Andeve

J’ai pris mon pied en accouchant

Ça sonne bizarre je sais, car donner naissance à un enfant, c’est censé être douloureux. En effet, j’ai eu ma part de douleur, par contre, j’ai été largement compensée. Et c’est peu dire. D’une part en ayant un beau petit trésor sans complications et d’autre part en ayant un doux petit orgasme en le mettant au monde. Oui, j’ai dit ORGASME. Pas de ces orgasmes qui font crier comme une forcenée ou qui font perdre toute la tête mais de ceux qui extasient, qui apaisent, de ceux qui vous rendent tout mielleux avec cette envie incontrôlable de bouger les reins.

J’en étais surprise et au début je n’en parlais pas trop car je pensais que c’était mon esprit tordu qui me jouait des tours , je me blâmais pour mon degré de perversité jusqu’au jour où je suis tombée sur une vidéo ou une femme était entrain de jouir en accouchant de son bébé. De vraiment Jouir. Avec les mimiques du visage, la torsion du corps etc. C’est là que j’ai réellement compris ce qui m’était arrivé. J’ai été chanceuse de vivre ça, me suis je dit. Chanceuse et reconnaissante. Ce n’est pas donné à tout le monde. Et parfois je me laisse aller à revivre ce moment unique . Sans le « avant/après », juste ce doux moment.

(c)Pixabay

Quand bébé sortait, ça m’a juste fait l’effet d’une belle grosse banane qui me pénétrait. De ces bananes qui vous coupent la voix. De ces bananes dont on savoure chaque parcelle, et qu’on désire très profond en soi. Du coup, je ne me suis pas faite prié pour pousser et pousser de toutes mes forces. Je n’avais rien perdu de ma libido,elle était même au top. Alors, j’ai juste savouré l’instant. J’ai même été applaudie. Applaudie pour avoir fait d’une pierre deux coups. Un bébé et un orgasme 🙂 mais non, je crois plutôt que c’était pour le premier. Ils ne pouvaient pas savoir. Et quand mon bout’ chou est sorti, j’ai senti que c’était trop rapide,trop vite fait car j’aurais aimé vivre ça beaucoup plus longtemps, plus intensément…

Aurait-il été possible d’avoir mon petit jet d’eau si cela avait un peu plus duré? Oui, je crois. Je n’en étais pas très loin. En serais-je gênée face au docteur si ç’avait été le cas ? Non, pas du tout, ce n’est pas mon genre. Au contraire, je serais restée gravé dans leur mémoire et être une anecdote dans leur carrière. On aurait fait l’histoire dans cet hôpital ma fille et moi.


Éjectée d’un plan à trois(3)

Oui. En un claquement de doigts, littéralement, je me suis tapée la honte de ma vie. Le pire, c’est que j’ai mis plus de dix secondes pour comprendre ce qu’on me demandait et qu’il a fallu le geste du menton vers la porte pour me rendre compte que j’étais congédiée.
Comment ai-je pu en arriver là?! Je me le demande. Le plus dur ça a été de les côtoyer après comme s’il ne s’était rien passé. Comme convenu

C’était le plus beau couple que j’aie jamais connu. Le genre qui se contentait de vivre leur amour ni plus,ni moins. Le genre qui ne se gêne pas pour se dire pleins de beaux poèmes en public, qui sort souvent et qui ne respire que pour leur amour. En somme,le genre de couple qui fait qu’on se remette en question et qu’on avale verre sur verre .

J’aimais être avec eux et être témoin de leurs baisers langoureux ou de leurs conversations pas très catholiques. Je faisais souvent celle qui ne les calculait pas, celle à l’esprit très ouvert que rien ne peut choquer. Apparemment c’était vrai, mais en réalité ils m’excitaient. Les regarder et savoir qu’ils viennent de faire « ça » dans les toilettes ou sur une piste de danse sans lumière, ou tout simplement qu’ils ont passé toute une journée ensemble m’obligeait bien souvent à me croiser fermement les jambes pour ne pas trahir mes pensées.

Mais il faut dire que je ne réussissais pas tant que ça, car un soir Nicky a décidé de ramener la conversation sur les plans Q à trois. Les autres débattaient bruyamment. On aimait parler de ça. Moi, naturellement je ne suis pas contre et je l’ai fait comprendre et c’est à ce moment-là que tout fût joué. Nick m’a longuement regardée,de ces regards qui excitent illico, et a ensuite cherché les yeux de son compagnon. Mon coeur s’est mis à battre très fort,nos regards se sont croisés et j’ai vite compris. Du coup, ils n’ont pas eu besoin de trop de mots pour me convaincre de ce qu’ils avaient en tête. J’étais partante et déjà bien mouillée.

Femme nue mouillée. (c)Pixabay

Ce soir là, j’ai retrouvé Nick chez lui, excité au plus haut point, et au moment de se faire la bise, celui-ci a laissé sa main glisser sur mon sein gauche. Il n’en a fallu pas plus pour m’allumer complètement. Mon petit bouton à l’intérieur de la jambe palpitait déjà et j’ai bu d’un trait le verre qu’il m’avait offert.

Affalé sur le canapé, torse nu, son amoureux me regardait avec un sourire en coin. Il y eût un moment de gêne mais qui s’est tout de suite dissipé quand j’ai senti les doigts de Nick sur ma nuque. Je me suis retournée et on s’est donné le plus beau baiser du monde. C’était comme si on s’était cherché pendant longtemps et qu’on s’était enfin trouvé. J’en ai eu le vertige et je me suis mise à le caresser comme si je voulais le manger là tout de suite. Je brûlais de le sentir en moi.

Dans un élan de jalousie ou je ne sais plus trop ce que c’était, James son ami s’empare de lui par derrière et a commencé à le déshabiller. Celui-ci me délaisse tout de suite pour aller retrouver son bâton de canne à sucre. Plus sauvage qu’eux dans leur désir l’un de l’autre, il n’y en avait pas. Dans cette envie de se pénétrer,de s’embrasser et de se sucer partout, ils brisaient tout sur leur passage. Arrivés sur le canapé, ce n’était plus deux corps qui s’enflammaient mais deux boules de feu qui ne demandaient qu’à se fusionner. Et je ne pouvais que comprendre, cela faisait cinq jours qu’ils s’abstenaient en mon honneur.

Mais dans tout cela, ils m’avaient oubliée. Complètement oubliée. Je ne me suis pas laissée démonter pour autant. J’étais là pour baiser et j’allais baiser. Je me suis alors déshabillée et suis allée les retrouver. Les fesses des hommes en pleine action ont toujours eu le don de m’exciter et en regardant celles de James qui se démontaient entre les cuisses de Nicky, je n’ai pas pu m’empêcher de me pincer un téton et de mettre un doigt entre mes grandes lèvres. Je me suis rapprochée pour lui caresser les fesses, il ne semblait pas le remarquer. Pas plus que Nick, que j’ai masturbé pendant une demi minute. C’était si bon de serrer sa dure queue dans ma main mais lui ne me remarquait même pas. Tout son monde se réduisait a cet engin entre ses fesses et il poussait des gémissements à faire jouir un moine.

Je me suis rhabillée et je suis partie.(c)Pixabay

Je n’en pouvais plus et j’ai alors décidé de m’occuper de moi toute seule. Je me suis mise sur l’accoudoir du canapé et je frotte ma petite fleur dessus sensuellement en accélérant les tours de reins de temps en temps. J’ai eu envie d’être sucée mais…
Ce n’était pas du tout ce que je m’imaginais dans mes fantasmes et je commençais à me faire pitié. Moi,réduite à ça.

Entre temps, mes compagnons essayaient de changer de position. Moi, je me triturais mon petit bouton de plaisir. James me regardait et , oh enfin il semblait me remarquer, et c’est à ce moment-là que le claquement de doigt fatidique se fit entendre suivi du menton qui me montre la porte. La honte! Quand je me dis que c’est moi qui ai vécu ça. Moi! Sans faire d’histoires, j’ai pris mes affaires et je suis partie rejoindre Xavier mon sexfriend du moment,et j’ai pu tout à mon aise jouir jusqu’au lever du jour. Xavier,mon doux Xavier…

Ma dignité en a pris un gros coup et j’ai dû vivre avec ça tout en restant la bonne amie que j’ai toujours été mais j’ai enfin compris aussi à quel point ils s’aimaient et se moquaient de l’existence des autres et que même pour la bonne cause,il n’est pas très judicieux de s’immiscer dans les histoires des autres .


Le libertinage, ma seconde nature

J’ai rencontré Xavier lors d’une petite fête chez des amis et le même soir on a baisé comme si on avait attendu cela toute la vie. Cela fait maintenant une année qu’on se connait. On n’était peut-être pas amoureux fous, mais on était les meilleurs amants du monde. Et cette entente nous comblait tous les deux. Du moins c’est ce que je croyais. Mais le fait est qu’au lit on était deux bombes et qu’on était la synchronisation même. C’était tellement parfait ce que nous vivions. Où est ce qu’on s’est planté ? Depuis plus d’un an que ça dure, tout allait si bien. On était en totale fusion. Pourquoi a-t-il voulu la revoir alors ? l’a-t-elle marqué à ce point ? Pourquoi ne m’en a-t-il pas parlé ? On se disait absolument tout mais ça, il a jugé bon de me le cacher. Pourquoi ?

On s’était juré de tout essayer en matière de sexe et c’est ce qu’on a fait. On faisait l’amour tous les jours et toutes les nuits avec de nouveaux trucs à essayer à chaque fois et on gardait ceux qui nous plaisaient le plus. On prenait du plaisir en tout. Rien ne nous rebutait. La sodomie. L’échangisme. Tout nous excitait et on tenait à réaliser nos plus infimes fantasmes. Pour nous, le plaisir sexuel était sacré. On ne s’ennuyait jamais dès qu’on était ensemble peu importe l’endroit où on se retrouvait. Les toilettes de son bureau, le garage ou la table de la cuisine, tout nous convenait. Baiser, c’était notre seconde vie.

On était affalé dans le canapé le soir où on a pris la décision de faire un plan à trois. Ma main droite sur ses boules et la sienne entre mes grandes lèvres, on se disait ce qu’on aimerait avoir comme troisième partenaire et ce qu’on aimerait qu’elle nous fasse tout en évitant de créer un quelconque scénario afin d’être le plus spontané que possible. On avait décidé que ce serait une fille de notre âge et de notre acabit.

Au bout d’à peu près deux mois de recherche, on a mis la main sur la perle rare. Elle était exactement comme nous le voulions. Parfaitement à notre goût. Et notre weekend dans la cabane fut un weekend d’expérimentations sexuelles incessantes. On était saouls à force de s’envoyer en l’air et on n’a plus voulu s’arrêter. Notre but a été atteint et on n’en était que plus heureux. On n’a surtout pas hésité à recommencer chaque fois qu’on en avait envie de le faire avec la même fille et quelque fois celle-ci venait avec son partenaire pour mon plus grand plaisir.

Notre vie était limpide et on se la coulait douce, mais tout allait basculer lorsque, rentrée dans ce restaurant par pur hasard, je les ai trouvés tous les deux entrain de jacasser et de se toucher sans aucune gêne. J’étais pétrifiée. Depuis combien de temps se voyaient-ils ainsi ? Où a-t-il pu trouver le courage de me trahir? J’étais anéantie mais il fallait me ressaisir et surtout ne pas faire de scandale. De toute façon, on n’a jamais pris le temps de définir ce qu’il y avait exactement entre nous. Il se sentait peut-être libre de faire ce qu’il veut dans la vie alors il n’y a aucune raison de se ridiculiser en faisant une scène. Peut-être qu’il attend le bon moment pour m’en parler, pour me dire ce qu’il en est, pourquoi il la voit dans mon dos. C’était très dur à supporter mais il fallait garder la tête haute et faire celle qui ne sait rien du tout.

Le temps passa. Un jour. Trois jours. Une semaine. Je réfléchissais toujours à ce que je devais faire car malgré tout je ne voulais pas le perdre. Je ne pourrais jamais trouver quelqu’un qui me comprend aussi bien que lui ou, pour parler franchement, qui me baiserait aussi bien que lui. Je ne pouvais pas me permettre de perdre tout ça. Mais il fallait agir, et vite.

Alors j’ai décidé de lui en parler un soir où j’étais particulièrement chaude afin de trouver plus facilement les mots mielleux qui l’amèneront à se confier. Il s’est laissé prendre au jeu et ce que je prévoyais comme une mise en scène calculée s’est plutôt avéré une partie de plaisir mouvementé et c’est après qu’il m’ait bien réchauffé le petit cul que je lui lance tout de go que j’ai envie d’un quatrième personnage à temps plein dans nos parties à trois et cette fois-ci, un homme.

Il m’a longuement regardé et j’ai alors su qu’il a compris. Entre nous les mots sont superflus. Heureusement. Et c’est ensemble, comme deux enfants excités à l’idée d’une fête qu’on a planifié notre prochaine partouze pour dénicher notre nouveau jouet.


Ce que tu aurais aimé que l’on te dise #TBCS5E2

Bienvenue dans la famille. Quatre mots, quatre petits mots sur lesquels tu as misé tout ton amour. Et dire qu’au début, t’amuser, c’est tout ce que tu avais en tête. Cet après-midi là, tu revenais de la fac toute joyeuse car c’était le dernier jour de classe avant les vacances d’été. Lorsqu’il est venu t’aborder et que tu lui as, sans hésité, filé ton numéro, c’était juste pour le fun. Après tout, il était étudiant tout comme toi et assez sympa et assez beau gosse.

C’était pour le fun aussi que tu avais passé tout l’après-midi ainsi qu’une bonne partie de la soirée à textoter avec lui. C’était encore pour le fun -tu en étais convaincue- que vous êtes restés accrochés l’un à l’autre pendant les semaines qui ont suivi, en vous envoyant des textos à longueur de journées ou en vous appelant toute les demi-heures.

Au bout de ces quelques semaines, au bout de deux ou trois rancards, tu avais vu naître en toi quelque chose de nouveau. Pourtant, tu ne voulais pas l’admettre. Il ne fallait pas que ce « quelque chose de nouveau » porte le nom de l’amour. Non! Tu ne devais pas tomber amoureuse, il ne fallait pas. Parce que! Parce que lui, il te l’avait dit dès le départ: il ne croyait pas en l’amour. Et ça, tu l’avais bien noté quelque part dans ta tête. Et on comprend pourquoi cela t’intriguait autant quand il disait t’aimer. Comment peut-on aimer si on ne croit pas en l’amour?

Mais tout cela n’avait pas empêché votre relation de grandir. Cela ne vous avait pas empêché de devenir de jour en jour de plus en plus proches. Mais il ne fallait pas qu’il t’invite, un dimanche, à venir chez lui. Il ne fallait pas que tu répondes par l’affirmatif à cette invitation. Il ne fallait pas que la première chose qui t’ait accueilli chez lui soit le grand sourire de sa sœur. Une sœur gentille et sympa. Il ne fallait surtout pas qu’elle prononce ces mots, ces quatre mots: « bienvenue dans la famille ».

Il aurait fallu plutôt te mettre en garde, te regarder drôlement pour te faire comprendre au moins dans quoi est ce que tu t’embarquais. Il aurait fallu qu’elle te dise de préférence que tu n’étais pas bien pour son frère. Il aurait fallu qu’elle ne t’encourage pas à t’aventurer. Il aurait fallu qu’elle te dise ces mots qui te sauveraient le cœur.

Ici n’est pas pour toi.(c)pixabay

Mais…Oh mon Dieu! Tu étais tellement heureuse! Tellement heureuse que ce jour-là, tu t’étais pour la première fois donnée à lui. Complètement. Sans réserve. Vous vous êtes aimés avec une telle passion que les doutes et les questions qui te tourmentaient s’étaient volatilisés. Et désormais tu avais laissé libre cours à tes sentiments, convaincues qu’ils étaient partagés.Tu étais donc restée sur ton petit nuage. C’était devenu un véritable conte de fées entre vous. Le couple parfait! Mais cela n’a duré que peu de temps.

Brusquement, tu as du redescendre de ton nuage. En moins d’un mois, il avait complètement changé. Le parfait petit ami s’était transformé en un mec froid et distant. Et à force de lui poser des questions, il avait fini par tout avouer.
« Je vais être franc avec toi: on n’a pas les mêmes objectifs. Toi, tu es amoureuse, tu as besoin d’amour; moi je ne veux que du sexe. Tu veux mon coeur et moi, tout ce qui m’intéresse c’est ton corps. Les relations amoureuses, ce n’est pas mon truc. Par contre, on s’entend bien, on peut continuer à se faire plaisir de temps en temps. Voilà, c’est ainsi que je vois les choses. À toi de me dire si tu veux continuer avec moi ou pas »

Alors là, tout autour de toi s’était écroulé. Il savait très bien que ce n’est pas du tout ce à quoi tu t’attendais mais il n’a pas voulu te dire ce que tu aurais voulu entendre. C’était bien la première fois qu’un renard ne flattait pas sa proie. Pourquoi n’a-t-il pas prononcé ces quelques mots ? Ces mots qui t’auraient sauvé ou qui t’auraient fait périr peut-être, mais tu voulais quand même qu’il te les dise, au lieu de ça. Et il avait un tel cynisme dans la voix ! Quelle impassibilité!

Tu aurais sans doute dû te mettre en colère. Sans doute, tu aurais dû crier, taper et lui dire des choses qui pourraient le blesser aussi comme lui il venait de te blesser…
Mais au lieu de quoi, tout ce que tu as réussi à faire c’est de lui remercier pour sa franchise avant de lui dire « Adieu ».


Ne pleure pas, tu n’en as pas le droit


Non, ne pleure pas, tu n’en as pas le droit. Tu es l’ainée et pour les autres, tu dois être forte. Sinon, ils se sentiront plus seuls, plus démunis. Ils doivent savoir qu’ils peuvent compter sur toi, alors, ravale tes larmes. Tu ne dois pas flancher. Pas maintenant. Plus jamais.

Ne pleure surtout pas, Tu n’en as pas le droit. Pleurer est un signe de faiblesse et tu ne dois jamais te montrer faible. Retiens tout dans ton for intérieur et ne prends même pas la peine d’avoir des pensées tristes. Ça transparaitra sur ton visage déjà mélancolique et on aura pitié de toi. C’est ce que tu veux ? Non. Alors garde tout pour toi. C’est beaucoup mieux. Pour toi et pour les autres. N’oublie pas, ils te regardent et leurs forces viennent de la tienne.

Tu deviens boulimique et tu grossis ? Raconte que c’est le stress quotidien, on te laissera tranquille. Un con t’a dit que c’est ELLE qui t’empêchait de grossir et que sa mort t’es une aubaine. Tu as cru éclater de rage mais tu t’en es souvenu à temps. Tu ne dois rien laisser transparaitre, Enfouis tout en toi-même car tu ne dois pas pleurer. Pleurer n’a rien de noble.

Non, tu ne dois pas pleurer, tu n’en as pas le droit. C’est un acte désespéré. Alors, retiens-toi. Tu es assez grande, t’a dit ton géniteur, tu dois prendre soin de toi toute seule. Tu ne travailles pas, tes études sont un éternel recommencement, tu perds tes repères mais tu ne dois pas pleurer. En aucun cas. Contente-toi de grossir, C’est tellement mieux de grossir. Tu reçois les compliments de la société et tu as l’air de bien t’en tirer.

LUI, IL t’aime et IL t’aide du mieux qu’IL puisse mais sa famille te traite d’opportuniste. Encore un coup dur mais tu ne dois pas pleurer. Cela ne servira à rien car celle-ci ignore que c’est toi qui étais là quand IL n’était qu’étudiant et qu’IL ne possédait que la peau des fesses. Alors ne te donne pas la peine de pleurer. Pleurer n’est pas fait pour toi.

Non, tu ne dois pas pleurer. Sinon. Tu y passerais ta vie. TA MÈRE ne te manque pas, ELLE est partie avec tout ce qu’il y avait de matière en toi mais tu as le devoir de garder ta carcasse debout. Pour les autres. Tu t’enfermes des jours, sans parler, le regard vide, IL pense que tu fais la star et que tu te compliques la vie. Tu as envie de lui en parler mais tu vas pleurer alors tu n’en parles pas. Ca va passer et dans peu de temps, tu seras encore sociable. Il suffit de ne pas pleurer. De ne surtout pas pleurer.

En attendant, eux, ils ont disparu un par un car l’humour gratuite et l’insouciance, tu as oubliées. Tu réfléchis un peu trop maintenant et tu as pris un coup de vieux mais tu t’en contrefiches. Il suffit juste de ne pas pleurer, de ne jamais pleurer et tout ira. Pour le bien des autres.


Hypocrisie quand tu nous tiens #TBCS5E1

“Toute vérité n’est pas bonne à dire”. Ma mère me répétait souvent cette phrase, connaissant mon pire qualité et je l’ai aussi bien apprise à mes dépens. En effet, combien d’amis n’ai-je pas perdus en passant outre ce dicton ? En parlant trop vite ? De combien de groupes ne m’a-t-on pas virés pour avoir dit tout haut ce que je ne pensais pas qu’ils cachaient ? Ce n’est pas que je manque de tact, non. Au contraire, je sais très bien peser mes mots mais je déteste qu’on me prenne pour une imbécile et il arrive que de temps à autres ma trop grande franchise me joue de sales tours. Et, très souvent je ne réalise mes bêtises qu’après coup. J’ai fini par comprendre qu’être sincère n’apporte pas que des bienfaits.

Dorénavant, je préfère me taire –pas toujours- et m’ériger en observatrice si je n’ai pas quelque chose de particulier à dire ou si je ne suis pas sûre de pouvoir être complètement moi-même. Oui, je fais semblant. Mais je préfère faire semblant en ne disant rien qu’en disant faux. Pourtant, cela n’empêche nullement que je me retrouve parfois dans des situations où il me faut dire exactement le contraire de ce que je pense pour ne pas tout gâcher. Soit pour ne pas briser une amitié, soit pour ne pas attirer l’attention-la foudre- sur moi, soit pour faire plaisir à quelqu’un ou tout simplement pour ne pas perdre une opportunité. Ces situations, on les a tous connues et c’est à croire que l’hypocrisie est une nécessité. Une seconde nature qu’on laisse plus ou moins prendre le dessus.

En hypocrisie, nous sommes tous des victimes

Pour certains, jouer la carte de l’hypocrisie n’a rien d’extraordinaire. C’est leur litanie quotidienne. Ils n’ont aucunement besoin de jouer un rôle, ça sort tout seul. Et ils savent très bien quoi faire pour avoir l’air complètement sincère. C’est le genre de personnes qui vous souhaitent le bonjour tout sourire et vous demandent avec un semblant d’empathie comment vous allez. Mais, qui, du moment où vous commencez à dire ce qu’il en est, perdent leur beau sourire et vous lancent impatiemment un Je-vois-mais-je-dois-y-aller qui vous fige. Et, la société a fini par nous faire comprendre qu’à ce genre de questions, il est préférable de donner des réponses toutes faites pour ne pas embêter les gens et surtout pour rester poli. Ce qu’on a effectivement adopté comme un comportement naturel. À en déduire qu’être poli c’est être hypocrite et que l’hypocrisie est naturelle.

(c)Flickr

Pour d’autres, par contre, c’est un combat perpétuel. Ils doivent constamment changer de visage et surtout veiller à ne pas se perdre. La plupart ne se rendent même pas compte qu’ils sont entrain de lutter, C’est le genre de personnes qui sont prêts à tout pour faire parti d’un groupe. Prêts à se rabaisser jusque sous terre pour pouvoir rentrer dans un moule, pour pouvoir être perçu comme les autres, quitte à se détruire. Et le soir, seuls, en proie avec leur conscience, ils inondent leurs oreillers mais n’ont quand même pas la force d’ôter leur masque le lendemain matin. Et si par malheur, tout ne passe pas comme ils l’auraient voulu, ils seront prêts à se suicider.

C’est aussi le genre de personnes qui, pour une raison ou pour une autre changent de discours sur un même sujet que de chemises sur un même corps. Ils sont toujours là à épier la réaction des autres pour pouvoir mieux adapter leur discours. Il y a aussi ceux là qui, rongés pas l’envie et la jalousie se donnent le devoir infaillible de toujours faire bonne figure. Mais au fond, ils éclatent de rage et nourrissent des envies meurtrières. Ou encore ceux qui s’inventent une vie pour ne pas attirer l’attention sur leur réalité.

Peu importe la situation, il est clair que ce sont tous des victimes de l’hypocrisie, des victimes de la société. Une société qui les engloutit et les oblige à être faible. Car, oui, l’hypocrisie est une faiblesse. Une faiblesse de caractère. Certes, parfois c’est nécessaire, j’en conviens. Mais n’empêche que cela traduit une certaine fébrilité, un manque d’estime, une peur, ou encore un manque de scrupule. Et si on regarde d’un peu plus près on verra bien qu’on est tous des hypocrites. Des hypocrites assumés, des faibles.

Hypocrisie partage du monde. (c)Flickr

L’hypocrisie, un réflexe naturel

En fait, l’hypocrisie n’est pas un fait nouveau. Ce n’est pas un courant ni une tendance non plus. C’est un phénomène humain, Un réflexe naturel. Les gens sont constamment entrain de faire semblant. Soit pour se défendre, se protéger ou s’adapter. Ce qui est tout à fait normal. Ce qui nous pousse aussi à comprendre que l’hypocrisie n’est pas totalement si mauvaise que ça. Que cette quête de protection, ce souci d’adaptation ne sont que des moyens qu’on emploie pour pouvoir se faire une petite place dans la jungle sociétale et de s’y sentir bien. Du moment qu’on ne perde pas totalement son authenticité, sa vraie nature et qu’on n’entraine pas la perte d’un prochain sur son passage. Remarquez que je ne suis pas du tout entrain de faire une plaidoirie pour l’hypocrisie, non. Je veux juste vous faire constater qu’il y a toujours du bon dans le mauvais, tout comme il peut y avoir du mauvais dans le bon.

Tout de même, sans hypocrisie, aimeriez vous vraiment vivre dans un monde ou l’on vous dirait toujours et partout vos quatre vérités ? Sans vous laisser un peu d’illusions ? Sans vous permettre de rêver un tout petit peu ? J’en doute fort. Même moi, qui éprouve une aversion non dissimulée pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’hypocrisie, j’aime bien me faire de petites illusions-de grandes aussi- et continuer à croire en des rêves totalement impossibles. Comme ressembler à Elsa, la reine des neiges. Hypocrisie ou pas, je continue d’y croire.

*Ce texte est écrit dans le cadre de la cinquième saison du The Blog Contest. Pendant six mois, six challengers auront à produire un texte tous les mois sur des sujets imposés par des lecteurs. Ce premier épisode est sur le thème de l’hypocrisie sociale. Retrouvez les textes des autres challengers sur les liens suivants 🙂

Fafa Ianjiatiana

Alain Guy Etoundi

Laetitia Lae Loe

Jay Dee Ibock

Elijah D’Arcy

Bonne lecture 😉


Moi présidente

Oui, vous avez bien lu : “présidente”. Personnellement, c’est un poste auquel je n’ai jamais aspiré, rassurez-vous. Même dans les plus petits groupuscules. Ce serait trop de stress pour ma petite personne et en plus je suis un peu trop sévère, dit-on. Avec moi ce serait la dictature absolue. Bon, ce n’est pas complètement vrai mais je préfère le laisser croire. C’est mieux ainsi. Bref. Mais, on dirait que pour cette saison, The Blog Contest a décidé, mine de rien, de faire de moi une présidente. Bizarre, non ?

Au premier abord, le thème « Moi, président » ne m’a pas du tout plu. Pas du tout. Et ma première réaction fut : «  Seigneur, qu’est ce que je vais bien pouvoir écrire sur un sujet pareil ? ». Mais d’un coup, l’image du président de la république d’Haïti me vient à l’esprit et je sus immédiatement au moins une chose que je ne ferai pas, moi présidente : c’est de crier à tout bout de champ que « Je suis le président de tous les haïtiens.»

Non mais, vraiment ! Comment pourrait-il en être autrement monsieur le président ? Et pour ton information, on le sait très bien puisque c’est la majorité des haïtiens qui vous avait élu et cette majorité, si vous l’ignoriez, est issue de toutes les couches sociales et elle a voté pour vous parce qu’elle croit en vous. À toujours faire ce rappel, vous donnez l’impression que vous n’y croyez pas vous-même et que vous essayez de vous le prouver et de vous en assurer. Alors, laissez-moi vous dire que si vous voulez vraiment le croire et le faire croire, laissez tout simplement vos actes faire le travail à votre place. Ce serait beaucoup plus crédible. Mais heureusement, on n’est pas là pour parler de vous monsieur, le président mais plutôt de moi, présidente.

Alors, moi présidente, que ferais-je ?

Moi présidente, je ferais en sorte que les petites filles arrêtent de dire que quand elles seront grandes, elles auront un salaire d’homme. Qu’elles finissent par croire qu’elles auront un salaire à la hauteur de leurs compétences professionnelles, indépendamment de leur sexe et surtout qu’elles ne devront pas faire un travail inavouable en plus pour le mériter.

Je ferais en sorte que chaque établissement scolaire ait un programme d’éducation sexuelle afin d’éviter au mieux les grossesses précoces et aussi pour cesser de faire du sexe un sujet tabou, dégradant et sale. Car l’ignorance est le plus dangereux de tous les maux.

Je ferais en sorte que mon peuple soit protégé et ne se sente pas en danger sur son propre territoire jusqu’à le fuir. Sans aucun repère, sans aucune orientation afin d’éviter de perdre nos têtes les mieux faites au profit de pays étrangers.

Je ferais en sorte que cette île redevienne la perle des Antilles, par tous les moyens et en prenant tout le temps qu’il aurait fallu pour ça. Je ferais un état fort économiquement, politiquement et militairement.

Voilà ! Oui je sais, ce sont de beaux discours, mais que vous voulez-vous ? Je suis une présidente et je fais de belles promesses. C’est toujours ainsi, parait-il. Mais en attendant, pas besoin d’être présidente pour mettre la main à la pâte et espérer un lendemain meilleur. Je suis simple citoyenne, je suis motivée et j’aspire à ce lendemain.

 


Pourquoi je n’ai pas honte d’être une femme fontaine ?

Femme fontaine.Je m’appelle Karen, j’ai 28 ans. Ma vie me plait et j’ai un mari qui me fait jouir comme personne avant lui.

Du plus loin que je m’en souvienne, le sexe a toujours été mon sport favori. Je ne me lasse jamais de tirer un bon coup et quand j’ai découvert que j’étais une femme fontaine, ma vie a changé. Mes plaisirs sont décuplés et je suis devenue une femme plus épanouie, plus sûre d’elle et plus heureuse.

J’avais dix-sept ans lorsque j’ai connu Nathan par l’intermédiaire d’un ami commun, lui, il en avait 21. À première vue, c’était quelqu’un de très calme, trop gentil et ne paraissait pas du tout un homme à femme. De ce fait, je n’aurais jamais imaginé que quelqu’un comme lui pouvait être un dieu au lit, qu’il aurait pu me faire jouir juste en murmurant quelques mots et surtout me faire jouir comme une fontaine.

Je n’ai pas toujours su ce que c’était qu’une femme fontaine mais prendre autant de plaisir me faisait tellement de bien que je me contentais de prendre mon pied sans me poser trop de questions. Je voulais seulement profiter de ces moments intenses et exceptionnels. Faire l’amour est devenu pour moi un rite sacré.

Pour moi Karen, avec mon mari, jouir est une fête. Même un quickie a sa part de feu d’artifice et souvent, je pleure de bonheur et de plaisir après un orgasme. Il faut aussi dire que mon homme, il sait s’y prendre. Avec lui aucun gène, aucune honte. Juste du plaisir, du bonheur et des rires. Me regarder jouir de la sorte et se dire que c’est lui qui a provoqué ça suffit à le faire grimper aux rideaux et mes tours de reins ajoutés à cela le propulsent au septième ciel. Nathan adore que je l’inonde et moi encore plus.

Jouir de cette manière c’est tout simplement divin, je vous assure. Majestueux et colossal. Ça sort comme d’une vraie fontaine, ça éclabousse, ça inonde et quand ça vient c’est pareil à un tremblement de terre, ça se sent. Moi, je dis que de tels orgasmes, c’est sacré. Surtout quand ça arrive plusieurs fois par jour et partout dans la maison, dans la voiture ou au restaurant.

Pourtant, au tout début de mes éjaculations en jet d’eau, je paniquais un peu. Je me croyais anormale. J’avais un peu honte de mouiller ainsi les draps mais Nathan me rassurait tout en me caressant, tout en m’excitant, me stimulant l’entre-jambe et les seins, dessinant des arabesques sur mon ventre et mes cuisses. Il m’encourageait à me laisser aller, à lâcher prise et à ne penser à rien d’autre qu’à ce que je ressens, qu’à ce que je vis. Alors, j’ai appris à aimer cette particularité de moi et à en rire et je n’en suis que plus heureuse. Dès lors, je suis devenue une femme comblée, épanouie, bien dans sa peau.


Tu aurais voulu savoir

Tu étais folle de lui. Littéralement folle. Ta vie ne se résumait qu’à cet homme qui te faisait tourner la tête et tout ce qui n’était pas lui, n’était pas toi. Tu pensais à lui jour et nuit, nuit et jour. Un vrai conte de fée, te disais-tu, et ce serait méchant de gâcher ton bonheur mais tu aurais quand même voulu savoir.

Lui, il était là. Il souriait et jouait le jeu. Il incarnait parfaitement le prince charmant. Pas du tout amoureux, tu le sentais, mais il n’y avait pas plus gentil et plus respectueux que lui. Il était toujours là et exécutait tes moindres désirs. Il avait beaucoup d’affection pour toi mais, lui, il n’a pas pu te dire, il n’en avait pas le courage.

Cela faisait tellement longtemps que tu rêvais du grand amour et maintenant que tu as cru l’avoir trouvé, qui oserait te dire que tu t’étais trompée ? Tu as passé toute ton adolescence à attendre ce prince qui finalement, n’a débarqué que dans ta 23ème année, alors pour toi c’était le vrai, le grand Amour et personne n’aurait pu t’en dissuader. On a peut-être tenté de te mettre en garde mais tu étais tellement occupée à savourer ton bonheur que tu n’as jamais pu intercepter ses regards de désolation et de tristesse.

La vérité, tu l’as apprise comme ça, par hasard. Tout à fait par hasard. Vous vous étiez rencontrés à un concert, un jeudi soir. Vous aviez en commun la passion de la musique et vous aimiez en discuter. Ce soir-là, vous avez passé plus de deux heures à en parler et dès lors, vous n’alliez plus jamais à un spectacle de musique l’un sans l’autre. Votre amitié a bien sur laissé le cadre des concerts, vous vous voyiez dès que vous en aviez l’occasion et vous vous êtes mis à écrire votre histoire d’amour sans laisser à personne le privilège de s’immiscer dans votre vie.

Ton grand amour, tu venais de mettre la main dessus et point barre. Tu n’avais encore rien soupçonné jusqu’au jour où durant l’une de vos séances habituelles de selfies, tu es tombée sur des photos de son Smartphone. Tu aurais dû lui rendre tout de suite le portable mais tu n’as pas pu et tu es restée là à fixer l’écran sans trop savoir quoi faire.

Tu venais de faire une grosse découverte, tes mains tremblaient, ta gorge était nouée et ton cœur cognait très fort dans ta poitrine mais tu devais te contrôler et maîtriser tes réactions pour qu’il ne panique pas et que la situation ne t’échappe.

Il n’a rien fait pour t’enlever le téléphone des mains et lorsque tu as levé la tête, tu n’avais nullement besoin qu’il te confirme quoi que ce soit, son regard te disait déjà tout. Vous vous étiez compris au-delà des mots alors, tu as laissé tomber l’appareil et tes larmes ont coulées. Larmes de surprise, de déception et de colère. Il t’a prise dans ses bras, te serrait et pleurait avec toi. Il ne savait pas trop comment te consoler et s’était mis à te raconter pourquoi il avait dû te cacher la vérité, pourquoi il ne pouvait pas s’affirmer car il n’était pas le genre de personne à braver la société et ses tabous. Une société si hostile envers tous ceux qui ne suivent pas son courant. Tu as compris tout d’un coup, que pendant tout ce temps tu as été trompée, trahie et tu n’as plus voulu l’écouter, encore moins lui parler et tu t’en es allée.

Il a fini par partir. Il a tout laissé tomber d’un jour à l’autre. C’en était trop pour lui. Pour toi aussi. Tu étais inconsolable. Tu étais sur le point de rendre tes tripes, tant tu pleurais. Il a fallu te surveiller de près pour éviter que tu te fasses du mal. Tu passais ton temps à te demander pourquoi il ne t’avait pas dit la vérité dès le début, pourquoi il ne t’a pas fait confiance et a préféré te trahir et comment, toi, si perspicace d’habitude, n’avais jamais rien pu soupçonner. C’était des questions auxquelles tu ne trouvais pas de réponse et maintenant, tu sais… Tu n’as plus besoin qu’on te le dise. Tu continues ton chemin mais ta vie n’est plus la même.


De chez lui, avec amour

De chez lui, avec amour, disait-il.
Et tout en lui était amour
Mais elle n’a jamais su lui parler
Et elle s’était tu.

Elle aurait dû le regarder
L’approcher
Lui sourire
lui parler
Mais elle n’a jamais pu
Et le temps a passé.

Leurs yeux trouvaient toujours le moyen de se rencontrer
Et leurs coeurs, de battre au même rythme.

Pourtant, elle n’a jamais pu s’empecher de penser à lui
De rigoler avec lui dans sa tête, de lui raconter plein de choses
Des choses que seuls eux pouvaient comprendre
Mais elle n’a jamais su lui parler.

Elle le regardait, il dtournait les yeux
Il l’approchait, elle le fuyait
Mais, ils s’attiraient comme deux corps contraires
Et malgré tout

Leurs yeux trouvaient toujours le moyen de se rencontrer
Et leurs coeurs, de battre au même rythme.

C’etait fou, c’était interdit
Ils n’avaient pas le droit de se confier
mais, ils n’en avaient pas besoin
Ils savaient déjà tout.

Ils savaient qu’ils ne s’aimaient pas
Qu’ils ne se detestaient pas non plus
Mais, ils savaient
Oui, ils savaient
que ce qu’ils ressentaient etait magique et perilleux.

Leurs sentiments n’avaient pas le droit d’exister
Il a fallu les enfouir au plus profond d’eux mêmes
Pour ne pas se regarder, s’approcher, se sourire et se parler
Mais, malgré tout

Leurs yeux trouvaient toujours le moyen de se rencontrer
Et leurs coeurs, de battre au meme rythme.

De chez lui, avec amour, disait-il
Mais tout cet amour
Elle n’a pas pu l’apprivoiser
Et le temps a passé.


Faut-il avoir peur des sextoy?

Une fille avec un sextoy est rarement bien vue. Ce jouet peut lui attirer le pire des regards de son entourage, de la société et même de ses partenaires. Pourtant,ce n’est rien qu’un petit instrument capable de vous assurer vos plus belles parties de plaisir en solo où vous voulez, quand vous voulez et comme bon vous semble.

Par définition, un sextoy ou un jouet sexuel est un objet principalement utilisé pour faciliter le plaisir sexuel. Autrement dit, pour le rendre plus accessible et plus varié. Alors, posséder un jouet sexuel dans son tiroir ne veut dire en aucun cas que vous êtes en mal de partenaire ou que vous êtes lesbienne ou bisexuelle (ce qui peut être le cas, bien sûr) ou encore moins que vous êtes insatiable. Au contraire, c’est le signe que vous chérissez énormément vos moments de plaisirs intimes et que vous tenez à les éterniser ou à les pimenter en disposant à portée de main tout ce qui peut décupler cette sensation intense.

Il existe de nombreux types de jouets sexuels. Pour homme, pour femme ou pour les deux genres à la fois. Mais les plus basiques pour les femmes restent le godemichet et le vibromasseur. Le godemichet est ce petit appareil conçu principalement pour la pénétration. Il a souvent la forme d’un pénis mais peut aussi se présenter sous différentes formes, et certains avec des stimulateurs clitoridiens tout comme le vibromasseur , dont le nom décrit déjà l’activité, qui lui, est doté d’un moteur électrique qui fait vibrer des petites pièces en caoutchouc destinées à masser la zone sur lequel il est posé jusqu’à ce que monte l’excitation et tout ce qui s’ensuit. À défaut d’un godemichet ou d’un vibromasseur à proprement parler, pleins d’autres choses de votre cuisine ou de votre salle de bains peuvent également tenir le rôle. Par exemple une banane, un concombre, une aubergine, une bougie ou encore une brosse ou un rasoir électriques.

Entendre une fille de chez moi(Haïti) avouer qu’elle possède un jouet sexuel est une chose quasiment impossible sauf celles qui aspirent ou qui croient à leur émancipation. Pour une fille, avouer une telle chose c’est prendre le risque de passer pour une insatiable qui marche le cul à l’air. C’est aussi prendre le risque de se faire harceler tout le temps ou tout simplement entendre dire de soi « she’s a boy », que son jouet sexuel c’est pour pouvoir bien coller les petites comme soi. Alors que toutes ces impressions sont complètement fausses, elles préfèrent tout simplement ne pas s’exposer.

Rares sont celles qui oseront entrer dans une pharmacie et demander un lubrifiant ou dans un sex-shop pour se procurer le vibromasseur dont elles ont tant envie, bien qu’à ma connaissance il n’existe pas de sex-shop à proprement parler ici. Celles qui admettent leur possession ou qui ne paressent pas estomaquées qu’une amie utilise un jouet sexuel sont celles qui se sentent libres de mener leur vie sexuelle comme elles veulent, qui sont conscientes qu’elles peuvent avoir un peu de plaisir toutes seules sans être totalement dépendante d’un partenaire et qui n’ont aucune raison de se cacher de quoi que ce soit. Elles sont rares mais elles existent.

Avoir un sextoy ne signifie nullement donc que vous êtes une libertine ou une nymphomane mais que tout simplement votre plaisir et votre jouissance, vous les prenez à cœur et que vous vous procurez des moyens de les nourrir, de les faire épanouir et de les savourer aussi longtemps que vous le pouvez.


4 étapes d’une bonne relation sexuelle

Il n’existe pas de recette miracle pour qu’une relation sexuelle soit parfaite et fasse tout de suite grimper aux plafonds. Non. Tout dépend de l’expérience des partenaires et de leur savoir-faire. Néanmoins, il existe des étapes clés qu’il ne conviendrait en aucun cas de négliger si l’on tient à marquer le coup et faire quelque chose de mémorable et de sublime. Ces étapes sont plus ou moins indépendantes l’une de l’autre et il n’y a pas de bon ordre pour les franchir car les situations ne sont jamais vraiment les mêmes. À chaque fois c’est un scénario différent et, entre vous et moi, il va sans dire que parfois on se passe bien des préliminaires. Alors voyons ensemble dans les lignes qui suivent en quoi consistent ces quatre étapes clés.

 

L’excitation, tu provoqueras

En premier lieu, c’est l’excitation. C’est de cette étape que découle toutes les autres. Autrement dit, c’est l’étape déclencheur. Alors pour la réussite d’une relation, chacun des partenaires doivent s’assurer de l’excitation physique et mentale de l’autre. Il s’agit en quelque sorte de faire une première préparation du terrain, essentielle et nécessaire, car la fatigue, l’angoisse ou l’absence d’envie carrément, peuvent être au rendez vous. C’est le fait de stimuler son partenaire et de l’amener à être sur la même longueur d’onde que soi. C’est lui titiller l’esprit et réveiller ses sens. Les petites attentions, les caresses fuyantes, les regards coquins et les messages sexy dans la journée peuvent très bien faire l’affaire. Ou encore, il suffit juste de dire tout bonnement son envie et laisser ces quelques mots faire leur chemin.

2138732091_89c55c6f00_o

Les préliminaires, tu ne négligeras

Ensuite, ce sont les préliminaires.C’est le temps des baisers longs et langoureux, des caresses, des chuchotements dans le cou. Le temps d’enflammer son partenaire pour que l’étape suivante soit magique. C’est le temps d’explorer toutes les parties de son corps, de trouver les endroits sensibles et de s’y attarder sensuellement, le temps de faire monter la pression de façon sensationnelle. La bouche, les yeux, les mains doivent effectuer un travail exceptionnel jusqu’à ce que votre partenaire vous supplie de passer à l’étape suivante. Le temps des préliminaires peut varier d’une personne à l’autre et dépend largement des situations. Si la personne est déjà toute excitée, la température monte beaucoup plus rapidement et ainsi les préliminaires dureront moins. Généralement, le temps pour une femme d’être prête à passer à l’acte est de 20 à 30 minutes.

 

La pénétration, tu ressentiras

L’étape suivante : Le plateau ou la pénétration. C’est l’étape cruciale d’une relation sexuelle. L’étape qui fera monter le plaisir au plus haut degré. C’est le moment d’imaginer toutes les positions et toutes les techniques pour amener son partenaire à atteindre l’orgasme et être au paroxysme de son plaisir, le moment d’essayer de nouvelles choses et c’est à ce stade aussi que l’accessoire fait montre de ses prouesses jouissives. Prouesses pour lesquelles les préliminaires sont parfois négligeables. La pénétration n’est pas obligatoirement nécessaire pour atteindre l’orgasme car on peut l’atteindre de pleins d’autres façons. Et, encore attention ! Parvenir à l’orgasme ne doit pas être votre objectif premier, sinon vous passez à côté. Comme disait l’autre, c’est le voyage qui compte et non la destination. Votre plaisir doit découler de celui que vous offrez à votre partenaire et vise versa. Soyez sûr que votre partenaire prenne tout son plaisir au moment de l’acte et, croyez moi, vous ne manquerez pas de le constater lorsque ce plaisir atteindra son point ultime.

 

Les chuchotements, tu apprendras

La dernière étape dans une relation sexuelle c’est l’étape post coïtale. L’étape ou il faut avoir l’art de la conversation ou simplement savoir quoi dire et comment le dire. Que ce soit par la parole, avec les yeux ou avec les mains. Il faut savoir chuchoter les mots doux, faire une dernière petite caresse et signifier à votre partenaire qu’il vous a fait jouir comme personne. Vous pouvez aussi lui faire un petit compliment sur son accessoire ou sur son corps tout entier. Et si ce n’était vraiment pas si terrible que ça, soyez quand même bien élevée, choisissez le bon moment pour le dire simplement et diplomatiquement pour éviter de blesser son partenaire. Ainsi, la prochaine fois pourrait être mieux et si vous ne voulez pas qu’il y ait de prochaine fois, retirez vous poliment. Toujours est-il que vous ne restiez pas dans votre silence et gâchiez un instant merveilleux ou laissiez votre partenaire penser un tas de choses qui sont probablement loin de la réalité.

 

Soyez la meilleure version de vous même et améliorez dès aujourd’hui votre façon de faire l’amour !


La mastubation : petit péché, grand plaisir

 

La masturbation féminine quoi qu’on en dise reste encore un sujet très tabou, un secret inavouable, une gêne angoissante. Pourtant, elle n’est que plaisir, joie et bonheur. Elle n’apporte que des bienfaits, avec seuls risques possibles : la dépendance et l’exclusivité. Alors pourquoi est-ce si difficile d’avouer qu’on s’accorde un petit moment de plaisir en solo ? Comme si c’était quelque chose de vilain ?

 En effet, aujourd’hui encore, la morale religieuse considère la masturbation comme un acte pervers et on comprend bien pourquoi en voyant l’étymologie du mot masturber : du latin masturbare, mas « viril » ou manus « main » et turbare « agiter » ou struprare « souiller ». Mais, on a tous fini par comprendre que se faire du bien, prendre soin de soi et apprendre à connaitre son corps, ses désirs et ses fantasmes (car, oui, la masturbation permet tout ça) ne peuvent en rien être quelque chose de malsain, de sale et de pervers. D’autant plus qu’on ne fait du mal à personne et que du même coup on prend soin de sa santé sexuelle, physique et psychologique. Et, c’est encore moins un acte égoïste, car celles qui se masturbent savent mieux que quiconque ce qui les fait vraiment grimper aux rideaux et ce qu’elles attendent d’un partenaire et ainsi, elles arrivent facilement à guider celui-ci lors de leurs ébats et à profiter pleinement tous les deux d’une jouissance maximale.

20160818_220343.png

Pourtant cette honte et cette gêne d’avouer qu’on aime se donner du plaisir en solo est encore ancrée dans notre culture alors que beaucoup de femmes la pratiquent. Notre éducation y est pour beaucoup. On nous apprend dès l’enfance que notre partie génitale est une zone interdite et réservée, nous confinant ainsi dans une crainte et un refus d’explorer et de s’approprier notre corps et cela persiste jusqu’à l’âge adulte ou l’on risque probablement d’être frustrée sexuellement. Mais, si on est assez futée, on découvre très tôt les joies de la masturbation et on en profite avec plaisir et volupté car c’est un acte réjouissant et apaisant.

À part découvrir son corps, ses zones érogènes et ses désirs, les vertus de la masturbation sont nombreuses. Elle permet, entre autres, de se détendre, de se relaxer en diminuant le stress, de dormir mieux, d’améliorer son rythme cardiaque au même titre que le sexe et d’apaiser certaines douleurs comme les maux de tête. Celles qui s’y adonnent ne sont pas uniquement et typiquement celles qui sont en manque ou les célibataires. On peut très bien être en couple ou mariée, être très épanouie sexuellement et ressentir tout de même l’envie de s’offrir un peu de plaisir toute seule de temps en temps. Des études scientifiques montrent en effet que celles qui se masturbent ont, généralement, une vie sexuelle plus épanouie et jouissent plus facilement lors des rapports.

selle de bicyclette.png

 Les seuls inconvénients de cette petite pratique, ou plutôt grande pour certaines, est la dépendance et l’exclusivité. En effet, on peut en devenir accroc et en user comme d’une drogue chaque fois que ça va mal ou chaque fois qu’on n’arrive pas à dormir et même quand on se sent parfaitement bien car c’est vrai qu’elle (la masturbation) fait l’effet d’une cigarette ou d’une bonne douche, en une version plus sensuelle. Mais, c’est une dépendance agréable tout compte fait car elle n’aura aucun effet néfaste sur la santé à part ce sentiment de dépendance. Il faut juste essayer de ne pas être trop violente pour ne pas provoquer des irritations. Ce qui peut être posé comme un problème c’est l’exclusivité. Rester seule avec soi à se donner du plaisir et ne pas vouloir ou ne pas sentir le besoin ou la nécessité d’aller vers les autres peut être le signe d’un repli sur soi-même et d’une vie sexuelle appauvrie, alors que le plaisir sexuel, et surtout ce petit plaisir solitaire qui se trouve très bien pour pimenter une relation, est beaucoup plus riche et plus épanouissant quand on a quelqu’un avec qui le partager.

jet d'eau masturbation.png

Il n’y a aucune raison d’avoir honte ou de se sentir gênée de dire librement qu’on se donne du plaisir et qu’on adore ça, car c’est une preuve que l’on s’assume, qu’on s’affirme et qu’on se sent libre de faire ce qu’on veut. D’autant plus, que ça ne fait que du bien par tous les moyens. Si vous vous lancez à peine, tachez seulement de trouver votre technique et les moyens nécessaires (oreillers, objets, jet d’eau, etc.).(c)pixabay


À la poursuite du plaisir

« Suis-je devenue frigide? » Elle s’est souvent posée cette question le mois dernier, et cela l’inquiétait vraiment. Autrement dit, cela la hantait. Elle n’arrêtait pas d’y penser, depuis ce soir-là où elle s’est laissée peloter par Greg et qu’elle n’a rien ressenti. Vraiment rien, sinon de l’agacement. Grégoire, son petit Greg, qui lui a offert son premier orgasme…. C’était impensable. Il y avait sûrement quelque chose qui clochait chez elle. Était-ce dû à ses huit mois d’abstinence ? Probablement. Elle n’en savait rien. En effet, ça faisait presque neuf mois qu’ elle ne s’était pas réveillé avec un homme à ses cotés. Mais, c’est elle qui l’a voulu ainsi. Elle a voulu cette pause et elle n’aurait jamais pensé qu’elle aurait pu lui enlever toute sensation de désir par la suite et lui donner l’impression qu’elle était froide.

Son corps ne répondait plus à aucun plaisir et, elle, elle ne pensait qu’à ça. En désespoir de cause, elle en a parlé à une amie. Elle s’est sentie gênée sur le coup mais il le fallait, elle avait besoin d’aide.  Surprise d’apprendre qu’elle ait pu passer tout ce temps-là sans faire l’amour, son amie lui a tout de même appris qu’elle avait besoin d’un stimulus, d’un excitant, pour réapprendre à connaître son corps et se le réapproprier. Il ne fallait pas trop y penser. Au bout du compte, ça viendrait tout seul. Mais, surtout, elle avait besoin d’un partenaire expert en jouissance féminine pour la remettre sur les rails.

heureuse3.png
(a) gettyimages.

Elle n’avait pas très bien  compris cette histoire de réapprendre et se réapproprier son corps mais elle s’était tout de suite mise en quête du stimulus en question et s’était dit que le partenaire viendrait après, si tout s’arrangeait. « On verra. » Du coup, elle dévorait tout ce qui relatait du plaisir sexuel : livres, films, jeux, documentaires, etc. Elle n’était pas devenue une obsédée, mais en moins d’un mois, elle connaissait la plupart des positions du Kamasoutra. Alors, ce qui devait se produire, s’est produit. Elle a retrouvé sa chaleur, sa joie. Aujourd’hui, elle sourit bêtement tout le temps et elle s’est même surprise à se toucher agréablement de temps en temps. C’était déjà ça.

Au bout d’un moment, elle n’en pouvait plus, son corps criait de désir, trop longtemps endormi. Il avait besoin d’être assouvi. Ses attouchements ne suffisaient plus et une crise de nerfs était à éviter. Elle était heureuse de ce constat et elle a voulu en profiter un peu,  donc, elle a appris à mieux connaitre son corps et surtout son désir. Ça faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas ressenti une chose pareille.

Elle a réappris à connaitre son corps et à se libérer. (a)pixabay
Elle a réappris à connaitre son corps et à se libérer. (a)pixabay

Elle s’est ensuite mise à la recherche de ce partenaire expert, il lui fallait trouver ce soldat Ryan. C’était sa mission.  Mais ça lui a pris plus de temps que prévu. Il n’y avait pas urgence et elle ne voulait pas se coltiner n’importe qui. Elle ne pouvait pas coucher simplement pour coucher. Ce n’était pas son genre, et les personnes qu’elle avait rencontré jusque-là ne semblaient faire l’affaire, soit ils étaient trop entreprenants, trop narcissiques, trop nuls ou trop rabougris.

Alors, elle a décidé de prendre son temps et de laisser le partenaire rêvé lui tomber dessus. Et, sans intention aucune, elle s’est rendue à cette fête d’anniversaire à laquelle elle était invitée. Elle n’avait pas l’intention de rester, elle voulait juste voir quelques personnes et s’en aller. Ses vœux faits et son cadeau remis, elle est allée se chercher un verre lorsqu’elle a senti que des yeux l’épiaient. Elle s’est retournée et, en effet, il était juste là. Il fixait son regard sur elle. Elle ne le connaissait pas. Elle s’est détournée très rapidement mais elle eu le temps de noter qu’il était de grande taille et terriblement sexy. Un point pour lui. Son soldat Ryan était en vue.

Son regard lui brûlait la peau. De temps à autre, leurs yeux se rencontraient et son corps se réveillait déjà. Elle a failli perdre contenance mais elle s’est maîtrisée à temps. Il n’était pas question que quelque chose trahisse son bouleversement. Ça ne lui était jamais arrivé d’avoir un coup de foudre. Elle ne s’y attendait vraiment pas. Certes, elle voulait rencontrer quelqu’un mais elle ne pensait pas avoir ce vif désir dès le premier coup d’œil. Cela lui faisait perdre ses moyens. Elle a eu chaud, elle a eu froid et, tout ça, en même temps.

(a)pixabay
(a)pixabay

Il s’appelait Carl et, oh mon Dieu ! C’était un intello et un geek ! Un intello sexy, comme elle les aime. Il était aussi super gentil. Pas de doute. Elle était conquise. Mais, elle jouait encore à faire l’indifférente. Étant quelqu’un de très réservée, elle n’a rien laissé paraître de son trouble. Il faut aussi dire que ça ne lui plaisait pas trop qu’un inconnu ait pu ainsi bousiller son calme intérieur. Peu de temps après, ils se sont retrouvés à parler de tout et de rien et à rire ensemble comme de bons vieux amis.

Elle n’avait jamais séduit quelqu’un consciemment, mais cette fois, elle était sûre qu’elle l’aurait fait. Pendant qu’elle le fixait intensément, elle savait exactement ce qu’elle voulait mais elle ne devait pas se montrer trop empressée. Il a surpris son regard et comme s’il devinait ses pensées, son rire s’est figé , c’était comme si elle avait reçu une décharge électrique. Elle était raide de désir et il l’a embrassé. Elle a frissonné de la tête au pied et son corps s’est enflammé. À ce moment, elle était comme une torche qui brûle.

Elle l'aurait séduit,c'est sûr.(a)pixabay
Elle l’aurait séduit,c’est sûr.(a)pixabay

Bon sang ! Mais qui est donc ce mec pour la faire fondre ainsi, elle, toujours si maîtresse d’elle-même ? Une chose était sûre, par contre : elle n’était pas frigide. Il lui fallait juste une petite étincelle pour raviver sa flamme. Elle était juste là, devant elle, l’étincelle miracle. Il lui a proposé de rentrer. Elle a hésité. « On ne couche jamais le premier soir », s’est-elle dit dans un premier moment. Mais, il y a des occasions qu’on ne laisse pas passer. Il lui fallait vaincre ses démons et son corps était ravagé de désir, alors pourquoi pas ? Après neuf mois d’abstinence, elle lui devait au moins ça donc elle a accepté et elle a dit –« d’accord ». Et elle ne l’a pas du tout regretté.

Cette nuit fut l’une des plus merveilleuses qu’elle ait pu passer dans le lit d’un homme. Et pas n’importe quel homme, à présent. Il a su admirablement éteindre ce feu qui la consumait, lui a fait découvrir mille et un délices. Elle a pu enfin mettre à profit tous son savoirs sur les relations sexuelles. Là, elle était bien sur les rails et elle renaissait à l’amour et au plaisir. Pour être un expert, il l’était. Son corps, son regard, son rire, tout en lui l’excitait.  De ses mains et de sa bouche, elle a pu connaitre l’extase et elle était tout émerveillée devant son accessoire, elle n’en avait jamais vu d’aussi beau et elle s’est souvenue à quel point elle adorait être prise. Sa tête entre ses jambes, elle était comme une possédée et elle criait son nom comme une plainte. Du coup, elle ne s’est pas fait prier pour se laisser aller, profiter de ces instants, gémir et jouir. Elle pleurait et elle riait de plaisir. C’était magique et elle en a encore des frissons. Cela a duré tout un week-end. Un week-end d’amour, de bonheur, de plaisir et de jouissance et entre autres, elle cherchait un partenaire expert et elle a trouvé  le partenaire idéal. Elle a trouvé son soldat Ryan. Mission accomplie.

Elle a trouvé son partenaire idéal. (a)pixabay
Elle a trouvé son partenaire idéal. (a)pixabay

[…] il n’y a pas de femme frigide. Il n’y a que des hommes maladroits ! -Boris Vian


Petit éloge du désir


Dans mes lectures cette semaine, je suis tombée sur Petit éloge du désir, qui plutôt, en est un grand. Un véritable petit coffret de mots justes et sensuels dans lequel Belinda Canonne, l’auteure, déshabille minutieusement le désir et nous fait découvrir chaque parcelle érotique de ce petit mot. Paru aux éditions Gallimard, dans la collection Folio en 2013, ce livre de 114 pages et de 200 aphorismes est un hymne au bien-être que procure cette sensation qu’est le désir, une complainte  à l’érotisme, au plaisir et à la sexualité épanouie. Qui, d’ailleurs, n’a pas connu le désir ? Désir de vivre, désir d’aimer, désir d’être heureux, désir d’être désiré et désirable, désir de jouir… L’auteure de L’écriture du désir, elle, a su trouver les mots qu’il faut pour décrire ces sensations qu’on a souvent du mal à exprimer, tant il est difficile de poser des mots sur cet état de béatitude et de plaisir qu’est le désir.

Petit éloge du désir est un essai d’une très grande et belle poésie. Des images à couper le souffle, à pénétrer les pores et conduire à l’extase. Chaque aphorisme recèle de sa part de volupté , d’émotion et d’érotisme qui vous caressent agréablement la colonne vertébrale et vous figent. Une femme, son désir et la réalité de son désir : Beloizo. Un livre délicieux, à lire langoureusement et mielleusement.

(Aph.39 p.23)

  • […]Sauras-tu l’exprimer ? Quand sa main glisse sur ton sein, au-delà du plaisir, ou avant, cette émotion du consentement : il y a, à cet instant, dans le monde, quelqu’un à qui tu abandonnes les parties secrètes de ton corps, à qui tu permets cette caresse intime. Tu en es touchée, Dans un éclair tu te demandes même si la pudeur n’a pas été inventée pour avoir un secret à offrir…]


Haïti et son premier festival féministe

« Feminis ? poukisa ? » Littéralement « Féministe ? pourquoi ? » est le thème choisi cette année par l’organisation Nègès mawon, qui regroupent des féministes œuvrant dans le domaine culturel, pour lancer le premier festival féministe en Haïti qui porte également le nom de l’organisation. Cet événement qui se tiendra à Port-au-Prince du 18 au 24 juillet consistera en des ateliers, des conférences, des spectacles, des expositions et une causerie entres hommes sur leur rôle et leur responsabilité dans le mouvement féministe.

Un festival féministe, pourquoi ?

Selon Lucia Pascales Solages, l’une des instigatrices de ce festival , cette semaine d’activité est un moyen de plus de continuer la lutte contre les inégalités sociales qui sont flagrantes et dégradantes pour les femmes, un prétexte pour sensibiliser les gens sur l’importance d’un combat féministe en Haïti et sur les problématiques et les enjeux d’un tel mouvement sur l’émancipation sociale , économique et politique de la femme haïtienne, en utilisant le canal de l’art et de la culture afin de mieux atteindre le public. Une cinquantaine d’artistes et de personnalités importantes, dont trois d’entre eux arrivent des États-Unis et du Nigeria, prêteront leurs voix à cette noble cause en soulevant des questions liées à cette mentalité et en partageant leurs expériences et leurs analyses sur le mouvement.

(c) Reginald Louissaint Junior
(c)Réginald Louissaint Junior

Ce festival vise à toucher le plus grand nombre de personnes possibles afin d’inciter les gens à prendre position en se demandant pourquoi et qu’est ce qu’être féministe en Haïti. Et, afin de les aider à comprendre également que le féminisme n’est pas réservé uniquement aux femmes et ne veut pas dire être efféminé, que son but c’est d’anéantir les inégalités entres hommes et femmes et promouvoir les droits de ces dernières, et que c’est un combat qui concerne les humains, sans catégorie.

Cette campagne pour l’égalité sociale en Haïti est une grande première qui, on espère, apportera ses fruits et s’inscrira dans le temps à travers d’autres actions du même genre et du coup permettre à certains de comprendre que la femme n’est pas un être réduit, limité et faible par rapport à l’homme. On espère aussi que d’autres suivront le pas car ce n’est pas l’affaire d’un petit groupe en particulier ni d’une organisation mais celle de tous ceux qui aspirent à une société équilibrée et juste.

Source:www.lenational.org


Le harcèlement sexuel en Haïti, une banalité

Le harcèlement sexuel, qui est une sorte d’intimidation et de domination par des propos et des actes à caractère sexuels, est connu partout dans le monde. Cependant, à certains endroits, il est beaucoup plus flagrant que d’autres, jusqu’à ce que cela fasse partie du quotidien, devenant quelque chose de banal. C’est le cas d’Haïti, où le mot harcèlement, proprement dit, ne figure même pas dans le code pénal mais où il est considéré comme étant une agression sexuelle (non violente) et est donc punissable comme tel.

Je n’aurais jamais cru à quel point le harcèlement peut être à la fois frustrant et pénible, si je ne le subissais pas quotidiennement. On ne peut pas porter un legging, une mini jupe ou même un jean normal sans que les regards des passants ne vous réduisent à un objet sexuel, quand ils ne vont pas jusqu’à vous lancer des propos obscènes et dégradants. Ce qui arrive très souvent.

Certains le font innocemment, tant c’est banal. Ils croient vous honorer en vous mentionnant vos rondeurs mais ne soupçonnent pas tous les sentiments qui vous assaillent sur le moment: la peur, la pression, l’insécurité, l’impuissance, etc. Si vous ne voulez pas vous faire harceler alors ne sortez plus du tout, car peu importe ce que vous portez, une mini-jupe ou une robe de grand-mère, ils trouveront toujours le moyen de vous insulter ou de faire une blague sexiste.

Le harcèlement vous suit partout : au boulot et à l’université notamment. Des professeurs qui assignent de bonnes ou de mauvaises notes, ou encore des patrons qui révoquent arbitrairement. Les victimes sont souvent réduites au silence car faire face à un ou des harceleurs n’est pas une mince affaire. Surtout si votre avenir en dépend.

Ainsi, les victimes sont doublement victimes. Ils subissent le harcèlement et se résignent à le subir car porter plainte peut s’avérer un vrai casse-tête et les suivis judiciaires ne sont pas garantis. Certes, le harcèlement est punissable mais on ne le prend au sérieux que quand il prend des tournures plus graves et aboutit au viol ou à d’autres violences sexuelles.

Parfois, les victimes ont aussi tendance à se culpabiliser. Ils pensent que s’ils sont harcelés c’est uniquement de leur faute, que le problème vient d’eux car c’est eux qui le provoquent alors qu’il n’en est rien du tout. Ce sont des victimes qui ignorent qu’ils sont victimes. Les harceleurs peuvent user de tous les moyens : le chantage, la pression, l’exhibitionnisme, les mauvaises blagues, les attaques directes et même d’un compliment à connotation sexuelle ou d’un regard sensuel, et ils peuvent aussi être n’importe qui : un(e) patron(ne), un(e) professeur(e), un(e) collègue, un(e) ami(e), une connaissance, un passant ou même un membre de sa famille et sur les réseaux sociaux en particulier, ils pullulent.

Combattre le harcèlement est un défi de tous les jours. Savoir dire « NON » est nécessaire. Un « non » ferme et énergique qui peut très bien faire comprendre que cela ne vous plait pas, c’est la meilleure façon de se défendre. Se maîtriser est primordial et à moins d’avoir une très bonne répartie qui peut désamorcer la situation en douceur, Faites un scandale. La dernière chose à quoi s’attend votre harceleur est que vous lui parlez calmement, ça peut le déstabiliser. Si vous jouez les timides ou si vous riez jaune, votre message ne sera pas clair. Et si malgré tout, vos paroles n’ont aucun effet, faites lui une scène : l’important c’est de ne pas garder le silence. Parlez-en à quelqu’un d’autre s’il le faut, ce serait plus facile de gérer le problème car c’est un devoir de ne pas tolérer les avances d’un harceleur.


Mariage, rime-t-il avec Age ?

La semaine dernière il y eut un mariage à la fac. Des mariages, il y en a eu quelques-uns mais ce qui rendait spécial et particulier celui-ci, c’est que c’est un professeur et une étudiante qui se sont dit « oui ». Ça ne devait pas être grand-chose pour certains, mais cette union a suscité pas mal de débats entre les étudiants, particulièrement sur la question de l’âge. C’est vrai qu’ils ne font pas des remarques ouvertement à ce propos mais à huis clos, ils ne se gênent pas et déballent toutes leurs réserves.

Monsieur est beaucoup plus âgé que madame. Oui, et alors ? En effet, ces soi-disant têtes pensantes de notre société imaginent mal qu’une si jeune femme ait consenti à se marier avec un homme qui ferait trois fois son âge sans intérêt financier. Ce qui suppose que le mariage n’aurait rien à voir avec l’amour mais serait plutôt un lien politiquement correct qui répond aux exigences de la société.

Je ne savais pas du tout que dans le mariage, le mode de vie d’un couple dépendait de l’âge des partenaires. Là, je ne parle pas du mariage forcé ou arrangé, mais de celui où les deux partenaires en ont pris la décision et ont donné leur consentement en toute lucidité et responsabilité. Toutefois, ce n’est pas l’écart d’âge qui pose un problème en soi, c’est de préférence l’ampleur de cet écart. Aux yeux de la société, il est normal que l’homme soit plus âgé que la femme. Mais quand cet écart dépasse une certaine limite, la femme est pointée du doigt.

Pour les femmes qui se marient, l’heureux époux ne devait pas correspondre à une image d’un homme rêvé pour qui elles ont eu le coup de foudre mais à un homme qui réussit à passer dans un modèle mathématique préconçu par la société.

Une femme n’a besoin de la permission de quiconque pour vivre libre et chercher son bonheur. Les règles préétablies par la culture ne devraient pas constituer une limite pour elle dans la poursuite de son bien-être et de son épanouissement. Elle a le droit et elle est libre d’aimer comme le chante la chanteuse Lianne La Havas : So who gives a damn about the age we are… ?