fatoumatacherif

Expression d’ici et d’ailleurs: « Saké, Saké ! »

legende: Un voleur arrêté par la police
legende: Un voleur arrêté par la police

Saké Saké ! C’est le terme  le plus utilisé au Sénégal pour crier au voleur.

Aux dires des gens, cet épisode est le plus redouté des voleurs.
Lorsqu’un citoyen volé s’alarme en criant « Saké, Saké ! », c’est toute une population qui sort de part et d’autre pour arrêter le voleur: enfants, femmes, vieux, jeunes… tous munis du premier projectile qu’il trouve. Les uns lui font un croc-en-jambe, les autres le frappent ou le ligotent.

Les « saké » les plus futés, avertis du sort qui pourrait leur arriver, sont les premiers à crier au « Saké Saké » pour éviter qu’ils de se faire lynchés. C’est le moment pour eux de se faufiler dans la foule ou prendre le large. D’autres pour sauver leurs têtes et pour ne pas être battus à sang par les jeunes, préfèrent se rendre à un Commissariat ou se confier au premier policier qu’il rencontre.

Une Sénégalaise vivant hors du pays depuis plusieurs années, a, lors de son séjour, été témoin d’un cas. Selon elle, c’est le moment qui l’a plus marqué lors de son voyage car elle revivait la convivialité, le mouvement d’ensemble qui démontre l’esprit de solidarité africaine.
Alors les saké, attention à ne pas être sacqué !
Fatoumata CHERIF
Africa224.mondoblog.org
Publié en 2013 sur : https://fatoumatacherif.blogspot.com/2013/09/sake-sake.html

 


CampClimat21: Un engagement de la jeunesse guinéenne pour l’éradication du réchauffement climatique.

Camp climat jeunes

 Avec comme concept ‘’CAMPCLIMAT21’’, le camp national des jeunes sur le climat s’est tenu les 13, 14 et 15 Novembre à Boffa (une préfecture située à l’ouest de la République de Guinée), à l’initiative de la Plateforme Nationale de plaidoyer Post 2015 (PPP-2015). Une plateforme rassemblant diverses organisations de la Société Civile en vue de développer des propositions concrètes sur les nouveaux Objectifs du Millénaire pour le Développement ODDS Vision 2030. Avec comme référence ACTION 2015, le PPP 2015 travaille à éradiquer la pauvreté, les inégalités et le changement climatique.

D’où l’organisation de ce camp qui a servi de tremplin pour les jeunes et femmes, pour avoir des connaissances approfondies sur les négociations en faveur du climat, de tisser une solidarité climatique pour les quinze (15) prochaines années, d’acquérir des notions sur le modèle Climat21 et d’accéder  aux outils de plaidoyer en faveur du climat auprès des autorités locales, nationales, internationales,  et de développer des mécanismes efficaces pour un environnement durable.

Outre ces objectifs, cette action citoyenne permettra à terme, de mettre en place une communauté d’Ambassadeurs du climat pour le suivi des accords de la COP 21 (Vingtième conférence des Parties pour le climat)  par l’engagement volontaire.

A leur arrivée le 12 Novembre, les participants venus de Conakry, Kankan, N’Nzérékoré, ont été accueillis dans la palmeraie de la famille KATTY où des tentes ont été aménagées pour servir de toits. Une occasion de vivre dans la nature et au plus naturel possible avec pour slogan ‘’Pas de luxe, gardez le sourire’’.

Tentes aménagées pour les campeurs
Tentes aménagées pour les campeurs

Dans ce camp, une équipe managériale appelée ‘’MAITRISE DU CAMP’’ avec à sa tête, un Directeur issu des scouts, était chargée de diriger les participants (près de quatre-vingt) qui se sont soumis aux règlements. Notamment, le réveil matinal à 5h30, les corvées, le couvre-feu, les activités annexes liées aux thématiques développées. Tout cela dans la convivialité, la fraternité, l’humour et l’esprit d’équipe.

Avant l’entame des travaux, le Directeur du camp Joseph Kognon GUILAVOGUI  a procédé à la répartition des participants en groupes de 5 ou 6 personnes. Chaque groupe a pris l’appellation d’un nom d’arbre.

Journée du vendredi 13 Novembre

La mairie de la ville de Boffa a servi de cadre pour la tenue des sessions de formation des participants sous la présidence d’honneur des autorités de la préfecture.

Dans son allocution de circonstance, le chargé de communication de la plateforme nationale de plaidoyer Post 2015, Amadou Tidiane BAH, a souligné que le but de ce modèle est de faire des jeunes, des acteurs incontournables de développement des mesures d’atténuation des changements climatiques et des technologies respectueuses de l’environnement; accélérer une transition à 100% d’énergie renouvelable pour un environnement protégé et une économie viable.

Au  nom de Madame le Préfet, le Maire de la commune de Boffa a souhaité un bon séjour aux participants avant d’ajouter que la thématique ‘’Environnement’’ est une question primordiale pour la mairie et figure désormais dans le plan de développement local.

 Le premier thème (appelé TOPO dans le jargon du camp) abordé dans cette journée portait sur ‘’L’introduction aux négociations sur le climat CNUCC –Enjeux et attentes de la COP21 à Paris’’ développé par Dr Selly CAMARA, Directeur Nationale de l’Environnement.

Pour une meilleure édification des participants, le conférencier a commencé par définir la notion de changement climatique comme un phénomène d’augmentation des températures moyennes des océans et de l’atmosphère Observées depuis une soixantaine d’années, au niveau planétaire. Ce qui entraine la multiplication des catastrophes naturelles.

Pour cet expert de l’environnement 2005, 2010, 2014, 2015 sont reconnues êtres les années les plus chaudes que l’humanité ait connue avec une  température moyenne mondiale de 18°C  occasionnée par les gaz à effet de serre.

L’industrialisation est la principale cause du réchauffement. Les combustibles utilisés pour les  transports  contribue au réchauffement climatique a hauteur de  15%, l’énergie thermique 13%, l’agriculture et l’élevage à 7%  (les engrais, la boue de vache) à ceux-là s’ajoutent les facteurs domestiques (Climatiseurs, appareils électriques, électroniques et électroménagers…)

Poursuivant, il a ajouté que les pays industrialisés sont de véritables émetteurs de Carbone : Le canada produit 17, 3 t/h ; les USA 19… l’Australie 18..alors que  la Guinée n’en produit que 0,58 t/h. Ce qui rend les pays moins avancés (PMA) vulnérables face à ce fléau car ils absorbent les déchets carbones émis par les pays développés ‘’l’atmosphère n’ayant pas de frontières’’.

Pour Dr Selly, le changement climatique est inévitable, mais on peut l’atténuer par l’utilisation des énergies nouvelles et renouvelables. C’est pourquoi dit-il, l’Afrique devrait se battre pour que la température que la température moyenne mondiale soit de 15°C ‘’Si la température mondiale augmente de 2°C, celle de l’Afrique va augmenter de plus de 3°C à cause du Sahel’’.

 D’où l’enjeu de la prochaine COP 21 (vingt-unième conférence des parties) de la CCNUCC(Convention Cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique) prévue du 30 Novembre au 11 Décembre 2015 à Paris (France) dans le but de stabiliser les émissions de gaz à effet de serres (GES) dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.

CAMPCLIMAT21
CAMPCLIMAT21

Le deuxième thème abordé par le conférencier portait sur la présentation du document CPDN/INDC (Convention Prévue Déterminée au Niveau National) résultant de la décision  de la COP2O de la CCNUCCC tenue à Lima (Pérou) qui engageait les  Etats à accélérer la préparation et la transmission du document avant octobre 2015.

139ième pays à soumettre son dossier, la Guinée s’engage à réduire de 13 pour cent les émissions de gaz à effet de serre afin de contribuer le plus efficacement possible à son développement durable et à celui de ses voisins « la Guinée se veut être un pays stabilisateur de la sous-région à l’horizon 2030 en s’efforçant de rester un puits de carbone ».

Il a également souligné que la  Guinée fait partie des pays à faible émission de gaz à effet de serre s’élevant à bien moins de 0,1 pour cent en 2010 par rapport au taux d’émission mondiale : ‘’le citoyen guinéen émet 2 tonnes de carbone (co2) contre 17 tonnes par an émis par un canadien’’.

La Guinée s’est également engagée entre autres: à la diminution des sources de dégradation de la mangrove, la préservation des berges et du lit des cours d’eaux nationaux et transnationaux, la mise en place d’un système de suivi hydro-écologique des fleuves internationaux, le développement de la pisciculture agro-écologique, l’intégration de la dimension changement climatique dans les cadres institutionnels et juridiques et organismes de bassins chargés d’assurer la gestion et l’aménagement des bassins versants transfrontaliers…

A titre d’informations, le conférencier a indiqué que la Guinée vient de bénéficier d’un financement de 2 millions de dollars avec l’appui du FEM (Fonds Mondial de l’Environnement) et du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) pour l’installation de 2000 Biodigesteurs.

Il a également souligné que la Guinée avec ses 6 000 Gigawatts de potentiel hydraulique, ses 40 sites où des micros-barrages peuvent être installés, est un futur leader de l’Afrique. Le bassin du Niger à lui seul, nourrit 250 millions d’âmes de Sept pays de la sous-région, et l’étendue de la mangrove classe la Guinée la 2ième après le Nigéria.

Toutefois, ce potentiel pourrait se voir menacé si des changements de comportements ne sont pas faits : ‘’En 2100, la Guinée pourrait avoir une baisse de 40% de sa pluviométrie’’. A-t-il fait remarquer.

Toujours dans la même journée, une troisième présentation a eu lieu, cette fois-ci dans l’enceinte du camp avec comme conférencier M. Ibrahima 133 SOUMAH, Directeur Préfectoral de l’environnement, sur le thème : ‘’Changement climatique dans les zones côtières : Mesures d’adaptation’’.

Dans sa communication,  le DPE de BOFFA a indiqué que la zone côtière guinéenne subie une dégradation poussée suite à la destruction de sa flore, notamment les palétuviers qui constituent la Mangrove. La coupe abusive du bois, les feux de brousses, la cuisson du sel, la pêche des huitres pour ne citer que ceux-là contribuent de jour en jour à la destruction de notre écosystème.

Pour remédier à ces pratiques, l’orateur a indiqué que l’homme n’a plus d’autres choix que de s’adapter et atténuer son impact négatif sur la nature. Cela par l’utilisation des engrais minéraux en lieu et place des engrais chimiques, la culture de variétés différentes par la rotation des cultures, le respect des bordures de mer, le sel solaire en lieu et place du sel cuit, l’utilisation des énergies renouvelables, fossiles, géothermiques, le reboisement, une politique d’urbanisation qui tient compte de l’environnement…

Toutes ces sessions ont été clôturées par des séances de questions-réponses, de partages d’expériences entre participants et experts.

Journée du 14 Décembre :

Après une journée de travail  et d’échanges bien remplie le vendredi 13 Novembre 2015, le camp climat 21 a suivi son cours le samedi 14 avec comme TOPO du jour: ‘’Changements climatiques et Dégradation des terres en Afrique en Afrique de l’Ouest’’ développé par M. Alpha Oumar BAH, Chef de division Service Réhabilitation des Terres Dégradées au Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

L’exposé s’est accentué autour de trois points principaux : Le changement climatique, la dégradation de terres et la désertification.

Pour le conférencier, il existe un lien étroit entre les  trois phénomènes qui peuvent être observées chaque 10 ans comme référentiel.

Pour freiner le fléau, il a recommandé les principes :

– de vulnérabilité : qui se définit par le degré de capacités d’un système à faire  face ou non aux effets néfastes du Changement climatique ;

-d’adaptation : comme le dégré d’ajustement d’un système à des changements climatiques afin d’atténuer les dommages potentiels et de tirer parti des opportunités et enfin,

d’atténuation : comme l’intervention humaine pour réduire les sources de gaz à effet de serres (GES) ou d’énergies, cela, à travers le Mécanisme de développement propre (MDP).

Poursuivant, notre expert avec  des termes précis, a édifié l’ensemble des participants sur la notion de Dégradation des Terres  occasionnée par l’utilisation des terres ou de plusieurs  phénomènes  notamment, par  les activités de l’homme sur la nature.

Il a pointé du doigt, l’exploitation artisanale de l’or à Siguiri, le fleuve Milo qui voit sa nappe réduite, la fabrication des briques cuites  qui contribue à réduire les capacités productives des terres.

Parlant de Désertification que la Convention des nations unies pour la lutte contre la Désertification (CNULD) ou UNCCD (en Anglais) définit comme étant la dégradation des terres en zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers phénomènes, notamment les changements climatiques et l’action de l’homme, le conférencier a souligné que ce fléau est la résultante de la dégradation des terres, donc son processus final.

Comme recommandations, M. Alpha Oumar BAH a parlé de bonnes pratiques a adopté pour éviter que le changement climatique n’accentue la vulnérabilité. Cela sera soutenue par la Gestion Durables des Terres ‘’GDT’’ encore appelée SLM (Sustainable land Management) qui consiste à la gestion rationnelle des terres en vue de maintenir à long terme, la productivité et les ressources naturelles. Il s’agit entre autres de la gestion des cultures, des pâturages, la sylviculture, l’agroforesterie.

Une séance de question-réponses a clôturé cette session avec comme alerte que ‘’l’Afrique de l’ouest sera touchée par des évènements extrêmes de plus en plus fréquent qui aggraveront le processus de dégradation des terres’’.

Autre moment fort de la journée, la présentation du TOPO II sur le thème : ‘’comment engager les jeunes dans le processus d’adaptation et d’atténuation à travers la mobilisation des communautés’’ par Golota Raphael LAMAH, Journaliste spécialiste des questions des Mines et Environnement.

Après un bref rappel sur le changement climatique, le conférencier a noté que d’ici 2100, l’augmentation de la mer passera de 18 à 59 cm. Ce qui aura pour conséquence, l’inondation de certaines zones côtières, plus principalement, les deltas de l’Afrique et d’Asie.

Le dérèglement climatique que la Guinée subie cette année a été caractérisé par des pluies diluviennes. Ces manifestations sont  une des conséquences du changement climatique.

Pour cet ingénieur en développement communautaire, lutter contre ce fléau, revient à impliquer la jeunesse par l’information, la responsabilisation et l’encadrement. La jeunesse quant à elle doit prendre ses responsabilités en posant des actes en étant volontaires pour combattre le changement climatique. Cette action doit  également être soutenue par l’Etat, les institutions, et d’autres mécènes.

Pour conclure, le conférencier  a soutenu ce qui suit : ‘’IL faut faire de ce fléau une opportunité en faisant de lui un facteur d’intégration de la jeunesse africaine’’.

Dans l’après-midi, les participants ont fait une visite de terrain sur des sites situés à environs 15 kilomètres de marche (Aller – retour y compris). Il s’agissait notamment  du Port Négrier, le Port Commercial et l’Eglise  situés dans DOMINYA (Chez DOMINGO en soussou).

Visite de eglise vieille de plus 150 ans
Visite de eglise vieille de plus 150 ans

Lieux historiques et stratégiques, ces ports ont servi il y’a plusieurs décennies, de canaux pour l’esclavage.  Une histoire qui a été relaté par  un guide touristique, ressortissant de la localité. Du mythe de NIARA GBELI, la reine négrière, en passant par les guerres intestines, tout à été abordé.

Une église  implantée dans cette zone depuis 1862 ans a également fait l’objet de visite.

Le guide a noté de passage que les populations de cette localité, sont à majorité christianisées et métissées. On y retrouve des patronymes comme FABER, FERNANEZ, LIGHTBURN, GOMEZ…

Pendant la marche, les campeurs ont pu constater l’état de dégradation des terres, la destruction de la forêt par les coupes abusives du bois, des fours de charbon de bois,  un site de fabrication des briques cuites, des rivières taries, les variétés d’arbres pour ne citer que ceux-là.

Dans la soirée du samedi, une forme de veillée villageoise a réuni les participants pour l’interprétation des compte-rendus dans les langues locales. Une façon de les apprendre à communiquer aux communautés locales. Une expérience enrichissante qui a permis de découvrir de nouveaux talents que même la télévision nationale pourrait copter pour le journal ‘’KIBARO’’ version jeunes.

A noter que cet exercice a été moins contraignant pour les participants car ce qui se disait venait du cœur, résultait des faits vécus dans la journée, et divers témoignages. Ces présentations ont été suivies par des danses folkloriques  de chaque groupe de participants.

Journée du 15 Novembre

Cette journée a été marquée par le tournage du clip dédié au climat et initié par le Collectif BOSTAPE formé par deux participants au camp national. Des messages fort ont été adressées aux populations, aux institutions, aux gouvernements afin que les accords qui seront issus de la prochaine COP21, soient respectés. Une initiative saluée par les autorités préfectorales qui ont bien voulu prendre part à la représentation.

En mission dans la localité, le Responsable du Projet zone côtière du Ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts, Pr Kandet, s’est dit émerveillé que des jeunes guinéens s’engagent pour le climat. Dans son message de circonstance, il a souhaité que ce clip des jeunes ambassadeurs sur le climat soit diffusé dans la tente que la Guinée animera à la COP21, avant d’espérer que les recommandations issus de ce camp seront pérennisées et mis à l’échelle.

Cette visite a été également mise à profit par les organisateurs pour présenter aux autorités, une initiative des participants relative à la collecte de déchets plastiques.

Pour la porte –parole des campeurs, cette idée est venue d’un constat. La consommation élevée des eaux en sachets prend une proportion fulgurante en Guinée. Toutefois, ces sachets une fois utilisés sont jetés dans la nature. Ce qui pollue l’environnement.

Cet état de fait, les a amené à mesurer la production journalière de déchets plastiques en utilisant comme échantillonnage, la  population de campeurs estimée à 80 personnes.

 Une équipe a été mobilisée pendant 24H pour centraliser tous les sachets d’eau consommés. Un total de 485 sachets a été compté majoré de 5% en tenant compte des sachets qui ont pu être jetés par les participants hors du camp. Ce qui fait un total estimé à 500 sachets pour 80 personnes en 24H. Soit une moyenne de 6 sachets/jour/personne.

Déchets Plastiques
Déchets Plastiques

Ce résultat a été extrapolé sur la population de la capitale conakry estimé à près de 2 000 000 d’habitants (si on tient compte des populations des localités voisines qui y passent leur journée, des expatriés, des commercçants…).

Pour 2 000 000 habitants avec une consommation moyenne de 6 sachets par jour, le nombre de sachets consommés à Conakry a été estimé à : 12 000 000 de sachets. Ce qui fait 4 380 000 000 de sachets d’eau par an. Soit plus de la moitié de la population mondiale. Un chiffre alarmant.

Les participants ont estimé que si 4 380 000 000 de sachets d’eau sont déversés dans la nature, dans une seule ville, il y’aura plus de plastiques dans la nature que d’arbres. Quelle Pollution !

Comme recommandations aux populations, les participants ont lancé aux ménages, un appel au tri des déchets (plastiques, organique, bouteilles…); aux autorités de mettre en place une politique de gestion des déchets, aux entreprises de mettre en place une politique commerciale de récupération des sachets au niveau des consommateurs et/ou les distributeurs, la migration vers des plastiques biodégradables.

En guise de réponse, le Directeur Préfectoral de l’environnement M. 133 SOUMAH a informé l’assistance que des mesures viennent d’être prises pour sanctionner les entreprises d’eau qui ne respectent pas la règlementation en vigueur notamment l’analyse de l’eau, les sachets qui’’décorent’’ la ville de Boffa.

Marche pour le climat
Marche pour le climat

La marche contre le réchauffement climatique a mis fin au premier camp national pour le  climat dans la ville de Boffa. Rendez-vous est pris en 2016

Pour le Groupe JATROPHA

CHERIF Fatoumata

Collaborateurs : Mamadou Adama DIALLO, Aboubacar CAMARA, Romain Kolié, Doutty CAMARA, Ismael BALDE.

Slogan du groupe:  »L’innovation dans l’action pour le climat »

A propos de l’UNFCCC :

 La Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques jouit d’une participation quasi universelle en comptant 196 Parties. Elle a engendré le Protocole de Kyoto ratifié en 1997 par 192 de ses Parties. Les deux traités visent à stabiliser la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêchera l’interférence dangereuse de l’Homme avec le système climatique.

A propos du groupe JATROPHA

https://fr.slideshare.net/fatmatacherif/camp-des-jeunes-pour-le-climat-groupe-jatropha


Laissez-vous les superstitions influer sur vos vies ?

caurisLe monde dans lequel nous vivons est bien complexe. L’homme dans sa recherche de connaissances essaye de maîtriser les différentes facettes de l’humanité.

Dans cette quête, ô combien incommensurable, l’homme a développé des croyances pour des données qu’il ne maîtrise pas.

C’est ainsi que chaque tribu, communauté, pays, religion, développe des croyances qui peuvent devenir dogmatiques. Ces croyances ne sont-elles pas celles qui font de nous aujourd’hui ce que nous sommes ? Forgent notre comportement, nous rendent sceptiques, cyniques, méfiants ou positifs ? Limitent nos pensées, nos envies ? Finissent par avoir un impact sur notre personnalité ?

Des peuples et des signes particuliers

Dans la culture hindie (Asie orientale), une religion polythéiste, les pratiquants croient en plusieurs Dieux, vouent un respect total à la vache. Ces peuples tiennent également compte de l’interprétation des horoscopes pour savoir comment orienter leur vie, sceller des mariages ou encore des partenariats commerciaux. Cette société érigée en catégorie sociale oblige certaines castes comme les intouchables, à vivre à huis clos, et exercer des métiers du bas de l’échelle.

Les peuples d’Égypte (Afrique de l’Est) croient (croyaient) aux pharaons. Dans d’autres contrées, on croit plutôt aux scarifications, aux fleuves, aux arbres, aux rochers…

En Afrique subsaharienne, les sages pouvaient par une simple interprétation du temps, des nuages, savoir si quelque chose de mauvais allait se passer, ou si la récolte pouvait être bonne.

Les grand-mères ne nous disaient-elles pas de renoncer à une course si notre pied heurtait la porte ou un caillou, qu’un décès allait avoir lieu si on rêve de telle ou telle chose ou encore qu’un étranger allait nous rendre visite si nous clignons de l’œil ? Que certaines herbes servaient à nous protéger contre les mauvais esprits, et que d’autres lotions sacrées pouvaient nous porter chance ? Que déposer notre sac à terre est source de manque d’argent ? Que naître certains jours à certaines heures porte malheur ?

Comme illustration, au Sénégal (Afrique de l’Ouest), certaines communautés ne se passent pas de l’effigie d’un grand érudit du nom de Cheick Amadou Bamba qu’on retrouve dans les maisons, les boutiques, en amulette sur le cou.

Dans la culture maghrébine (Afrique du Nord) notamment celle marocaine, un signe particulier a retenu notre attention. Il s’agit de « La Main de Fatima ».
Ce symbole est visible dans le quotidien du Marocain. Il se présente comme une main tendue avec au centre, un œil bienveillant.
Selon les propos recueillis, « La main de Fatima » est un signe porte-bonheur. Elle aide à nous éloigner du malheur, des mauvais esprits, veille en quelque sorte sur nous.

Les Marocains, de la petite enfance à la vieillesse, sont entourés de ce signe. A tel point qu’ils en font  « un compagnon » quotidien et inséparable. Pour cela, des articles ont été adaptés à ce signe, de quoi en faire un design.

superstition
superstition

On le retrouve comme sous forme d’anneaux pour les chaines, sur les sacs, les foulards, les chaussures, les porte-clés, les brûleurs de bougies, les boucles d’oreilles, des pochettes de tablettes, de téléphones, bracelets. C’est même parfois intrigant.

Le même signe est également présent dans le quotidien des peuples turcs qui ont une double civilisation, par la position géographique de la Turquie située entre l’Asie et l’Europe.

Vrai ou faux, ces signes ont une incidence sur nos vies.

A titre d’exemple, un jeune couple souhaitant célébrer leur mariage à une période X,  a été déconseillé. Selon les sages, la période présageait de mauvaises choses, et allait apporter beaucoup de malheurs. Mais voulant poursuivre leur rêve de fonder une famille, et ne pouvant plus attendre, ces deux tourtereaux ont soudoyé d’autres sages pour célébrer leur union. Quelques temps après, l’épouse s’en est allée des suites d’une courte maladie.

Comme pour dire qu’une parole plusieurs fois répétée devient vérité.

La science pourrait-elle expliqué ces phénomènes ? Devons-nous être esclaves de ces interprétations ?

Le choix vous revient.

Chérif fatoumata

Africa224.mondoblog.org

 

 

 

 


Guinée: Les ONGS se familiarisent avec le Programme PASOC de l’Union Européenne

Atelier de Capitalisation des Porgrammes de Gouvernance-PASOC
Atelier de Capitalisation des Porgrammes de Gouvernance-PASOC

L’Unité de Gestion du Programme d’Appui à la Société Civile (UGP/PASOC) a organisé ce vendredi 30 Octobre, un atelier portant sur « La capitalisation des programmes de gouvernance » appuyés pour le compte de la Société Civile.

Cadre de dialogue entre partenaires techniques et financiers et la Société Civile, l’atelier avait pour objectif de passer en revue les différentes expériences d’appui à la gouvernance au profit de la Société Civile guinéenne. Il a regroupé une cinquantaine de participants  de la Region de Conakry et de l’intérieur du pays.

A l’ouverture des travaux, M. Babacar NDIAYE, Assistant Technique et Régisseur du PASOC, a confié que ce programme est le fruit d’une collaboration de l’Union Européenne avec la Guinée à travers une convention signée le 14 Novembre 2013. Il fait suite au Projet AISCHA (Appui aux Initiatives de la Société Civile pour des Capacités Humaines Accrues).

Une des nouveautés de ce programme est que les organisations de femmes, seront les principales bénéficiaires et le genre constituera un thème transversal des actions à financer. Il s’agira également de les aider à une opérationnalisation du Programme.

Présidant la cérémonie,le Représentant de la Délégation de l’Union Européenne, M. Abdoulaye Oumar DIALLO a indiqué que son Institution est heureuse de contribuer à la mise à disposition des ressources et d’une assistance technique dans l’accompagnement des processus de repositionnement de la société civile guinéenne, avant de saluer le rôle que joue la Société Civile sur le terrain. »Le dynamisme qui caractérise les OSCs dans la présence sur l’échéquier commence à rassurer ».

Le chef de la Cellule Gestion du Fonds Européen de Développement (CGFED),M.Alexandre COLLE, a soutenu qu’il est nécessaire d’accorder de l’importance au dialogue.’‘ La société civile, actrice sur le terrain, est mieux placée pour partager son expérience » avant de confier que la CGFED suivra avec atention, les recommandations qui seront issues des travaux pour une meilleure mise à l’échelle du programme.

Au titre des témoignages, M. Mouctar DIALLO du PROJEG (un projet financé par la coopération française à travers l’AFD) a partagé son expérience avec l’ensemble des OSCs. Un projet qui étend ses actions sur toute l’étendue du territoire national notamment dans le volet Gouvernance.

Pour l’exposant,la participation des OSCs permet de faire évoluer les lois, contribue aux changements sociaux et institutionnels. « Les OSCs doivent faire preuve d’exemplarité, de crédibilité et de légitimité tout en developpant des partenariats avec les pouvoirs publics ».

Travaux de Groupe
Travaux de Groupe

Poursuivant son intervention, il soutient que les acteurs doivent être capables de réaliser des actions pour les groupes cibles à court terme avec un impact sur le long terme avec comme instrument clé, le suivi-évaluation et la redevabilté vis-à -vis du bailleur. Pour conclure, le Président du PROJEG a indiqué qu’un des facteurs d’exemplarité de la société civile est la transparence dans la Gouvernance, le pluri-actionnisme, et la territorialité.

Le 2ième intervenant était Dr Alpha Abdoulaye DIALLO, Coordinateur du RAJGUI(Réseau Afrique Jeunessse Guinée), OCR (Organisme Correspondant Regional) du Programme AISHA, démarré en 2010. Il s’agissait de consolider la démocratie, promouvoir la bonne gouvernance et la consolidation de la paix.

Comme OCR, l’objectif était de participer à l’accompagnement des OSCs dans le montage de dossiers, des demandes de financements, le renforcement des capacités des organisations bénéficiaires du projet. Les OSCs bénéficiaires ont été formées aux procédures de gestion, une façon de les rendre éligibles face aux appels à projet et crédibles au près des bailleurs.

L’existence d’une base de données des organisations de la société civile ainsi que leur classification en famille thématiques sont des acquis du programme AISHA. Toutefois, la diversité des plateformes des OSCs entre 2011 et 2012 a eu un impact sur la clôture du projet.

Les acquis du programme ont été entre autres de: renforcer la confiance entre les OScs et les collectivités à la base, la prise en charge financière du personnel du projet, l’accompagnement financier et matériel. Ce qui a permis à l’OCR de faire reconnaitre ses activités et de renforcer son image.

Pour conclure, Dr Alpha Abdoulaye a proné l’éducation civique pour une société civile plus responsable.

Le troisième intervenant Dr Saliou CAMARA a quant à lui exposé sur la cartographie de la société civile guinéenne dont le principal commanditaire était l’Union Européenne. Une étude qui a été réalisée sur la base des focus groupes, des ateliers, des questionnaires.

L’idée était de faire une photographie de la Société Civile et non un repertoire. Mais le constat a révélé que les organisations de la Société Civile n’ont pas assez de compétences sur le plan local bien qu’elles aient des initiatives. Elles sont également confrontées à une perte d’identité depuis 2007. Il y’a donc un besoin de les réorienter, repréciser, renforcer et appuyer dans le sens de la canalisation des énergies sociales.

Le consultant a noté que AISHA était un programme test et très limité en ressources (2 millions d’Euros). Toutefois, le rôle des femmes et des jeunes a été valorisé à travers le programme.

Il a recommandé que les OSCs engagent le dialoge avec les pouvoirs publics au niveau central comme au niveau local.

Dr Dansa Kourouma, Président du CNOSCG a également soutenu que la décentralisation des actions est importante au niveau local. Le rôle des OSCs a été remarquable pendant les élections, environs 10 milles observateurs étaient sur le terrain.  »il faut générer des référentiels au niveau des OSCs, une sorte de charte doit être rédigée pour une meilleure reglementation de la société civile guinéenne ».

Avant le programme AISHA, les OSCs et les communautés locales étaient des concurrents. la capitalisation du Programme doit être effective car bien que les organisations locales aient été renforcées, les plateformes n’ont pas été redynamisées. Le PASOC doit prendre en compte les acquis de AISHA »les encrages doivent être solides pour assurer la continuité des projets ».

Pour une meilleure prise en compte des préoccupations, des séances de groupes de travail ont été constituées pour élucider les difficultés dans la mise en oeuvre des programmes de gouvernance ainsi que pour proposer des solutions et recommandations à l’attention des chargés de programmes du PASOC et des partenaires.

En autres difficultés, les OSCs présentes ont énumérées l’insuffisance des ressources, le manque de synergies d’action. Une opportunité a été ainsi offerte à l’Unité de Gestion du Projet de tirer les leçons de ces différentes expériences pour mieux orienter le programme sur le terrain.

Au sortir de cet atelier, les participants ont été édifiés sur les différentes expériences en matière de gouvernance dont a bénéficié la société civile guinéenne ainsi que sur les forces et faiblesses.

Pour rappel, le PASOC est un programme financé par l’Union Européenne dans le cadre du 10ème FED pour une enveloppe de 6 millions d’Euros. Il a pour objectif d’appuyer une meilleure participation et un repositionnement de la Société Civile dans l’espace public guinéen et en particulier, ses efforts en matière de consolidation de l’Etat de droit, de gouvernance, de promotion des principes démocratiques et de respect des droits de l’homme.

Photos de Groupe
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Chéfif Fatoumata

Africa224.mondoblog.org
ONG Femmes,Pouvoir & Développement (FEDEP)


Femme Africaine : Faut-il être svelte ou ronde ?

Crédit photo:https://blackgirllonghair.com/
Crédit photo:https://blackgirllonghair.com/

En Afrique, la corpulence de la femme en dit long sur son être.

De nature forte, avec une poitrine, des fesses rondes, un bassin élargi, comme le dirait l’autre en forme de Mamiwata (Sirène) ou de Coca-Cola, les femmes africaines notamment celles de l’Afrique subsaharienne, font la convoitise des hommes. Mais cette corpulence ne réveille pas que la libido des hommes, elle est sujette à des attributions de qualificatifs.

Dans nos sociétés, les mensurations des femmes déterminent leur comportement. A une femme maigre, l’ont attribuera un comportement de femme susceptible, méchante, nerveuse, a une femme ronde, qu’elle est gentille, bonasse.

Comme illustration, prenons exemple sur deux coépouses dans un ménage. En cas de dispute, la plus svelte est souvent taxée de provocatrice et qualifiée de problématique par ses belles-sœurs. Chez moi en Guinée, on la traitera de ‘’Séntanè Guinè’’ en langue locale Sosso (Cheytan=Cad Celle qui crée des problèmes là où il ne devrait pas en avoir).

Quand des étrangers viennent rendre visite à domicile (la famille manche longue du mari), s’ils ne sont pas bien accueillis ou ne sont pas servis avec bombance, ils le mettront automatiquement sur le dos de la femme svelte (pour ne pas dire maigrichonne) en chuchotant- parfois à tort‘’Tu n’as pas vu comme elle est, c’est parce qu’elle est méchante qu’elle est maigre comme çà’’.

La femme forte est celle qui semble être la mieux appréciée. Une nouvelle mariée qui prend du poids, aura par exemple tous les beaux mots, son mari sera considéré par la belle-famille comme un époux exemplaire qui s’occupe bien de leur fille. Même si entre vous et moi on sait parfois que c’est par manque d’occupation, par sédentarisation et dans des moments de soucis et de stress que certaines femmes prennent du poids. Elles restent toutefois appréciées.

Femmes rondes épanouies
Femmes rondes épanouies

Une femme autrefois ‘’volumineuse’’ qui, par besoin de perdre du poids, devient plus svelte, est qualifiée de malheureuse dans son foyer, pire de femme qui a avorté. D’autres vont jusqu’à lui scotcher le statut de SEROPOSITIVE.

En occident, les femmes sveltes sont celles qui semblent être perçues comme les plus raffinées. Cette caractéristique ancestrale, complexait celles qui ne se retrouvaient pas dans cette catégorie. Les femmes grasses étant qualifiées alors de prolétaires.  Mais en ce 21ième Siècle, les donnes ont changé.

Si autrefois, il fallait avoir la Taille  S/M (Small or Médium) pour être gracieuse, pour porter des habits de marques et prétendre être de la haute société, depuis quelques années, les femmes occidentales aspirent à être rondes.

Plus besoin de se torturer à se mettre au régime drastique et angoissant pour avoir la taille 36. Les femmes occidentales rondes sont bien épanouies et commencent à se sentir dans leur peau.

Influence de culture ou mondialisation ?

D’avis de plusieurs personnes, les hommes ‘’blancs’’ bien qu’ayant comme conjointes des femmes occidentales sveltes, sont de plus en plus attirés par les femmes africaines, rondes pour la plupart. 40 % de leurs maitresses sont des femmes africaines bien rondes.  Ce qui  oblige dit-on, bien des femmes blanches, à avoir le même physique.

D’autres vont jusqu’à faire de la chirurgie esthétique pour être fournies de haut et de bas (poitrine et fesses), à s’acheter des lingeries rembourrées pour paraitre plus en chaire ou en ingérant des comprimés d’hormones. La tendance est donc renversée.

L’industrie de la mode a également été influencée par cette tendance. Les maisons de Haute Couture commencent à produire des tailleurs, des robes de soirée en Taille XL. Les entreprises de prêts à porter et de vente en ligne  ne sont pas des moindres. Des rayons XL, XXL des fois XXXL existent bel et bien au même titre que les tailles S, XS, M, M/L.

Des mannequins rondes arrivent donc à trouver du boulot dans des agences de mannequins  et posent pour des magazines et des marques de maillots de bain. Ce qui n’était pas du tout envisageable il y’a quelques décennies.

Pour magnifier cette beauté africaine, des concours de beauté sont organisés dans certains pays comme le Burkina, le Togo. Ne sont donc plus Miss, que des femmes à tailles de mannequins anorexiques.

Crédit photo: Afrik.com -Miss Nana Benz Togo
Crédit photo: Afrik.com -Miss Nana Benz Togo

Certains hommes interrogés sur la question semblent rejoindre la catégorie des hommes à préférence ‘’Femmes Rondes’’ : ‘’Moi j’aime les femmes pleines’’ ; un autre ‘’Une femme doit être recouverte de chair. Autrement, elle sera perçue comme vulnérable’’.

D’autres par contre préfèrent des femmes qui se maintiennent : ‘’Toutes les copines que j’ai eues étaient sveltes. Elles ne m’attirent que quand elles sont minces’’

Alors faut-il être finalement rondes ou sveltes ?

De mon point de vue, c’est juste une question de tendance ou de préférence.

Ce qui est sûr, rondes, sveltes, grandes comme courtes, vous êtes toutes belles femmes africaines. Au-delà des interprétations sociétales, notre physique ne doit pas influencer notre façon d’être et de pensée car il faut s’avoir s’accepter et non paraitre comme les gens veulent que l’on soit. Ce n’est pas non plus une raison d’attribuer un quelconque défaut à une personne en la jugeant par son physique.

  Ne dit-on pas que l’habit ne fait pas le moine…

A vos soins !

Fatoumata CHERIF

Africa224.mondoblog.org

Articles repris par les sites :

https://www.afriquefemme.com/sante/bien-etre/95-sante/bien-etre

https://www.sunuker.com/2015/10/07/femme-africaine-faut-il-etre-svelte-ou-ronde/

https://www.burkinaonline.com/wp/femme-africaine-faut-il-etre-svelte-ou-ronde/

 


COP 12 UNCCD: »ce ne sont pas que les terres qui sont dégradées, nous sommes confrontés à une désertification des consciences. » Tayyip Erdoğan

 Recep Tayyip Erdoğan, the President of the Republic of Turkey, opened the High-Level Segment. Photo: iisd

Recep Tayyip Erdoğan, the President of the Republic of Turkey, opened the High-Level Segment. Photo: iisd

Le segment de haut niveau de la douzième conférence des parties (COP 12) de la Convention des Nations pour la lutte contre la désertification (CNULD) s’est tenu les  20 et 21 Octobre 2015 à Ankara.

Ouvert le mardi 20 Octobre dans l’Auditorium du CONGRESSUM sous la présidence de Son Excellence Recep Tayyip Erdoğan, Président de la République de Turquieplusieurs activités étaient inscrites au programme, notamment, des tables rondes, des Forums d’entreprises,  des parlementaires. Des groupes de contact ont également poursuivi leurs travaux, cela dans le but de rédiger les décisions de la COP 12.

Pays hôte de la conférence, la Turquie a une politique très avancée pour lutter contre la désertification. C’est pourquoi elle compte mettre en place »l’Inititive d’ANKARA » qui vise à soutenir d’autres pays  dans la lutte contre ce fléau. Lire ici https://bit.ly/1PrQsrS

Dans son allocution d’ouverture, le Président ERDOGAN a, d’un franc parlé, indiqué que les hommes ne tiennent pas compte des autres êtres vivants sur terre. Pour  l’hôte de la COP 12, la relation Homme/Nature doit être rétablie. »Si on veut trouver les vraies solutions, il faut qu’on connaisse le problème ».

Il y’a plus d’un démi-siècle, une  mauvaise décision a été prise en utilisant la bombe atomique. Ce qui continue à avoir des conséquences sur la nature et les hommes. ‘‘La nature c’est l’existence même de la société et de l’humanité. Si nous continuons ainsi, nous ne pourrons plus vivre sur terre » a t-il prévenu.

Poursuivant, S.E ERDOGAN a laissé entendre que »La terre n’est pas que l’heritage de nos ancêtres, mais il s’agit de celui qu’on doit laisser à nos enfants ». Il est donc essentiel de veiller à ce que les accords soient respectés.

 »Vivre et laisser vivre la nature »

Segment de Haut Niveau-le 20 Octobre 2015, Ankara (Turquie)-Photo IISD
Segment de Haut Niveau-le 20 Octobre 2015, Ankara (Turquie)

Pour l’orateur, l’une des conditions dans les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, était de respecter les normes environnementales. Mais le constat fait était que cette partie si importante ne figurait qu’à la fin du protocole. Le Gouvernement turque l’a quant à lui, mis en avant car elle repondait déja aux critères.

 »Si certains actes sont considérés comme crime contre l’humanité, il existe également de nos jours, des crimes contre l’environnement, contre la nature ».

Se référant à la Syrie qui, à cause de la guerre civile, voit  12 milions de sa population immigrés dont  50% en Turquie et près de 5 millions au Liban, le Président ERDOGAN a indiqué que Démocratie et Droit de l’homme sont de vains mots pour ces migrants qui sont délaissés par l’opinion internationale. ‘‘8 milliards ont été dépensés par le Gouvernement turc pour aider 2,5 millions de personnes ». 

Très indigné par ce qui se passe, il a dénoncé cette inattention en poitant du doigt les grandes puissances: »Où est la liberté, les grandes puissances s’en occupent peu. On ne parle de démocratie que pour les pays industrialisés. Les Pays moins avancés (PMA) n’ont ils pas des droits? Je sais que ce que je vais dire ne va pas plaire à certaines oreilles, mais je continuerai à le dénoncer ». 

Selon lui, ce ne sont pas que les terres qui sont dégradées, nous sommes confrontés à une désertification des consciences.  »Il faut une prise de conscience pour sauver nos terres ».

S’inspirant d’une parole sacrée du Prophète Mohammed (PSL), le Président ERDOGAN a souligné  qu’ ‘‘Il faut garder espoir même si la fin du monde doit arriver dans quelques minutes, il faut sémer la dernière sémence » . Comme pour inviter au reboisement, à l’agriculture.

C’est dans cette optique que 4 millions d’hectares ont été plantés, des forêts réboisés.  »Nous avons des zones forestières importantes, une couverture forestière de plus de 25 % en 2014 pour lutter contre l’érosion. »

Toutes ces actions ont permis de réduire les hectares dégradées. »Nous avons une zone foretière équivalente à la superficie de la Belgique ».

Poursuivant, il a indiqué que son gouvernement a investi plus de 3 milliards de dollars au cours de ces dernières années pour sauvegarder les terres, cela en construisant des infrastructures hydriques, en luttant contre l’érosion, par la remise en état des digues, des zones protégées pour gagner en terres arables, en implémentant des technologies respectueuses de l’environnement.

 »Notre responsabilité est de léguer un monde modèle à nos enfants »

Des politiques sont mises en oeuvre pour vulgariser l’utilisation des énergies renouvelables, des programmes de transition, des programmes d’urbanisation avec pour objectif, de réduire les gaz à effet de serre.  »La priorité est de reverdir les zones dégradées, développer des réseaux ferroviaires. La construction d’un nouvel aeroport respectueux de l’environnement est prévue à ISTANBUL ». 

Parlant du partage de connaissances, le leader du Parti de Justice et de Développement AK PARTI a suggéré qu »il ne faut pas être jaloux des informations, il faut partager les opportunités car c’est comme çà que nous pourrons y arriver. Il faut investir pour une croissance verte ». 

Il soutient également que le développement pour être durable, doit être en phase avec la lutte contre le changement climatique  »les petits Etats insulaires doivent bénéficiés de financements  » avant de conclure avec l’espoir  que  » la COP 12 sera un long processus qui se poursuivra à Paris pour lutter contre la faim ».

 Pour africa224.mondoblog.org                                                                                                                                                          Fatoumata CHERIF                                                                                                                                                                                ONG Femmes, Pouvoir & Développement (FEDEP)                                                                                                                    Suivez toute l’actualité ainsi que les documents sur la COP 12 sur https://www.iisd.ca/desert/cop12/ et https://www.unccd.int/en/Pages/default.aspx Retrouvez les tweets sur mon compte https://twitter.com/Fatiiche

 


COP 12 UNCCD : une journée dédiée aux autochtones et locaux à Ankara

Monique Barbut vêtue en tenue traditionnelle des peuples nomades de Turquie
Monique Barbut vêtue en tenue traditionnelle des peuples nomades de Turquie

La douzième Conférence des Parties (COP12) de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification (CNULD) se tient actuellement à Ankara (Turquie). Outre les délégations officielles, une place de choix a été accordée aux communautés autochtones et locales, parties prenantes de la lutte contre le fléau au niveau communautaire.

Organisée par le secrétariat de l’UNCCD en partenariat avec Equator Inititiative, cette journée avait pour objectif de permettre aux organisations des communautés locales de partager leurs expériences, d’apprendre de nouvelles techniques en vue de trouver des solutions à la menace environnementale, à la désertification, la perte de la biodiversité et le changement climatique.

Une occasion d’entendre parler des conventions de Rio et des objectifs de développement durable (ODDs) et de comprendre comment les meilleures pratiques de gestion durable des terres locales peuvent contribuer à la réalisation de l’agenda Post-2015.

Cinq thèmes ont été à l’ordre de cette de journée. Il s’agissait entre autres de :

Promouvoir la gestion durable des terres grâce à l’apprentissage entre pairs;

-Atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) à travers la mise en oeuvre des conventions de Rio : lutte contre la désertification, le changement climatique et la perte de la biodiversité post 2015;-Meilleure utilisation des terres, Meilleur avenir pour tous : leçons tirées du projet des zones arides;

-Renforcement de la résilience dans les éco-systèmes dans les éco-systèmes arides : Engagement des parties prenantes pour la résilience socio-écologique;

-La lutte contre l’insécurité alimentaire dans les zones arides : Meilleures pratiques de GDT pour renforcer les moyens de subsistance communautaire.

Tour à tour, les lauréats du prix équateur ont partagé des techniques utilisées au sein de leurs communautés pour lutter contre la désertification et renforcer les moyens de subsistance des populations vivant dans les écosystèmes arides.

Dans son intervention Joséphine Agbo, de l’Association INTEGRATED DEVELOPMENT IN FOCUS a soutenu que lorsque les communautés ont des moyens et des outils, elles peuvent arriver à atteindre des objectifs.  »Au Ghana, nous avons démontré que les terres dégradées peuvent être restaurées ». a t-elle soutenu.

Aloise naitra de l’Association II Ngwesi du Kenya lui s’implique à promouvoir l’écotourisme. A ce jour, 8 545 hectares de terres sont réservés à cette activité. Ce qui crée de l’emploi pour les jeunes et les femmes de la communauté, c’est donc une source de revenus pour les ménages.

 

Rebecca Kochulem de l’Association Nothern Rangelands Trust, elle fait partie des rangers de sa communauté et a pour rôle de garder les terres et apporter son expertise professionnelle aux populations du nord du Kenya :   »Nous sommes penchés sur la question de comment les populations peuvent continuer à utiliser leur pâturage. Nous avons un programme de sécurité, car c’est une région sensible ; il y a des terres qui sont frontalières avec les mêmes communautés donc il faut s’assurer que les communautés la travaillent ensemble.  »

Selon Rebecca, grâce à l’implication de son association, les communautés sont de plus en plus éduquées à replanter et régénérer les arbres. 90 personnes ont été saisies avec de l’ivoire, et le braconnage a été réduit de 35%. Les réserves sont également gérées de façon indépendante et les ressources générées permettent de faire vivre les communautés, des centres de santé sont construits, les jeunes sont employés.

Pour conclure, Sasha a souligné que les terres arides créent toujours des conflits. C’est pourquoi un partenariat a été également signé avec le gouvernement afin que les agents de patrouille (rangers) puissent disposer d’armes de façon légale.

Cette activité a fait booster le bétail de la communauté. Pour une meilleure gestion du parc de bétail, un marché a été aménagé. Ce qui a permis d’engendrer un bénéfice de 40 millions de kenyas hillings.

Mahamat ABBAS de l’AVTPE, les femmes peuvent sauver le monde de la pauvreté et de la malnutrition, car elles sont plus efficaces que les hommes en matière de gestion durable des terres (GDT).

Salifou BOUNELE de l’Association des pépiniéristes et planteurs de Tône-Ouest promeut le reboisement . Voici un extrait de sa communication:

 

Seydou KABORE, AZN du Burkina, promeut l’agriculture familiale et de nouvelles techniques de régénération de sols à travers le  »Zaï’ .

Eva GURIA de l’Initiative pour l’Equateur a fait un résumé succint des activités réalisées par son organisation créée en 2002. Avant de souligner que les obstacles  et les défis à relever sont énormes.

La journée a été clôturée par le lancement du livre intitulé  »Gestion durable des terres : leçons tirées des communautés autochtones et locales en Afrique subsaharienne ». Une publication éditée en partenariat avec l’Initiative Equateur, OSISA, ENDA, retrace 15 études de cas qui recommandent des stratégies fondées sur des solutions locales éprouvées.

Pour en savoir plus sur les lauréats 2014 du Prix Initiative pour l’Equateur, lisez l’article ci-dessous

Par Chérif Fatoumata

Africa224.mondoblog.org

ONG Femmes, Pouvoir & Développement

Guinée-Conakry


Un Guide des Négociations pour la COP 12 lancé par la Francophonie

Page de Garde du Guide des Négociateurs
Page de Garde du Guide des Négociateurs

L’Institut de la Francophonie pour le Développement (IFDD), organe subsidiaire de l’Organisation Mondiale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec le Secrétariat de la Convention UNCCD, a lancé le mercredi 14 octobre, le Guide des négociations ainsi qu’un résumé pour tous les acteurs (négociateurs, décideurs, société civile….).

La publication de ce Guide des négociations de la 12e session de la Conférence des Parties (CdP12) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s’inscrit dans le cadre de l’appui de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) aux négociateurs francophones, et de manière plus générale aux pays francophones, en matière de gestion durable des terres, des forêts et de la désertification.

Le Guide des négociations de la CNULCD contient les informations nécessaires pour s’approprier le contenu de la Convention, incluant ses institutions, ses mécanismes, l’historique de ses travaux et les enjeux en discussion. Il s’adresse d’abord et avant tout aux délégués des divers pays qui participent aux réunions internationales sur la désertification. Il sera également utile au public et aux représentants des organisations non gouvernementales, des organisations internationales intéressés par l’actualité internationale dans le domaine de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse.

La première partie du Guide présente de manière synthétique les informations relatives au contexte général de la CNULCD depuis le Sommet de Rio en 1992. Elle présente la Convention : sa genèse, ses organes, ses principales dispositions, sa stratégie de mise en oeuvre et ses parties prenantes.

La deuxième partie permet de faire un retour sur les réunions de la CNULCD et de ses organes. Le lecteur y trouvera d’abord un tableau chronologique, puis les points saillants de chacune de ces réunions. Cette partie a pour fonction de mettre en perspective les enjeux qui seront abordés lors de la 12e session de la Conférence des Parties (CdP12).

C’est dans la troisième partie du Guide que sont présentées les questions qui seront abordées lors de la CdP 12, de la quatorzième rencontre du Comité chargé de l’examen de la mise en oeuvre de la Convention (CRIC 14) ainsi que de la douzième session du Comité de la science et de la technologie (CST 12).

Enfin, la quatrième partie du document contient des fiches d’information pouvant servir de point de repère pour sa lecture. Ces fiches portent sur des sujets qui se rapportent à la CNULCD et sur des questions d’ordre pratique qui se posent pour les négociateurs.

Africa224 vous présente ci-dessous la version électronique du Guide, pour lecture, téléchargement et pour toutes fins utiles.

Résumé du GUIDE

Pour plus d’informations, Rendez-vous sur le site de la francophonie https://bit.ly/1jPPlWv

Depuis Ankara,

CHERIF Fatoumata

ONG Femmes, Pouvoir & Développement (FEDEP)

Africa224.mondoblog.org

 


Ouverture officielle de la COP 12 de l’UNCCD à ANKARA: Retour sur une journée riche d’engagements pour la terre et les sols.

Présidium - Ouverture session plénière UNCCD-Ankara crédit photo @Ankaracop12
Présidium – Ouverture session plénière UNCCD-Ankara crédit photo @Ankaracop12

Ankara, la capitale de la Turquie abritera durant deux semaines, la douzième session de la conférence des parties (COP 12) de la convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (UNCCD).

L’ouverture officielle de la session s’est tenue ce lundi 12 Octobre 2015 au ATO CONGRESSUM en présence des délégués des 195 Etats membres, des représentants d’Institutions Internationales , des organisations de la société civile, des médias, des parlementaires, des hommes d’affaires ainsi que ceux du secteur privé.

Cette conférence se tient dans un contexte où le monde se trouve confronté à plusieurs enjeux notamment celui du changement climatique. Il s’agira entre autres objectifs de la COP, de discuter des solutions aux problèmes liés à la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse (DDTS)  afin de réaliser les Objectifs du développement durable (ODD) à l’horizon 2030 en son point 15 :  » lutter contre la désertification, restaurer les terres dégradées et des sols, y compris les terres touchées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et nous nous efforçons de parvenir à un monde dégradation des terres neutre « .

A l’entame des travaux, il est revenu au Président de la COP 11, S.E. M. Pohamba Shifeta, Ministre de l’environnement de la Namibie de présenter des condoléances au peuple et au gouvernement turque suite à l’attentat perpétré contre d’innocentes victimes le samedi 10 octobre : ‘’Malgré cette triste réalité, les autorités turques ont été d’une hospitalité indescriptible’’.

Poursuivant son allocution le Président sortant a tenu à féliciter le secrétariat de l’UNCCD pour les efforts déployés pour la réussite de cette conférence  avant de déclarer que la lutte contre la désertification est une condition essentielle à la lutte contre la famine et la pauvreté. ‘’Je suis convaincue que la situation commence à changer. Avec les ODDs l’espoir est permis pour lutter contre la désertification, la dégradation des terres et de la sécheresse et pour  promouvoir la remise en état des terres dégradées’’.

C’est sur ces mots qu’il a procédé à l’élection du nouveau Président de la COP 12 en la personne de S.E. Prof. Dr. Veysel Eroglu, ministre des Eaux et Forêts de  la Turquie qui, dans son allocution a mentionné qu’ ‘’un monde sans les arbres est un monde vide car les rivières parlent aux gens alors que le langage du désert est silencieux’’

Pour le Président entrant,  si le problème de la désertification n’est pas résolu, plus de 9 milliards d’individus seront touchés par le phénomène et n’auront pas accès à de l’eau potable. Elle engendrera une migration forcée des populations car près de 500 milles individus se trouveront déplacés et plus d’ 1 milliards de personnes souffriront de malnutrition.

C’est ainsi qu’il a déclaré que les problèmes d’accès à l’eau et la sécurité alimentaire s’expliquent par la perdre des sols. ‘’Vivons et laissons le monde vivre les sols’’

Poursuivant,  le Ministre turque des eaux et forêts a mentionné que l’urbanisation mal planifiée et la mauvaise gestion des sols ont pour conséquence, une perte annuelle de près de 500 millions de dollars, la perte de la biodiversité,  et les émissions carbones. ’Pour assurer une eau potable aux futures générations, la sécurité alimentaire, il faut changer les comportements et s’assurer de protéger des terres fertiles, il faut tenter de remettre en état les terres dégradées car  notre vie, notre existence dépendent des sols. Il faudrait également s’assurer de nouvelles approches innovantes vis-à-vis de la protection de l’environnement’’.

Le ministre a toutefois noté que la lutte contre la désertification et la protection de l’environnement vise à déployer des efforts au niveau national et mondial. C’est dans ce cadre que la Turquie a planté 3 milliards de jeunes arbres et compte mettre en œuvre de nouvelles politiques en augmentant de 30 % la couverture forestière d’ici à l’horizon 2023, centenaire de la République, mais aussi en coopérant avec les pays voisins.

Il a également exprimé la disponibilité du Gouvernement turque à appuyer d’autres pays afin que les objectifs communs soient atteints car, soutient-il, la Turquie a une belle expérience dans le cadre de la lutte contre la désertification. ’’Les pma (pays moins avancés) sont les plus touchés par la désertification. Fixons nous de nouveaux objectifs et assurons nous de les mettre en œuvre’’.

Pour conclure, Dr. Veysel Eroglu a rappelé une citation d’un poète turque : ‘’j’ai beaucoup d’amis, mais je sais que le meilleur d’entre eux, est le sol. J’ai été épris par beaucoup de femmes, mais seule la terre m’apporte ce que je veux’’.

Pour matérialiser ces propos, le Président de COP 12 a informé les participants qu’un arbre a été planté en leur honneur sur les terres de la Turquie, pays hôte.

Le maire de la ville d’Ankara Melih GÖKÇEK  a quant à lui condamné fermement le terrorisme qu’il considère comme une atteinte à la liberté et la démocratie.

Pour la Secrétaire Exécutive de l’UNCCD, Monique BARBUT qui est à sa première COP depuis sa nomination en 2013,  la neutralité en terme de dégradation des terres aura une implication sur la façon dont nous opérons en particulier comment établir des rapports et évaluer des progrès car notre objectif est également d’évaluer les processus pouvant réduire la fréquence des rapports nationaux à une fois toutes les quatre années, pour qu’un changement significatif des tendances de la dégradation des terres puissent être observé.

‘’Nous devons imaginer une coopération plus étroite entre le comité de la science et de la technologie et le comité chargé de la mise en œuvre de la convention. Nous devons avoir des réunions plus nombreuses et peut être plus informelles avec les annexes régionales afin qu’elles puissent jouer un rôle plus important  sur le travail de fonds de la convention. Il faut aussi une autre interface science/politique différente de celle qui existe. Il s’agit également de savoir comment renforcer la collaboration avec l’ensemble des parties prenantes ‘’.

La Secrétaire Exécutive a également salué l’implication des acteurs de la société civile dont 80 ont été accréditées pour cette présente session, des syndicalistes des parlementaires des hommes et femmes d’affaires intéressées par les questions de gestion durable des terres. ‘’Nous devons être en mesure de mieux exploiter cette force et ces réseaux afin de les intégrer dans les organes de décision’’ a-t-elle recommandé.

Comme reformes au niveau du Secrétariat, Monique Barbut a soutenu que  des efforts considérables ont été déployés sur le plan de la gestion et de l’administration pour adapter le secrétariat et le mécanisme mondial à cet objectif, en rationnalisant les unités du secrétariat, en introduisant des reformes administratives et en réduisant le budget de fonctionnement : ‘’J’espère que vous trouverez que le rendement s’en est amélioré et que nous avons su maitriser les coûts ces dernières années. Nous avons tout fait pour utiliser l’argent investi de manière efficace. Avec un peu de flexibilité, je suis pleinement convaincue  que nous pouvons faire ce qui doit être fait avec une croissance nominale du budget de base lors du prochain exercice biennale’’.

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Elle a toutefois recommandé de s’abstenir de tout engagement supplémentaire qui ne serait pas associé à un financement clair : ‘’Nous avons simplifié la proposition du budget pour que tout participant à la COP soit en mesure d’interpréter les principaux aspects du budget ainsi que son utilisation’’.

Pour conclure Monique Barbut a lancé un appel à toutes les parties prenantes à s’impliquer davantage pour que des actions soient menées pour améliorer la sécurité alimentaire, énergétique et hydrique de la planète, contribuer utilement aux  débats sur la sécurité des personnes et la migration, jouer un rôle important pour  parvenir à un développement durable pour tous: ‘’nous sommes en train de mettre en place un mouvement puissant visant à la mise en œuvre de cette convention. L’accélération de cette dernière ne peut que présenter des avantages à l’échelle mondiale’’. C’est sur ces mots qu’elle a souhaité à tous les participants, une conférence fructueuse avec des décisions audacieuses avant d’introduire le nouveau président du Mécanisme Mondial.

Prenant la parole, Nicolas HULOT a indiqué que nous assistons de plus en plus à la dégradation des terres ces dernières années compte tenu de la croissance de la population, ce qui entraine la multiplication d’évènements extrêmes climatiques ces dix dernières années.‘’Il faut donc de la solidarité pour combattre le phénomène. Et cette solidarité n’est pas une option mais une condition’’.

La science qui a été mandatée pour poser un diagnostic soutient que les températures moyennes sur la surface de la terre ont augmenté de 0,85 degrés centigrades entre la fin du 19ième siècle et le début du 21ième siècle.

C’est pourquoi il a tenu a rappelé que la COP 21 à Paris ne se suffira pas d’engagements aussi importants soient-ils, mais son succès dépendra des modalités pour tenir ces engagements.

Il a conclu son allocution en rappelant une assertion du Pape François lors du Sommet sur le Développement Durable en septembre à New York qui a déclaré que : ‘’trois conditions sont essentielles à la dignité humaine et à la justice sociale : Un travail, un toit et une terre’’.

Nicolat HULOT a alerté l’opinion sur les conséquences de la désertification, le changement climatique et la perte de la biodiversité qui contribuent à la disparition des  espèces animales et végétales en soutenant que : « Si la nature laisse place aux inondations suite aux ouragans, alors travail, toit et terre disparaissent d’un seul coup et la capacité de résilience devient presqu’impossible ».

Après les allocutions officielles, les groupes thématiques régionaux ont également partagé leurs attentes de la COP 12 à Ankara.

Pour le délégué de l’Union Européenne, les politiques doivent prendre en compte les femmes et filles qui sont de plus en plus touchées par la désertification car l’autonomisation des femmes est une condition essentielle pour la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable (ODD).

Il a également soutenu que si des efforts ne sont pas déployés dans les cinquante années à venir ‘’50 millions de personnes devraient quitter leurs terres car elles seront dégradées’’. D’où la suggestion de faire de la convention, la cible principale pour la mise en œuvre des ODD en renforçant la synergie entre les différentes conventions, ce qui éviterait les chevauchements, améliorer le système de gestion des terres, aider les pays les plus touchés à améliorer leurs pratiques et diffuser de façon plus compréhensive, les résultats des scientifiques.

Pour le porte-parole du groupe Asie-pacifique,  les fonds doivent être renforcés pour aboutir à l’engagement mondial d’ici 2030 tandis que celui du Groupe Amérique Latine et des Caraïbes recommande que le président entrant préserve la structure actuelle car la COP 12 intervient à un moment de tournant décisif qui touche notre existence.  Il recommande que l’UNCCD appuie la mise en œuvre des projets de manière à aider les zones touchées à lutter contre à DLDD comme le recommande le point 15 des ODDs tout en obligeant les pays industrialisés à tenir leur engagement. Il s’agira également de renforcer les capacités des pays en développement en mettant en place une approche coordonnée et unifiée qui permettra de mettre en œuvre les objectifs fixés.

Le délégué du Groupe des Etats de l’Europe centrale et orientale, a quant à lui saluer les résultats issus de la 3ième conférence scientifique de l’UNCCD tenue en mars dernier à Cancun au Mexique et recommande que les travaux du CRIC soient améliorés afin d’en faire une tribune interactive.

Il a également recommandé que les décisions de la cop 12 tiennent compte des réalités de toutes les parties prenantes à la convention.

Pour le Délégué du PNUD, un effort concerté mondial s’impose pour mettre un terme à la désertification. C’est pourquoi, déclare-t-il, son Institution compte poursuivre son action dans les efforts locaux et mondiaux  car il est possible voire indispensable d’inverser les tendances actuelles pour aider les pays à accéder à des financements qui faciliteront la remise en état des terres dégradées.

Pour le représentant du PNUE, le renforcement de la convention à l’échelle locale, sous régionale et régionale est essentielle pour une meilleure appropriation des objectifs fixés par la convention. C’est pourquoi son Institution s’implique à appuyer 109 pays qui rendent compte à la convention tout en respectant les plans cadres stratégiques de chacun.

Le porte-parole des organisations de la société civile a pointé du doigt les nouveaux modèles économiques qui exploitent et qui polluent l’environnement naturel. Ces modèles de développement non durables accélèrent la pauvreté, l’inégalité, les migrations, les perturbations civiques et ont des impacts dévastateurs  sur les segments les plus vulnérables de la population notamment les femmes et les enfants. ‘’ Assurer la gouvernance de la terre et la prévention des conflits fonciers, est plus que jamais devenu un impératif, et la réhabilitation des terres plus que jamais crucial car les moyens de subsistance dépendent  directement de la qualité et de la productivité des terres et de ses ressources’’.

Les OSCs soutiennent que la dégradation des terres est non seulement une menace pour les écosystèmes et la biodiversité, mais  aussi une menace directe à la sécurité alimentaire, la durabilité, la pauvreté l’atténuation et à la stabilité politique.

C’est pourquoi les OSCs doivent se donner comme mission d’aider les populations à s’approprier de la convention, pour améliorer leur bien-être et leurs moyens de subsistance car 95% des denrées alimentaires proviennent de la terre.

Après ces différents propos, le Président de la COP 12 a procédé à la validation des agendas des sessions du CST, du CRIC avant de convier les participants à un cocktail dinatoire, une occasion de déguster des spécialités turques.

A propos de la COP 12 :

La session de la COP 12 ouverte ce lundi 12 octobre à Ankara (Turquie) sera clôturée le 23 Octobre 2015 avec un segment de haut niveau  les 20 et 21 Octobre  au cours duquel les ministres et autres chefs de délégation tiendront des tables rondes et des séances plénières spéciales pour identifier des solutions possibles à la pénurie d’eau, la dégradation des terres et la désertification tout en maintenant les efforts pour atténuer les effets de la sécheresse et de la prévention de la dégradation des sols.

Deux organes subsidiaires de la COP, Comité de la science et de la technologie (CST) et le Comité pour l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC), tiendront également des sessions parallèles.

Le CST  qui est  la plate-forme scientifique pour les collaborations avec la convention tiendra sa  12ième session et le CRIC,  chargé d’examiner les efforts de mise en œuvre de la convention,  se réunira pour sa 14e session.

Pour plus d’informations :

https://www.unccd.int/

https://www.unccdcop12.gov.tr/

Suivez toute l’actualité de la cop sur twitter :

@UNCCD

@UNCCDcso

@AnkaraCOP12

Visitez le blog de la CSO : https://civilsocietyatunccdcop12.wordpress.com/

Par Fatoumata CHERIF

Présidente de L’ONG Femmes, Pouvoir & Développement (FEDEP)

Guinée-Conakry

Email : ongfedep@gmail.com/ fatiiche@gmail.com

 

 

 

 


Les réseaux sociaux, briseurs de ménages ?

Elles ne sont plus jalouses de l’amie qui tourne autour de leurs maris, de la collègue très proche, de la cousine trop souvent à la maison, de la « bonne » trop bien foutue qui sert le repas. Leurs véritareseauxsociauxbles rivales sont les nouveaux médias : les réseaux sociaux.

Elles, se sont toutes ces femmes ou épouses jalouses qui ont comme adversaires des personnes virtuelles. Paranoïa ou véritable ménace pour leur couple ?

Ces dernières années, on assiste au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et l’utilisation généralisée des smartphones (téléphones intelligents), dont les fonctionnalités impliquent l’utilisation quasi permanente de la connexion Internet. Ces outils de communication réduisent la fracture numérique par le biais des applications d’appels, de réseautages et de rencontres à caractère professionnel et social.

Ce hub est le  lieu indiqué pour retrouver d’anciennes connaissances de lycée, d’un pays où l’on a vécu, de nouvelles connaissances ou encore de réveiller des souvenirs de jeunesse, des histoires d’amour déjà enterrées depuis des années.

C’est en cela que les nouveaux réseaux sociaux constituent une menace pour les couples même solides qui se sont construits en plusieurs années, et qui ont surmonté de nombreuses crises sans se briser.

Il suffit d’une photo aimée sur FACEBOOK, un numéro synchronisé sur VIBER et WHAT’S APP, un retweet d’une page TWITTER ou encore une notification sur IMO, un appel SKYPE pour réveiller des soupçons. Madame ne reste plus tranquille. Elle tourne autour du téléphone comme un aimant, essaye de résister pour respecter la vie privée de son mari comme ils se le sont promis, mais elle finit par succomber et se met à fouiller le ou les téléphones de son mari.

Bonne ou mauvaise surprise? C’est un coup de chance. Soit elle trouve des informations troublantes qu’elle aurait dû ne jamais savoir pour l’équilibre du couple. A tire d’exemples: un penchant de son époux vers une tendance homosexuelle, car au lieu de trouver des échanges avec des filles, elle constate une plus grande propension d’hommes comme interlocuteurs avec des messages bizarres, ou encore que celui-ci la trompe avec sa propre soeur ou sa mère.

Les unes vont jusqu’à fouiller dans la vie personnelle des correspondantes jointes par leurs maris/fiancés/copains, pour ensuite envoyer un message colérique d’injures, de menaces à ces dernières, qui pour la plupart du temps, sont d’innocentes victimes. D’autres vont jusqu’à formater la mémoire du téléphone de leurs conjoints afin que ces derniers perdent tous leurs contacts  »au féminin ».  Les plus vicieuses, elles passent leur temps à contre-attaquer sur leurs pages personnelles en publiant des photos d’amoureux avec leurs bien-aimés, des phrases chocs (Exemple : l’unique de M… Lui et moi forever; les jaloux vont maigrir...), des photos de famille avec leurs enfants pour informer  sa rivale virtuelle, que son âme soeur l’appartient à elle seule.

Véritable problème de société, cause de disputes, de rupture et  même de divorce dans les couples en ce 21ie siècle, les smartphones et les réseaux sociaux restent malgré tout des outils indispensables dans la vie de tous les jours. Ils réduisent les coûts des appels téléphoniques internationaux, aident à transmettre des données de façon instantanée et  permettent d’être mobile tout en restant sur place.

La question que l’on se pose est finalement de savoir s’il faut y renoncer ou pas. Ce qui est sûr, il faut faire attention à ce que les NTIC ne dominent pas nos vies et savoir lesquels utiliser quand, où, comment et avec qui ? Et surtout faire attention à ne pas briser la confiance dans votre couple. Une personne surprise en train de fouiller est difficilement pardonnée et peu crédible. Valable aussi pour vous Messieurs!

A vos commentaires ceux qui ont déjà vécu des faits semblables.

Fatoumata CHERIF

Africa224.mondoblog

 

 

 

 


Il est là!!! Ramadan Mubarak

Soramadanuvent redouté à cause de la rigueur qu’il impose: soudure de l’estomac, mode vestimentaire, restriction de loisirs, contraintes sociales et financières, le mois de Ramadan est un mois inévitable dans le calendrier lunaire. C’est l’un des cinq piliers de l’Islam et il survient au neuvième mois.

 Durant tout le mois, les musulmans ayant l’âge requis, la santé nécessaire, ne doivent ni boire, ni manger, ni fumer, ni entretenir des relations sexuelles de l’aube au coucher du soleil. Les pratiques recommandées sont la prière, la lecture du Coran, le bienfait, l’entraide, des repas communs, la réduction du profit, car c’est un mois de bénédiction, d’invocation du Tout Puissant, l’Unique afin qu’il nous pardonne nos péchés et accepte nos prières. Les malades,  personnes âgées, femmes enceintes ainsi que les malades mentaux  sont exemptés de jeun. Toutefois, il est recommandé qu’ils offrent pendant toute la durée du jeun, un repas à une personne démunie.

Calendrier prévisionnel du Ramadan 2011-2020
Calendrier prévisionnel du Ramadan 2011-2020

Contrairement au carême chez les Chrétiens qui se tient à des dates fixes, le Ramadan connait des fluctuations de dates d’année en année. Celà dû au calendrier lunaire qui compte onze à douze jours de moins que celui solaire. Chaque mois commence donc après la nouvelle lune précisement au moment où est aperçu le premier croissant « hilal » avant de se confondre à l’horizon au coucher du soleil. D’où le décalage des dates observé chaque année de façon décroissante.

Selon les pays, les continents,  les musulmans pour la plupart insistent  sur l’observation du croissant de lune pour déterminer le début du Ramadan, d’autres sur la déclaration saoudienne. Conséquences: les musulmans peuvent ne pas commencer le jeun en même temps, ce qui crée un décallage au niveau de la célébration de l’Aid El Fitr.

Le saint Coran
Le saint Coran

Le mois de Ramadan est aussi un mois de commémoration car c’est à cette période que le Coran fût révélé au Prophète Mohammet (PSL). Il est donc fortement recommandé de le lire, écouter les versets, l’interpreter pour en connaitre le sens. Cliquez sur ce lien pour écouter et télécharger le Coran en mp3

En Europe, cette année, les heures de jeun seront particulièment longues en raison du Solstice d’été. La durée entre l’aube et le coucher du soleil peut atteindre jusqu’à 18 heures soit 4 heures de plus  que pour les populations des zones sub-sahariennes.  En France, un observatoire lunaire des musulmans  a été mis en place pour plus de précisions sur l’apparition de la lune. Visitez leur   compte twitter

Cliquez ici pour télécharger les horaires de prières pour la France.

Vendeuse de foulard du marché de madina-veile de Ramadan
Vendeuse de foulard du marché de madina-veile de Ramadan

En Guinée, on assiste à cette période à une serie de métamorphose surtout du côté de la gente féminime qui se défait des mêches brésiliennes, faux cils, faux ongles, des leggings (collants), jupe-minis, brételles,  en somme de toute la mascarade comestique et vestimentaire, pour se mettre dans des tenues déssentes couvrant le corps afin de respecter les rituelles et moins susciter la tentation. C’est donc la voie ouverte pour les vendeuses de robe, de bonnets et de foulards qui ne désemplissent pas les marchés de la capitale, toujours bondés de monde.

Autres produits vendus, les accesoires pour le petit-dejeuner: Thé, sucre, beurre, mayonnaise…utilisés le plus souvent pour le sahur (repas avant l’aube). Mais attention aux fraudeurs car c’est le lieu pour certains commerçants d’évacuer des produits périmés sur le marché bien que les principes du Ramadan recommandent la justesse. 

Dans les familles ouest-africaines, on consomme beaucoup des repas à base de céréales (Maïs, mil, sorgho…) notamment la bouillie pour la coupure de jeun . Autres repas prisés des peuples du Mandingue, le Tô consommé dans la plupart des pays d’Afrique sous différentes formes. Fait à base de tubercules (Manioc, Igname, Taro,…), et particulièment connu pour ses propriétés gluantes (gombo, feuille de baobab..) qui facilitent la digestion et piquantes car particulièrement épicé, ce repas des grandes familles se consomment tout au long du mois de Ramadan dans une ambiance qui ne dit pas son nom.  En Guinée, c’est le lafidi (riz fait avec un mix de légumes dont l’aubergine, le piment, le gombo, du poisson, de crevettes…selon le goût) est la grande favorite des repas. Consommé le plus souvent avec du Soumbara, de l’huile de palme ou du beurre de vâche, il faut gueter l’heure pour en bénéficier car il n’en restera plus une seule cueillérée après la coupure du jeun.

Dans les pays magrébiens, la sucrerie est particulièrement  consommée: dattes, gateaux à base de miel, de chocolat ..ainsi que des bouillons de légumes, de céréales (pois chiche le plus souvent).

Pendant le mois de Ramadan, une forte déshydratation est ressentie à cause des activités professionnelles et aussi sous l’effet du soleil. Les nutritionnistes  recommandent de boire des boissons chaudes à la coupure du jeun pour libérer l’intestin. Toutefois, des boissons naturelles à base de gingembre, d’oseille, de tamarins,  de pain de singe, font la convoitise des jeuneurs.

Cliquez ici pour lire les conseils pour rester en forme pendant le Ramadan

Le mois de Ramadan est également une opportunité offerte aux fidèles musulmans d’implorer le Seigneur pour se répentir. Les 10 derniers jours sont donc mis à profit pour faire des prières surérogatoires à la recherche de la nuit du Destin.

La Nuit du Destin appelé encore nuit de la Destinée – laylat al Qadr – est la nuit durant laquelle Allah a fait descendre le Coran sur le Prophète Mohamed (‘alayhi salat wa salam). Cette nuit est la meilleure de toutes les nuits. En effet, Allah dit {Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al Qadr, Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.} (Sourate 97 : versets 1 à 3).

 En effet, Allah dit {(Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement […]} (Sourate 2 : verset 185).

Des disciples du Prophète Mohammed (‘alayhi salat wa salam) ont révélé qu’il « pratiquait en s’efforçant assidûment dans l’adoration pendant les dix derniers jours de Ramadan comme il ne l’a jamais fait en tout autre temps. »

Pour certains religieux,  la Nuit du Destin a lieu plus précisément, dans les dix dernières nuits du mois béni pendant une nuit impaire (c’est à dire 21ème, 23ème, 25ème, 27ème ou 29ème nuit).  Cette question fait l’objet de divergences, car pour d’autres, la Nuit du destin peut se situer dans l’une des nuit du mois Saint sans précision aucune. Ces derniers rappellent également que les comportements tenus durant le mois Saint, doivent perdurer tout au long de l’année. Cliquez ici pour en savoir plus sur LAYLATOUL QADR

Bon Ramadan à tous les fidèles musulmans.

Africa224.mondoblog.org

africa224guinee@gmail.com

 

En prime: Ci-dessus, le Coran Complet  à écouter sur youtube.


Les Femen, des activistes féministes qui font le buzz

FEMEN
FEMEN

Si d’aucuns qualifient leurs moyens d’action d’extravagants, d’autres par contre pensent qu’ils sont légitimes. Elles créent le buzz dans les médias, font trembler les politiques, déstabilisent des régimes. Elles, ce sont les Femen ce mouvement féministe né en Ukraine en 2008 sous l »impulsion d’Anna Hutsol avec l’idée d’organiser un mouvement féminin de résistance dans un pays dirigé par et pour les hommes.

Naissance d’un mouvement qui étend ses tentacules à travers le monde

Plus tard, d’autres étudiantes, comme Sasha Shevchenko  rejoignent le mouvement et lance une première campagne contre l’exploitation sexuelle des femmes. C’est ainsi qu’en 2009, une journaliste engagée pour la défense du droit des femmes, Inna Shevchenko rejoint les Femen et devient par la suite leader.

Ce mouvement féministe, loin de s’inspirer des actions traditionnelles de revendication, crée une nouvelle méthode plus radicale pour attirer l’attention de l’opinion : manifester seins nus avec des slogans sur la poitrine. Ce qui donne naissance à un nouveau concept: le sextrémisme et leur assure une médiatisation à très grande échelle, de leurs activités.

En 2010, Femen s’introduit dans un bureau de vote avec comme slogan  »Stop Raping the country » (arrêtez de violer le pays) lors de la présidentielle qui verra l’ancien premier ministre Viktor Ianoukovytch, élu comme futur président de l’Ukraine, pays reconnu comme étant une plaque tournante de la prostitution et qualifié par les Femen comme  »une société dominée par les hommes dans laquelle les femmes doivent garder leur bouche fermée et leur vagin ouvert ».

Un an plus tard, c’est devant la cathédrale du Christ-Sauveur en Russie que le mouvement s’oppose à la politique de Poutine avec comme slogan  »God, throw away the king » (Dieu jette le roi).  C’est dans cette même cathédrale, lieu symbolique et hautement stratégique, que le groupe Punk-Rock féminin Pussy Riot (les chattes enragées) fait une  »prière » anti-Poutine dans une chanson avec comme refrain, le même slogan. Ce qui leur a valu un emprisonnement. Relaxées, ces chanteuses téméraires sont de nouveau remontées sur scène en bafouant l’autorité du gouvernement russe.

Les Pussy Riot-Groupe punk russe
Les Pussy Riot-Groupe punk russe

De 2010 à ce jour, le mouvement  prend une allure internationale et crée ses antennes en Allemagne, en Belgique, au Brésil, au Canada en Espagne, aux Etats-Unis, en France, en Israël, au Mexique, aux Pays-Bas, en Suède, en Turquie. D’autres mouvements relais sont en gestation.

Critiquées, opprimées, battues, emprisonnées, accusées d’hooliganisme, de profanation, les Femen ne reculent pas moins devant leurs objectifs qui sont : la lutte contre les régimes dictatoriaux, l’industrie du sexe et la religion.  La lutte contre le patriarcat, qu’elles considèrent comme une forme d’organisation sociale, juridique et économique bâtie sur la détention de l’autorité par l’homme, est pour elles, un motif de revendication pour le droit de la femme.

Pour mieux partager leur motivation avec l’opinion, le mouvement activiste, redouté et redoutable, a édité un Manifeste qui retrace son idéologie. Ce manuel de 64 pages édité par les éditions Utopia a été dédicacé par les Femen (Sarah, Elvire, Inna et Esther) à l’occasion du Salon du livre de Paris, en mars dernier.

Femen-Paris-Africa224.mondoblog.org
Dédicace du Manifeste des Femen-Paris-Africa224.mondoblog.org

Le sens d’une lutte

Pour les auteurs,  » à la fois droit de réponse politique, ressource idéologique et manuel d’instruction à l’intention des futures activistes Femen, ce manifeste permettra aux sympathisants comme aux sceptiques de mieux comprendre nos desseins. Il pourra devenir l’anti-Bible de chevet de toutes et tous les révolutionnaires féministes à travers le monde, prêts à s’engager dans la lutte. Véritable déclaration politique, les mots viennent compléter et renforcer les images qui nous ont fait connaître ».

Plus loin, elles soulignent :  »Historique, motivations, convictions, mode d’actions, sextrémisme, slogans, cibles principales… Nos activistes Femen décrivent et analysent dans ce livre les différentes facettes de leurs combats. Nous avons porté ces idées malgré les arrestations, les menaces, les obstacles personnels, la violence des régimes et les agressions des extrémistes. Nous les avons portées aux côtés de nombreux amis idéologiques qui sont tombés pour ces idées. Nous les avons portées, au péril de nos vies, nous les avons propagées d’Ukraine au reste du monde ».

Plus que jamais déterminés, les Femen ne comptent pas rebrousser chemin  »Parce qu’aujourd’hui plus que jamais la liberté d’expression doit vivre, Parce que nos voix doivent résonner plus fort que leurs tirs de kalachnikovs, Parce que pire que ceux qui crient leur fondamentalisme, il y a ceux qui taisent leur libre pensée, Ce manifeste est affirmation, nous sommes résistance ».

De la conscience politique naît l’engagement, de l’engagement naît l’action, de l’action naît la révolution.

Ce mouvement influent a même réussi à s’introduire dans les traditions les plus ancestrales où le corps de la femme est perçu comme un mythe. C’est ainsi qu’une militante tunisienne du nom d’Amina, a publié sur les réseaux sociaux, une image d’elle seins nus avec comme message  »Mon corps m’appartient et n’est l’honneur de personne » allant ensuite jusqu’à peindre sur le mur d’une mosquée de Kairouan ( ville du centre de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom), le mot Femen. Pour un pays musulman, cet acte a été considéré comme un affront. Ce qui souleva la colère des imams qui ont demandé à ce qu’elle soit lynchée. Elle est plus tard arrêtée et accusée d’atteinte aux bonnes moeurs et de profanation.

Pour les activistes, si elles doivent subir la répression alors qu’elles portent une revendication universelle de liberté et d’égalité, c’est que celle-ci représente une menace pour les institutions que visent leur lutte et que les cibles auxquelles elles s’attaquent, son effectivement les ennemis de la liberté.

De manifestation en manifestation,  les Femen continuent de dénoncer avec acharnement, les mépris des droits des femmes dans les pays dont les lois s’inspirent des dogmes religieux.  Pour elles  »Là où commence la religion s’arrête le féminisme ». 

 » Nous combattons toutes les religions dans ce qu’elles constituent systématiquement des modèles de sociétés concurrents et antidémocratiques où hiérarchie et obéissance absolue sont les maîtres mots ». Soutiennent-elles.

Pour les Femen dont la devise est  »Every woman is a riot » (Chaque femme porte en elle, la révolte), les femmes n’ont pas besoin de réformes, elles ont besoin d’une révolution On ne réforme pas un système vicié, on le détruit. Le patriarcat qui contrôle notre chair et oppresse nos esprits a désormais trouvé dans nos corps nus et combattants le moyen de son anéantissement ».

Contrairement à ce que pense l’opinion, par l’image répressive et  »rebelle » qu’elles reflètent, les Femen ont une idéologie absolue:  » la quête d’une société idéale dans laquelle la conception binaire et genrée des rapports humains serait abolie et où chaque individu se reconnaîtrait comme l’égal de l’autre. Nous cherchons à dépasser les problématiques individuelles, les spécificités culturelles, politiques, nationales et religieuses. Nous cherchons à émanciper femmes et hommes du carcan sexiste que la société leur impose. Que nos rapports ne soient plus régis que par un seul et unique principe : l’égalité. Nous proclamons l’indivisibilité de l’être humain ». précisent-elles dans le Manifeste.

Le Manifeste des Femen édité par LES EDITIONS UTOPIA

Comme pour défendre leur raison d’être, les activistes soutiennent que  »Femen est un mouvement féministe donc humaniste qui s’inscrit dans la lutte contre l’exploitation d’un groupe par un autre. Dès que l’on accorde et légitime les relations de pouvoir, s’instaure un rapport de force violent à l’origine des inégalités les plus intolérables.Nous plaçons la libération des femmes au coeur de notre engagement mais également la lutte contre le racisme, l’homophobie, l’extrême droite, le fascisme et l’intégrisme religieux afin de continuer à parcourir les chemins de cette utopie. Nous déclarons la lutte contre chaque forme de domination comme condition sine qua non à toute possibilité d’existence d’un système égalitaire ». 

Les Femen militent pour embrasser un idéal égalitaire, donc passer du pouvoir des uns sur les autres à la responsabilité de chacun envers les autres, d’une société où l’on se définit les uns contre les autres à un espace commun où l’on se définit les uns avec les autres.

La lutte contre la traite des femmes

Elles considèrent l’industrie du sexe comme un outil d’exploitation d’un sexe par l’autre au moyen de la force, de l’intimidation, de la manipulation, comme une activité commerciale où la femme est dépossédée de sa qualité d’être humain libre et indépendant, est réduite à un corps, une enveloppe matérielle ou une image utilisée pour satisfaire une vision de la sexualité dominée par les hommes. Un système marchand dont le succès et l’efficacité passe par la dévalorisation des femmes qui se retrouvent prises au piège par un système économique et social réaffirmant le statut de domination de l’homme prôné par l »idéologie patriarcale. Elles dénoncent l’ensemble des systèmes de production qui ont pour cible, la marchandisation du corps des femmes et la commercialisation de leur sexualité, au coeur d’un marché principalement masculin. Ce qui est révoltant car elles s’offusquent contre le fait que nos sociétés continuent à accepter et encourager ce qu’elles qualifient d’une machine à broyer les êtres tout en interdisant la vente d’organes à des fins médicales.  »De quel cynisme faut-il être fait pour considérer qu’un vagin ne vaut pas plus qu’un rein? » constatent-elles.

Plus révoltant encore selon les Femen, le patriarcat n’a pas peur des seins nus des femmes s’ils se trouvent dans leur lit ou dans une publicité, au service de son plaisir ou de ses intérêts mercantiles.  »Mais en voyant un corps féminin dénudé et revendicatif sur la place publique, place qui appartient toujours majoritairement aux hommes le patriarcat est désorienté. C’est notre forme non violente mais extrêmement agressive de provocation. »

Un logo expressif

L’emblème principal du mouvement Femenest son logo, une figure stylisée de la lettre F en alphabet cyrillique (alphabet utilisé pour écrire la plupart des langues slaves), représente également la forme des seins féminins symbole du mouvement.

 Logo des FEMEN

Logo des Femen

Ce mouvement intrépide devient de plus en plus redoutable. Leur dernière action remonte au 1er mai 2015 en France lors du discours de Marine Le Pen du Front national (FN). La cérémonie a été interrompue deux fois de suite par les activistes (voir vidéo ci-après).

Loin de ce que pourrait penser l’opinion,  ce phénomène existe aussi en Afrique. Bien sûr de façon moins exhibitionniste.

Pas plus tard que cette semaine (ndlr-le 08/05/15), des femmes en Guinée (un pays situé en Afrique de l’Ouest), ont fait une marche torse nus, foulard blancs noués à la tête, pour réclammer le retour d’un de leur fils. Il s’agit de l’ex capitaine Moussa Dadis Camara, Président de la junte militaire, venu au pouvoir par coup d’Etat  le 28 décembre 2008 et qui, une année plus tard,  a dû le quitté in extremis suite à un attentat orchestré contre lui par son aide de camp, Toumba Diakité. Il vit en exil et en convalescence depuis cette période au pays des hommes intégres, le Burkina Faso.

Ces femmes par leur démarche, exigent le retour du fils de Koulé , village de naissance de Dadis situé à N’Zérékoré au Sud de la Guinée. Plus d’infos

Dans nos coutûmes, le corps mythique  de la femme, est une arme repressive qui effraye l’autorité.  Un signe de ras-le-bol. Les mamans qu’elles représentent ne doivent être vues nues en public et surtout pas par les  »CHEFS ». Ce qui pourrait destabiliser leur pouvoir et nuir à leur hégémonie. Dans certaines regions, voir des femmes dénudées dans la rue, est un signe de malédiction pour le pays.  Certains sages d’ailleurs pointent du doigt les hommes qui abusent des femmes pendant les périodes de conflits. Pour ces prêcheurs,  ces actes  plus que déplorables, contribuent à  attiser la flamme de la discorde, à  entrainer des bains de sang.

Les femmes torses nus dans les rues de N'Zérékoré.
Les femmes torses nus dans les rues de N’Zérékoré-GUINEE

Devons nous craindre la révolte des femmes? Selon vous, les Femen en font-elles trop? Ce mouvement féministe doit-il être rédouté? Freiné?  Nous avons sélectionné un certain nombre d’images retraçant leurs activités dans le diaporama ci-dessous:

A vos commentaires.

Fatoumata CHERIF Africa224.mondoblog.org


Culture/Littérature:La joie de lire à tout âge!

Une vieille de plus de 90 ans au Salon du Livre
Une vieille de plus de 80 ans au Salon du Livre

Octagénaire, la colonne vertébrale en courbe, canne à la main signe du troisième âge, trainant surement des arthroses, cette vieille dame ne s’est pas faite conter l’événement du Salon du Livre de Paris, Portes de Versailles tenu cette année du 20 au 23 Mars.

Elle n’a pas hésité à parcourir les milliers de mètres carrés sur lesquels étaient établis les stands des Editeurs.
image

Son sac à course roulant, lui permettait de transporter, sans grande difficulté, à  »bouquiner » (des livres) et autres revues qu’elles trouvaient çà et là.

Plan du Salon du Livre 2015-Pavillon 1 Paris Portes de Versailles

Comme pour dire que, qui aime la lecture, a déjà découvert les secrets enfouis dans les livres, lira jusqu’à la tombe.

Un bel exemple à suivre par la jeunesse qui donne de moins en moins place à la lecture dans leur planning.

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Le Salon du livre de Paris, un grand rendez-vous culturel

Le Salon du Livre 2015-Paris Portes de Versailles.
Le Salon du livre 2015-Paris : Porte de Versailles.

Du 20 au 23 mars au Pavillon 1 de Paris, Porte de Versailles, le Salon du livre 2015 a connu une grande affluence, toutes générations confondues. Des personnes venues de tous les horizons. Cette année, c’est le Brésil qui a été le pays invité d’honneur de cette manifestation. La participation du Brésil au Salon du livre de Paris a été l’occasion de montrer au public français, la diversité de la culture et l’universalité de la littérature brésilienne. 48 auteurs se sont succédés au Stand L70, le tout piloté par un comité de membres institutionnels brésiliens: les ministères de la Culture et des Relations extérieures, la Chambre brésilienne du livre, en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication français, le Centre national du livre et l’Institut français.

stand Brésil
stand Brésil L70

A cette 35ième Edition, les villes invitées d’honneur étaient la CRACOVIE, (ancienne capitale de la pologne, Capitale européenne de la culture 2000, ville UNESCO de littérature depuis 2013) et WROCLAW(Centre littéraire parmi les plus connus de Pologne, capitale européenne 2016, capitale mondiale du livre 2016 de l’UNESCO).. Ces deux villes polonaise sont des lieux d’échanges interculturels entre Est et Ouest par excellence, entre tradition et modernisme.

Villes invitées d'honneur SDL 2015
Villes invitées d’honneur SDL 2015

 

Le Salon du Livre de Paris est un espace d’interactions entre les acteurs du paysage de l’édition avec des programmations de rencontres pour les professionnels et le grand public sous cinq axes: 1-La littérature brésilienne à l’honneur; 2-Cracovie et Wroclaw, villes invitées; 3-Tourisme, voyages et récites d’aventure; 4-Droit d’auteur, droit de l’homme; 5-Nos héros préférées; et divers squares thématiques dont: le Square Jeunesse, le Square Savoir et connaissances; Le square culinaire pour ne citer que ceux-là.
salon du livre de paris

Plus de 200 000 visiteurs ont fait le déplacement sur les 4 jours. Le week-end a été exceptionnel. La gratuité des transports publics en raison de la pollution a aussi boosté la participation. De nombreux curieux participaient aux conférences et dédicaces, lisaient sur place. certains passaient tout simplement du bon temps avec leur famille à savourer les crêpes, sucreries et autres délices des chefs cuisiniers. Car il faut le signaler, parmi les livres présents dans les stands, existaient des livres de recettes de cuisine du monde entier.

Le Premier Ministre Manuel VALLS au SDL 2015.image bfmtv
Le Premier Ministre Manuel VALLS au SDL 2015

Le Salon du livre 2015 était un grand rendez-vous, un mixage de culture, où les visiteurs se brassaient de 9 h à 20 h entre les stands des librairies et partenaires du salon.

Votre blogueuse vous en livre quelques images.

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Accréditation et Billeterie

 

Entrée du Salon du Livre
Entrée du Salon du Livre
Exposition de livres
Exposition de livres

 

Place pique-nique au Salon du Livre 2015
Place pique-nique au Salon du livre 2015

 

Conférence sur le Livre
Conférence sur le Livre
Stand de la République de Guinée-SDL 2015
Stand de la République de Guinée-SDL 2015

 

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vente de livres numériques au Stand Amazon au SDL2015
Salon du livre: Exposition d'une machine à écrire
Salon du livre: Exposition d’une machine à écrire

 

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Environnement: De Bohn à Cancun, l’UNCCD promeut la lutte contre la désertification.

Aperçu de la salle
Aperçu de la salle

La 3ième Conférence scientifique de l’UNCCD (CNULD en français) se tient à Cancun au Mexique. Un évènement de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification située à Bohn (Allemagne).

Tenue dans un espace approprié, the Center of Conventions and Exhibitions de Cancun, cette conférence est mise à profit pour échanger des politiques pouvant être mises en oeuvre pour favoriser le développement durable et la réduction de la pauvreté dans les régions touchées par la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.

Salle plénière.
Salle plénière.

A l’image des grandes rencontres le CST-S4 est un évènement de taille: Sécurité, hygiène, organisation sont les caractéristiques.

Scanner et Enregistrement des Participants.
Scanner et Enregistrement des Participants.

A l’arrivée, après le passage au scanner, le participant est enregistré et identifié par un badge qui, selon son domaine, lui donne accès aux différentes salles aménagées pour les rencontres: séances plénières, workshop, B2B….

Des espaces sont également aménagés avec des  ordinateurs de dernières technologies, des imprimantes pour permettre aux participants de finaliser leur présentation ou encore à la presse de rédiger des dépêches pour leurs organes, rester en contact avec leurs familles, collègues par la mise à disposition d’une connection internet dans tout le batiment.

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Dans le hall, des stands sont aussi implantés pour la documentation, des gadgets et autres supports offerts par les organisations (ONG, Société Civile, Secteur Privé, Institutions…) pour une large information du publicsur leurs activités.

A tous les niveaux, des panneaux directionnelles indiquent les salles et des hotesses pour distribuer des programmes et faciliter l’orientation des participants.

Le Secrétariat Exécutif de l’UNCCD a également aménagé des locaux pour mieux coordonner les activités.

Tout au long de la journée de 8h à 20 h, les participants, selon leurs domaines et intérêts, participent à des sessions qui se tiennent indépendamment dans différentes salles: plénières, Side Events, Work Shop avec des thématiques bien définies. Il faut donc s’armer de beaucoup d’énergies pour rallier ces sessions, importantes chacune. Il est donc indispensable pour le participant de les cibler d’avance.

Restez connectés en suivant les liens:

https://twitter.com/UNCCDcso et tapper #UNCCD3SC

https://3sc.unccd.int/news

Page Twitter avec hasgtag #UNCCD3SC
Page Twitter avec hasgtag #UNCCD3SC

Plus d’infos sur l’UNCCD et sa mission sur: https://www.unccd.int/en/about-the-convention/Pages/About-the-Convention.aspx

https://www.unccd.int/en/about-the-convention/Pages/About-the-Convention.aspx

Depuis Cancun

Chérif Fatoumata

 

 

 


CANCUN, une ville de rêve, un exemple de développement durable

CANCUN
CANCUN

19 heures de vol, 8heures  d’escale dont 6 à Paris et 2 à Nouachott, c’est le temps que votre bloggeuse a mis pour rejoindre Cancun, Etat de Quitana Ro au Mexique ), cette ville qui acceuille la 3ième Conférence Scientifique de la Convention des Nations pour la lutte contre la désertification (CNULD).

Cancun, située à 1700 Km de la capitale mexicaine Mexico City, est cette ville qui allie nature et développement par la construction d’habitations modernes  situées en bordures de mer (Mer des caraibes) avec une population chaleureuse, serviable.

Ancienne ville de pêcheurs dans les années 1960, cette ville a connu un développement rapide pour être une destination prisée des touristes des quatres coins du monde. Ce qui lui a valu l’implantation d’un Aéroport International,  qui acceuille par jour, des milliers de touristes. En 2013, selon des statistiques, l’Aéroport International de Cancún a accueilli près de 16 millions de passagers.

Aperçu de la Carte de l'Amerique. Le Mexique situé dans la zone meridionnale de l'Amerique du Nord.
Aperçu de la Carte de l’Amerique. Le Mexique situé dans la zone meridionnale de l’Amerique du Nord.

 

HOTEL RIU CANCUN
HOTEL RIU CANCUN

Touristes, Institutions, tout le monde s’y plait. En 2003, la cinquième Conférence Ministérielle de l’OMS s’y était tenue. S’en est suivi celle de la Seizième Conférence Internationale sur le Changement Climatique  en décembre 2010.

Sa zone  hôtelière et touristique est  située sur près de 23 kilomètres entre la mer des caraibes et  lagune Nichupte.

Son climat tropical attire les touristes européens, qui en période de froid, congés, vacances, viennent s’y bronzer.

HOTEL CANCUN
HOTEL CANCUN

 Un réel paradis sur terre.

Votre prochaine destination, c’est bien ici.

Depuis Cancun

Fatoumata Chérif


Environnement : Ouverture ce lundi de la 3ième Conférence Scientifique de l’UNCCD à Cancun

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La troisième conférence scientifique internationale de la CNULCD (Convention des Nations pour la lutte contre la Désertification), a été ouverte ce lundi 09 février 2014 au Centre de Convention et d’Expositions de  CANCUN  (Etat de Quitaro Ro au Mexique) sur le thème « combattre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse pour le développement durable et la réduction de la pauvreté : contribution de la science et de la technologie, des connaissances et pratiques traditionnelles ».

Organisée au cours de la quatrième session spéciale du Comité pour la Science et la Technologie (CST S-4) de la Convention des Nations Unies de Lutte contre la Désertification (CNULCD), cette conférence qui se poursuivra jusqu’au 12 mars, vise à rassembler un panel de porteurs de connaissances scientifiques, traditionnelles et locales, qui peuvent être mobilisées pour favoriser le développement durable et la réduction de la pauvreté dans les régions touchées par la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.

Des participants venus des quatre coins du monde, prennent part à cette importante session : Scientifiques, Gouvernement, Société Civile, Institutions. Une occasion mise à profit à travers différents ateliers organisés, d’échanger avec leurs pairs d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’ailleurs.

La dégradation des terres est un phénomène qui s’étend et qui touche les pays notamment ceux de l’Afrique Subsaharienne.

Dans la plupart des régions d’Afrique riches en ressources naturelles, l’éco-système est détruit suite aux extractions minières qui touchent à la fois la faune et la flore mais aussi, favorise l’avancée rapide du désert. Les entreprises causant ces différentes ponctions de terre, ne tiennent pas compte de l’effet nocif de leurs extractions sur l’environnement et sur les populations environnantes. Pour preuve, des terres se renversent sur les populations riveraines causant des morts et des centaines de blessés, l’environnement est pollué et nous assistons à de fortes poussées de chaleur même en saison pluvieuse. Ce qui, à long terme, rendra ces lieux inhabitables.

Le défi à relever par les participants à la conférence consiste à partager et discuter des dernières avancées scientifiques en matière d’évaluation de la vulnérabilité des socio-écosystèmes au changement climatique et de leurs capacités d’adaptation actuelles et futures, afin de les traduire en recommandations pour les décideurs politiques et les acteurs de terrain.

Elle est structurée autour de trois thèmes principaux :

  • Diagnostic : comment caractériser et comprendre la vulnérabilité et les capacités d’adaptation des écosystèmes (et notamment des agro-écosystèmes) et des populations dans les régions affectées, y compris les régions nouvellement touchées en raison des conséquences du changement climatique ?
  • Solutions : à partir des connaissances disponibles, des leçons tirées des réussites et des échecs, comment promouvoir l’adoption de nouvelles pratiques et techniques de gestion des milieux et des ressources plus efficaces et mieux adaptées à chaque contexte ?
  • Évaluation : quelles sont les avancées récentes en matière de suivi et d’évaluation environnementale, permettant de mesurer l’efficacité des nouvelles pratiques et techniques adoptées, et ainsi d’estimer leur potentiel de dissémination ?

La conférence est également une occasion de :

  • Faire la synthèse des connaissances en matière d’anticipation et de prévention des effets du changement climatique sur la désertification et la dégradation des terres ;
  • Identifier et promouvoir des méthodes durables et adaptatives d’utilisation des ressources naturelles et des services écosystémiques, permettant de lutter contre la pauvreté et de stopper la dégradation environnementale ;
  • Proposer des moyens d’atteindre un « monde neutre en termes de dégradation des terres », c’est-à-dire le maintien ou l’amélioration, en quantité et en qualité, des terres productives, en réduisant les processus de dégradation et en développant les processus de restauration.

Découvrez le programme détaillé sur: https://3sc.unccd.int/

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A suivre…

Depuis Cancun

Fatoumata Chérif

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Lutte contre EBOLA: Une visioconférence avec le Président de la Banque Mondiale Jim Yong KIM réunie les parlementaires des pays touchés.

 » Il ne faut pas oublier que l’épidémie a commencé par un cas »

Visioconférence avec le Président du Groupe de la Banque Mondiale, Jim YONG KIM
Visioconférence avec le Président du Groupe de la Banque Mondiale, Jim YONG KIM

Depuis la déclaration de l’Epidémie de fièvre hémorragique à Virus Ebola comme menace pour la santé et l’économie mondiale, les Institutions se sont mobilisées pour réduire les risques de contamination en finançant la riposte par :l’envoi de médecins,  des dons de matériels médicaux, de vivres, de matériels roulants et de communication, l’annulation de la dette des pays touchés. Plusieurs sommets et Conférences de haut niveau ont été également organisés en Afrique et ailleurs: Il s’agit notamment du Sommet EBOLA  aux Etats-Unis à l’issue du Sommet Afrique-Amérique qui a réuni les Chefs d’Etat africains sur invitation du Président Barack OBAMA, des Assemblées Annuelles du Fonds Monétaire International et du Groupe de la Banque Mondiale, et bientôt du Sommet de Bruxelles prévu début Mars.

Cette épidémie qui  continue à faire des victimes a connu une réponse lente de la part de la communauté internationale. Ce que le Président du Groupe de la Banque Mondiale Jim Yong KIM avait déploré lors des Assemblées tenues en octobre 2014 en soulignant qu »il faut une synergie d’actions pour freiner cette maladie. Nous devons agir maintenant car il serait trop tard demain et les effets collatéraux de la maladie ne feront que s’envenimer. Les moyens à déterminer seront de plus en plus lourds à supporter. Si on n’y prend pas garde, la crise dans ces trois pays aura une incidence dans toute la sous-région, de la sous-région vers l’Afrique, l’Europe et un peu partout dans le monde ».

 Spécialiste en Épidémiologie, Dr KIM  demande l’implication de toutes les composantes pour  lutter contre la peur, réduire l’impact financier et mettre fin à l’avancée du virus. D’où l’initiative d’organiser  cette visioconférence  conjointement par le Réseau parlementaire sur la Banque Mondiale et le FMI.

Simultanément diffusée le mercredi 25 février 2015 à Washington DC, Londres, Conakry, Freetown, Dakar, Monrovia et Bamako, cette visioconférence a mobilisé les parlementaires, les Représentants de la Banque Mondiale des pays touchés, ainsi que les partenaires impliqués dans la riposte notamment la France et l’Angleterre.

L’objectif  était de donner l’opportunité aux parlementaires des pays touchés par le virus Ebola, à deux principaux pays donateurs d’échanger sur la réponse apportée au fléau EBOLA avec le Président du Groupe de la Banque Mondiale Jim Yong KIM et de hauts responsables de l’Institution entre autres: le Vice-président pour l’Afrique Makhtar DIOP, et le Directeur pour la Santé Tim EVANS.

Animée par l’Honorable Jeremy LEFROY, Président du Réseau Parlementaire sur la Banque Mondiale et le FMI (PN) et Député du Royaume-Uni, cette conférence virtuelle a également été mise à profit pour discuter du soutien financier (près d’un milliard de dollars US) que la Banque Mondiale a mis à la disposition des pays touchés par l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola qui a fait à ce jour  plus de 8000 décès dont 2057 en Guinée selon le dernier bilan de l’OMS en date du 15 Février 2015.

Des échanges ont porté sur les impacts sociaux et économiques de l’épidémie, des efforts nécessaires pour aider les pays touchés à atteindre zéro cas, les perspectives de reconstruction y compris l’investissement dans les systèmes de santé publique performants.

Dans son discours liminaire, l’Honorable Jeremy a remercié la Banque Mondiale d’avoir initié cette conférence avant de souligner qu’il est important de réfléchir sur ce qui s’est passé et prendre des dispositions pour l’avenir:  » les  voix des parlementaires doivent se faire entendre car ce sont eux qui représentent les électeurs, les communautés qui sont touchées. »

 Poursuivant, le Député de Stanford a suggéré que des mesures pratiques doivent être prises à l’issue de cette conférence tant par les Gouvernements que la Communauté  Internationale. C’est pourquoi selon lui, nous devons répondre à différentes questions:

  1.  Qu’est ce qui doit être fait pour assurer une meilleure riposte sur les plans national et international?
  2. Comment réduire l’inégalité au niveau de la couverture sanitaire et continuer à lutter contre les maladies telles que le VIH/SIDA, le Paludisme, les maladies tropicales dont la riposte a connu des efforts remarquables depuis le début du millénaire?
  3. Ebola a été traitée comme une urgence médicale avec une riposte médicale, en oubliant le facteur psychologique, la destruction des communautés. Il s’agit aussi de savoir quoi faire pour élaborer des documents-conseils et enfin
  4. le financement de l’urgence dans les pays touchés.
Depuis Washington DC, le Président du groupe de la Banque Mondiale JIM YONG KIM  participe à la visioconférence
Depuis Washington DC, le Président du groupe de la Banque Mondiale JIM YONG KIM participe à la visioconférence

 Prenant la parole, le Président du Groupe de la Banque Mondiale a souligné que le rôle des parlementaires est essentiel pour évaluer les progrès réalisés dans la riposte. Les efforts parlementaires aideront à atteindre l’objectif « Zéro Cas d’Ebola » que nous nous sommes fixés et aider les pays à avoir un boom économique:   »Il est important de le souligner que cette semaine, il y’a eu des nouveaux cas en Guinée (144) , au Libéria (65) et en Sierra-Léone (76).  Il ne faut pas oublier que l’épidémie a commencé par un cas et bien qu’il y ait eu des changements comportementaux, il ne faut pas que nous nous éloignions de l’objectif zéro.

 »Nous  présentons nos condoléances aux parlementaires des pays touchés et nous demandons pardon aux populations de nous excuser car nous n’avons pas fait face le plus tôt que possible à cette crise épidémiologique. Mais nous avons rapidement agit dès que nous nous sommes rendus compte de l’ampleur de la crise. D’ailleurs la Banque Mondiale a été la première a proposé des fonds nécessaires à la riposte d’Ebola et d’autres pays nous ont suivi dans notre sillage. Près d’un milliard de dollars US au total pour la Guinée, le Libéra et la Sierra-Léone, 580 millions pour les fonds d’intervention d’urgence (sous forme de dons) pour endiguer la propagation du virus, les appuis sanitaires, les accessoires et les fournitures et autres services de base, 240 millions pour les interventions post-crise..

…Nous sommes conscients que cette crise est dévastatrice pour le système économique et c’est pourquoi nous comptons financer un peu plus de 6 milliards de dollars  seront accordés en terme de croissance en post 2016 ».

 Jim Yong KIM a évalué l’impact du virus entre 500 à 600 milliards de US.  »Il faut donc réfléchir au plan de redressement » insiste t-il.

Pour le N°1 de la Banque Mondiale, Chaque pays dans le monde doit disposer d’un système de santé adapté à ce type de crise; même dans les zones les plus reculées, en terme d’infrastructures, d’équipements pour prévenir les futures épidémies. Le cas du Mali et du Sénégal ont permis de démontrer comment un système efficace peut contribuer à freiner la propagation du virus.

Dans cette crise épidémiologique, les femmes ont été les plus touchées, c’est pourquoi, selon Dr KIM, il faut mettre à leurs dispositions des outils essentiels pour des soins efficaces. Cette démarche doit permettre de mettre en place une protection sociale plus efficace.

Avant de laisser place aux interventions des Députés,  Dr Jim Yong KIM a remercié le leadership du Réseau Parlementaire et a souhaité que les échanges se poursuivent pendant les Assemblées du Printemps annoncées pour le mois d’Avril.

Les parlementaires guinéens  échangent avec le Représentant-Résident de la Banque Mondiale
Les parlementaires guinéens échangent avec le Représentant-Résident de la Banque Mondiale

Du côté guinéen,  il est revenu au Président de la Commission Santé de l’Assemblée Nationale, M. Aboubacar SYLLA de faire l’état des lieux. Pour le Député, l’Epidémie EBOLA  a complètement pris au dépourvu la Guinée dont le système de Santé déjà fortement dégradé, n’était pas du tout préparé à relever le défi de l’éradication rapide de ce redoutable fléau qui tend à être une crise sanitaire mondiale. Ce qui a eu pour conséquence, l’expansion de la maladie de façon rapide alors que les infrastructures sanitaires étaient insuffisantes et  défaillantes, un corps médical avec un effectif insuffisant et sans expérience pour formuler et appliquer une stratégie efficace de riposte. L’autre facteur de blocage était que les mentalités et les traditions locales n’étaient pas préparées à s’adapter aux mesures de  prévention et de riposte. A côté de cela, l’aide en matériels, en moyens financiers et en ressources humaines de la part de la communauté internationale a connu du retard. Ce qui a entrainé une amplification inattendue de l’épidémie qui s’est propagée dans les pays limitrophes dont la Sierra-Léone et le Libéria.

L’autre facteur souligné par l’Honorable SYLLA, est l’implication tardive de l’Assemblée Nationale par les autorités sanitaires dans la stratégie de riposte. Cela aurait permis une communication rapprochée et plus crédible aux yeux des populations et contribué à réduire le phénomène de réticence qui a considérablement affecté l’efficacité des mesures de préventions appliquées.

Pour Aboubacar Sylla, les députés en leur qualité de représentants du peuple constituent un relais efficace permettant de porter au niveau des décideurs publics, les préoccupations des populations ainsi que la demande sociale qui s’exprime de façon pressante par:

  • Le développement d’une offre de soins accessibles et équitables;
  • La résorption du déficit et l’amélioration de la productivité du personnel de soins;
  • Le renforcement du système d’information et de veille sanitaire pour identifier toutes les maladies à potentiel épidémique y compris l’EBOLA;
  • La remise sur pied du Système  de soins par la reconstruction des infrastructures sanitaires;
  • La réduction du poids des dépenses de santé sur les ménages à travers le développement de mécanismes d’assurance maladie et de développement d’une politique de commercialisation de produits génériques.

 Les députés guinéens, ont réussi à mettre de côté leur divergence politique pour faire face à la gravité de l’épidémie. C’est dans cette perspective que dès la rentrée parlementaire prochaine,  l’Assemblée Nationale va s’attaquer à élaborer et approuver des propositions de lois destinées à corriger les anomalies constatées et les insuffisances relevées dans la gestion de l’épidémie du point de vue institutionnel qu’opérationnel.

Pour terminer sa communication, le Président de la commission santé a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’un véritable Plan Marshall se mette en place au profit des principaux pays touchés  afin de relever leurs économies profondément affectées et de donner des chances de succès à la lutte contre la pauvreté.

Emboitant le pas de l’Honorable SYLLA,  Dr Ousmane KABA, Président de la Commission des Affaires Economiques, du Plan et de la Coopération de l’Assemblée Nationale guinéenne, a depuis le siège de la Banque Mondiale à Paris, participé à la visioconférence.

Dans son speech, l’Honorable KABA a apprécié le rôle des Institutions de Bretton Woods pendant cette crise. Une assistance qui a contribué d’une part à briser l’isolation politique et diplomatique des pays touchés par EBOLA et d’autre part de donner une aide financière rapide et significative.

En 2014, la Banque Mondiale  a accéléré ses procédures et a financé directement la Guinée à hauteur de 103 millions de dollars US dont des décaissements de 45 millions dans le but de stopper la progression d’EBOLA et d’éviter l’effondrement de notre système de santé mais aussi de maintenir la stabilité macroéconomique. A cette aide s’ajoute celle du FMI, de la BAD, de l’Union Européenne, des pays comme la France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Chine, le Maroc et la Russie.

Dr Ousmane KABA a axé son intervention sur trois points: les leçons à tirer de la maladie, les défis sanitaires et économiques.

 

  1. Les leçons apprises de l’Expérience EBOLA

Avec 3108 cas confirmés dont 2057 décès à la date du 15 février 2015, la Guinée a profondément été touchée sur les plans économiques, sociologiques, religieux et anthropologiques comme les rapports du vivant avec les morts. La propagation de la maladie a été directement liée à la vie sociale profondément communautaire et aux rites funéraires traditionnels. Ces comportements qui ont généré des réticences populaires non prévues.  Pour le Député, il était important d’accorder au volet de l’information et sensibilisation des populations des zones aussi bien urbaines que rurales, action aussi importante que la lutte sanitaire pour éradiquer l’épidémie EBOLA, même s’il faut utiliser la force publique pour pallier à certaines résistances.

L’importance du temps de réaction aussi bien des autorités sanitaires que du Gouvernement et de la Société Civile, la faiblesse de nos capacités sanitaires sont  aussi une leçon apprise de cette épidémie, qui été une première  jamais détectée en Guinée.

L’efficacité de la solidarité internationale en termes politique et diplomatique, sanitaire et financier a été toute aussi importante car elle a permis de briser l’embargo sur les pays touchés, liés par la mobilité des personnes et des capitaux.  »La maladie n’a besoin ni de passeport ni de visa pour se déplacer ».

 2. Renforcer les systèmes de santé plus solide

Il s’agit de construire des hôpitaux et des centres de santé ainsi que des équipements adéquats; la mise en place des centres de recherches et des laboratoires épidémiologiques pour toutes les grandes endémies, la formation non seulement du personnel existant mais également la formation initiale des médecins des médecins et autres personnels soignant, moyens les plus surs de garantir la qualité des services de santé pour le long terme.

3. Relancer l’économie post-EBOLA

Pour le FMI, l’épidémie a couté à la Guinée en 2014 plus de 2 points de croissance du PIB sur une prévision initiale de 4%

La crise sanitaire qui sévit en Guinée et dans la sous-région a sérieusement impacté les transports, le tourisme et ralentit tous les projets presqu’existants et le reports des nouveaux projets notamment la mise en œuvre du projet Simandou, l’un des plus grands projets miniers au monde avec plus de 20 milliards de dollars d’enveloppe prévue, des projets énergétiques, agricoles ou miniers ont été également délayés.

Avant de conclure son allocution, Dr  Ousmane KABA a lancé un appel à la Banque Mondiale, appel qu’il a axé sur six leviers qui contribueront à soutenir l’activité économique et la croissance. Il s’agit du:

  • maintien de l’aide d’urgence sanitaire afin de prévenir tout rebondissement;
  • l’annulation de la dette des pays lourdement handicapés par EBOLA;
  • l’accroissement de l’aide financière au budget et à la balance des paiements;
  • un projet de reconstruction et de renforcement du système sanitaire;
  • la poursuite des projets des infrastructures de base et des secteurs porteurs;
  • un appui humanitaire aux victimes d’EBOLA.

A l’image de leurs confrères guinéens, les députés libériens ont également fait des communications portant sur le secteur de la santé, le renforcement des capacités humaines pour détecter la maladie.  »Nous avons eu suffisamment d’expériences pour savoir ce que nous devons faire ».

 Pour les députés Sierra-léonais, avant l’épidémie, la croissance de leur pays se chiffrait à 11, 3% :  »Nous devons continuer à lutter jusqu’à ce que le virus EBOLA diminue avec l’appui des Institutions pour relancer l’économie .Nous combattons la faim et la pauvreté dans nos sociétés. »

Les  députés léonais ont aussi déclaré que ce sont les femmes qui ont souffert avec cette crise sanitaire en raison de leur rôle d’aidantes et de soignantes.  »Nous recherchons un appui pour les communautés et pour l’autonomisation du système financier ».

Ils ont également souligné que le Tourisme est au point mort alors qu’il permettait de développer les communautés.

Le Mali et le Sénégal ont quant à eux partager leur expérience de  riposte avec leurs frères de Guinée, de Libéria et de la Sierra-Léone lourdement affectés par cette épidémie.

Pour réussir sa sensibilisation, le Sénégal a déboursé 150 millions de FCFA sur son budget. 30 millions de dollars US ont été donnés par les partenaires. Ce qui a contribué a avoir une approche multisectorielle, une communication grand public pour sensibiliser au lavage des mains, la mise à disposition des kits de lavage de mains, des thermomètres à infrarouge au niveau des différentes frontières.

Résumant les différentes allocutions, le Président de la Banque Mondiale, Jim Yong KIM a parlé de la nécessité de rendre accessible l’information publique, et amener les parlementaires à faire une action sociale, les gouvernements à renforcer leurs systèmes de santé, les donateurs à faire l’appui nécessaire pour aider les pays.

 »Mondialement parlant la crise a été maitrisée. Mais il faut davantage renforcer les systèmes de santé dans les communautés pour réussir la riposte. il faut qu’on soit préparer à combattre la prochaine crise sanitaire. Car celle-ci pourrait être bien plus grave. »

 Dans la même lancée, le Vice-président pour l’Afrique Makhtar DIOP du Groupe de la Banque Mondiale a quant à lui souligné que l’épidemie de fièvre hémorragique à virus EBOLA a démontré la faiblesse des systèmes de santé. ll faut donc trouver diverses sources de financement pour renverser cette tendance. Sa lutte ne doit pas non plus  nous conduire à nous détourner des maladies comme le Paludisme.  »Il faut savoir qu’est ce qu’il faut pour un système de santé solide, tant en infrastructures,  en logistiques qu’en ressource humaines ».

Makhtar DIOP, Vice-Président pour l'Afrique de la Banque Mondiale depuis le siège à Washington DC
Makhtar DIOP, Vice-Président pour l’Afrique de la Banque Mondiale depuis le siège à Washington DC

Le Sénégalais Makhtar DIOP a déclaré  »EBOLA en Afrique, c’est EBOLA dans le monde. Il ne sert à rien donc de stigmatiser les pays touchés ». Comme pour faire un appel à la communauté de ne pas  »Isoler les pays, mais isoler Ebola ».

 Dans le rapport final sanctionnant la fin de la conférence virtuelle, l’Honorable Jeremy Lafroy a invité les parlementaires à s’engager activement et à s’impliquer dans les efforts d’éradication de l’épidémie d’Ebola et au soutien à la reconstruction.

Pour rappel, le Réseau Parlementaire sur la Banque Mondiale et le FMI (FN) est une plate-forme globale où des Députés du monde entier prônent une plus grande responsabilisation et transparence dans les pratiques de gouvernance et de développement.

Chérif Fatoumata