Chantal Faida

Le cinéma se conjugue au féminin à Kinshasa

Festival du cinéma au Féminin (CINEF), initié depuis 2013 par l’Association des Femmes Cinéastes Congolaises (AFCC).
Festival du cinéma au Féminin (CINEF), initié depuis 2013 par l’Association des Femmes Cinéastes Congolaises (AFCC).

La troisième édition Festival du Cinéma Féminin a vécu à Kinshasa du 18 au 25 juin 2016. Un franc succès, honneur au talent des femmes.

Qui sont ces héros qui pensent, écrivent et réalisent tous les scénarios que nous voyons avec un brin d’espoir, d’amertume, de colère noire, de sourire, de joie et parfois, avec des larmes de sang, des larmes artificielles ou des larmes de crocodiles. Le film, le cinéma, le documentaire, le long ou court-métrage, ce résultat apprécié qui cache son producteur jusqu’à aduler les acteurs qui ne font qu’interpréter un rôle donné.

Très souvent on ignore, à dessein le réalisateur, le géniteur de notre liesse ou de notre douleur.

Je suis allée à la rencontre de celle qui a décidé de rompre d’avec cette paresse scientifique, celle qui déroule le tapis, et mets sous les projecteurs ceux qui sélectionnent les visages du 7ème art pour amplifier une douleur, transformer un rêve et susciter un espoir.

Une innovation spéciale parce qu’elle est femme et promeut les femmes réalisatrices.

Trois questions à Clarisse Muvuba, promotrice du CINEF-RD Congo et fondatrice de l’Association des Femmes Cinéastes Congolaises (AFCC).

Kongo Yetu        : Mme Clarisse, quelle est l’innovation CINEF 2016 par rapport aux deux éditions passées ?

Clarisse Muvuba: La première édition était consacrée aux films produits et réalisés par les congolaises d’ici et d’ailleurs.

La deuxième s’est différenciée de la première par une récompense des meilleurs films documentaires, fiction et meilleure actrice congolaise. Elle était ouverte à toutes les Africaines avec comme invitée d’honneur ; l’actrice Nigériane Omotola Jalade.

Et la troisième est particulière avec comme thème: les séries télévisées et la famille. Il y a eu un accent sur les séries, avec la présence de Hervé Gouene, alias Ismael dans l’as du lycée.  Et cette année, tous les films du monde entier étaient conviés et  nous avons eu à élargir la compétition qui n’était que Congolaise mais africaine avec huit récompenses: meilleur scénario congolais et étranger, meilleure actrice long métrage et court métrage, meilleure productrice, meilleur film étranger, meilleur film du public Kinois et espoir Cinef.

Kongo Yetu         : Qui sont les actrices principales du CINEF et quelle est la procédure de sélection ?

 Clarisse Muvuba: Les productrices, réalisatrices, scénaristes et actrices. Les cinéastes (homme) qui ont traité un sujet dont la thématique tourne autour de la femme.

Les films provenant de l’extérieur doivent répondre aux normes internationales par contre les films qui nous viennent des provinces de la RDC sont sélectionnés compte tenu de la situation géographique. Car l’objectif du Cinef est de créer un réseau entre les cinéastes congolaises et ainsi les permettre de montrer leur œuvre aux Kinois. Voilà pourquoi, il y a pas trop de rigueur en ce qui concerne la sélection locale.

Kongo Yetu        : Passion pour le cinéma, idée CINEF, les partenaires et les défis ? 

Clarisse Muvuba: Depuis toute petite, je rêvais d’être actrice. Quand j’ai commencé à fréquenter l’INA (Institut National des Arts), plus précisément la section art dramatique, je n’ai pas aimé ce langage d’être prêt à tout quand on est acteur. Et j’ai découvert qu’on est mieux dans l’ombre et qu’on se fait un malin plaisir de créer le monde à notre façon. Alors j’avais décidé d’être réalisatrice.

L’idée du Cinef ne vient pas seulement de moi, nous étions quatre réalisatrices qui avaient les mêmes besoins ; avoir un espace de diffusion de nos œuvres, pouvoir s’entraider et créer un réseau pour toutes les cinéastes congolaises. On a mis en place l’Association des femmes cinéastes congolaises afin d’avoir un cadre juridique. Comme j’étais la plus expérimentée, j’ai été nommée présidente de l’Association et coordonnatrice du festival.

Il y a l’ambassade de France qui est notre premier partenaire depuis la première édition. Canal + RDC et la délégation Wallonie Bruxelles internationale l’ont rejoint à la deuxième édition. Il y a aussi l’hôtel de ville de Kinshasa et l’Institut Français qui nous accompagne en termes d’espaces.

Les défis sont énormes, avec un budget très minime, on arrive toujours à concrétiser les activités envisagées mais c’est se tuer à petit feu car on sacrifie tant des choses pour maintenir l’organisation au top. Le CINEF s’est donné une mission qui est celle d’amener une star au public Kinois dans le but d’amener ce public à s’intéresser au Cinéma.

Kongo Yetu: Compliments et plein succès au CINEF!!!

Clarisse MUVUBA, Coordonnatrice de ce festival
Clarisse MUVUBA, Coordonnatrice du CINEF

 


La RDC a besoin des femmes au pouvoir

#lafemmecestlaflammedontlecongoabesoin
#lafemmecestlaflammedontlecongoabesoin

Les élections devraient avoir lieu prochainement en RDC. Les prétendants sont nombreux. Mais pourquoi ne pas voter pour une femme ?

Nous sommes dans une année cruciale, charnière, l’année de tous les enjeux pour un avenir meilleur. Pour certains, le vote est un geste puissant car il est secret, personnel et consciencieux. C’est aussi l’unique moment où le citoyen à le pouvoir de décider de ce qu’il aimerait voir se réaliser dans son pays.

Pour d’autres, le vote est futile. Futile, car l’embarras du choix entraîne la confusion. Le vote se résume à choisir parmi une multitude de candidats dont rien ne garanti l’efficacité. Selon la CENI, 4 077 candidats, pour 711 sièges, sont enregistrés pour les élections provinciales d’octobre 2015. Parmi eux, 11% sont des femmes.

Alors pour une fois, pourquoi ne pas voter massivement pour les femmes?

Le Congo a besoin de leaders qui incarnent l’humanité, l’empathie et la compassion. Il n y a que la femme qui sait combien donner la vie est puissant. Nous voulons des dirigeants qui nous donnent du pain quand il le faut. Qui mieux qu’une mère incarne le sens du sacrifice pour le bonheur des autres ?

Les problèmes auxquels nous faisons face sont multiples. La tendance chez certains dirigeants est de s’obstiner à croire qu’ils contrôlent la situation alors qu’il suffit d’avouer une faiblesse pour que rapidement une solution soit trouvée. La femme, elle, pleure quand il le faut et sait reconnaître une faiblesse face à une cause complexe. La solidarité, l’unité et le soutien existent pour répondre à ça.

Aujourd’hui, le Congo a soif d’humains qui conduisent la destinée de leurs semblables et non de robots puissants et impeccables, conçus de manière à réagir à tous les chocs, sans prendre de recul pour changer de direction. Le peuple congolais a besoin de se sentir concerné quand il le faut dans la gestion de sa nation. Des consultations populaires et régulières.

La survie est devenue un credo sur toute la planète. La RDC ne fait pas exception. Les menaces naturelles, humaines et économiques sont nombreuses. Eruption volcanique ici, tsunami là-bas, terrorisme à côté, corruption là-bas, faillite ici. Autant une mère en exil protège sa progéniture contre tout danger extérieur, autant une femme leader le fera au péril de sa vie pour son peuple.

Mesurant la souffrance qu’endure la femme à donner la vie, aucune femme dotée de pouvoir ne tolérera de voir des enfants passer une nuit à la belle étoile. Aucune mère ayant une position décisionnelle ne laissera un enfant doué et doté d’une intelligence remarquable errer dans les rues plutôt que de l’envoyer à l’école. Aucune femme ayant la fibre de l’agriculture ne supportera de voir la récolte de son voisin pourrir dans son dépôt, malgré son dur labeur, par manque de routes vers les grands centres.

Et quand on lui demande pourquoi elle utilise son cœur pour agir partout, elle répondra, « parce que je suis sûre que cette personne dans les mêmes conditions ferait exactement ce que je fais pour lui ». La femme c’est un cœur dont le Congo a besoin avec une grande soif.

Donnons-lui toute notre confiance et tout changera pour le mieux.

Pour finir, je me réfère à ce qu’un prêtre m’a dit ce matin. Quand en vain, on cherche à percer le mystère de la puissance du Christ, on recommande de se remémorer la foi que lui a transmis sa mère lors de sa naissance.

Publié précédemment sur le site de waza


Tempête à la BIAC, la surveillance bancaire en cause ?

Indicateurs sont au rouge, la BIAC a besoin des capitaux frais des privés.
Indicateurs sont au rouge, la BIAC a besoin des capitaux frais des privés.

45 ans d’existence, 3ème banque en termes de total bilan, soient 511 milliards de francs congolais, 150 agences sur toute l’étendue de la RD Congo, une main d’œuvre estimée à plus de 1.200 salariés, 400.000 comptes ouverts dans ses livres, la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) occupe près de 67% de parts dans les flux entrants western union (5ème niveau africain). 40 milliards de francs congolais, c’est le financement alloué par la Banque Centrale Congolaise à la BIAC qui vient d’être coupé depuis quelques mois. Résultat, bonjour la banqueroute. L’on se réfère ici, au passage de sa gestion dans les mains des cadres de la BCC, une mise sous tutelle provisoire en vue du redressement financier.

Si l’on n’y prend pas garde, la crise qui secoue en ce moment la BIAC risque d’embraser l’ensemble du système financier congolais dont l’inclusion financière est estimée à seulement 5%. La menace se généralise, une solution globalisante doit être pensée!

Le scénario est tel que : La confiance placée dans le système bancaire va chuter dans le chef de congolais, ces derniers iront retirer leurs mises en banques, situation qui débouchera sur une crise de liquidité généralisée et influera sur le taux de change. Les banques à leur tour seront contraintes de procéder à des ventes des gages étant donné que l’insolvabilité sera en hausse. L’immobilier sera touché par la même occasion. Des réajustements structurels seront initiés et des licenciements massifs s’en suivront. Le rétrécissement du pouvoir d’achat et la consommation des biens et services des salariés nous amènera à la crise généralisée.

Peu de dépôts depuis mars 2016, plus de retraits depuis la tempête à la BIAC
Peu de dépôts depuis mars 2016, plus de retraits depuis la tempête à la BIAC

Comment on est en arriver là ? Quel comportement devra adopter les acteurs ? Comment étouffer dans l’œuf une si grande crise à l’aune d’une forte instabilité économique? Réponses ici avec l’expert-analyste économique Armand Lambert Kitenge PDG de Synergy Group et de la fondation entreprendre à Kinshasa.

Kongo Yetu  : Mr A.L. Kitenge, en peu de mots que peux-t-on retenir du tumulte financier qui secoue la banque BIAC.

Al Kitenge : Une faute de plus du système financier congolais en général et bancaire en particulier avec des responsabilités de part et d’autre. Etat et actionnaires. Un risque majeur pour tout le système.

Kongo Yetu   : Ce risque pouvait-il être évité ? Quelle est la panacée ?

Al Kitenge : Une action prompte de la Banque Centrale du Congo au moment où les critères prudentiels étaient entrés en déséquilibre. Aussi, la rigueur dans la surveillance. L’opinion publique ne joue pas son rôle …

Kongo Yetu  : Dans la situation actuelle d’extrême fragilité du système financier congolais, quelle doit être le comportement des clients, des banquiers et de l’Etat ?

Al Kitenge : Clients, la prudence et l’exigence vis-à-vis de l’Etat pour structurer le Fonds de protection de l’épargne. Les banquiers, le respect scrupuleux des règles, l’Etat au travers de la BCC, monter le capital minimum exigé par banque à 150 millions de $ et pousser les petites banques à se mettre ensemble.

 Kongo Yetu  : La prudence pour les clients, est-ce qu’ils doivent continuer à faire confiance au système financier ou le contraire ?

Al Kitenge : Pas le choix… ils doivent garder confiance et se montrer prudents.

Kongo Yetu  : D’aucuns pensent que l’extraversion de l’économie congolaise est à la base du faible taux d’épargne. Ne pensez-vous pas que c’est aussi le nœud du problème ? D’autant plus qu’on ne produit pas assez localement les ressources que nous extrayons dans notre sol et sous-sol.  On importe plus. Ce qui signifie, déficit de rentrée de devises et hausse de la parité de change?

Al Kitenge : Ceci est un non sens et n’a pas de lien avec la faillite de Biac.

La Suisse ne produit rien de matériel…

Kongo Yetu  : Une dernière question,  peux-t-on recourir à la planche habillée pour sauver les meubles à la biac?

Al Kitenge : non en tout cas pour sauver la BIAC. La BIAC a besoin des capitaux frais au niveau de l’actionnariat puis de lignes de crédit opérationnelles, ça pourrait être des capitaux privés…

Kongo Yetu  : Merci beaucoup.

 


Hommage à un jeune saint, Patrick NUMBI

01.06.2016 Date tragique de la disparition d'un blogueur congolais. La famille blogging RDC en pleurs.
01.06.2016 Date tragique de la disparition d’un blogueur congolais. La famille blogging RDC en pleurs.

A l’annonce de ta mort, je suis restée sans voix, sans mots ni force morale,

Je décline ton offre à t’appeler désormais « regretté », paix à son âme, feu Patrick Numbi …

Tu es et restera dans ma mémoire ;

Tu es le genre de personnalités qui vivent au-delà de leur disparition physique,

Toi, le grand mentor des jeunes blogueurs qui se faisait passer toujours petit parmi les petits et même parmi les érudits pour donner le meilleur, une plume raffinée, enthousiaste et d’une grande espérance,

Toi, l’icône de la jeunesse engagée en RD Congo, tu es le pionnier du volontariat au sein des mouvements et associations des jeunes, servir en premier était ton credo, l’enfant terrible de la bonne volonté, (je me rappel -mains sur le cœur, larmes aux yeux, inconsolable- de ce magnifique sourire, accueillant les invités à notre café-citoyen du blogging à la Maison des savoirs à Kinshasa)

Toi, le modèle de sacrifice, d’abnégation et d’amour pour tes pairs jeunes. Tu étais là, à la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des activités de sensibilisation au changement positif en qualité de simple influenceur aux idées impressionnantes,

Toi, le défenseur des droits humains incomparable, chantre de la justice sociale pour le bien-être général. Les inégalités sociales étaient pour toi un fléau à supprimer et non un virus à réduire le risque de propagation,

Toi, l’excellent mobilisateur de la société sur les valeurs morales et les vertus de bonne conduite en société comme socle de responsabilité individuelle qui transforme l’image du pays… Motivateur des jeunes-jeunes et non des jeunes-vieux (jeunes nés fatigués) en les invitant avec une énergie hors du commun dans la force de l’action plutôt que dans l’action de la force… brillant philosophe,  …

Je reste convaincue qu’au Ciel, tu poursuis ton combat juste en intercédant auprès du Très Haut pour que s’installe le bonheur parfait  dans ce bas-monde, la paix véritable s’invite sur l’ensemble de notre territoire national,

Tel le sang coule dans nos veines, tu es notre porte-voix pour un Congo de paix et de prospérité, une lutte qui passe sans nul doute par le travail de conscientisation de la jeunesse,

Telle la puissance du souffle de vie chez l’humain, tu pries pour que ton engament se duplique de façon exponentielle dans le chef de tes disciples au sein de la Jeunesse Francophone, mouvement citoyen dont les valeurs sont la démocratie et la bonne gouvernance au travers des formations et pratiques concrètes de règles établies et universellement protégées, Elections, lutte contre la corruption, justice équitable et prospérité par les recherches scientifiques,

Tel l’os donnant une forme acceptable à un tas de chairs, appelé corps humain tu t’emploi de là très loin à inspirer la communauté des blogueurs congolais à écrire pour changer l’image du Congo de Lumumba, à écrire pour transformer les rêves glorieux en modes de vie ordinaire et à enseigner que l’espoir est un stage pour le succès par l’engagement sans lassitude,

Tel le sel de la terre et la lumière du monde, tu laisse un héritage prestigieux : travailler, travailler, travailler, apprendre, apprendre, apprendre, apprendre, servir, servir, servir et servir, ton récent article interpelle plus d’un à protéger les vieux jours de nos aînés, RESPECT !!!

A Kinshasa, à l’UPN, à la JFC, à la Jeunesse pour une Nouvelle Société (Maison de Jeunes à Kintambo et Victoire), on ne t’oubliera jamais.

Légende du blogging, joyaux de l’engagement citoyen, prodige, modèle de réussite… tes bourreaux seront déçus car tu as fait un excellent travail de transmettre ta lutte à tes disciples tôt… Notre héros contemporain…

Puisse le Seigneur accueillir ton âme sainte.

Une de tes disciples !

Lire ci-dessous, le communiqué officiel des confrères condamnant le meurtre odieux de ce jeune dynamique. A sa famille biologique, nous exprimons notre soutien en ce moment pénible (perdre un aîné, fraîchement diplômé en Economie, espoir arraché) et présentons nos sincères condoléances.

 

Paix à ton âme confrère. #JusticepourPatrickNumbi
Paix à ton âme confrère. #JusticepourPatrickNumbi

 


NOUVELLE DU TROPHÉE ETANDO

Trophée dédié au peuple congolais. La voix de l’espoir.
Trophée dédié au peuple congolais. La voix de l’espoir.

Allô, allô… tu dois être un correspondant stagiaire, façon dont tu bipes avant de te décider d’appeler définitivement!

C’est ta fille Mwabuma*, bonne-maman, 

Doux Jésus, oh, oh, ma filleeeeee, que me vaut cet honneurrrrrrrrr, tu as pensé à moi, merci c’est très gentil, un sacré bout de temps,

Oui grand-mère, j’ai une bonne nouvelle pour toi,

Marie, Joseph, ehh, tu as enfin trouvé un prétendant, Dieu est miséricordieux, honneur, louange et gloire à lui pour l’éternité. Je te l’avais dit, tant que ton âme vit, il y a l’espoir.

Oh my God, c’est tout à fait autre chose,

Mais non ma fille, quelle autre bonne nouvelle penses-tu me fera plaisir si ce n’est voir un gros anneau collé sur ton annulaire gauche, te voir dans ton foyer, heureuse, comblée, soumise, fonder famille …ma petite fille, ne deviens pas comme ta nièce Mwamini, tu sais elle dissimulait ses sentiments affectifs, dans son amour inconditionnel pour les études et le travail de sa boîte de recrutement. Mwabuma, je t’en supplie, ne m’inflige pas la même peine, change, vas-y, dis oui! Après tout l’homme parfait n’existe pas, tu attendras longtemps pour trouver un ange…, je suis sûre que celui qui veut ta main ce jour, a des qualités. Dieu a créé l’homme à son image, le premier garçon que tu rencontres et qui feint d’admirer ce que tu es, ce que tu as et ce que tu seras, dis oui, chasse la timidité…

Grand-mère, je te prie d’écouter ce que j’ai à te dire. Tu es ma source d’inspiration, mon soutien sûr, ma force idéale, l’esprit qui forme, forge, fonde mes pensées originales,

Ok ma fille qu’as-tu à me dire ?

Grand-mère sais-tu que le patrimoine immatériel est un fabuleux héritage ? La reconnaissance est un symbole d’expression de gratitude pas pour ce qu’on a fait par le passé et fait dans le présent mais pour ce qu’on représente dans l’avenir. Comme disait l’autre, le passé du présent c’est la mémoire, le présent du présent c’est l’action et l’avenir du présent c’est la vision. Ce dernier est soutenu. 

Tu sais que je n’ai pas ton âge ma fille, il m’est difficile de déchiffrer le message !

Un peu de patience, mamie. Chantre de la justice pendant 13 ans, spécifiquement pour les droits socio-économiques des femmes et enfants défavorisés. Femme politique et activiste sociale.

A moi tu ne vas tout de même pas me rappeler ton statut social…

L’action de la femme engagée change véritablement la marche d’une Nation. Juste que c’est une joie immense ! Recevoir 50 millions d’idées, de pensées et de projets de grandeur, plus qu’un honneur, c’est une lourde responsabilité. Le grand défi reste d’inspirer d’autres jeunes femmes à s’impliquer dans la lutte politique pour confirmer la thèse selon laquelle la femme est l’os qui donne la forme à un corps. Quand elle bouge, c’est pour marcher et transformer. J’implore la sagesse auprès de notre Dieu. Je puis affirmer que la vie est un mystère. Comment comprendre qu’une personne naturellement sereine (je le revendique) verse des larmes quand il faut parler …

Où veux-tu en venir, mon petit cœur, tu as pleuré, Où et pourquoi ? Qui t’a provoqué ? Bon sens, je suis peinée de l’apprendre…

J’ai pleuré pour de vrai. Ce qui est étrange, j’étais sous l’émotion de bonheur et de douleur. Douleur parce que la vie se désacralise dans ma contrée, seule j’étais impuissante mais unis, le peuple est en train de vaincre l’échec. Bonheur parce que le meilleur demain arrive. Plus de temps de carême prolongé pour ce peuple qui a enduré plusieurs décennies de chemin de croix martyrisant. La Pâques éternelle arrive. Il a souffert, est mort, est ressuscité le troisième jour, est monté au ciel, il reviendra… Ce calvaire, toi et moi l’avons vécu. Je suis confiante que le temps T est arrivé. Sois dans la joie car hier est passé, aujourd’hui est un cadeau et demain un mystère glorieux…

Bah enfin, depuis quand tu prêches ? Décides-toi de me révéler la bonne nouvelle ?

J’ai reçu le prix ETANDO** qui veut dire REINE ! Catégorie inspiration féminine, politique et sociale à Kinshasa, le 10 mai 2015 lors du sommet Élévation des Futures Reines

Reine de quel royaume ?

Celui que tu connais bien

Allo, allo, allo, … je tente de rappeler…

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* Mwabuma: surnom de Faida

* Le trophée ETANDO est décerné à des jeunes filles et jeunes femmes courageuses qui impactent et influencent positivement la société chaque jour au travers de leurs actions dans nombre de domaines. POLITIQUE, MÉDIAS, CULTURE, ENTREPRENEURIAT et SCIENCES. L’initiative ingénieuse émane du ministère des vaillants hommes de David à Kinshasa, RD Congo chapoté par le Dr Etienne Katanku

1ère Edition, succès mémorable.
1ère Edition, succès mémorable.


RDC : Liste des femmes présidentiables – Partie 1

Des bruits de pas qui s’approche, des pas assez lourds, brutaux, puissants,
Une odeur de plus en plus significative envahit les lieux,
Je suis une guerrière aguerrie dans mon pays, j’en suis Capitaine des armées.
De Charkut

Y a-t-il des femmes ambitieuses et volontaires qui souhaitent atteindre le sommet de la nation congolaise ? Cette question est à la Une sur la toile depuis que nous avons lancé la campagne virtuelle sur les réseaux sociaux, #lafemmecestlaflammedontlecongoabesoin #faisonsconfiancealafemme.
Gaius Kowene, un blogueur influent a demandé à un candidat déclaré de s’effacer pour appuyer la candidature d’une femme.

2016 est une année électorale historique en RD Congo, terre de KIMPA VITA. Dans tous les parlements debout que nous avons fréquentés, le constat est le même. Immense est notre peine. Que des noms des candidats présidents hommes ! Pourtant, 52% de la population congolaise est constituée de femmes. Leurs contributions dans la quête du bien-être social n’est plus à démontrer dans nombre de domaines vitaux à ce jour.

En politique, puisque c’est le socle de notre présente réflexion, la femme congolaise est très active. De S. Kanza à Mpakassa en passant par la reine Bernadette Muongo, actuellement Directeur Général de l’Office Congolais de Contrôle, l’histoire est glorieuse. Impacter, transformer et Innover.

Armoiries de la RD Congo
Armoiries de la RD Congo

Voici pour vous, une liste des femmes que nous croyons dignes d’inspirations et peut-être (c’est notre opinion), les meilleures postulantes au scrutin présidentiel imminent. Optimisme oblige. Nous nous sommes basés sur leur parcours impressionnant, mais, surtout sur leurs réalisations.

  1. Julienne Lusenge

Soldat de la justice

Nobel woman en février 2014, Julienne est une icône dans la lutte pour les droits humains. Une héroïne invincible de la paix, la justice et l’égalité. Présidente du groupe d’ONGs « Solidarité Féminine pour la paix et le développement Intégral » (SOFEPADI), créé en avril 2000 à Bunia, regroupant 40 ONGs congolaises de défense des droits des humains et de promotion des valeurs de la gouvernance. Plusieurs fois décorée femme d’exception, militante infatigable, elle est une oratrice talentueuse et une entrepreneure complète. Sa plus grande réalisation est sa contribution dans la création du Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC), une plateforme qui permet à de nombreuses organisations féminines de mettre en place des actions communes et de faire reconnaître leur expertise de terrain et la qualité de leur travail. Un véritable espoir du Congo qui avance.

Photo droits tiers
Photo droits tiers

 

  1. Angèle Makombo

Opposante rare

Soutien essentiel du changement, porte voix du peuple opprimé, elle est une fierté nationale. Candidate à l’élection présidentielle de 2011, elle s’est désistée en faveur d’un candidat commun de l’opposition. Elle a fondé le parti Ligue des Démocrates Congolais en 2010. Érudite elle exerce actuellement les fonctions de Conseillère de la République au Conseil Economique et Social.  Ancienne diplomate, fonctionnaire internationale, elle fût pendant plus de 20 ans conseillère en charge des questions africaines au Cabinet du Secrétaire Général des Nations Unies sous Kofi Annan et Ban Ki-moon de 2004 à 2007.  Son principal combat est de vivre dans un Congo où les dirigeants sont comptables de leurs actions. Une terre de prospérité.

 

3. Eve Bazaiba Masudi

Lauréate Muana Mboka, femme-courage, perle de la Nation

Elle rend ses belles lettres de noblesse à l’engagement politique de la femme en dépit des clichés sociaux réducteurs qui pèsent encore. Une femme qui fait l’histoire. Juriste, diplomate, Députée Nationale, elle est secrétaire général du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), le parti qui est arrivé en deuxième position à l’élections présidentielle de 2006. Une battante incontestée, elle est parmi celles qui influencent et encadrent les femmes ambitieuses en politique depuis qu’elle est Présidente de la Ligue des Femmes Congolaises pour les Elections (LIFCE). Passionnée du changement, elle fait partie des rares voix qui exigent le respect de la démocratie jusqu’au bout. Le sacrifice est une notion pragmatique en matière de leadership.

Inspiration féminine
Inspiration féminine

 

4. Rose Mutombo Kiese

Maman Parité, l’excellence dans la simplicité

Responsable de haut niveau du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco), grande plateforme des organisations de défense des droits de la femme. Sommité sociale, intellectuelle aux vertus rares, femme d’exception, elle fut de celles qui ont initié la campagne de plaidoyer « Investir dans l’égalité des droits et des chances des femmes et des hommes, c’est investir dans le développement » qui lui donne l’image d’une icône héroïque. Tant qu’on parlera de la question de bien-être social des congolais sans associer la pensée de la femme, sa lutte demeurera encore et encore. J’ose croire que les femmes peuvent faire les choses autrement que les hommes.

Une âme maginifique
Une âme maginifique

 

5. Catherine Nzuzi wa Mbombo Tshianga Kumuedi Musungu

Doyenne en politique et puissante femme d’affaires

Prisonnière célèbre (20 mois) sous le régime du président Laurent Désiré Kabila parce que notable influente sous le règne du Marechal MOBUTU, ancienne présidente du MPR  (Mouvement populaire de la Révolution), ministre, commissaire provinciale, conseillère, elle a gravi tous les échelons jusqu’à devenir  candidate à la présidentielle de 2006. Les valeurs qui la caractérisent : compétence, loyauté et persévérance. Elle appelle régulièrement les femmes à travailler deux fois plus pour être reconnues et respectées sur le plan professionnel plutôt que de faire le marchepied des acteurs politiques propagandistes. A chaque seconde de sa vie, elle ne pense qu’à une seule chose : le bonheur du peuple congolais. Un grand cœur, une grande actrice.

Symbole de la bravoure féminine
Symbole de la bravoure féminine

 

6. NkoyMafuta Bernadette

Grande figure politique de l’histoire de la RDC

Personnage mythique. Députée, Ancienne vice- gouverneur et secrétaire régionale à la condition féminine pour la ville de Kinshasa, elle est une sénatrice modèle. La voix crédible des problèmes sociaux à la chambre haute. Unique femme déclarée sur la liste provisoire de la Commission Nationale Electorale Indépendante, la CENI, pour la présidentielle de 2011, elle incarne les valeurs que défendent les femmes africaines. Le courage, la persévérance et la discrétion. Quand on l’approche, la première chose qui vous frappe c’est son énergie, telle une flamme de vie. Elle a un grand rêve pour le Congo. Une terre de grandes réalisations et inventions sociales et humanitaires.

Incroyable talent
Incroyable talent

 

7. Béatrice Kumbi

Une géo-stratège légendaire.

Historienne célèbre, écrivaine de renom, elle est une actrice incontournable des questions diplomatiques et sécuritaires de la RD Congo. Femme de lettres, polyglotte, spécialiste des questions de paix dans la région des grands lacs, elle est une icône, une référence. Elle a une connaissance extraordinaire en matière de négociation internationale et de résolution pacifique des conflits. Stratège de haut niveau, activiste politique BK est une excellente ressource en matière de planification stratégique et d’orientation des visions politiques et sociales. Une chance pour le pays.

Mémoire d'une génération
Mémoire d’une génération

 

8. Soraya Aziz Souleymane

Héroïne vivante de notre temps.

Artiste, Miss Leadership, brillante réussite professionnelle, reconnue Woman Of The Year d’IPAD, trophée attribué chaque année à une femme reconnue pour sa compétence et pour sa contribution remarquable dans le secteur de la gouvernance minière. Jamais 1 sans 2, 3, 4.  D’autres récompenses et prix qu’elle a reçu font d’elle un être unique, une source d’inspiration, une personnalité singulière, elle est aussi une blogueuse très influente. Son vœu : matérialiser les paroles de notre chant sacré, le Debout Congolais.

Berceau du savoir
Berceau du savoir

 

9. Monique Mukuna

Passionnée du Congo, capitaine de l’intégrité.

Économiste de renommée internationale, consultante spécialisée dans le montage des projets financiers, humanitaire, elle est un cerveau doré. La femme est capable de mieux faire pour changer véritablement la vie de tout un peuple. Elle travaillera à la création d’un Fonds Souverain de l’Etat, une fois élue présidente afin de garantir l’avenir des générations présentes et lointaines. Des ambitions extraordinaires. Simplement merveilleux. Un programme clair et équilibré avec un accent particulier sur la restauration de la justice

Vie meilleure garantie
Vie meilleure garantie

 

10. Amini Kajunju 

Personnalité remarquable

Tête pensante confirmée, chercheuse au destin incroyable, elle a des capacités de leadership prouvées a l’échelle internationale. Oratrice talentueuse, coach, mentor, humanitaire, elle est la première femme à diriger la Africa-America Institute. Un Agent de changement incontestée, elle est très forte et active dans les questions administratives publiques. Un trésor, assurément.

Un potentiel de valeur
Un potentiel de valeur

 

11. A suivre !

Co-écrit avec Gaius Kowene

 


LA SAPE en trois points

A JAMAIS DANS NOS CŒURS
A JAMAIS DANS NOS CŒURS

Puisse l’Eternel, Dieu de l’univers accueillir dans son Royaume Céleste l’âme de l’icône internationale, l’Artiste Musicien, Acteur et King de la SAPE décédé sur le podium de FEMUA ce 24 avril 2016 à Abidjan. Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, PAPA WEMBA.

Ce digne fils du pays lègue un patrimoine culturel parmi le plus prestigieux de l’histoire de l’humanité. En hommage en sa mémoire, une religion hors pair fleurit pour le grand bonheur du monde de luxe. Au pays comme ailleurs, les opinions sont unanimes, en plus de sa VOIX originale, raffinée et remarquable, ce cadeau du ciel était un dieu de la SAPE.

Grosse valise décorée à son image à la main (cadeau signé grand-frère en Occident), parfumé jusqu’aux dents (« Thierry Mugler » sans doute),  l’œil tourné sur sa montre, visiblement une grande marque vu l’éclat de pierres précieuses tout au tour, il est venu se dandiner à Molokai, village du roi de la Rumba. Il porte les lunettes ALAIN MIKLI pour voir et être vu, une longue veste (dernier design Yoshi Yamamoto) qui laisse s’échapper une culotte moulante, un passant apprécie et confirme qu’il date du XVIIIième siècle avant d’atterrir sur ses longues boots femme en cuir (JM Weston). Un géant Monsieur, sourire en manches courtes, deuil oblige, contrôlant ses gestes et mouvements et répondant à qui veut l’entendre MERCI comme si tout le monde le complimentait automatiquement … BIEN SAPE

Shigusho Zahinka, (nous l’avons interviewé) l’aîné des héritiers légitimes de la SAPE de PAPA WEMBA, également  lauréat du dernier concours régional de la sapologie à Kinshasa explique en peu de mots les trois commandements de la SAPE.

  1. L’élégance

Ce jour je célèbre mon mentor, mon modèle et père spirituel. Cette grande figure de la SAPE a fait l’histoire, il ne l’a pas subit. Son passage sur terre a transformé ma vie ainsi que celle de mes pairs. Cette légende intemporelle de l’art était et restera un leader de caractère. Il m’a appris à s’habiller sophistiqué avec tact.

La vie est trop courte pour être mal vécue. Je vis chaque instant comme s’il était le dernier. Je suis passionné par le beau. La SAPE procure ce sentiment de mieux-être, de savoir-paraître et de sécurité. La caractéristique majeure de sapeurs est l’élégance. La dignité, le respect et la fierté sont des valeurs qui me mettent en confiance quand je traverse un moment d’incertitude au pays. Bien habillé, on oublie la faim!

  1. La correction 

Pas coûteux, simplement beau. Habilleur des chefs d’Etat, c’est mon plus grand rêve. Aujourd’hui je gagne moyennement ma vie mais je m’habille très bien et certains richards sont impressionnés. L’apparence importe plus que mon compte en banque; cela depuis que j’ai 17 ans. Mon secret c’est la sélection des meilleures couturiers, de grandes marques de chaussures et le mariage de couleurs. Le temps qu’il fait dehors importe peu. Tout sapeur sait s’acclimaté. C’est qui est d’ailleurs une valeur indispensable. La distinction en tout temps et en tout lieu est notre credo. Bien habillé, on influence positivement les saint Thomas.

  1. La propreté

Une vie épanouie c’est une vie sans soucis menée dans un environnement sain. Brosser les dents, se laver chaque jour, laver les mains régulièrement, se parfumer, se maquiller. Mon meilleur ami c’est le miroir. Il est mon conseiller honnête. Les gens ne comprennent pas pourquoi dans mon quartier je suis la personne la plus côtoyée. C’est simplement parce que je suis méticuleux en matière de propreté. Cette valeur transpire l’honneur, l’estime et la considération. On aborde pas ici la question de propriété qui constitue la SAPE car là c’est une provocation solennelle et donc pas souhaitable…

J’exhorte le monde de la SAPE à propager cette valeur de propreté à tous les futur-ex sapeurs du quartier pour que disparaisse à jamais ce cachet de ville poubelle!!! Sapeurs militants en faveur des avenues propres.

Ce qu’il a évité de révéler ici, c’est le gain affectif considérable obtenu avec ce mode de vie dont le chapelet (nous parlons de SAPE comme religion); une  arme puissante d’attraction massive des cœurs innocents à cause de son charme séduisant et reflétant la noblesse de sa gentillesse… à suivre

La musique et la sape sont en deuil dans le monde.

SAPE comme jamais. Photo droits tiers.
SAPES comme jamais. Photo droits tiers.


LETTRE OUVERTE D’UNE CONGOLAISE A MADAME FATOU BENSOUDA

La justice est une aurore de la paix durable.
La justice est une aurore de la paix durable.

Après 96 mois de procédure devant la CPI, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président congolais, reconnu coupable, car « pénalement responsable » de crimes graves commis par ses troupes du MLC (groupe rebelle à l’époque) en RCA, 6 mois durant entre 2002 et 2003. Un premier cas à la cour, un grand pas!

A Madame la Procureure de la Cour Pénale Internationale,RCA

Félicitations chaleureuses pour votre audace,

Zo Kwé Zo est un mot prononcé quotidiennement en RCA qui veut dire : un Homme vaut un Homme. Il n’existe pas de sous-hommes ni de super-hommes, des hommes, simplement. En RSA, par contre, on parle de Umuntu ngumuntu ngabantu ; Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous.

Je vous baigne dans cette mémoire collective africaine parce que quelque part, j’ai eu à constater une injustice dans nos valeurs. Personne, -vous êtes la pionnière- n’a jamais songé à lever l’ancre de ce dogme pour établir une sacralité de la personne humaine en mode de vie.

Depuis mon jeune âge, on m’a appris que le chef est une légende qui incarne la vérité et qu’il n’est jamais en faute, même s’il omet de sanctionner des fauteurs de troubles. Il est donc considéré comme tel, et il jouit d’une immunité démesurée.

On ne m’a appris pas les noms des chefs, mais uniquement leurs qualificatifs : votre honneur, sa majesté, ô roi, être réverentissime …

Au final, j’ai réalisé que le Ubuntu se limitait à un clan aristocrate. Le citoyen moyen demeure une victime éternelle. Personne pour prêter oreille à son besoin. Une erreur monumentale.

Madame la procureure,

Aujourd’hui j’apprends chez vous un nouveau qualificatif à attribuer à un chef africain, VOTRE RESPONSABILITÉ, précédé bien évidemment de l’empathie.

Un bon chef assume ses responsabilités même quand c’est pénible.

En rendant justice aux milliers de victimes centrafricaines,

Vous avez rompu la chaîne de l’indignité qui sévissait en Afrique jusqu’ici.

Aujourd’hui plus que jamais, le sang de l’innocent, le cri du vulnérable et le gémissement de la victime quel que soit son statut social chutera vers une cour pour réparation. La Cour Pénale Internationale. 

Par cette reconnaissance de culpabilité d’un ancien dignitaire au Congo, vous passez un message fort à ceux qui se considèrent maîtres absolus, puissants, intouchables et régnant sur des vies sans aucune crainte. Une méthode belliqueuse et inacceptable qui prenait des dimensions inquiétantes dans nombre de pays africains. Des rebellions récurrentes à tout vent et tout bout de champs. Personne pour stopper la tragédie funeste des hommes sans cœur aux appétits gloutons du pouvoir. S’ils veulent le pouvoir des humains, ils n’ont qu’à recourir aux moyens pacifiques et non violents connus depuis des lustres, les élections.

Madame la Procureure,

Vous êtes un soleil qui fait son apparition sur la planète sombre où l’injustice luisait et l’inhumanité gagnait l’espace. Une consolatrice des âmes éplorées. Une main puissante qui corrige l’irrespect de l’humain pour toute raison que ce soit.

N’en déplaise à tes détracteurs qui revendiquent le renversement de la pyramide dans les poursuites contre les grands poissons, grosses légumes en occident. Chaque voyage commence par un pas, puis deux, puis trois… Jamais deux sans un.

Avec toute gratitude, je demande à la Cour Pénale Internationale, en plus de son objectif traditionnel -mettre fin aux exactions, punir les bourreaux, lutter contre l’oubli, et dissuader les criminels potentiels de commettre des crimes de guerre, des génocides et autres crimes contre l’humanité- de s’impliquer pour l’étouffement dans l’œuf de tout quelconque autre conflit meurtrier dans le monde.

Vous avez mon soutien total dans votre lutte.

Longue vie.

La voix de l’espoir

 


Codes de la famille en Afrique : billet collectif de quatre femmes mondoblogueuses.

Photo droits tiers
Photo droits tiers

Chaque année, le 8 mars célèbre la journée internationale des femmes. Cette date historique permet de faire un bilan des progrès constatés à travers le monde vis à vis de la place des femmes dans la société, mais cette date sert aussi à faire part des barrières qui persistent à ce sujet. Quelle égalité entre les êtres humains en 2016 ? Quelles sont les luttes à mener ? Nous sommes quatre blogueuses de la plateforme « Mondoblog » et nous livrons dans ce billet notre analyse sur l’inexistence ou la non application des lois quant au respect des droits des femmes dans les sociétés africaines. Religion, tradition, mariage, travail, succession, enfants, éducation sont des sujets majeurs qui révèlent une vraie disharmonie entre les femmes et les hommes et qui soulèvent encore beaucoup de questions.
Apporter des réponses justes à ces questions est essentiel, cela ne constitue pas une faveur faite aux femmes, bien au contraire,  cela participe à la construction de la seule voie possible pour un monde meilleur et plus juste.

Parce que nous existons pour lutter,

Parce que notre lutte prône des valeurs,

Parce que nos valeurs portent l’humanité, la dignité et l’égalité des droits,

Parce que nos droits sont constamment bafoués,

Parce que nos droits sont bafoués par l’ignorance, la mauvaise foi, l’inhumanité, nous nous unissons,

Parce que notre union symbolise le début de la fin d’un long silence complice,

Parce que notre complicité a occasionné beaucoup d’abus infâmes, abjects et odieux,

Des femmes puissantes, vertueuses et inspirantes se sont indignées, elles nous ont inspirées,

Hommage leur soit rendu en ce jour mémorable, internationalement célébré pour les droits des femmes, autochtones, noires, blanches, jaunes, sveltes, épaisses, coquettes, jeunes, veilles, …

Femmes : il est temps que nous exploitions notre pouvoir pour changer le monde.

Rene Mouna Ndjodjo Klein /  Fatouma Harber /  Brya Elise Grâce Roassim /  Chantal Faida.

 

Nous nous sommes unies dans notre révolte, chacune d’entre nous a écrit un court texte, très personnel, que vous trouverez ci-dessous pour lecture.
Nous évoquons la situation des femmes dans trois pays : le Tchad, Le Mali et La République Démocratique du Congo.

 

1) TCHAD et MALI
Rene Mouna Ndjodjo Klein :
écrivaine, panafricaniste et militante engagée pour la défense des droits des femmes entre le Tchad et le Mali. La main sur le cœur, elle demande aux femmes de combattre l’infidélité des hommes plutôt que de s’en prendre aux enfants bâtards.  https://rendodjo.mondoblog.org/

Il faut parler du code de la famille, ce sujet est essentiel. Je suis bien décidée à en parler et d’emblée je le dis : l’avis des hommes – messieurs les jurés –  ne m´importe pas beaucoup et je ne perdrais pas non plus mon temps à répondre aux femmes qui s’opposent au code au nom de la religion.
Voici ce que j’ai à dire : j’ai constaté depuis mon arrivée à Bamako que les peuples du Sahel ont tous la même et unique idée de la femme. Le refus du code de la famille est général, la protection sociale de la femme, de la la mère, de la sœur et de la fille n’existe pas. J’ai voulu comprendre pourquoi et je me suis rendue compte que les arguments au Mali étaient les mêmes qu’au Tchad: certaines dispositions du codes sont en contradiction avec l’Islam notamment les articles concernant l’âge du mariage pour les filles, le divorce, l’interdiction de porter des coups et blessures à une épouse ou encore le droit de succession des enfants nés hors mariage au même titre que les enfants légitimes.

Je n’aborderai pas la question de la nécessité pour chaque pays à avoir un Code de la famille, en revanche, chercher à comprendre pourquoi il tarde à paraître dans certains pays, c’est LA question qui m’intéresse. Je pense que les hommes africains ont une mentalité liée à l’ancien temps, leur argument contre le code de la famille c’est la tradition mais ce sont des traditions phallocrates qu´ils justifient grâce à la religion. L’homme africain considère la femme comme un acquis au prix de sa dot, il lui refuse le droit d´être adulte et autonome,  il l’empêche de prendre une décision par elle même, il se permet aussi de la frapper. Selon les hommes, adopter le Code de la famille comme loi sociale les priverait de ces privilèges et serait un grand crime, ils doivent empêcher son avènement à tout prix.  Il n´y a que l’argument religieux qui tienne dans leur refus de réformer les lois. Pourtant cet argument n’est pas irréfutable, voyez le cas du Maroc :
Le Maroc, royauté musulmane aux traditions arabo-berbères saupoudrées à l´orientale possède son Code de la famille. Le code marocain est l´un des plus équitables et protecteurs : la femme n’a plus besoin de tuteur pour se marier, l’âge légal du mariage des jeunes filles est passé de 15 à 18 ans, pour avoir une seconde épouse il faut obtenir une autorisation auprès de la première épouse, toute volonté de répudiation est soumise à l’autorisation d’un juge, la femme a le droit de demander le divorce, et, en cas de divorce, celui qui a la garde des enfants conserve le domicile conjugal. Les Marocains se reconnaissent dans ce texte qu´ils ont adopté, et pourtant ils prient tous les jours en se tournant vers l´Est ! La société tchadienne et la société malienne, mais aussi les associations arabophones et musulmanes qui s’intéressent à ces questions, tous ne devraient-ils pas regarder du côté du Maroc ?

 

2) MALI
Fatouma Harber,
 analyste politique, enseignante, activiste sociale, je ne tolère pas que le code de la famille légalise le mariage précoce des filles et je pense qu’il faut mettre un terme aux pesanteurs culturelles qui empêchent l’épanouissement de la femme jadis cantonnée dans le rôle de simple reproductrice.  https://faty.mondoblog.org/ 

On aurait l’impression de lire le coran en lisant le code de la famille

Le code la famille a longtemps été réclamé par les femmes maliennes. Jusqu’en 2011, année de l’adoption du code de la famille, il y avait de l’espoir au Mali, tous les militants des droits humains pensaient pouvoir changer la société et libérer la femme malienne, marginalisée par les traditions.

Notre société cantonne en effet la femme au rôle de reproductrice et de souffre-douleur. Elle n’a pas son mot à dire quant à la ribambelle d’enfants que son époux lui fait et tous ses droits sont confiés à son « heureux » époux, dont elle dépend totalement.

Au départ, pour les organisations de défense des droits des femmes, le code la famille semblait être  la seule issue qui permettrait à la femme malienne d’échapper légalement au poids des traditions. Mais bien mal leur a pris. Quand le projet du code de la famille a été adopté en première lecture à l’assemblée nationale malienne puis renvoyé à la présidence pour promulgation, les défenseurs des traditions sont montés au créneau, ils étaient menaçants,  si menaçants que le pouvoir a tremblé. Les associations religieuses et le haut conseil islamique ont manifesté, ils ont rempli le stade du 26 mars, il y avait une foule de barbus en colère. Ils  refusaient que le gouvernement malien accepte d’accorder des droits à la femme au détriment de la religion musulmane. Le pouvoir a vacillé. Résultat : le pouvoir en place a reculé pour calmer les choses, aux dépends des droits de la femme. Aujourd’hui quand on lit le code de la famille du Mali, on croit lire le Coran ! Si l’âge du mariage correspond à la majorité pour l’homme, il est de 16 ans pour la femme.  L’homme y garde son titre de chef de famille, il est propriétaire de sa femme, qui est comme de la « marchandise » qu’il pense avoir acheté.

 

3) TCHAD
Brya Elise Grâce Roassim
 : Journaliste professionnelle, actrice forte du changement et passionnée de la plume. « Il n’est pas normal que nous soyons ce jour le seul pays à ne pas détenir le code des personnes et de la famille, une grande mobilisation doit être pensée pour faire pression, les femmes sont les premières concernées. » https://tchadmeilleur.mondoblog.org/

Au Tchad, le code des personnes et de la famille (CPF) n’a toujours pas été adopté, il est en passe d’être jeté aux oubliettes…
Officiellement c’est le ministère de l’Action sociale et de la famille qui détient le texte du CPF mais quand on cherche une copie du projet il n’y en a pas. En cherchant bien, on découvre quatre textes différents, quatre versions du code ! Ce projet a visiblement subi moult toilettages, aménagements et réajustements…  il semble que ce texte ne fasse pas consensus ! La dernière version, du moins supposée comme telle, est introuvable. Selon la Direction de la promotion de la femme et de l’intégration du genre, le document se trouve, depuis en 2010, au secrétariat général du gouvernement. Mais tout le monde évite soigneusement d’aborder ce sujet, évoquer le projet du code crée une certaine gêne. Un responsable de la Direction a simplement dit ‘’ce n’est plus notre problème, on l’a déjà remis à qui de droit’’. Pour ce responsable, parler de l’adoption du code tel qu’il est, est difficile. ‘’Actuellement, il est question rédiger un code civil qui sera constitué de quatre livres dans lequel le code des personnes et de la famille sera inclus. Donc on attend de voir’’.

Tout le monde est d’accord sur le principe d’un code civil, mais la vraie question c’est : un code élaboré par qui et avec qui ? Ceux qui ont pris du temps pour travailler dessus et l’écrire sont totalement découragés. Enock Nodjigoto – l’une des têtes pensantes du code – ne veut plus piper mots sur le sujet. ‘’Je ne veux plus parler de ce code. Le document est maintenant géré par le gouvernement, je ne peux donc rien vous dire’’, déclare-t-il très amer.

Ce code divise, deux camps s’opposent et ils ne sont apparemment pas prêts à s’entendre. Pour certains, le code a passé outre les préceptes de leur religion et l’accepter, ce serait  renoncer à eux-mêmes, à ce qui fait leur identité. Pour d’autres, ce code vient au contraire régler un certain nombre de problèmes qui persistent dans notre société. Selon Koi Pierrot Ganda, journaliste,  si ce projet connait des difficultés,  c’est à cause de « la mauvaise foi des personnes s’opposent à ce code. Le code a été toiletté plusieurs fois en prenant en compte toutes les sensibilités, qui sont représentées lors des travaux. Les réserves ont été émises pour satisfaire tout le monde, si le code a du mal à passer, ce n’est pas le code qui pose problème mais certains individus’’.

Koi Pierrot Ganda ne comprend pas pourquoi le projet de code, qui protège la femme et l’enfant, n’est pas défendu par les femmes elles mêmes. Selon Kemneloum Delphine, avocate et « défenseuse » des droits humains, « nous sommes l’un des rares pays à ne pas posséder un code des personnes et de la famille et nous continuons à travailler avec le code français qui date de 1958, ce n’est pas normal. Il est surprenant que le code n’ait toujours pas été adopté. Beaucoup de compromis sont faits par rapport aux coutumes et aux religions. C’est au pouvoir public de faire adopter ce code. On crée de faux problème pour freiner l’adoption du projet, prenons l’exemple du mariage : si on se marie selon les règles musulmanes ou chrétiennes, on se conforme à ces règles. Mais si on se marie selon les règles nationales, on doit aussi se conformer à ces règles. On évoque des choses banales pour bloquer le projet. On en est arrivé au point où il faudrait une grande mobilisation pour faire pression. C’est aux associations féminines d’en faire un programme et de se fixer des objectifs. C’est important car certaines personnes préfèrent maintenir la femme dans un statut flouBeaucoup de femmes ne savent pas que ce projet de code existe et qu’il pose problème ’’.
Femmes et hommes du Tchad, il est temps d’agir.

 

4) RDC – République Démocratique du Congo
Chantal Faida, activiste sociale et femme politique. https://chantalfaida.mondoblog.org/ 

Je milite pour la réforme du code de la famille en RDC. Le code congolais de la famille a l’unique mérite de concilier le droit moderne au droit coutumier dans l’organisation de la cellule qu’est la famille, mais il  exclue toujours la femme de nombreux secteurs vitaux de la vie. Grâce à la pugnacité de la ministre honoraire du genre, de la famille et des enfants, Madame Lukiana Mufwankolo Dialukupa, une réforme du code de la famille est actuellement en cours, il est donc urgent qu’elle soit actée et mise en application.

L’ancien code de la famille est aujourd’hui obsolète, inadapté et incohérent. Certaines dispositions contenues dans ce code consacrent des inégalités remarquables, toujours en défaveur de la femme. Incroyable après tout ce qu’on a eu comme promesses de changement jamais traduites en actions concrètes. Regardons les articles 352, 444 et 448 qui stipulent par exemple que le mari est le chef du ménage et qu’il doit protection à sa femme, tandis que la femme, elle, doit obéissance à son mari. Les femmes sont aussi obligées d’obtenir le consentement de leur époux pour tout acte juridique, etc.

Certains rites de veuvages sont tragiques également, certaines pratiques épouvantables sont tolérées comme par exemple : imposer le rasage de tête,  imposer le dépouillement de tout bien,  imposer la réclusion pendant plusieurs jours,  imposer des châtiment corporels avec des herbes qui démangent, imposer la stérilisation forcée ou encore imposer le bain purificateur en public. Ces faits sont révélés dans le bimensuel de l’organisation féministe « la dynamique des femmes juristes« .

En ce jour spécial de la journée de la lutte pour les droits des femmes j’interpelle chacun, il faut agir pour mettre un terme à des pratiques rétrogrades, avilissantes et discriminatoires à l’égard de la femme congolaise, ce sont des barbaries inacceptables. Il n’y a aucune raison de tolérer une injustice liée au sexe. Levons-nous et exigeons la mise en application des lois et des textes réglementaires adaptés aux réalités sur le terrain et aux valeurs universellement reconnues. 

 

 


Construire la paix en 3 jours: Leçon inédite du Festival Amani

Heure H. L'esprit, l'âme, le cœur jubilent. Photos droits tiers
Heure H. L’esprit, l’âme, le cœur jubilent.

30.000 âmes, 350 volontaires, 80 associations humanitaires, 40 artistes valeureux et groupes de danse de renom, 20 jeunes entrepreneurs, 1.000fc, le 12,13, 14.02.2016 ces chiffres formulent un vœu, un esprit, une passion : l’amour synonyme de la paix.

Danser pour changer, chanter pour la paix, les artisans de paix bâtissent un havre pacifique, une seule pierre qui est le terreau, le limon et la fondation de l’édifice : l’ART

Crimes odieux, meurtres crapuleux, assassinats crasseux, viols ignobles, pillage éhonté des ressources naturelles, bref, une orgie de malheur, un noir luisant couvre la région du Nord-Kivu depuis des décennies. Pourtant, le peuple qui y survit fait montre d’une résilience déconcertante. Désormais une lumière luit dans ce milieu sombre, un espoir du lendemain radieux.

Une fête à laquelle on convie toute la jeunesse à un prix modeste. 1.000 fc. L’on ne peut s’attendre à des recettes matérielles impressionnantes au regard du coût investi. Le profit est spirituel. Le festival AMANI, (paix en swahili) est à sa troisième édition. Trois prouesses sont remarquables. Celles-ci sont en même temps les raisons majeures d’y prendre part à chaque édition. C’est mon opinion.

Expérience unique

Mr Powa, une voix, une passion. Photos droits tiers
Mr Powa, une voix, une passion.

La vigueur, la rigueur, l’énergie positive se met au service de la transformation sociale. Le jeune de Goma est devenu un don précieux pour les autres au travers du volontariat. Et oui, depuis le jour où j’ai appris que ces 350 visages hospitaliers, mains courageuses, voix mobilisatrices, pieds infatigables, yeux au regard inextinguible étaient justes volontaires, j’ai eu un sentiment de joie, de fierté et de respect. Au moins la jeunesse s’éveille en accompagnant de grand cœur une initiative de paix. C’est une immense expérience que l’on acquiert en servant dans une organisation à but non lucratif. Travailler sous pression et pas seulement s’apprends mieux sur terrain.

Occasion rare

Un petit coeur joyeux
Un petit coeur joyeux.

Promouvoir le vivre ensemble. Il n’est un secret pour personne, la musique est un vecteur fédérateur de cultures. Tous les goûts sont servis à satiété. Du traditionnel au moderne, il n y a qu’un pas. Rassembler par la culture.

Kahindo Fidèle n’a jamais raté un seul moment du festival :

« Je suis fan du sebène (danse populaire et en groupe souvent chanté par Werrason,) et de la rumba (Koffi Olomide). Je me fiche éperdument de savoir de quelle tribu est issue mon artiste favorite, ce qui m’importe c’est la mélodie douce après une longue journée désespérée dans cette région instable. Je suis impatiente de vivre en live la prestation de tous ces talents locaux et même régionaux que nous offre cette grand-messe culturelle. Qu’il soit noir, jaune, grand, mulâtre, étranger, … j’accueille tout celui qui promeut la tradition, la paix et la fête.»

Idées novatrices

A l'aune de la fortune, une passion exprimée. Photo droits tiers
A l’aune de toute fortune, une passion.

Chanter est un don, danser est un talent. Pour un jeune qui manque ces qualités rares, une place de choix est réservée pour lui. L’explosion du potentiel caché dans le domaine entrepreneurial.

La grande équipe du Festival Amani a innové dans sa programmation. Pas de micro, pas de scène mais un stand où le jeune tiré après sélection expose son idée d’affaire et hop, un soutien lui est garantit pour démarrer son entreprise dans la vision d’être acteur de changement. 4 projets novateurs ont reçu l’appui de 1 million de francs de la part des organisateurs du festival.

woo, ici on exige la vie
woo, ici on exige la vie

« Nous réalisons que ce que nous accomplissons n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Mais si cette goutte n’existait pas dans l’océan, elle manquerait. » Mere Teresa. Consolider la paix par l’art est une action extraordinaire car si elle manquait Goma sombrerait dans son passé noir sans moment de joie, de fête et de partage d’idées. Il y a une fin à toute chose, peut-être que le Congo s’achemine vers une situation durable. Une chose est de combattre la violence, une autre est de promouvoir les valeurs de paix. Amani Festival est une initiative à encourager.

Nneka
Nneka


CHAN2016, la RDC sur le toit de l’Afrique

RDC, double CHAN, Meilleure team Africaine
RDC, double CHAN, Meilleure team Africaine, photo droits tiers.

On a gagné, je suis comblée. Bravo aux 11 nationaux.  Un sacre remarquable.

Il y avait l’électricité dans l’air ce 07.02.2016 à Kigali, ville qui a accueillie le 4ème championnat d’Afrique. woo whouh, woura. C’est confirmé, le bonheur existe.

Une joie populaire nous offert par les léopards. Sincères et chaleureuses félicitations.

Vous avez accompli un travail formidable. Avec tact vous avez centré, dribblé, passé pour marquer un tournant décisif sur le sort de la nation, aujourd’hui élevée au rang des géants, puissants et  redoutables pays du football. 3-0 score incroyable en finale RDC-Mali.

Une coupe de tous les congolais. Un succès mémorable. Un travail bien fait, un objectif accompli. Cette victoire hors pair est célébrée par tous les âges, sexes, ethnies, tendances, passions. Une histoire glorieuse s’écrit. Nous sommes une race des champions.

Le voyage le plus long commence par 1km. Notre Km c’est cette discipline sportive dont la passion dépasse toutes les barrières. L’espoir est permis. Les autres secteurs suivront et d’autres coupes nous reviendront. La vocation de toute coupe est de récompenser un exploit mais celle du CHAN2016 vient de lancer le moteur de transformation sociale et de motivation populaire aux valeurs positives.

Elia Meschak, Meilleur buteur du CHAN2016
Elia Meschak, Meilleur buteur du CHAN2016, photo droits tiers

Chaque réussite décline un talent. Aujourd’hui nos pensées se dirigent vers cette âme énergique, cet excellent pied, cette extraordinaire compétence, sang neuf et jeune, Elia Meschak, tu dois être fier de toi-même. Meilleur buteur du CHAN2016. Un prodige!

Shalom!


Un match, une passion naît

03.02. ainsi est né mon amour pour le foot. Billet dédié à ma guinée plurielle
Mercredi 03.02. ainsi naquit mon amour pour le foot. Billet dédié au mondoblogueur Alimou Sow auteur de ma guinée plurielle

Cher football,

Pendant longtemps je t’ai évité, je t’ai repoussé, j’ai évité de te sentir,

Je pensais que t’accorder un moment signifiait loser, tuer le temps, faire le poireau,

J’étais convaincue que tous ceux qui te côtoyaient perdaient leur personnalité du fait de l’intolérance qui régnait là-bas…que dalle

Ce jour, je t’ai approché, croisé ton regard, j’avoue qu’il est irrésistible; je ne me vois pas vivre sans ta présence,

Il me suffit de penser à ton essence, pour que je retrouve espoir, fierté et le summum, tu es un sel dans la construction de l’unité nationale.

Il me suffit de pronostiquer sur ton score pour que tout se passe exactement comme prévu, je pense que tu es mon plus grand complice jamais rencontré,

Il me suffit d’écouter ta voix –tu sais je n’ai pas pu te suivre en direct à la télé car la régie de lumière ne fait que procrastiner- le paradoxe, nous avons tout pour mériter mieux, hélas; bref j’ai suivi ta prestation à la radio, j’ai raté le live des moments forts, là je ne sais commenter chaque fait et geste qui a conduit la RDC à la finale Chan 2016, éliminant le syli National de la Guinée ce 03.02.2015.

Il me suffit de célébrer ta gloire pour que je découvre que même les agents de l’ordre ont explosé, liesse et omission des missions régaliennes, bon disons que l’enthousiasme était à son comble .

Tu m’inspire énormément, je crois qu’ensemble des merveilles sont certaines.

Football, je t’aime! Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée assurément …

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PS : L’Amour est synonyme de l’Intérêt, voilà l’enjeu 

Il me suffit de parier sur ta victoire pour me voir décerner un plus beau cadeau de vie, un voyage haut de gamme à Conakry par le distingué blogueur Alimou Sow, auteur du prestigieux blog ma guinée plurielle. La bonne nouvelle pour lui : je ne me déplacerai pas seule comme un moine mais avec ma famille élargie, futur-ex belle-mère, grand-frère du voisin de l’oncle de la petite sœur du neveu de tante Kaze… et oui les africaines se déplacent les mains pleines mais fortement accompagnées. Nous sommes impatients de visiter la fabuleuse terre dorée, goûter le délice des îles de Loos et humer l’air doux dans le parvis de la chute du voile de la mariée dans la basse guinée … ce samedi à 8

wooo, bravo les léopards,
wooo, bravo les léopards. le réveil du géant.
Peace to Africa!

 

 

 


Une Noël, un cœur, un geste

Centre Lisanga Ya klisto est une organisme humanitaire qui oeuvre pour le bien-être de l'enfant à Kinshasa. +(243)-822-196-259; colkasbl@yahoo.com
Centre Lisanga Ya klisto est un organisme humanitaire qui oeuvre pour le bien-être de l’enfant à Kinshasa. +(243)-822-196-259 ; colkasbl@yahoo.com

Des enfants abandonnés dans les rues. Mais une femme, Monique, se relève les manches pour leur assurer un avenir.

A Kinshasa, il y a plus de dix millions d’âmes réparties sur 9 965 km2. Un grand nombre de Kinois mènent une vie modeste. Ce qui vous surprend en circulant dans les belles rues de notre capitale : le nombre d’enfants dans la rue. Quand l’irresponsabilité s’installe confortablement dans nos mœurs, les rues enfantent ! Quand les conflits violents, les guerres fratricides secouent une partie du territoire, les gamins sont abandonnés, séparés ou ramassés, errant dans les rues. Inacceptable.

Une politique sociale inacceptable

Ce que vous qui agace face à ce tableau sombre : le mutisme. Pire, l’absence de réponse en matière sociale pour l’encadrement des personnes vulnérables et des enfants. Dès qu’on fait face à un cas de bébé abandonné, il est pris en charge par le service compétent au commissariat. Monsieur le commissaire ne se pose pas alors mille questions : il demande à ses services d’expédier rapidement le nouveau-né dans l’orphelinat le plus proche avant d’enclencher l’enquête. Idéal pour clôturer l’affaire rapidement.

Une sainte vivante

Mais quelque chose vous émerveillera à Kinshasa : une organisation de gens formidables qui se privent, depuis quatre ans, de dîners pantagruéliques. La famille du Coeur. Ils célèbrent leur Noël de cœur avec les enfants de la famille centre d’orphelinat lisanga ya klisto. Une famille du cœur à Kinshasa. Ce qui vous rend heureux : c’est l’échange avec la merveilleuse et forte maman Monique. Veuve de son état, mère de 3 enfants, en 2016 cela fera 24 ans depuis qu’elle a reçu l’appel du Tout puissant. Avec habileté, elle sèche les cœurs blessés. Avec délicatesse, elle redonne la joie aux cœurs brisés. Avec son cœur, elle relève ceux qui sont affaiblis et leur donne un élan nouveau. Tout son patrimoine est mis au service des démunis. Une sainte vivante !Un avenir prometteur

Ce qui vous enchante : c’est son sourire magique et la complicité qu’elle entretient avec ces 108 enfants (de 0 à 20 ans) qui vivent mieux que des frères et sœurs de sang. Qui l’eut cru ! De ce centre, certains enfants se sont mariés, quelques-uns ont trouvé du travail, d’autres servent efficacement notre communauté. Vivement Noël, Nouvel An, Pâques chez Maman Monique, à Kinshasa.

Publié précédemment sur waza

Team famille du coeur en visite de solidarité chez l'orphelinat crée et géré par Maman Monique.
Team famille du coeur en visite de solidarité chez l’orphelinat crée et géré par Maman Monique.


3 raisons majeures d’avoir un blog

07.11.2015 la grand-messe des blogueurs de Kinshasa a eu lieu. Succès hors pair. Inspiration de ce billet intervient.
07.11.2015 la grand-messe des blogueurs de Kinshasa a eu lieu. Succès hors pair. Inspiration de ce billet intervient.

Dans exactement 458 ans, calendrier Kongo (l’année compte 13 mois de 7 semaines de 4 jours), la passion pour le blogging explosera. C’est mon opinion.

Si nous sommes à plus de 300 millions de blogueurs au jour aujourd’hui, dans les jours à venir, nous serons 1 ou 2 milliards de par le monde. La raison est simple, les blogueurs sont des agents de changement. Ils ne voient pas le monde comme il est, mais comme il pourrait être… Ils avancent, ils suscitent la progression, ils produisent la transformation. Ils inspirent l’excellence.

Le blogging c’est du lourd, ce contenu exceptionnel de billets, cette proximité, cette complicité et cette impression d’être ami ou proche du blogueur dont on lit, visualise ou auditionne les pensées profondes au travers de courts textes, photos et dessins ou sons inédits.

Ici, ni le lecteur, ni l’auteur n’est fatalement soumis à la cybercriminalité. La fréquence est de faible intensité. Sur cette note, je déclare le blogging, la meilleure pratique virtuelle qui soit.

  1. Disque dur virtuel original

Un jour un ami m’a fait une démonstration incroyable sur son ordinateur. Il fut un temps où je rêvai construire seule une nation juste et paisible au travers des petites pensées superficielles postées ça et là sur facebook. Le débat, étant ma passion, je l’ai mis au défi de me montrer une seule phrase confirmant ses allégations. Nous nous sommes donc mis à chercher le post, fouiller, racler, … que dalle !

A l’accoutumée, chaque acte ou fait déconcertant suscite en moi une réflexion profonde. Ce jour là, j’ai compris qu’il me fallait une sorte d’application web ou bidule pour immortaliser mes folles idées spontanées, mes espoirs partagés, mes peurs profondes, mes rêves grandioses, sur un truc que je n’avais pas besoin de trimbaler avec après, eh ben ce jour là, nous sommes en 2012, j’ai réalisé qu’il me fallait un blog personnel et en urgence.

  1. Contenu au choix

Depuis ce jour là, j’ai crée mon journal virtuel, mais quelque chose m’a fait tiquer. Cette décision a suscité en moi, un désir puissant d’apprendre les B-A-B-A du blogging et de l’écriture web. Il me fallait donc une formation essentielle pour me permettre d’acquérir le niveau et la compétence requis. En ce bas monde; tout le monde a des choses à raconter, mais la façon de le faire attire et élargit l’audience. Résultat, influence positive.

Un pourquoi fort a impulsé un recyclage pour orienter et rendre agréable la lecture de mes billets. Merci à Mondoblog pour cet appui inestimable et cette charte, la bible des mondoblogueurs.

  1. Règles de conduite simples

Liberté est le nouveau nom de responsabilité. Le fond, la forme et la fréquence (sans oublier les références des contenus des tiers repris) des billets  … ces clés pertinentes qui sans nul doute boostent l’audience du blog. La Crédibilité et l’e-réputation. Si tout journaliste est fatalement blogueur à volonté, tout blogueur n’est pas journaliste. Néanmoins, il est une règle d’or à suivre que tout blogueur est sensé suivre. Répondre à la méthode QQOQCP  « Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Une règle d’art journalistique qui est fondamentale et impérative. Quand on n’a pas une réponse au « pourquoi » c’est là que ça devient intéressant, le blogueur partage son analyse personnelle sur un fait avec son cœur, un zeste d’humour, … original

PS: 52 semaines de bien-être 2016!


Libère ton potentiel, à bas la victime. Faida s’interroge, 2ème partie

WAYA, chasser la peur, credo du militant congolais. Dans nos paniers ne se trouvent plus des chocolats mais de l'armure pour abattre la bête.
…WAYA, chasser la peur, credo du militant congolais. Dans nos paniers ne se trouvent plus des chocolats mais de l’armure pour abattre la bête… La voix de l’espoir , Goma.

Cher (e) lecteur (rice), la série de billets se rapportant à mon aventure (positive et sérieuse) dans la politique se poursuit. A quand les élections, FAIDA s’interroge, 2ème partie. Pour rappel, la première partie est disponible ici. Excellente lecture je te souhaite. 

Quels sont les motivations derrière ma candidature?

Il est dit que« Pour bien défendre une cause, il faut la connaître à fond. Mesurer les conséquences de son manque et projeter des solutions adaptées. »

J’avais 8 ans en 1996, lorsque je me suis retrouvée avec des baluchons sur la tête et portant ma petite sœur d’un an au dos. La guerre « de libération » était déclarée. Nous avons fait plus de 60 km à pieds. Des conditions extrêmement difficiles pour l’enfant que j’étais. Sur le chemin, bombes, les retentissements des balles, la déflagration des grenades emportaient des enfants, des adultes et des vieillards indistinctement. Je n’ai jamais compris pourquoi et comment j’ai survécu à tout cela. Le destin certainement !

… si petite et frêle que j’étais, j’ai dû endurer la marche que nous imposait la quête de survie …
Arrivée à Luchiga (Kalehe), j’ai fait une forte crise de malaria et de fièvre. Aucun médecin ni centre soignant dans les parages. Dieu est grand, mes chers parents, j’avoue qu’en ce jour je réalise que je leur dois tout, car ils m’ont sauvé la vie, m’ont donné une cure, je n’oublierais jamais, une série de 10 comprimés à avaler d’un coup chaque trois heures pour essayer de me sauver… hommage à eux ce jour, l’histoire est longue, je vous résume l’essentiel. Oui j’ai survécu.

Depuis cette marche vers l’inconnu j’ai fait mon bonhomme de chemin. Je me suis découverte, je me suis formée. J’ai essayé de vivres mes rêves, de réaliser des projets. Sur ce parcours j’ai parfois eu peur, j’ai fait des erreurs, j’ai trébuché aussi mais je me suis aussi relevée. J’ai appris et je me suis construite. Maintenant forte de toutes ces expériences, je voudrais apporter ma voix au forum de la construction de la paix. Nous avons tous assez pleuré, il est temps d’apporter des solutions et des réponses.

A suivre …


À quand les élections en RDC ? Faida s’interroge

Après mûre réflexion, j’ai pris la décision de jouer un rôle important aux prochaines élections. Je me présente à Goma comme candidate députée provinciale inscrite sur la liste de l’ADR (Alliance pour le développement et la République), parti de l’opposition républicaine. En course pour un siège convoité par 244 autres inscrits, la bataille s’annonce rude. Du moins, si bataille il y a.

Vous le savez, une grande machine du changement se prépare à démarrer en République démocratique du Congo, mon pays ; j’ai cité le processus pour les élections provinciales, urbaines, municipales et locales de 2015, ainsi que les élections présidentielle et législatives de 2016.

Pour assurer la transformation sociale, tous les Congolais sont appelés à participer à ce processus à plusieurs titres et en diverses qualités : électeurs, observateurs, assesseurs, candidats…

Si le calendrier électoral avait été respecté, le dimanche 25 octobre dernier aurait été un jour spécial et mémorable pour moi.L’instant idéal de succès ou du pur apprentissage. Comme dans un match, deux cas sont possibles cet exercice citoyen, soit je gagne, soit je n’échoue pas. Car dit-on, tout échec annonce un succès déconcertant.

À ce jour, aucune raison valable n’a été invoquée pour justifier ce retard. Certains diront qu’à l’heure actuelle, l’urgence est que le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) s’installe. Moi, je réponds que la République se gère par des institutions, non par des hommes.

Pour ceux qui évoquent le manque de moyens, je rappelle que tous les cinq ans, il est prévu un cycle électoral. Gouverner, c’est prévoir !

Et le reste…

Je suis quelque peu contrariée par un mutisme qui frise la trahison des clauses du contrat citoyen établi entre, d’une part, les candidats et, d’autre part, la structure habilitée (la Céni).

En tant qu’aspirante, j’ai dû remplir une panoplie de formulaires manuscrits, procédés rudimentaires que je fustige dans un monde 2.0. Je me suis acquittée de la caution exigée – 500 000 francs congolais par formation politique ou par candidat indépendant. J’ai dû me réserver d’enclencher la campagne, même officieuse, de mobilisation des voix. Pour ma part, je crois que les clauses du contrat sont respectées à la lettre.

La Céni, l’autre partie contractante, se permet elle un déficit communicationnel insupportable. C’est irrespectueux et condamnable. Selon moi, il vaut mieux détenir une information provisoire que de ne pas en disposer du tout. La moindre des choses serait désormais de publier un calendrier réaménagé. Il en va de la crédibilité et du sérieux de la structure d’appui à la démocratie en RDC, la Céni.

A suivre …

Article publié précédemment sur waza, voir le lien suivant bit.ly/1SuKXYI


Réseaux sociaux : opium de l’activisme au Congo

 

A Goma, Kambale Mayani a créer un réseau social qui s'apparente à facebook.  https://01.kongoconnect.com/
A Goma, Kambale Mayani a créé un réseau social qui s’apparente à Facebook.
https://01.kongoconnect.com/

« Le Noir fait pitié, alors que l’Arabe fait peur ». Une phrase que j’ai entendue hier au cours d’une discussion très intéressante que j’ai eue avec un de mes meilleurs amis. Comparaison n’est pas raison j’en conviens, cependant il n’est un secret pour personne que face au règne de l’injustice, la résistance devient obligatoire. Le pourquoi du comment ici…

De l’état du citoyen engagé et consciencieux, on a simplifié les choses, le militantisme est déguisé en exercice d’observation passive et plaintive. C’est mon opinion !

Samedi passé, il a fait extrêmement chaud. Le soleil consumait ma petite tête dépourvue de brésiliennes ou mèches – depuis 2011 j’ai oublié tout ça parce que dans la vie il faut de fois refuser de se soumettre aux mœurs pour jauger son niveau d’engagement pour une cause – Je suis donc sortie humer l’air frais dans les rues de Goma, la plus belle ville du monde. Ah, qui est-ce que je vois devant moi, un vieil ami, militant de renom. Kanduki mpolo. Salutations cordiales, on passe aux choses sérieuses, l’échange citoyen …

Très cher, que penses-tu faire pour contribuer un tant soit peu pour arrêter les massacres ignobles qui persistent dans notre région, les enlèvements et/ou arrestations arbitraires des défenseurs des droits humains, le chômage criant de la population active, le manque de l’eau, bref l’accès aux services sociaux de base …

K.P : J’ai dénoncé et condamné tout cet état de choses sur mon mur Facebook, même sur mon compte Twitter et Google+. D’ailleurs, nous avons franchi, plus de 763 signatures pour la pétition lancée en ligne concernant la situation au Kivu avec les violences interminables.

Non sérieux ? Crois-tu vraiment que cela va donner les résultats attendus. Assis derrière ton écran, polluer l’espace virtuel des internautes avec des messages de lutte virtuelle, les résultats resteront virtuels et pas concrets.

K.P : Qu’est-ce qu’on n’a pas fait pour ce pays. Nous ne nous lasserons jamais de défendre la cause de la population, mais quand on instaure la terreur, on change de fusil d’épaule…

Autre temps, autres mœurs !

Face aux violations flagrantes de la dignité humaine et de la justice sociale, il urge pour les élus, activistes et défenseurs des droits humains congolais d’aiguiser des stratégies pour mener à bon port la lutte pour le bien-être de tous, mais que dalle !

Cette esquisse pour exprimer ma tristesse et mon désespoir qui me hante depuis peu avec l’avènement et surtout la maîtrise de l’outil Internet, mieux l’utilisation à tort et à raison des réseaux sociaux dans notre beau pays par les députés et quelques activistes.

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. » Aimé Césaire.

Je n’ai rien contre les pétitions en ligne, les posts et tweets très engageants et interpellateurs, les images et autres textes profonds que pondent ces derniers. Énergiquement, je m’oppose à la pensée selon laquelle, c’est la nouveauté et la meilleure méthode de lutter dans ce siècle de lumière technologique. A suivre…


Cher Journal, je suis à Paris

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Pourquoi c’est important !

Fatidique, formidable, exceptionnel furent les moments passés dans cette ville légendaire, chargée d’histoires spectaculaires, ville lumière qu’est Paris. La capitale de la France libre.

Eh bien, (fière d’être la déléguée de la RD Congo) je suis venue répondre à l’invitation de Gafa (Gala de la femme africaine), cette initiative lancée par l’organisation « Un sourire d’ici ou d’ailleurs », la première édition de rencontre annuelle des femmes leaders originaires des pays africains. Femmes militantes, journalistes, politiques, écrivaines et chanteuses toutes engagées pour la dignité humaine dans leurs milieux et en dehors. Invention de Lithicia Marieve et Badeela Malonga. 

 Droits sociaux bafoués, précarité économique, viols perpétrés en toute impunité, agressions verbales et sexuelles, marginalisation flagrante lorsqu’il s’agit d’éducation formelle, et j’en passe.

Perles rares, esprits épanouis, nouvelle génération et actions extraordinaires. Nous nous sommes donc rencontrées, toutes passionnées par le changement positif pour une société africaine plus juste.

Cher journal,

Au travers des actions remarquables de mes sœurs égyptiennes, marocaines, algériennes, sénégalaises, gabonaises, camerounaises, béninoises, kenyanes, burkinabé, congolaises je voyais le reflet de mon engagement, cette fois porté par les autres. Donc bref, je me suis sentie soutenue, requinquée et même ragaillardie à m’engager davantage parce que les problèmes sont légion par rapport à la volonté exprimée dans nombre de pays africains.

Une lutte immense mais peu d’héroïnes intrépides. DEBOUT FEMMES AFRICAINES !

Un exemple frappant, Maryem (Marocaine d’origine), aujourd’hui conseillère municipale dans une des régions parisiennes me confie ce 07.03.2015, à la soirée Gala à Seven Spirit dans le 13ème arrondissement.

Je dors à minuit pour me réveiller à 04h tous les jours. J’ai droit à une semaine de vacances par an. Je le fais depuis trois ans, d’autres personnes le font il y a plus de vingt ans et leurs actions parlent. Le monde ne nous fait plus de cadeau. Travail, fermeté et optimisme sont mes clés de réussite.

Sarah (Marocaine), militante associative, elle a voyagé dans plus de cinq pays islamiques pour interviewer les femmes musulmanes qui se battent et donnent le meilleur d’elles-mêmes en dépit des préjugés et interdits qui pèsent sur elles. L’égalité des chances en milieu professionnel.

 … la panne de l’ascenseur social incite à prendre des raccourcis qui se révèlent des longs chemins sinueux … extrait du livre très touchant, « Demain, je m’en vais, je meurs… » Une sœur gabonaise, Muetse MBOGA, auteure de deux œuvres magnifiques présentées à la conférence qui a précédé la soirée unique. Elle rêve d’une Afrique dont les filles et fils gardent leur identité originelle de grande valeur.

Cher journal,

En ma qualité de bloggeuse et fondatrice de UWEMA Asbl, une organisation de la société civile congolaise œuvrant pour la défense et la promotion des droits des femmes et enfants démunis dans le domaine éducationnel en RD Congo en général et à Goma, plus particulièrement depuis septembre 2012. Nous pensons que l’éducation c’est la clé.

 Aujourd’hui plus que jamais, avec force et détermination je lutterais pour les droits de femmes de la RD Congo et de tout l’univers. Je n’ai pas d’autres choix que de le faire sinon à quoi serviraient cette éducation acquise en famille, cette instruction fantastique apprise à l’école et ces rencontres saisissantes.

Bonne journée de lutte de femmes. 08.03.2015