant voir la qualification pour l’Euro 2016, en France. Pour les autres, ils se réservent le droit d’attendre pour voir…

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Belgique : »Les Diables rouges sortent grandis du Mondial »

Après un parcours sans faute, la Belgique s’est finalement inclinée face à l’Argentine en quarts de finale sur le plus petit des scores (1-0). A Ostende, notre contributeur fait le point sur un Mondial réussi et sur une génération de joueurs qui l’a fait rêver.

Voilà, le rêve est terminé… Mais, oh combien il fut bon de rêver. Ces jeunes joueurs belges nous ont fait vibrer, et même si l’élimination survient en quart de finale, force est de constater que ces Diables firent de cette campagne brésilienne un exemple du genre. Tout au plus, ils eurent le mérite de « rassembler » tout un peuple qui, généralement, se déchire pour des futilités linguistiques. A cela, nous devons dire un grand « MERCI » à la bande à Wilmots.

 

Photo Robert Genicot
Photo Robert Genicot

 

Ce Diable… de Messi ! 

On savait l’Argentine forte, mais aussi « prenable », au vu de leurs prestations depuis l’ouverture du Mondial. On se doutait que la clé d’une éventuelle victoire se situait au niveau de Lionel Messi. On devait tout entreprendre afin de museler ce fin technicien du ballon rond. Ce fut en quelque sorte ce que les Diables firent, mais voilà une rencontre de football se joue par équipe de onze…

La moindre petite erreur, en l’occurrence celle de Kompany, allait se payer cash, mais on ne peut jeter la pierre au capitaine des Diables rouges, certainement pas. La Belgique sort de cette Coupe plus forte que jamais, et nous ne serions pas étonné de la voir briller de mille feux lors des prochains grands rendez-vous, et pourquoi pas dans deux ans, lors du championnat d’Europe en France.

 

L’hippodrome Wellington d’Ostende a vibré

Avant la rencontre, dans un hippodrome Wellington accueillant 10.000 supporters, l’ambiance se voulait résolument optimiste, et c’est tout naturellement que la Brabançonne fut reprise en cœur par tous, Flamands et Wallons.

Après un bon début, le but de Gonzalo Higuain vient gâcher la fête. A la mi-temps, les supporters des Diables veulent encore y croire, à l’image de Jean-Marie de Huy qui nous dévoile sa vision de la suite du match.

On le sait, la seconde partie du match ne permit pas à la Belgique d’inscrire le but qui pouvait tout changer. Les supporters ne cachaient pas leur déception, à l’issue de cette belle campagne brésilienne. Deux jeunes supporteurs, Gilles et Julien, reviennent sur ce match.

En définitive, les Diables rouges ont réussi leur Coupe du Monde, et la Belgique du foot en sort grandie. Les rêves les plus fous regardaient vers la finale, ils n’auront pas été suivis, mais certain que l’avenir resplendira. Merci Monsieur Wilmots, Merci les Diables.

Cliquez ici pour voir les photos de l’hippodrome de Wellington !

 

Vidéos et Photos: Robert Genicot à Ostende, Belgique


Belgique : maintenant tout est permis

Même si les Diables rouges ne furent pas au top pour les rencontres du premier tour, ce huitième de finale face aux Américains a permis au Monde du foot de reconnaître tout le bien que l’on pensait des hommes de Marc Wilmots. Certes, il fallu « encore » attendre de nombreuses minutes avant de savourer la délivrance, notamment à cause d’un portier américain, Tim Howard de grande classe : le portier d’Everton a été le grand responsable de l’angoisse des fans des Diables rouges. (Crédit photo : Robert Génicot)

L’aventure se poursuit donc vers un quart historique, puisque excepté 1986 et Mexico, jamais les Diables ne sont allés aussi loin dans cette compétition.

Avant le Mondial brésilien, pourtant, beaucoup prédisaient un bel avenir aux jeunes joueurs de la sélection « flamingo-wallone », et jusqu’à présent, même si tout ne fut pas parfait, ils gardent le cap et démontrent qu’ils peuvent aller plus avant encore.

Au tour des Argentins

Samedi prochain, à 18h (heure belge) tout est permis. A voir le match que nos futurs adversaires argentins ont disputé face à la Suisse, difficile de dire qu’ils représentent un obstacle vers les demis. En effet, les Helvètes ont tenu en échec Messi, et ont été bien prêts de passer à l’échelon supérieur.

Après cette courte victoire des Argentins – but de Di Maria sur une ouverture de Messi à la 118′, dans les prolongations – on se dit qu’il faudra venir prendre les « petits belges« . Cette expression n’a plus aucune raison d’être, lorsqu’on voit les équipes éliminées dès le premier tour, comme l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, et le Portugal, pour ne citer que les européens.

Go Belgium Go !

Oui, les supporters des Diables rouges ont le droit de rêver d’une demi-finale, contre les voisins des Pays-Bas, ou contre les surprenants Chiliens. Mais nous n’en sommes pas encore là, et comme le dirait l’entraineur Marc Wilmots :

 » Tu sais, on prend les match un à un. Pas la peine de se mettre la pression. Je sais ce que je fais, le scénario est dans ma tête. L’Argentine ? Une grande nation, mais on n’a pas peur. »

Après cela, que dire de plus… Go Belgium Go !

L’ambiance était encore une fois de mise à l’hippodrome Wellington d’Ostende, malgré un vent froid venant de la Mer du nord. Des supporters à demi-mot confiant, pour une fin de match euphorique, sanctionnant une nouvelle et précieuse victoire (la quatrième, dans cette Coupe du Monde), qui propulse les Diables rouges en quart de finale.

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Belgique-Etats Unis : les Diables rouges face au piège américain

On ne peut certainement pas écrire que nos Diables Rouges se sont qualifiés pour les huitièmes avec brio, mais l’important était de passer ce premier tour. Pour la suite, advienne que pourra, les plus pessimistes sont déjà battus. Mardi, nous verrons donc une confrontation américano-belge, avec l’espoir de poursuivre l’aventure brésilienne. (Crédit photo : Jarrett Campbell, Wikimedia Commons)
Face à la Corée du Sud le 2 juin, l’engagement des Belges a été de tous les instants, et si on excepte la « vilaine » faute de Steven Defour (même si dans d’autres lieux, les arbitres ont été moins vifs sur le carton rouge…). Mais mêmes en infériorité numérique, Diables ont eu le mérite de s’imposer.

Une troisième victoire en autant de rencontres, un 9/9 jamais vu en phase finale de la CDM, avec des joueurs qui en ont encore sous le pied.

Des erreurs à corriger

Marc Wilmots le disait déjà avant cette rencontre asiatique, et continue de le proclamer : ses joueurs sont frais et avides de passer au cap supérieur. Pour ce faire il faudra faire du « steak haché » des Américains, et pas seulement un hamburger de dinde.

Néanmoins, il ne faudra pas trop rêver : les lacunes constatées lors des trois premiers matches devront être corrigées au plus vite. Le coach aura eu quatre jours pour redresser la barre. Mais, faisons lui confiance, le retour des avertis (Alderweireld et Witsel), ainsi que de Kompany -on peut l’espérer- et un onze de base modifié devraient nous valoir de plus beau jeu, et surtout une attente nettement moins longue de l’ouverture du score.

Attention aux USA

Toutefois, attention aux Etats-Unis car les hommes de Jürgen Klinsmann ne font pas que de la figuration dans ce Mondial. Même s’ils furent défaits par les compatriotes de leur entraîneur – revers 1-0 face à l’Allemagne – il n’en reste pas moins vrai qu’ils peuvent se targuer d’avoir battu le Ghana (1-2) et d’avoir fait plier le Portugal de Cristiano Ronaldo (2-2). Alors attention au danger.

Mais les Belges y croient « dur comme fer », et dans cet optique certains se veulent rassurants, ou rassurés, comme Monsieur Roland Backaert, qui y va de sa petite chansonnette afin de stimuler tout un pays, toujours aux prises de ses querelles linguistiques..

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Les Diables doivent gagner

Photo: Robert Genicot
Photo: Robert Genicot

Tactiquement, les Diables Rouges doivent absolument remporter leur dernier match de poule, même si au stade des huitièmes de finale de la Coupe du Monde il n’y a pas de « petites équipes ». Tout comme la France, la première place du groupe peut mettre les hommes de Marc Wilmots dans un excellent état d’esprit. Rencontrer les États-Unis, lors du prochain tour, en lieu et place de la Mannschaft, doit en effet entrevoir un délai supplémentaire avant le retour au pays. Quoique!

La blessure de Vincent Kompany ne doit pas démoraliser

Deux joueurs (Alderweireld et Witsel) sur la touche pour carte jaune, mais aussi des blessures. En effet, Vermaelen souffre toujours, mais surtout l’incapacité de Vincent Kompany, qui ressent des douleurs à l’aine, lors de l’entraînement. Ce sera donc sans ces quatre joueurs, et pour la responsabilité du poste de capitaine, le coach national fera confiance à « Big Dan », Daniel Van Buyten. Ceci écrit, le clan belge se montre très confiant, même l’incident Lukaku, dimanche dernier ayant refusé de serré la main de Wilmots lors de sa sortie de terrain, semble terminé. Un groupe qui a faim, qui veut aller très loin, et surtout qui peut faire oublier Mexico’86. Tous les amateurs de foot du royaume l’espèrent, et même les non-fouteux, mais la partie peut en décider autrement. Rappelons-nous le coup de poker de la Grèce… La qualification pour les 8è assurée, la stratégie Wilmots opérera ce soir, et tous les observateurs désignent la Belgique en tête du classement du groupe H.

Voir la vidéo ICI

Les Diables joueront en noir…

Après le rouge, les Diables -du même nom- arboreront le noir dans leur confrontation avec la Corée. Cela ne veut pas dire que tous les supporters devront acheter un nouvel équipement pour cette soirée (match à 22h, heure belge), ils pourront jouer au douzième homme même s’ils continuent à porter la vareuse rouge. Ce sera la première fois que la Belgique jouera dans cette couleur, en match officiel. Le pourquoi de ce changement, la Corée fut désignée équipe jouant à domicile, et donc ayant le choix du maillot. Une première, mais avec cette tenue, les Diables battirent la Suède (0-2). Est-ce un présage? De toute manière, seule la place comptera, et donc le résultat, pour savoir si oui ou non il faudra se « farcir » l’Allemagne ou les States.

Des supporters confiants…

L’homme de la rue, amateur ou pas du ballon rond, ne semble pas indifférent à cette Coupe du Monde quelque peu spéciale: « Je ne me souviens pas d’une telle compétition avec tant de « grosses » équipes devant rentrer à la maison, dès le premier tour », nous disait Patrick, fervent supporter des Diables, mais aussi du KVO (club local d’Ostende -ville qui vit naître Origi-, évoluant en division 1). « On ne peut jamais dire qui va certainement gagner, même des formations comme l’Argentine, qui eu reçu une forte opposition de la part des Nigériens, ne méritant pas cette défaite. Pour moi, un nul aurait été logique. »

Pour Marianne, qui ne se rend au stade que pour voir évoluer son petit bout de gamin fan des Diables: « Pour moi, le foot je n’aime pas tellement. Je ne comprends pas toutes les règles, mais pour mon gamin cela représente beaucoup. Donc, nous avons décidé de l’inscrire dans un club, et avec le Mondial, on s’intéresse un peu plus. Les Diables iront loin, je pense, même si mon avis ne représente pas beaucoup, n’ayant pas de notions sur les autres équipes. Le plus important c’est que pour le moment on peut « un peu » oublier d’autres problèmes, comme l’impossibilité de faire un gouvernement… »

Quant on rencontre un « foot-sceptique » on sent bien que cela passe à des milliers de kilomètres, sans toute fois atteindre la Lune. Et dans le cas de figure: « J’en ai rien à faire du football, il existe bien d’autres problèmes dans notre « petite » vie, mais je dois dire que je serais devant mon écran de TV, ce soir, afin de voir si ces joueurs -qui gagnent très bien leurs vies- sont capables de vraiment mouiller le maillot! » distillait Jan, qui préfère le basket au ballon rond. A chacun ses goûts.

Toujours est-il, les Diables termineront le premier tour du Mondial en fanfare, mais savent également qu’ils doivent absolument vaincre les Coréens, et puis tous les espoirs sont permis.

Photo Robert Genicot
Photo Robert Genicot


Belgique : les Diables Rouges doivent gagner

Tactiquement, les Diables Rouges doivent absolument remporter leur dernier match du groupe H. Tout comme la France, la première place du groupe peut mettre les hommes de Marc Wilmots dans un excellent état d’esprit. Rencontrer les États-Unis, lors du prochain tour, en lieu et place de la Nationalmannschaft, permettrait d’entrevoir de rester un peu plus longtemps au Brésil. Quoique ! (Crédit photo : Erik Drost/Wikimedia Commons)

Deux joueurs – Alderweireld et Witsel – sur la touche pour carton jaune, deux autres blessés : en effet, Vermaelen souffre toujours de ses ischio-jambiers, tandis que Vincent Kompany ressent des douleurs à l’aine.

Ce sera donc sans ces quatre joueurs que la Belgique va se présenter jeudi face à la Corée du Sud.

Le brassard pour Big Dan

Pour le brassard de capitaine, le coach Marc Wilmots a décidé de faireconfiance à « Big Dan« , Daniel Van Buyten. Ceci écrit, le clan belge se montre très confiant, et même l’incident Lukaku – dimanche dernier, il refusé de serrer la main de Wilmots lors de sa sortie de terrain – semble terminé.

Un groupe qui a faim, qui veut aller très loin, et surtout qui peut faire oublier Mexico 1986 : voilà ce que tous les amateurs de foot du royaume l’espèrent, et même les non-footeux. Mais la partie peut en décider autrement. Rappelons-nous le coup de poker de la Grèce… La qualification pour les huitièmes assurée, la stratégie Wilmots sera encore primordiale ce soir, et tous les observateurs désignent la Belgique comme futur premier du classement du groupe H.

Les Diables joueront en noir…

Après le rouge, les Diables arboreront le noir pour  leur confrontation avec la Corée. Cela ne veut pas dire que tous les supporters devront acheter un nouvel équipement pour cette soirée, ils pourront jouer au douzième homme même en continuant à porter la vareuse rouge.

Pourquoi de ce changement ? Parce que c’est la Corée du Sud qui a été désignée comme l’équipe jouant à domicile, et donc ayant le choix du maillot. Avec cette tenue, les Diables ont déjà battu la Suède (0-2) en juin dernier.

Un bon présage ? L’important après le match, ce sera le résultat et donc le classement, qui permettra de savoir si il faudra se « farcir » l’Allemagne ou les States, voire le Portugal ou le Ghana, qui jouent plus tôt dans la journée.

Des supporters confiants

L’homme de la rue, amateur ou pas du ballon rond, ne semble pas indifférent à cette Coupe du Monde quelque peu spéciale. C’est ainsi le cas de Patrick, fervent supporter des Diables et du KVO, le club d’Ostende :

« Je ne me souviens pas d’une telle compétition avec tant de « grosses » équipes devant rentrer à la maison, dès le premier tour. On ne peut jamais dire qui va certainement gagner ! Même des formations comme l’Argentine – qui eu bien du mal mercredi face au Nigeria – ne méritant pas sa victoire. Pour moi, un nul aurait été plus logique.« 

De son côté, Marianne ne se rend au stade que pour voir évoluer son petit bout de gamin fan des Diables : « Je n’aime pas tellement le football. Je ne comprends pas toutes les règles, mais pour mon gamin cela représente beaucoup, me raconte-t-elle.  Nous avons décidé de l’inscrire dans un club, et avec le Mondial, et du coup s’intéresse un peu plus au ballon rond. Les Diables iront loin. Le plus important c’est que pour le moment on peut « un peu » oublier d’autres problèmes, comme l’impossibilité de faire un gouvernement… »

Même les « foot-sceptiques » comme Jan, qui préfère le basket au football, auront un oeil sur le Mondial :

« Je n’en ai rien à faire du football, il existe bien d’autres problèmes dans notre « petite » vie, mais je dois dire que je serais devant mon écran de TV, ce soir, afin de voir si ces joueurs – qui gagnent très bien leurs vies – sont capables de vraiment mouiller le maillot !« 

Toujours est-il que les Diables doivent terminer ce premier tour du Mondial en fanfare,  et vaincre les Coréens. Ensuite, tous les espoirs sont permis.


Origoal envoie les Diables rouges en huitièmes

Photo: Robert Genicot
Photo: Robert Genicot

La rencontre face à l’Algérie fut déjà difficile, celle contre la Russie dimanche dévoila encore un peu plus certaines lacunes des Diables Rouges. Grâce au jeune natif d’Ostende Divock Origi – devenu Origoal pour la circonstance – les joueurs de Marc Wilmots sont cependant parvenus à faire sauter le verrou russe en toute fin de partie. Une victoire sur le fil, suivie comme la précédente par la joie des milliers de supporters réunis sur l’hippodrome Wellington. (Crédit photo : Robert Genicot)

Le soleil rayonnait sur la ville balnéaire d’Ostende, et tout le monde pensait pouvoir assister à une bataille rangée, certes, mais à la portée des Diables.

Ce ne fut pas le cas : les Belges ont du attendre la 88e minute pour voir « enfin » le petit Origi – 19 ans – porter ses couleurs vers les huitièmes de finale. Parmi l’assistance du Wellington, peu de monde s’imaginait que Divock allait en claquer une afin de pouvoir poursuivre l’aventure brésilienne. Il l’a fait, et c’est bien ainsi.

Ambiance avant, pendant et après la rencontre

Avant ce dénouement sur le fil, la journée avait commencé dans l’ambiance brésilienne, avec danseuses et musique de circonstance. Ensuite, une fois le match débuté, le stress s’est installé, les mines se sont allongées.

Surtout qu’après le but salvateur, les quatre dernières minutes devenaient pratiquement insupportables pour des fans aux cœurs chancelants!

En fin de compte, l’important fut de prendre les trois points, et pour cela, rien à dire. Néanmoins, si la Corée du Sud jeudi prochain ne peut que décider de la place au sein du groupe H, il sera impératif de remporter aussi une victoire, car rencontrer l’Allemagne dans ces conditions de jeu pourrait signifier le retour à la maison au terme du second tour. Allez, on y croit, quand même !

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Belgique : Origoal envoie les Diables rouges en huitièmes

DIAPORAMA | La rencontre face à l’Algérie fut déjà difficile, celle contre la Russie dimanche dévoila encore un peu plus certaines lacunes des Diables Rouges. Grâce au jeune natif d’Ostende Divock Origi – devenu Origoal pour la circonstance – les joueurs de Marc Wilmots sont cependant parvenus à faire sauter le verrou russe en toute fin de partie. Une victoire sur le fil, suivie comme la précédente par la joie des milliers de supporters réunis sur l’hippodrome Wellington. (Crédit photo : Robert Génicot)

Le soleil rayonnait sur la ville balnéaire d’Ostance, et tout le monde pensait pouvoir assister à une bataille rangée, certes, mais à la portée des Diables.

Ce ne fut pas le cas : les Belges ont du attendre la 88e minute pour voir « enfin » le petit Origi – 19 ans – porter ses couleurs vers les huitièmes de finale. Parmi l’assistance du Wellington, peu de monde s’imaginait que Divock allait en claquer une afin de pouvoir poursuivre l’aventure brésilienne. Il l’a fait, et c’est bien ainsi.

Ambiance avant, pendant et après la rencontre

Avant ce dénouement sur le fil, la journée avait commencé dans l’ambiance brésilienne, avec danseuses et musique de circonstance. Ensuite, une fois le match débuté, le stress s’est installé, les mines se sont allongées.

Surtout qu’après le but salvateur, les quatre dernières minutes devenaient pratiquement insupportables pour des fans aux cœurs chancelants!

En fin de compte, l’important fut de prendre les trois points, et pour cela, rien à dire. Néanmoins, si la Corée du Sud jeudi prochain ne peut que décider de la place au sein du groupe H, il sera impératif de remporter aussi une victoire, car rencontrer l’Allemagne dans ces conditions de jeu pourrait signifier le retour à la maison au terme du second tour. Allez, on y croit, quand même !

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Belgique : 4.000€ pour un camping pourri

COUP DE GUEULE | Tout un pays derrière son équipe nationale, et plusieurs milliers de supporters ayant fait d’énormes sacrifices afin de pouvoir soutenir les joueurs là même où se dispute la Coupe du monde. Rien  de plus normal, si on a vraiment le foot dans la peau. Par contre, devoir débourser plus de 4.000€ pour effectuer le voyage vers le Brésil, et faire du camping, il y a un pas que certains ne digèrent pas. / Le DEvillage concentre les critiques, photo @pspcommunications

Bon d’accord, cette somme représente « aussi » le voyage vers la Mecque du foot, et ce n’est certes pas négligeable. Mais au delà de cela, comptons une somme d’environ 2.500€ pour le logement dans ce qui devait être le paradis sur place, le fameux « Devillage », sous la houlette de l’Union belge de football, et être reçus comme « des animaux », les supporters belges s’insurgent. Dès l’arrivée sur place, ils purent constater que le camping était loin d’être au Top.

 

Reportage de la chaine web DH.be.

De multiples choses ne fonctionnaient pas, et une semaine après le début des hostilités, on est toujours dans l’enfer, mais pas du jeu. Problèmes d’eau chaude, de nombre de douches, d’hygiène, de danger d’électrocution, et on en passe, font monter la colère des fans des noir-jaune-rouge. Le bras de fer entre la fédération et les pauvres supporters n’est pas prêt de s’estomper. Il en revient que l’URBSFA sous-traite l’organisation à une firme néerlandaise, Oranjecamping, et donc ne peut assurer l’entièreté des promesses véhiculées sur la contrat de location des fans.

Bataille au sein des installations, et les deux camps ne peuvent s’entendre. « On n’a rien signé avec Oranjecamping, on a juste signé avec l’Union belge. » scandent les les uns. « Une « Happy Hour » sur les bières le soir même de la réunion entre 17 h 30 et 19 h, un ticket de bus pour se rendre à Copacabana et une réduction (permanente) du prix des boissons de 2,25 euros à 2 euros », propose Jokko de Wit, le responsable de la société sur place. Mais à cela les supporters rétorquent: « Pour la bière, on n’en a pas besoin, elle est moins chère là-bas et meilleure… »

Le conflit s’enlise, et les jours passant, rien de neuf à l’horizon, si ce n’est qu’une compensation financière de 50 euros par personne et par nuit « devrait » être accordée aux campeurs du Devillage. Ajoutons que plusieurs d’entre-eux quittèrent les lieux, pour se rendre dans des hôtels, sous de meilleures conditions.

Espérons toutefois que la situation s’améliorera, d’autant que les Diables Rouges ne sont pas prêts de revenir en Belgique…


Mondial 2014: état déplorable du camping « Devillage » réservé aux Belges à Rio, sur RTL.be

 

Robert Genicot, Mondoblogueur à Ostende, Belgique


Belgique : supporter, oui, déborder, non!

Au terme de la victoire des Diables Rouges sur l’Algérie mardi, tout ne fut pas « rose » dans le royaume. En effet, aux scènes de liesse -très compréhensibles – vinrent se greffer des débordements,  avec le décès d’un supporter à Bruxelles. Dans plusieurs villes, l’affrontement entre fans des Diables et des Fennecs ont obligé les forces de l’ordre à revoir leur plan d’encadrement de la prochaine soirée et le match contre la Russie dimanche à 18 heures. (Crédit photo : Robert Génicot)

Déjà, bien avant le début de cette Coupe du Monde 2014, les autorités belges avaient pris des mesures afin d’interdire la vente d’alcool aux abords des écrans géants. Cette pratique fut respectée, sans doute, mais visiblement pas assez.

A Bruxelles, un homme d’une quarantaine d’années a fait le malin en escaladant une statue de la Bourse, et malheureusement fut déséquilibré avant de chuter tête première sur le sol. Transporté très vite à l’hôpital, il est décédé le lendemain matin décès. Par ailleurs, les forces de l’ordre ont dut s’interposer entre partisans belges et algériens.

Incidents à Charleroi, La Louvière et Nivelles, Liège…

Aux abords du stade du Heysel – enceinte mythique, marquée par le triste le souvenir de la finale de la Coupe  d’Europe des Champions 1984-1985 entre Liverpool et la Juventus avant laquelle 39 personnes furent tuées et 600 autres blessées – on enregistra aussi des « mouvements d’humeurs » entre supporters.Ce fut également le cas à Charleroi, à La Louvière et à Nivelles. Dans un autre endroit, à Hannut, un policier fut blessé. A Liège, les supporters belges, cette fois seuls, montèrent à l’assaut de bus des transports en commun, où se trouvaient des voyageurs tout à fait étrangers à la cause du football. Pas étonnant que des réunions de crise se soient tenues un peu partout, afin d’étudier la manière de stopper ce genre d’actions et de renforcer la sécurité lors du prochain match. Néanmoins, il faut bien souligner que les supporters russes seront bien moins nombreux que les Algériens. Par contre, l’alcool sera encore et toujours le centre d’intérêt de préoccupations des fans de foot.

Interdiction de vente d’alcool « fort » deux heures avant et après les matches

Parmi les mesures prisent par les autorités de la ville d’Hannut, celle d’interdire la vente d’alcool – principalement des spiritueux, whisky ou encore vodka – est la plus importante.

La bière est quant à elle épargnée par l’arrêté du bourgmestre (maire) de la cité. Si on ne peut pas vendre, personne n’interdit en revanche de venir équipé… Et on voit mal comment mettre en place une fouille de supporters, alors qu’il ne s’agit pas de stades, ni de salles, mais bien d’endroits ouverts, comme les places communales.

Pour la police fédérale, le souhait le plus cher n’est autre que la fête -car en somme la Coupe du monde doit être avant tout une fête – se passe dans une excellente ambiance, sans devoir contenir les débordements, et en respectant l’autre.

Espérons que la soirée de dimanche sera l’occasion de réellement faire s’amuser, avant, pendant et surtout après la rencontre Belgique-Russie.

Robert GENICOT, Mondoblogueur à Ostende, en Belgique


BELGIQUE : La marée rouge vue d’un hippodrome !

La Belgique, au bout du suspens, a battu l’Algérie 2-1 dans son premier match du Mondial. Notre contributeur belge a suivi le match dans un hippodrome à Ostende en Belgique, qui a vécu au rythme de la samba.

Que ce fut difficile, ce premier match des Diables au Brésil! Bien la preuve qu’il ne faut jamais vendre la peau du Fennec, avant de faire monter le banc. La Belgique s’en sort très bien, dans cette confrontation qui aurait pu se terminer bien mal, de par les fautes que l’arbitre ne trouva pas excessives. Mais bon, en football il faut aussi un peu de chance, et ce n’est pas les hôtes de cette Coupe du Monde -du moins dans leur premier match- qui nous contrediront.

Mais que dire alors du muscle cardiaque des supporters, réunis sous les écrans géants dans un royaume n’en faisant qu’un. Aux quatre coins du pays, tant au nord qu’au sud, la folie noire-jaune-rouge s’est manifestée dans un bel ensemble. D’Anvers à Bastogne, d’Eupen à Ostende, les trois couleurs nationales brillaient de tous feux. Pour notre part, nous étions sur l’hippodrome Wellington, sur la Côte, où 6.000 fans des Diables allaient vivre intensément, et parfois trop, une partie démente de leurs poulains.

Quatre-vingt minutes à se morfondre, à pester sur cette balle qui ne voulait pas entrer dans le but, et surtout sur l’incapacité des joueurs à faire le maximum pour qu’il en soit ainsi. Le but libérateur de Marouane Fellaini fut le déclencheur de bien des espérances, mais aussi d’explosion de joie, jusque là bien enfuie.

Cette vidéo montre l’ambiance de ce premier soir de fête des fans des Diables. Mais aussi, quelques photos de ce qui fut une terrible angoisse, avant l’exultation.

 

Vous pouvez retrouver les photos sur ce blog.

 

Photos et vidéo de Robert Genicot, d’Ostende en Belgique


La réunification de la Belgique passera par le Mondial !

Dans moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, les Diables Rouges vont entrer dans le vif du sujet. Mexico 86 doit toujours être dans la mémoire des « anciens » tandis que pour le plus jeunes, cette qualification pour le Mondial brésilien compte pour une première. Le minimum syndical pour les hommes de Wilmots, ce devrait être une place en quarts de finale… Mais gageons qu’ils puissent parvenir en demi, comme de pense un certain Felipe Scolari, excusez du peu. (Crédit photo : Erik Drost, Wikimedia commons)L’homme – et surtout la femme – de la rue se sentent concernés par cette Coupe du monde brésilienne, dans un pays aux prises avec les problèmes linguistiques, et les formations « des » gouvernements, suite aux élections européennes du 25 mai dernier.  En ce sens, une campagne, ne fusse que footballistique, augmente le rapprochement du peuple.

Bizarrement, le Roi Philippe nomma le grand-chef des nationalistes – paradoxe à la belge, mais le vainqueur des élections en Flandres occupait la pole – afin de l’informer sur les forces en présence pour la formation du gouvernement fédéral. On n’est pas encore sorti de l’auberge !

Le Mondial, échappatoire idéal

Mais alors, il faut bien une échappatoire dans ce monde politique. Car il faut se souvenir aussi qu’au terme du dernier suffrage législatif, il fallu attendre 541 jours pour voir une équipe gouverner.

Qu’à cela ne tienne, les Diables Rouges vont nous faire vivre un mois d’enfer, un mois de souffrances pour les supporters, du moins ils en sont convaincus. A commencer par le Grand Jojo, chanteur ayant déjà stimulé les aînés en 1986, lors du Mondial du Mexique. Il remet le couvert, jugez plutôt :

Stromae aussi est de la partie

Mais bien évidemment, il n’est pas le seul artiste à vouloir profiter de l’aubaine. Notre « Maestro » national se régale avec un air adapté à l’événement, qui d’ailleurs devient l’hymne officiel des Diables:

Afin de supporter réellement nos joueurs, quoi de plus naturel d’écrire une petite bafouille, et de la mettre en musique :

Si après tous ces encouragements nos joueurs ne réussissent pas leur entrée, c’est à ne plus rien y comprendre.

Se souvenir de Mexico…

Vingt-quatre heures après l’entrée en matière des Bleus, et face à une équipe Algérienne ne représentant pas l’Everest, bien qu’il faille toujours se méfier de ces formations, les Diables devront voir rouge, et le supporter – affublé d’une bonne bière – devra « mordre sur sa chique » afin de garder son cœur en état de marche.

En fin de compte, le plus important pour les non-footeux et l’inverse des autres ce n’est pas tellement le résultat final, mais bien la progression et l’adrénaline entourant cet événement. Après Mexico, certains osaient dire que plus jamais on ne verrait cela. Au Japon en 2002, nous nous sommes contentés d’un huitième très discrets, pour terminer neuvième tout comme en 90, en Italie, et 94, aux States. En 1998, en France ce fut encore plus rapide, puisque trois petits matchs et puis s’en vont. Difficile de croire que les Diables réitéreront cette exceptionnelle participation de 1986 à Mexico, durant laquelle ils s’étaient hissés jusqu’en demi-finale.

Ca c'est du belge
(Crédit photo : Robert Génicot)

Tout le monde devant son écran !

Alors oui, le Brésil devrait quelque peu servir à la « réunification » du plus vaillant des peuples de la Gaulle. Si le foot ne devrait servir qu’à cela, je veux bien remettre des crampons. Donc tout un pays devant ses écrans, de toutes tailles, ce mardi sur le coup de 18h. Allez les Diables…

En attendant, les supporters se sont envolés ce dimanche matin à destination de Belo Horizonte, comme le montre ce reportage de RTL-TVI. Et ils espèrent vivre une grand Coupe du monde…

Robert GENICOT, Mondoblogueur en Belgique