Santana

A Natal, les dessous de Japon-Grèce

Alors que beaucoup étaient dans le stade à Natal pour assister à Japon – Grèce (0-0), moi j’étais aux alentours de l’Arena Dunas. Et j’ai l’impression qu’il s’est passé plus de choses en dehors que dans le stade. / Vue du stade Arena de Dunas avec Japon-Grèce, photo Fabio Santana


Le 19 juin était un jour férié au Brésil « Le jour de Corpus Cristi » donc, pour une fois, aucun problème pour que les supporteurs puissent se rendre au stade en évitant les bouchons. Alors que les conducteurs sont toujours en grève, le service de bus a fonctionné avec 90% des bus en circulation. Il n’y a pas eu d’embouteillage. La vidéo ci-dessous montre le mouvement sur la route BR-101 à côté du stade Aréna des Dunas.

L’ENTRÉE AU STADE ARENA  DUNAS

Pas de problème pour vous repérer aux alentours du stade, que vous soyiez Grec ou Japonais, des volontaires de la FIFA étaient là pour aiguiller les supporteurs.

L'un groupe de volontaires de la FIFA aidaient les supporters durant l'entrée d'eux au stade. (Crédit photo: Fabio Santana).
Des volontaires de la FIFA aident les supporteurs à l’entrée  du stade. (Crédit photo: Fabio Santana).

 

Il n’y a pas eu de grande files d’attente à l’entrée du stade. Même les supporteurs qui sont arrivés en retard n’ont pas eu de difficultés pour entrer à l’Aréna des Dunas. Dans la photo ci-dessous vous pourrez voir le peu d’engouement à une dizaine de minutes du coup d’envoi.

L'ambience de tranquillité pendant l'entrée des supporters dans le porte sud du stade Aréna des Dunas par occasion du match de foot Japon -  Grèce (0-0). Crédite photo: Fabio Santana)
C’était plutôt tranquille à l’entrée  du stade Aréna des Dunas à l’occasion du match Japon – Grèce (0-0). Crédite photo: Fabio Santana).

J’ai croisé un groupe de supporteur grec, dont l’un était venu déguisé en Zeus.

L'entrée d'un groupe de supporters grecques au stade Aréna des Dunas. (Crédit photo: Fabio Santana).
L’entrée d’un groupe de supporters grecques au stade Aréna des Dunas. (Crédit photo: Fabio Santana).

Si le match était moyen, l’ambiance était amicael chez les supporteurs des deux camps. Malgré la pluie qui a continué à Natal, les habitants accueillent toujours avec plaisir les matchs dans la ville… en attendant le prochain entre l’Italie et l’Uruguay, déterminant, et qui risque d’être moins amical !

Fabio Santana, Observateur de France 24 à Natal (Brésil).


GHANA : Les Black stars perdent le match mais conquièrent le peuple !

AMBIANCE | Même si le Ghana a perdu son premier face aux États-Unis (2-1), le 16 juin a été un jour qui restera dans les annales de la ville de Natal au Brésil. A tel point qu’un festival ghanéen est actuellement organisé dans la ville ! / Des supporteurs ghanéens avec des supportrices brésiliennes à Natal, Photo Fabio Santana

Les habitants de Natal auraient préféré une victoire du Ghana, mais cela n’a pas empêché la fête au point 7, dans le quartier Ponta Negra !

La femme ghanéenne et ses produits durant la foire d'artisanat au Festival Ghana - Brésil à Natal. (Crédit photo: Fabio Santana).
Des Ghanéens avec leurs produits durant la foire artisanale au Festival Ghana – Brésil à Natal. (Crédit photo: Fabio Santana).

 

Les Ghanéens étaient très motivés pour partir supporter leur équipe  au stade Arena des Dunas. Le groupe était composé d’hommes et de femmes qui chantaient au rythme du reggae.

Dans leurs véhicules ou dans les rues, les supporteurs Ghanéens étaient clairement les plus présents et ceux qui savaient mettre le plus d’ambiance !

J’ai vu le match avec les supporteurs ghanéens

Les supporters ghanéens qui ne sont pas allés au stade, ont regardé le match avec des Brésiliens sur un écran géant installé dans la ville.

Les supporteurs de Ghana et Brésil regardent le match Ghana - États-Unis au écran géante installé au Festival (Crédite photo: Fabio Santana).
Les supporters du Ghana et du  Brésil regardent le match Ghana – États-Unis sur un écran géant installé au Festival (Crédite photo: Fabio Santana).

Durant le match, les Brésiliens étaient à 100% derrière le Ghana, et le premier but des Etats-Unis, au bout de 30 secondes de jeu a été un coup de massue.

Les supporteurs sont passés en quelques minutes de la joie à la frustration : joie, quand « la seleção ghanéenne » a égalisé, frustration quand, trois minutes après,  les États-Unis ont marqué le but de la victoire.

Malgré la défaite, une grande fête après le match !

Mais ne vous inquiétez pas, cela n’a pas empêché Ghanéens et habitants de Natal de faire la fête !

Depuis le 16 juin s’est ouvert officiellement le Festival Ghana -Brésil, créé par le ministre de la jeunesse et des sports. Ce dernier a lieu à la fois à Natal mais aussi au Ghana. Environ 700 ghanéens sont à Natal et continueront jusqu’au 30 juin, date de fin du festival.. Les africains ont ramené de la musique, de gastronomie et plusieurs produits artisanaux.

C’est le groupe ghanéen SHABO CREW qui était présent sur scène et qui  a mis le feu à Natal jusque tard dans la nuit après le match.

L'une grande présentation de la groupe ghanéenne Shabo Crew pendant le Festival Ghana - Brésil à Natal, aprés le match Ghana - États-Unis à Natal. (Crédit Photo: Fabio Santana).
L’une grande présentation de la groupe ghanéenne Shabo Crew pendant le Festival Ghana – Brésil, après le match Ghana – États-Unis à Natal. (Crédit Photo: Fabio Santana).

 

Je garderais un souvenir ému de cette soirée, malgré la défaite du Ghana. Ses supporteurs ont vraiment su faire passer d’excellents moments aux habitants de Natal !


Fabio Santana, Observateurs de France 24 à Natal (Brésil).


GHANA : Les supporters ghanéens mettent le feu à Natal !

Si les matchs de la Coupe du monde se jouaient sur les meilleurs supporters, le Ghana serait déjà champion du monde à Natal ! Depuis ce week-end, c’est une centaine de supporteurs ghanéens qui se sont retrouvés dans la ville du nord-est pour le plus grand bonheur des locaux ! / Des supportrices ghanéennes en 2008 lors de la Coupe d’Afrique des Nations – photo Jake Brown, Wikimedia.

L’équipe de Ghana est arrivée à Natal dans le  samedi 15 juin, pour son premier match de Coupe du monde 2014, où elle affrontera ce soir à minuit (19 heures heure locale) l’équipe des Etats-Unis au stade Arena des Dunas.

Même à 4000 kilomètres de chez eux, les Ghanéens ne seront pas seuls. Environ 700 d’entre eux sont arrivés à Natal pour supporter leur équipe. Hier après midi, ils ont remporté tous les suffrages en matière de bonne humeur à Natal. Ils étaient une bonne dizaine a célébrer leur équipe dans le plus grand centre-commercial de Natal, une mise en bouche avant le match de ce soir.

LE FESTIVAL GHANA – BRÉSIL À NATAL

Natal n’a pas fini de vibre au rythme du Ghana : ce week-end, le ministre de la Jeunesse et des Sport du Ghana et la municipalité de Natal, ont annoncé que lundi s’ouvrira un grand festival du Ghana au Brésil. Danses,  musiques, gastronomie et rencontres culturelles rythmerons la ville du 16 au 30 juin à l’arbre de Mirassol, un point touristique de Natal. Et j’ai hâte de vous faire vivre ça dans mon prochain billet !

Fabio Santana, Observateur de France 24 à Natal (Brésil).


BRESIL : La Coupe du monde c’est aussi… dans la radio

PORTRAIT | A Natal, dans le nord-est du Brésil, tout le monde n’a pas forcément la possibilité d’avoir accès au stade de 45 000 places. Ceux qui n’ont pas le précieux sésame ne regardent pas pour autant les matchs à la télévision. Les radios à lampe, qui ont marqué des générations, sont petit à petit tombées en désuétude, mais quelques collectionneurs les font encore vivre. Notre Observateur Fabio Santana a rencontré l’un d’entre eux. (Crédit photo : Fernando de Paula, collectionneur de radio à lampes, chez Old Radio, à Natal, Brésil/Fabio Santana).

Il semble si loin le temps où les émissions de radios ont surgi dans nos postes… En 1896, c’est l’Italien Guglielmo Marconi, après avoir mis en pratique les découvertes et théories des scientifiques Michael Faraday, James Maxwell, Thomas Edison et Henrich Hertz, qui a popularisé la radio au Brésil et partout dans le monde.


Notre Observateur nous explique le fonctionnement d’une radio à lampes / Vidéo Fabio Santana

Il semble si loin ce temps là, remplacé par des images captées en temps réel dans toute sorte d’appareils électroniques, télévisions, téléphones portables, ordinateurs, etc… Les événements internationaux comme la Coupe du monde nous rappellent à quel point chaque image peut être vue instantanément par des milliers de personnes simultanément dans le monde entier.

Il semble si loin ce temps là, où plusieurs personnes s’entassaient dans les restaurants, dans les maisons, sur les places des quartiers, tous en rond autour d’une radio pour suivre la voix d’un commentateur de matchs de foot. Au Brésil,  la première Coupe du monde à être suivie à la télévision ne date que de 1962 au Chili. Avant, nous comptions sur la radio pour nous faire vivre ces moments là.

« IL » A VÉCU CETTE ÉPOQUE

Mr. Fernando de Paula dans la table de réparations des radios à lampe de lui (Crédite Photo Fabio Santana).
Mr. Fernando de Paula dans la salle de réparations des radios à lampe , chez Old Radio à Natal, Brésil (Crédit Photo Fabio Santana).

Ici à Natal, nord-est du Brésil, il est « Monsieur Radio ». Fernando de Paula originaire de Rio a 38 ans. Il a vécu à cette époque. Grâce à sa dextérité, il a fabriqué beaucoup de ces appareils qui ont fait la joie des auditeurs. Aujourd’hui, il continue de perpétuer cette passion dans le quartier Alecrim. Réparateur de radios à lampe, un métier rare, témoin de l’Histoire…

C’est avec fierté que Fernando me montre ses répliques de radios, précieusement conservées. Avec un sourire nostalgique, il me raconte l’émotion que la radio lui procure, crier lors d’un but, imaginer les actions… :

« Lorsque j’étais un gamin, dans les années 1950, j’ai fait des études de répateurs radios, puis j’ai travaillé dans l’entreprise Phillips. Mes meilleurs souvenir de radios, ce sont les cris interminables des animateurs de radios lorsque la Seleçao marquaient lors des Coupes du monde 1958 et 1962. A l’époque, il fallait attendre deux semaines avant de pouvoir voir les images des buts. Les gens se réunissaient dans les cinémas pour voir ces images animées.  La radio, au contraire, c’était l’instantanéité,  les frissons. »

Mr. Fernando de Paula chez Old Radio.
Mr. Fernando de Paula chez Old Radio à Natal, Brésil (Crédit Phot par Fabio Santana).

Le technologie, c’est magnifique, mais honnêtement, cette époque me manque. La radio, laissait place à davantage d’imagination : chacun pouvait se créer sa propre scène, imaginer la joie du joueur lorsqu’il marquait un but… je trouve que la télévision a créé de l’uniformité, chacun voit la même scène, vibre de la même façon. »

Fernando n’a d’ailleurs pas acheté de place pour aller voir les matchs qui se joueront à Natal… je vous laisse devenir comment il suivra les matchs.

Fabio Santana, Observateur à Natal, Brésil. 


Natal : l’Arena Das Dunas réussit son premier test

L’Arena des Dunas de Natal a passé avec succès son premier vrai test vendredi, avec le match Mexique-Cameroun (1-0). Une bonne première malgré la pluie qui n’a pas cessé de tomber sur la ville. (Crédit photo : Fabio Santana)

A Natal, tout le monde priait pour que la pluie ne tombe pas sur la ville, qui s’apprêtait vendredi à accueillir son premier match du Mondial. Durant toute la matinée, la méfiance était palpable dans les rangs des journalistes brésiliens, et même parmi les habitants.

Une méfiance confirmée par les chutes de pluies à quelques heures du coup d’envoi du match Mexique-Cameroun, des averses qui ont entraînées plusieurs embouteillages, glissements de terre et inondations en plusieurs points de la ville.

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Embouteillages à Natal, vendredi après-midi (Crédit photo : Fabio Santana)

Le service de drainage a bien fonctionné

Cependant, à l’intérieur du stade et même autour, aucune inondation n’a été signalée,  une preuve que le service de drainage a bien marché.

La population de Natal espère maintenant que les autres constructions de la ville fonctionneront aussi bien.

Fabio SANTANA, Observateur à Natal (Brésil)


Avant de s’affronter, Brésiliens et Mexicains célèbrent la victoire du Brésil !

VIDEO | Brésiliens et Mexicains vont s’affronter à Natal le 17 juin. En attendant, les supporters des deux camps se sont réunis hier pour soutenir la Seleção. Voir la vidéo en cliquant sur lire la suite ! (Crédit photo : Fabio Santana)

Le groupe  de supporters des deux pays s’est rencontré dans le centre-commercial Ville Jardim, sur le quartier Neópolis. C’est là que j’ai filmé cette vidéo de l’ambiance au moment du but sur penaly de Neymar.

J’ai parlé avec quelques supporters mexicains, qui m’ont expliqué pourquoi ils soutenaient le Brésil : 

« Comme le Brésil est l’équipe plus forte du groupe A, nous espérons qu’ils vont battre toutes les équipes, et ainsi, l’équipe mexicaine serait le deuxième qualifiée de ce groupe. On espère que cela suffira pour aller en huitièmes de finale !… « 

Fabio SANTANA, l’Observateurs à Natal, Brésil


VIDÉO – Natal en ébulition avant le match Mexique-Cameroun

Ça y est, c’est parti à Natal ! A 19 h mercredi, l’équipe du Mexique est arrivée à Natal à l’ancien Aéroport International Augusto Severo. La délégation mexicaine est ensuite sortie de l’aéroport en direction à l’Avenue Costeira, où  ils seront hébergés. J’ai pu filmer le passage du bus du Mexique.

Un impressionnant dispositif de sécurité avec l’armée brésilienne et  la police routière fédéral.e était sur les lieux.

Tout natal est en ébulition en attendant demain et le coup d’envoi de Mexique – Cameroun, à 13 heures heure brésilienne, au stade Aréna des Dunas.

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Fabio Santana est notre Observateur brésilien à Natal, ville du nord-est du Brésil. Il est ingénieur en pisciculture et professeur dans un institut professionnel.  Pensionnaire de l’Alliance française de Natal, vous faire découvrir sa Coupe du monde en français est son leitmotiv !


Brésil – Grève des conducteurs de bus à Natal, vous allez marcher ou banquer !

On s’y attendait, et c’est arrivé. Les conducteurs du service de bus à Natal ont annoncé qu’ils feront gréve le 11 juin 2014, avant-veille du match Cameroun – Mexique, qui aura marqué le commencement de la plus grande fête du football mondiale à Natal.

Après le gréve du métro à São Paulo, c’est Natal qui sera la deuxième ville accueillant des matchs la Coupe du monde 2014 à être le théâtre des revendications sociales.

Pas de surprise pour les locaux, car cela fait plusieurs mois que les chauffeurs revendiquent. Mais au delà des complications pour les touristes, cette grève fait peser la menace d’un chaos total pour grande partie de la population qui a besoin des services de bus pour le travail et le loisir. Vraisemblablement, le peuple qui habite à Natal, souffrira plus que d’autres capitales, comme Recife, São Paulo, ou Rio car ces lieux sont pourvus de service du métro. Ce n’est pas le cas de Natal, où les habitants sont très dépendants des bus.

Le journal Novo Jornal, a publié, dans se titre, qui ira avoir de la coupe du monde, pourtant, non ira avoir de bus.
Le journal Novo Jornal, a publié ce matin un tirtre « Il va y avoir la Coupe, mais il n’y aura pas de bus ».

L’information a été transmise à la tombée de la nuit vendredi, après le rendez-vous entre les fonctionnaires et patrons du secteur de transports. Selon l’information publié au Novo journal, un journal populaire à Natal, le président du Syndicat des Transports routiers du Rio Grande do Norte, Nastagnan Batista, les chauffeurs réclament des hausses de salaire qu’ils n’ont pas obtenu depuis de nombreux mois de la part de la municipalité de Natal.

Pourtant, du côté du représentant du secteur des transports (SETURN), ou du Secrétaire de Mobilisation Urbaine (SEMOB), c’est le silence radio depuis vendredi. Un bras de fer semble s’être engagé à cinq jours du premier match.

COMMENT SURVIVRE À NATAL SANS SERVICE DE BUS PENDANT L’ÉVÉNEMENT?

Même si Natal est une grande capitale avec une population d’environ 900 milles d’habitants, son centre ville représente une circonférence d’environ 8 kilomètres. Les grands réseaux d’hôtels  se concentrent sur l’avenue Costeira et l’avenue Roberto Roberto Freire, à environ 4 kilomètres du stade Aréna des Dunas.

Pour atteindre le stade, vous aurez donc trois solutions :

– si vous êtes très motivés, vous pourrez marcher pendant ces 4 kilomètres !

– vous pourrez prendre un taxi, mais cela vous coûtera dix fois plus cher que si vous aviez pu prendre le bus : le prix du ticket de bus est d’environ 2,20 reais (70 centimes d’euros) , contre environ 20 reais pour une course en taxi (6,50 euros)

– pour court-circuiter les revendications des chauffeurs de bus, la mairie pourrait être tentée de mettre en place un service de bus particulier en faisant appel à des sociétés privées… mais pas certain que cela soit une bonne idée !

En tout cas, à Natal, les gens sont inquiets et la plupart des habitants espérent un accord entre les parties impliquées. Mais, en derniers cas, reste ici une phrase, qui fait partie de l’hymne du Grêmio, une grande équipe du football brésilien:

« Jusqu’à pieds nous irons au bout !… »

Fabio Santana, Observateurs à Natal, Brésil (merci à Mariangela Gama)


Brésil – Natal est prête… enfin presque !

La grande carte postale de Natal dans l'entrée de la ville, à peu mètres du stade Aréna des Dunas (Photo crédit par Fabio Santana).
La grande carte postale de Natal dans l’entrée de la ville, à quelques mètres du stade Aréna des Dunas (Crédit Photo: Fabio Santana).

Le 31 mai 2009 a été un jour qui a marqué l’histoire de la ville de Natal. Ce jour là, la FIFA choisissait le Brésil, et les douze villes qui allaient accueillir la Coupe du Monde 2014. Natal en faisait partie. Mais depuis, nous avons déchanté.

Passé la joie de la sélection, les premiers doutes se sont installés : Natal n’avait pas réellement de bons arguments à faire valoir face aux 22 autres villes prétendantes : manque d’infrastructures, ville située près de Fortaleza et Recife, deux autres villes bien plus équipées… et pourtant, Natal a bien fait parti des douze villes retenues.

On peut comparer cette conquête à un lycéen qui vient d’apprendre qu’il a obtenu une note suffisante pour rentrer à l’université, mais qui a obtenu tout juste au dessus de la moyenne. Sa joie est immense, mais il y a encore énormément de travail pour qu’il obtienne le diplôme. Natal était dans ce cas.

 

Depuis  2009 jusqu’aujourd’hui, Natal est dans la dernière ligne droite, celle qui va décider du succès ou pas de la réussite de la compétition dans notre ville.  Trois endroits symbolisent à la fois la fierté mais aussi les doutes des habitants.

1. LE STADE ARÉNA DES DUNAS : TOUT EST PRÊT

L’ancien stade Machadão et le Gymnasium Machadinho ont été rasés pour permettre d’ériger l’Aréna des Dunas. Pour être honnête, au départ, peu de monde a cru que le stade serait prêt. Pourtant, il trône aujourd’hui fièrement à l’entrée de la ville. Sa forme symbolise  le mont do Careca, qui serait la représentation d’une tête sans cheveux. D’une capacité de 42 000 places, le stade doit accueillir quatre matchs (Mexique-Cameroun, Ghana-USA, Japon-Grèce, Italie-Uruguay). D’ailleurs, vous pouvez venir voir à quoi ressemble le stade chez nous en cliquant ici !

2. LES NOUVELLES INFRASTRUCTURES : CARTON ROUGE

Photo partial du stade Aréna des Dunas avec à côté le Viaduc sur la route BR-101 encore en construction (Photo crédit par Fabio Santana).
Photo partial du stade Aréna des Dunas avec à côté le Viaduc sur la route BR-101 encore en construction (Crédit Photo: Fabio Santana).

La ville de Natal a décidé de se lancer dans la rénovation de nombreuses routes, comme l’Avenue Roberto Freire,l’une des principales artères de la ville qui relie les principaux hôtels au stade. Pourtant, certaines routes sont encore en travaux à moins d’une semaine du coup d’envoi.L’avenue Capitaine Mor Gouveia, qui unit la gare routière au stade n’est pas terminée. En face du stade, Il y a un viaduc qui n’est pas terminé. Il a été enveloppé de plastique pour ne pas être vu.

viaduc en construction

La route BR-101, la porte d’entrée pour la ville Natal et l’Aréna des Dunas, n’a pas connu de retard. (Crédit photo: Fabio Santana

3. UN NOUVEL AÉROPORT : POURQUOI ?

Natal bénéficiait d’un aéroport International (Augusto Severo), situé à 4 km des principaux hôtels. Il est considéré comme l’un des 5 meilleurs du Brésil. Pourtant, pour la Coupe du Monde, un nouvel aéroport, à été construit à Natal, distant d’environ 40km des principaux hôtels et points touristiques. L’objectif est évident : réguler le trafic aérien qui allait être trop important pour le premier aéroport, jugé trop petit, et ne pouvant pas accueillir de vols internationaux. Mais construire un aéroport à 40 kilomètres, alors qu’agrandir celui disponible aurait été plus facile, pose des questions : C’est comme si on avait voulu compliquer le chemin des touristes !

La route BR-101, la porte d'entrée pour la ville Natal et l'Aréna des Dunas. (Photo crédit par Fabio Santana)
La route BR-101, la porte d’entrée pour la ville Natal et l’Aréna des Dunas. (Photo crédit par Fabio Santana)

Ce qui est cependant certain, c’est que même avec des infrastructures encore incomplètes, le peuple natalense saura recevoir et accueillir les touristes. Mais pas sûr que ces derniers sauront retrouver leur route tout seul…

Fabio Santana,  Observateurs à Natal, Brésil.


Brésil : Natal pleure Marinho Chagas

VIDEO | Si le Brésil attend le coup d’envoi de la Coupe du Monde dansneuf  jours, une information, passée inaperçue, a plongé la ville de Natal dans la tristesse : notre représentant brésilien Fabio Santana à Natal, dans le nord-est du pays, nous explique pourquoi.

Le mois de juin doit être une grande fête pour tout le Brésil, mais il commence pourtant avec une mauvaise nouvelle pour la ville de Natal : agé de 62 ans , Marinho Chagas, ancien joueur de la Seleção, qui faisait partie de la sélection brésilienne lors de la Coupe du monde 1974 en Allemagne, et originaire de la ville du Nordeste, est décédé d’une hémorragie digestive.

Peu de monde connait ce joueur, en comparaison aux Pelé, Zico ou Ronaldo. Il est pourtant une idole à Natal et ses performances sont connus de tous.

Une carrière 100 % brésilienne

Sa carrière, il l’a passée intégralement au Brésil : joueur du ABC, il était ensuite passé par le Nautico, à Recife. Ensuite, Marinho Chagas a joué par des grandes clubs de football brésilien, comme le Botafogo, São Paulo, Fluminense et Internacional. Il est également passé par les Etats-Unis avant de terminer sa carrière en Allemagne à Ausburg.

De lui, on retiendra qu’il a été élu meilleur arrière gauche de la Coupe du monde de football en Allemagne, et qu’il compte 36 sélections avec la Seleçao, pour six buts.

« J’ai marqué 114 buts à une époque où un latéral se contentait de défendre«

Une cinquantaine de personnes ont tenu à lui rendre un dernier hommage, le 2 juin, à Natal, en étant présent à ces cérémonies. Quelques semaines avant son décès, il avait déclaré

« Je n’ai pas gagné la Coupe du Monde mais je suis considéré comme l’un des tous meilleurs à mon poste par la FIFA. J’ai marqué 114 buts en matchs officiels au poste de latéral gauche, à une époque où on se contentait de défendre. »

Espérons que les joueurs brésiliens auront la même envie pour honorer sa mémoire. Il aurait pu assister dans sa ville de naissance aux matchs Mexique-Cameroun, Ghana-USA ou Italie-Uruguay…

Fabio SANTANA, Observateurs à Natal, Brésil


Brésil : 64 ans après, la Coupe du monde de football est de retour

Le président Lula (au centre) et le président de la FIFA Seppe Blatter (à gauche) lors de la présidentation du logo du Mondial 2014 (Crédit photo : Ricardo Stuckert, Wikimedia Commons)
Le président Lula (au centre) et le président de la FIFA Seppe Blatter (à gauche) lors de la présidentation du logo du Mondial 2014 (Crédit photo : Ricardo Stuckert, Wikimedia Commons)

Depuis 1950,  année durant laquelle le Brésil a été le siège de la Coupe du monde de football pour la dernière fois, aucun ballon n’avait plus roulé pour ce grand événement au pays de la Seleçao. Dans neuf jours, après la cérémonie d’ouverture à São Paulo, non seulement  les Brésiliens, mais le monte entier aura les yeux tournés vers le pays pour regarder la plus grande fête du sport mondiale.

La Coupe du monde est de retour au Brésil pour la deuxième fois de son histoire, une histoire longue qui a débuté avec une première édition en 1930 en Uruguay, durant l’équipe nationale est sortie vainqueur chez elle, devant son public. À l’exception de cette première édition, la compétition n’est accessible qu’après une phase de qualification.

Actuellement, huit équipes ont remporté le prestigieux trophé. Le pays hôte de cette vingtième édition, le Brésil, a gagné le titre cinq fois, soit une de plus que l’Italie ( quatre coupes).

En attendant le coup d’envoi du match d’ouverture entre le Brésil et la Croatie, le 12 juin prochain, nous voulons savoir de chaque personne la réponse pour l’une simple interrogation ci-dessous : quelle sera l’équipe championne de la Coupe du monde de football au Brésil en 2014 ?