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Cameroun… visite aux dieux de la foret: les pygmees.

Article de Jules Bertin Kamen
Premiers habitants de la forêt camerounaise, les Pygmées constituent une minorité analphabète, primitive et totalement marginalisée, tant sur le plan social qu’économique ou politique.
Les grands groupes
La plupart des études anthropologiques font mention de trois groupes ethniques Pygmées au Cameroun : Les Baka dans la province de l’Est et du Sud, zone géographique de Sangmélima, Djoum, Mintom et Dja. C’est le groupe Pygmée le plus nombreux, il regroupe environ 40000 individus. Les Bakola dans la province de l’Océan, zone géographique de Lolodorf et toute la région comprise de la bande forestière du littoral jusqu’à la frontière. Les Bagyeli dans le Sud-Ouest du Cameroun, près de la côte Atlantique, à partir de Bipindi et en allant vers la frontière, soit les régions de Kribi, Akom II et Campo. Bien qu’étant de souche Bakola, les Bagyeli se nomment eux-mêmes ainsi. Cette appellation est donc respectée au Cameroun. Bakola et Bagyeli forment un groupe évalué à 3000 membres. Les Medzam dans la plaine Tikar, province du Centre. Minoritaire, leur groupe n’est constitué que de 1000 personnes environ.
Dès les premiers jours de son indépendance, le Cameroun a décidé de sédentariser les Pygmées pour en faire des Camerounais à part entière, des forces vives pour un pays en voie d’unification et de construction. En 1960, la sédentarisation trouve un début d’application à l’Est dans l’arrondissement de Moloundou, département de la Boumba et Ngoko. Il en fut de même pour les Pygmées de Bipindi – Lolodorf – Ngovayant, département de l’Océan, province du Sud. Vers 1968, le 2ème plan quinquennal de développement (1965-1970) lance l’opération mille pieds visant à développer les cultures industrielles chez les Pygmées Baka. De multiples actions d’insertion sociale sont en même temps envisagées pour l’émancipation des peuples Pygmées.
Un peuple de la forêt
Les Pygmées sont un peuple qui a longtemps vécu sans aucun contact avec l’extérieur, vivant entre eux et protégés par la forêt. Forêt qui était à la fois leur habitat, leur mère spirituelle et leur source d’alimentation. Or, depuis une quarantaine d’année, une exploitation forestière intense s’est mise en place dans la région de Bipindi, s’enfonçant de plus en plus profondément dans la forêt. Il apparaît clairement aujourd’hui que loin d’être un facteur de développement, cette exploitation forestière industrielle intense est une menace pour la vie et la survie de la population pygmée. Cette menace concerne directement la vie des Pygmées Bagyeli sur plusieurs plans
Les premières conséquences de cette exploitation forestière touchant les Pygmées sont physiques. En effet, en atteignant des endroits de plus en plus reculés dans la forêt, cette utilisation à outrance de la nature, mène à l’appauvrissement progressif de l’écosystème forestier. En tant que peuple de chasseurs-cueilleurs, Pygmées voient leur système alimentaire tomber en récession et la sécurité alimentaire que la communauté avait connu jusque là connaît des perturbations préjudiciable à leur vie. Certains arbres riches en fruits et écorces sont abattus, d’autres renversé par les bulldozers, une multitude de graines nécessaires à l’alimentation sont détruites etc. De plus, les pièges posés pour les animaux sont écrasés, les filets entraînés, le gibier se réfugie de plus en plus profondément dans la forêt, ce qui affecte également le mode de vie de la population Pygmée. Il en est de même pour l’eau, car au passage des engins de construction ou d’abattage, les ruisseaux deviennent des mares, sont taris ou pollués, cette denrée déjà rare devient alors un besoin de plus pour les Pygmées
Scolarisation
Primordiale dans notre action, la scolarisation des enfants ne représente pas seulement l’instruction et la connaissance. C’est également pour toute la communauté une opportunité de changement et d’adaptation à un nouveau mode de vie pour une réelle amélioration du statut social du peuple Pygmée Bagyeli et une réduction de sa marginalisation Le FONDAF assure l’éducation et l’autopromotion des populations Pygmées depuis 1960. Le Foyer comprend un internat et un centre de pré-scolarisation des enfants Pygmées. L’enseignement y est dispensé selon la méthode ORA – Observer, Réfléchir, Agir – adaptée à l’éducation des enfants de la forêt, dans le but de les amener à la fois à maîtriser leur langue maternelle, à parler la langue française et à comprendre le monde moderne. Une fois que les jeunes Pygmées maîtrisent le calcul, la lecture et l’écriture, ils sont inscrits à l’école primaire de Bipindi où ils suivent l’enseignement de base au même titre que les enfants Bantous. En raison de l’éloignement des campements, ils sont pris en charge par le Foyer en tant que pensionnaires et demeurent à l’internat durant toute l’année scolaire. Au moment des vacances, les enfants pygmées rejoignent leurs clans et leurs familles parentales dans les campements. Ils concilient ainsi les connaissances du monde moderne acquises à l’école et celles de l’environnement qui leur est traditionnellement familier. Les échecs et les abandons sont rares, les résultats obtenus pas les élèves sont généralement très satisfaisants. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur 100 enfants ayant entamé une scolarité, 80 obtiennent le Certificat Primaire et Elémentaire et 5 émergent jusqu’à obtenir le Diplôme de Fin du Premier Cycle de l’Enseignement Général ou Technique et Professionnel. A ce jour, le Foyer a alphabétisé plus de 1850 jeunes Pygmées dans une zone allant de Kribi à Lolodorf
Rôle de l’Etat

Mais le rôle de l’État s’est révélé insuffisant dans ce programme d’insertion. Malgré un arrêté présidentiel portant sur l’organisation du statut des Pygmées, le programme en est toujours à la case de départ, à la recherche de voies et de moyens pour une intégration efficace tout en persistant à ignorer l’important aspect civique et politique. C’est sur le constat de cet échec de l’État que des actions ont été initiées sur le terrain par des associations humanitaires et des ONG pour sortir de l’impasse et apporter de débuts de solution à l’intégration des Pygmées et au problème de l’exclusion des minorités analphabètes au Cameroun. Il est aujourd’hui incontestablement reconnu que la clé de ce problème passe par la scolarisation des enfants, l’éducation civique et la socialisation politique des populations Pygmées minoritaires.
Des guérisseurs réputés dans tout le Cameroun
Les Pygmées Bagyeli sont connus par tous les camerounais pour être les meilleurs guérisseurs du pays. Même les Bantous viennent les consulter, pour demander des plantes ou des soins. Les Pygmées, respectant leurs traditions, utilisent les ressources mises à leur disposition par la nature pour se soigner. Ils fabriquent eux-mêmes leurs remèdes, d’une part parce qu’ils sont attachés à un mode de vie hérité de leurs ancêtres et d’autre part car sans argent et sans papiers administratifs, ils n’ont pas accès aux soins dispensés par l’hôpital, où ils sont de toute façon mal reçus. Le Fondaf est lui-même fréquemment en contact avec des guérisseurs Pygmées car nombres d’entre eux sont des parents d’élève auxquels le Fondaf a parfois fait appel dans le cadre de certaines maladies.

Les plantes sont l’élément principal des soins dispensés par les Pygmées, ils l’utilisent sous forme d’écorces, de racines, de feuilles, et d’épines pour faire des décoctions, des tisanes, de la poudre pour scarification, des injections par voie nasale pour leurs différents soins. Le gibier est également un élément très utilisé par la médecine pygmée. Il n’est pas rare de trouver un pendentif d’ossements de gorille tenu par une lamelle de peau d’animal autour du cou d’un enfant, le but étant de permettre à l’enfant en question d’avoir des os durs comme celui de l’animal. Ils utilisent aussi les poils de certains animaux pour cicatriser les brûlures par exemple. Certains types de pierre entrent également dans l’élaboration de soins pour la communauté, une pierre est jetée au feu et après être bien chauffée, elle est retirée pour la placer devant le patient et verser dessus une solution médicamenteuse.

Les Pygmées Bagyeli se sont installés dans le Sud-Ouest du Cameroun pour sa richesse en espèces animales et végétales, propice à la fabrication de leurs remèdes. Or, depuis quelques années, de grandes plantations ont été mises en place sur ces terres, et la construction d’un l’oléoduc a également mis en péril l’équilibre du milieu naturel. De nombreuses espèces végétales disparaissent et les animaux se raréfient ou s’éloignent de plus en plus des campements

(Posted by Jules Bertin Kamen)

FABRICATION D UN PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
FABRICATION D UN PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN

FABRICATION D UN PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
FABRICATION D UN PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN

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PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
FABRICATION D UN PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
FABRICATION D UN PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
FABRICATION D UN PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
FABRICATION D UN PANIER A MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
RECHERCHE DU MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
RECHERCHE DU MIEL DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
EDIFICATION D UN BARRAGE EN VUE DE LA PECHE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
EDIFICATION D UN BARRAGE EN VUE DE LA PECHE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
CONSTRUCTION D UN BARRAGE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
CONSTRUCTION D UN BARRAGE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
EVACUATION D EAU EN VUE DE LA PECHE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
EVACUATION D EAU EN VUE DE LA PECHE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
FEMMES DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
FEMMES DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PORTRAIT D UNE FEMME PYGMEE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
PORTRAIT D UNE FEMME PYGMEE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
DANSE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
DANSE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
DANSE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
DANSE DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
CUISSON DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
CUISSON DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
CUISSON DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN
CUISSON DANS UN CAMPEMENT PYGMEE DE L EST CAMEROUN

CONSTRUCTION D UNE HUTTE PYGMEE PAR UNE HABITANTE PYGMEE DANS UN CAMPEMENT DE L EST CAMEROUN

VUE D UNE HABITATTION TYPIQUE PYGMEE DANS UN CAMPEMENT A  L EST DU CAMEROUN
VUE D UNE HABITATTION TYPIQUE PYGMEE DANS UN CAMPEMENT A L EST DU CAMEROUN

GROUPES DE JEUNES PYGMEES ALLANT A LA cueillette DANS LA REGION EST DU CAMEROUN

JEUNES ENFANTS PYGMEES DE LA RGION EST DU CAMEROUN
JEUNES ENFANTS PYGMEES DE LA RGION EST DU CAMEROUN
HABITAT PYGMEE REGION  EST CAMEROUN
HABITAT PYGMEE REGION EST CAMEROUN


Cameroun… un voyage hors du temps chez le peuple Koma dans les monts Alantika

Les monts Alantika ( qui signifiraient les monts connus de Dieu seul) sont situés dans le Nord Cameroun en dessous des monts Mandara. Les monts Alantika sont ainsi situés à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun sur la rive gauche du fleuve « FARO ». Elles sont donc constituées de deux grands cantons ou villages WANGAY et TCHAMBA dont les habitants sont les Komas et Foulbés.
LES KOMAS DES MONTS ALANTIKA

En 1851 l’allemand HEINRICH BARTH alors qu’il suivait une caravane d’esclaves qui venait du Tchad et se dirigeant vers le Sud de Garoua fut le premier Européen connu à explorer les MONTS ALANTIKA. Unique en Afrique Centrale pour leur paysages feeriques, ils s’elevent a plus de 1885m d’altitude. Le peuple Koma se revele comme un des plus conservateurs de traditions ancestrales et se repartissent en deux groupes : LES KOMA KADAM et les KOMA NGUMBE

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PEUPLE KOMA ET VISITEUSE ESPAGNOLE MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
PEUPLE KOMA ET VISITEUSE ESPAGNOLE MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN

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METIER A TISSERVillage KOMA du nord Cameroun
METIER A TISSER
Village KOMA du nord Cameroun
Village KOMA du nord Cameroun METIER A TISSER
Village KOMA du nord Cameroun METIER A TISSER
UNE VUE DES MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
UNE VUE DES MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
VETEMENT TRADITINONEL D UNE FEMME KOMA PORTANT SON ENFANT
VETEMENT TRADITINONEL D UNE FEMME KOMA PORTANT SON ENFANT
FEMME KOMA FUMANT LA PIPE MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA FUMANT LA PIPE MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME CENTENAIRE KOMA RECEVANT UN PRESENT D UNE TOURISTE ESPAGNOLE MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME CENTENAIRE KOMA RECEVANT UN PRESENT D UNE TOURISTE ESPAGNOLE MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA PORTANT SON ENFANT MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA PORTANT SON ENFANT MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
VUE DU VILLAGE KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
VUE DU VILLAGE KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN

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CHEF LOKAL VILLAGE KOMA NORD CAMEROUN
CHEF LOKAL VILLAGE KOMA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
POPULATIONS FOULBES DANS LES ENVIRONS DU VILLAGE KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
POPULATIONS FOULBES DANS LES ENVIRONS DU VILLAGE KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
ENFANTS KOMA NORD CAMEROUN
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ENFANT KOMA MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
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FEMME KOMA CENTENAIRE MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA CENTENAIRE MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN

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ENFANT KOMA NORD CAMEROUN
ENFANT KOMA NORD CAMEROUN
FEMME KOMA ECRASANT
FEMME KOMA ECRASANT
ENFANT KOMA NORD CAMEROUN
ENFANT KOMA NORD CAMEROUN
EN ROUTE POUR LE VILLAGE KOMA PERDU DANS LES MONTS ALANTIKA
EN ROUTE POUR LE VILLAGE KOMA PERDU DANS LES MONTS ALANTIKA
DOUCHE NATURELLE DANS LES ROCHERS MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
DOUCHE NATURELLE DANS LES ROCHERS MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN

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VUE PARTIELLE DU VILLAGE KOMA DANS LES MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
VUE PARTIELLE DU VILLAGE KOMA DANS LES MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
VUE DU VILLAGE KOMA DANS LES MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
VUE DU VILLAGE KOMA DANS LES MONTS ALANTIKA NORD CAMEROUN
Femme KOMA PORTANT SON ENFANT MONT ALANTIKA NORD CAMEROUN
Femme KOMA PORTANT SON ENFANT
MONT ALANTIKA NORD CAMEROUN
RIVIERE DANS LES MONTS ALANTIKA
RIVIERE DANS LES MONTS ALANTIKA

 


CAMEROUN… ET SI ON TRAVERSAIT LE PONT SUSPENDU DE KORUP !

Le parc national de Korup
Korup est la plus ancienne et la plus diversifiée des fôrets tropicales africaine. La richesse de sa faune et de sa flore réside dans le fait que Korup a survécu à l’âge glaciaire. Aujourd’hui, il ressemble à un musée de plus de 60 millions d’années!

Créé en 1986, le parc national de Korup s’étend sur 1.260 km2 dans la region du Sud-Ouest entre les localités de Eyumojock et de Mundemba.

Le parc comptabilise plus de 620 espèces d’arbres et d’arbustes et près de 500 espèces d’herbes. On y rescence également plus de 400 espèces d’oiseaux, 82 espèces de reptiles et 92 espèces d’amphibies et environ 1000 espèces de papillons… Les mammifères et poissons sont également nombreux et représentent respectivement 130 et 160 espèces!

Certaines zones du parc on été aménagées pour faciliter la visite, notamment la visite de la canopé sur des ponts suspendus.

Il est également possible de faire des excursions fluviales à la découverte des pélicans et villages de pêcheurs.
Source WIKIPEDIA

Porteurs traversant le pont d'acces au parc national de KORUP dans la region sud ouest du Cameroun
Porteurs traversant le pont d’acces au parc national de KORUP dans la region sud ouest du Cameroun


CAMEROUN VISITE AU TRICENTENAIRE D EBOGO EN TOUTE COURTOISIE

Ebogo est un site féérique situé dans un environnement verdoyant et paisible de la forêt équatoriale qui offre aux visiteurs diverses attractions, notamment des ballades en pirogues sur le fleuve Nyong; la découverte du «Gros arbre tricentenaire» d’environ 12 mètres de diamètre; la capture de divers papillons; la pêche traditionnelle de diverses espèces de poissons; l’élevage de tortues terrestres à la chair succulente; des randonnées pédestres dans la forêt sur le sentier botanique; la vision d’oiseaux sauvages dont les perroquets retranchés dans une île; le tout sous le guidage enthousiaste de Monsieur Ernest ONANA, surnommé affectueusement «le dernier crocodile».

Ebogo, c’est aussi le côté très accueillant des populations avec des danses culturelles bantou dont le «Bikutsi» pour agrémenter le séjour des touristes sans oublier le rafraichissant vin de palme qui arrose les grillades de poissons d’eau douce et autres mets traditionnels à l’instar du «pkwem» préparé à base de feuilles de manioc et d’huile de palme.

A Ebogo, l’administration du tourisme an collaboration avec l’Organisation Mondiale du Tourisme(OMT) a mis en place le programme STEP (Sustainable Tourism for Eliminating Poverty) pour le développement durable à travers les activités touristiques. C’est ainsi que les infrastructures de base ont été aménagés (voies d’accès; les structures d’accueil) les populations locales ont reçu des formations en vue de la gestion durable du site.
Franck Mensah Gampson

L' ARBRE TRICENTENAIRE D EBOGO DANS LA REGION DU CENTRE CAMEROUN
L’ ARBRE TRICENTENAIRE D EBOGO DANS LA REGION DU CENTRE CAMEROUN

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BALLADE EN PIROGUE SUR LE FLEUVE NYONG A EBOGO REGION DU CENTRE CAMEROUN
BALLADE EN PIROGUE SUR LE FLEUVE NYONG A EBOGO REGION DU CENTRE CAMEROUN
VUES DES BERGES DU FLEUVES NYONG AUX EAUX ETRANGEMENT NOIRES DANS LA REGION DU CENTRE CAMEROUN
VUES DES BERGES DU FLEUVES NYONG AUX EAUX ETRANGEMENT NOIRES DANS LA REGION DU CENTRE CAMEROUN
VUES DES BERGES DU FLEUVES NYONG AUX EAUX ETRANGEMENT NOIRES DANS LA REGION DU CENTRE CAMEROUN
VUES DES BERGES DU FLEUVES NYONG AUX EAUX ETRANGEMENT NOIRES DANS LA REGION DU CENTRE CAMEROUN
PIROGUES SUR LE FLEUVE AUX EAUX NOIRES A EBOGO LE LIEU DE L ECOTOURISME CAMEROUNAIS
PIROGUES SUR LE FLEUVE AUX EAUX NOIRES A EBOGO LE LIEU DE L ECOTOURISME CAMEROUNAIS
VUES DES BERGES DU FLEUVES NYONG AUX EAUX ETRANGEMENT NOIRES DANS LA REGION DU CENTRE CAMEROUN
VUES DES BERGES DU FLEUVES NYONG AUX EAUX ETRANGEMENT NOIRES DANS LA REGION DU CENTRE CAMEROUN


CAMEROUN… LE CYCLE DE LA VIE VUE PAR UN ARTISTE

The cycle of life in the village grass field (Bamileke) by Princess Boutinyui/Le cycle de la vie au village grass field (Bamileke) par Princesse Boutinyu
The cycle of life in the village grass field (Bamileke) by Princess Boutinyui/Le cycle de la vie au village grass field (Bamileke) par Princesse Boutinyu
The cycle of slavery by Princess Boutinyui/Le cycle de l'esclavage par Princesse
The cycle of slavery by Princess Boutinyui/Le cycle de l’esclavage par Princesse


CAMEROUN… LA DANSE BAFIA

La danse traditionnelle de Bafia est l’une des danses des plus élégante du Cameroun. Le charme, la posture et les expressions du visage des danseurs transmettent un sentiment de joie et de dynamisme. Cette danse dont la particularité est de faire deux pas en avant et un en arrière a donné naissance à une expression; « faire la danse bafia » pour exprimer une situationqui as du mal à avancer.

danseurs exécutant la célèbre danse BAFIA de la region CENTRE du CAMEROUN
danseurs exécutant la célèbre danse BAFIA de la region CENTRE du CAMEROUN

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danseurs exécutant la célèbre danse BAFIA de la region CENTRE du CAMEROUN
danseurs exécutant la célèbre danse BAFIA de la region CENTRE du CAMEROUN


CAMEROUN… LE TEMPS QU IL FAIT, LE TEMPS QUI PASSE

Partout au Cameroun, il y a le temps qu il fait, il y a le temps qui passe.
Avez vous déjà essaye, séduit par un porche accueillant, d entrer, pour rien, pour le plaisir, chez l habitant de votre propre ville, en lui disant :
– Bonjour Madame/Monsieur, je viens vous voir, parce que votre maison est jolie et que j ai envie de vous connaitre.
Cela a-t-il le sens commun ?
Non, l aventure, cela s organise. Il faut un itinéraire, un départ, un budget. Il faut un plan de travail et un emploi du temps.
C est peut etre cela, au fait l aventure, cette lutte contre soit meme et la piste si longue, cette obstination d insecte têtu qui va son chemin quoi qu il arrive.
Voyager au Cameroun, c est oublier tous les jours ce qu’ avait été la veille, retrouver la jeunesse, goutte a goutte se perdant. Il faut s eveiller chaque fois avec un regard neuf a Belabo, Gorum, Bamkim, les voir comme s ils n étaient pas seulement les elements d une succession de souvenirs a classer. L enthousiasme se boit frais !
Peut etre entreverez vous la beaute, la science, la sagesse, sans avoir le temps de les reconnaitre ? Peut etre des chances vous seront-elles tendues et l ignorance paralysera t elle votre bras ? Nous ne saurons sans doute jamais ce qui passe a portee de nos mains, déjà creusées pour saisir et recevoir, nous ne saurons sans doute jamais quel vide de l esprit nous aura empêche d y songer.

Faire le tour du Cameroun, c est surtout, par dela le pittoresque des agences de voyage, apprendre a connaitre les Hommes qui le peuplent. Alors on s apercevra que les primitifs ne sont pas toujours ceux qu on pense, et que de toute facon on est toujours le sauvage de quelqu un.
Partout, malgre la diversite des mœurs, les questions essentielles restent semblables. A niveau de vie egal, les problemes de tous les Hommes sont les memes. Parfois vous rencontrerez un village heureux comme le village Idool, et vous serez tente de vous y arrêtez, d y déposer définitivement vos bagages. Mais toujours comme des automates, il vous faudra continuer.
L aventure est en fin de compte purement interieure.
Bon voyage.

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paysage de la region de BAMBOUTOS dans l ouest camerounais l un des plus beaux paysages du Cameroun
paysage de la region de BAMBOUTOS dans l ouest camerounais l un des plus beaux paysages du Cameroun
paysage de la region de BAMBOUTOS dans l ouest camerounais l un des plus beaux paysages du Cameroun
paysage de la region de BAMBOUTOS dans l ouest camerounais l un des plus beaux paysages du Cameroun
preparation au feu de bois dans une cuisine camerounaise
preparation au feu de bois dans une cuisine camerounaise
Arret sur image dans une rue de Yaounde... vieux TACO, salon de coiffure pas cher..
Arret sur image dans une rue de Yaounde… vieux TACO, salon de coiffure pas cher..

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Entree dans la ville de Kumbo
Ville du Cameroun
Kumbo, aussi appelé Banso, est situé dans la region du Nord-Ouest au Cameroun et est le chef lieu du département du Bui. La ville est située à une altitude d'environ 2000 mètres. La population de Kumbo est majoritairement d'origine nso, observez la couleur de la terre
Entree dans la ville de Kumbo
Ville du Cameroun
Kumbo, aussi appelé Banso, est situé dans la region du Nord-Ouest au Cameroun et est le chef lieu du département du Bui. La ville est située à une altitude d’environ 2000 mètres. La population de Kumbo est majoritairement d’origine nso, observez la couleur de la terre
Kumbo
Ville du Cameroun
Kumbo, aussi appelé Banso, est situé dans la region du Nord-Ouest au Cameroun et est le chef lieu du département du Bui. La ville est située à une altitude d'environ 2000 mètres. La population de Kumbo est majoritairement d'origine nso
Kumbo
Ville du Cameroun
Kumbo, aussi appelé Banso, est situé dans la region du Nord-Ouest au Cameroun et est le chef lieu du département du Bui. La ville est située à une altitude d’environ 2000 mètres. La population de Kumbo est majoritairement d’origine nso
ARC EN CIEL AUX CHUTES D EKOM NKAM LIEU DU TOURNAGE DE CERTAINES SCENES du film "Greystoke, la légende de Tarzan" avec Christophe Lambert
ARC EN CIEL AUX CHUTES D EKOM NKAM LIEU DU TOURNAGE DE CERTAINES SCENES du film « Greystoke, la légende de Tarzan » avec Christophe Lambert
Detail de la grande case de la chefferie de BAFUT dans la region du nord ouest Cameroun, classee patrimoine mondial de  l unesco
Detail de la grande case de la chefferie de BAFUT dans la region du nord ouest Cameroun, classee patrimoine mondial de l unesco
Danseurs en tenues traditionnelles dans la region de l ouest Cameroun a l occasion d une manifestation culturelle
Danseurs en tenues traditionnelles dans la region de l ouest Cameroun a l occasion d une manifestation culturelle
UNE VUE DU Lac Barombi Mbo DANS LA REGION DU LITTORAL AU CAMEROUN
Le lac Barombi Mbo est un lac de cratère situé au Cameroun.
Altitude : 300 m
Superficie : 5 km²
Profondeur moyenne : 69 m
UNE VUE DU Lac Barombi Mbo DANS LA REGION DU LITTORAL AU CAMEROUN
Le lac Barombi Mbo est un lac de cratère situé au Cameroun.
Altitude : 300 m
Superficie : 5 km²
Profondeur moyenne : 69 m
PREPARATION DU KOKI METS TYPIQUE DU CAMEROUN DANS UNE CUISINE TRADITIONNELLE
PREPARATION DU KOKI METS TYPIQUE DU CAMEROUN DANS UNE CUISINE TRADITIONNELLE
joyeux anniversaire des tas de belles choses parmi les plus belles de la vie
joyeux anniversaire des tas de belles choses parmi les plus belles de la vie
FEMME CAMEROUNAISE
FEMME CAMEROUNAISE
RITES TRADITIONNELS DANS UNE CHEFFERIE BAMILEKE DE L OUEST CAMEROUN
RITES TRADITIONNELS DANS UNE CHEFFERIE BAMILEKE DE L OUEST CAMEROUN
Un sentier s enfonssant dans la broussaille paysage de la region sud ouest du Cameroun
Un sentier s enfonssant dans la broussaille paysage de la region sud ouest du Cameroun



CAMEROUN VISITE D UNE CHEFFERIE BAMILEKE

BAFOUSSAM AU COEUR DU PAYS BAMILEKE
La chefferie aurait été fondée autour du 13e siècle par Fo Njonvoum venant de la plaine Tikar. Bafoussam vient de fussep qui signifie « les gens assis sur une richesse, un trésor ». Cependant, d’aucuns disent que Bafoussam serait une « mauvaise occidentalisation » de fuh’sep signifiant « on gagne plus en vendant en détail qu’en gros ». D’après cette version, les Bafoussam seraient « le peuple des gens qui achètent en gros et revendent en détails ».
BAFOUSSAM

VUE D UN DES BATIMENTS DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM OUEST CAMEROUN
VUE D UN DES BATIMENTS DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM
OUEST CAMEROUN

 

 

 

 

VUE D UN DES BATIMENTS DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM OUEST CAMEROUN
VUE D UN DES BATIMENTS DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM
OUEST CAMEROUN
VUE D UNE DES PORTES SCULPTEES DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM OUEST CAMEROUN
VUE D UNE DES PORTES SCULPTEES DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM
OUEST CAMEROUN
VUE DES RICHESSES ARTISANALES DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM
VUE DES RICHESSES ARTISANALES DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM
DETAIL DES MOTIFS D UNE PORTE DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM
DETAIL DES MOTIFS D UNE PORTE DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM
MASQUE BAMILEKE DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM OUEST CAMEROUN
MASQUE BAMILEKE DE LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM OUEST CAMEROUN

PAR LES CHEMINS DU CAMEROUN…. lieux mythiques à voir au moins une fois dans sa vie
VENIR AU C AMEROUN ET ALLER A LA CHEFFERIE DE BAFOUSSAM AU COEUR DU PAYS BAMILEKE
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BAFOUSSAM

Leadership was founded around the 13th century by Fo Njonvoum Tikar from the plain. Bafoussam just fussep which means « people sitting on a treasure, a treasure. » However, some would say Bafoussam a « bad Westernization » of fuh’sep meaning « more is gained by selling in large details. » According to this version, Bafoussam are « people people who buy wholesale and sell it in detail. » – avec Menhet El et Anthony S. Cottman, à Bafoussam ouest Cameroun


CAMEROUN AU PARADIS DES SINGES L’île de Pongo

CAMEROUN VISITE AU PARADIS DES SINGES L’île de Pongo

L’île de Pongo sert de terre d’accueil pour des chimpanzés orphelins victimes le plus souvent de braconnage. Le projet Papaye-France, au travers de Patricia, offre une deuxième vie à ces singes qui en ont déjà perdu leurs parents. Cette excursion vous fera vivre une expérience rare au contact de ces petits hommes poilus.
Que faire sur place

Passez tranquillement la journée au rythme des singes. Prévoyez pique nique, eau et pensez aux singes (Ils sont friands des fruits autre que les bananes ainsi que du miel !)

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SINGE ET  CHIEN AMUSANT SUR  L ILE DE PONGO SONGO DANS LA REGION DU LITTORAL CAMEROUN
SINGE ET CHIEN AMUSANT SUR L ILE DE PONGO SONGO
DANS LA REGION DU LITTORAL
CAMEROUN
SINGES S AMUSANT SUR  L ILE DE PONGO SONGO DANS LA REGION DU LITTORAL CAMEROUN
SINGES S AMUSANT SUR L ILE DE PONGO SONGO
DANS LA REGION DU LITTORAL
CAMEROUN
SINGES S AMUSANT SUR  L ILE DE PONGO SONGO DANS LA REGION DU LITTORAL CAMEROUN
SINGES S AMUSANT SUR L ILE DE PONGO SONGO
DANS LA REGION DU LITTORAL
CAMEROUN

L’île de Pongo sert de terre d’accueil pour des chimpanzés orphelins victimes le plus souvent de braconnage. Le projet Papaye-France, au travers de Patricia, offre une deuxième vie à ces singes qui en ont déjà perdu leurs parents. Cette excursion vous fera vivre une expérience rare au contact de ces petits hommes poilus.
Que faire sur place

Passez tranquillement la journée au rythme des singes. Prévoyez pique nique, eau et pensez aux singes (Ils sont friands des fruits autre que les bananes ainsi que du miel !)


ARCHITECTURE EN TERRE CRUE

Des matériaux, des techniques et des savoir-faire au service de nouvelles applications architecturales
Un matériel toujours actuel
Si l’emploi de la terre dans les pays que l’on dénomme aujourd’hui « avancés » régressait après la Seconde Guerre mondiale, soit il y a à peine cinquante ans, il perdure dans la plupart des pays dits « en développement ». D’un côté, l’industrialisation du bâtiment et les grandes mutations des sociétés industrialisées rendaient désuètes les techniques ancestrales basées sur l’emploi des matériaux et des savoir-faire locaux, sur l’entraide des communautés ; d’un autre côté, la pénurie des matériaux transformés, chers en devises et en énergies importées, le creusement des écarts de développement et l’accumulation de la dette contractée au sein du système monétaire international, la survivance des modes de vie des sociétés locales toujours conviées à s’entraider pour survivre, imposaient la perpétuation d’emploi des solutions localement disponibles, matériaux et savoir-faire. Dans ces pays démunis de moyens industrialisés, sous des latitudes très diverses, la terre y demeure le matériau de construction principal si ce n’est essentiel. Est-ce à dire pour autant qu’il s’agisse d’u matériau pauvre et de techniques, inaptes à favoriser un accès légitime et nécessaire au développement ? Certes non car ce matériau et ces techniques sont le plus souvent fort bien utilisés et peuvent garantir une réelle qualité architecturale, permettent aux communautés de continuer à édifier leur cadre de vie privé ou public et d’intégrer les réalisation bâties dans une problématique cohérente de développement autocentré tirant le meilleur parti des ressources disponibles au plan matériel comme humain. D’autre part, les développements de la recherche scientifique et architecturale sur le matériau terre et les techniques de construction aux cours des dernières décennies, l’investissement des industriels et des entreprises du bâtiment, convergent aujourd’hui vers la mise à disposition d’un ensemble de procédés de production et de solutions techniques parfaitement maîtrisées et d’une grande variété offrant une grande souplesse d’adaptation aux multiples terrains d’application possibles.
UN PAYSAGE ARCHITECTURAL MONDIAL TRES MARQUE
Les recensements les plus récents au plan mondial, bien que tout à fait partiel, avancent une réalité quantitative des architectures de terre qui concerne 30% du logement de la population mondiale. Dans les seuls pays en développement, il s’agit de 50% de la population rurale et d’environ 20% de la population urbaine. Ces chiffres issus du croisement d’une information d’enquêtes statistiques sur des terrains variés et d’une bibliographique, sont certainement en-deçà des réalités. 60% de l’habitat péruvien est en briques de terre moulée ou en terre damée. 83% des logements de Kigali, capitale du Rwanda sont en terre. Plus de 70% du par immobilier de l’Inde est en briques de terre moulée ou en couches de terre superposées et concerne plus de six cents millions de personnes. En France près de 15% des habitations rurales sont en terre crue avec, pour la région du Dauphiné, des villages qui comptent jusqu’à 90% de leur bâti en « pisé » (terre damée en coffrages). En Californie, on comptait en 1980 près de 200 000 maisons en « adobe » (briques de terre séchée au soleil) et la progression d’emploi de ce matériau est de 30% l’an.
Du plus humble habitat en concessions aux greniers multiformes d’Afrique, des palais des émirs de l’ethnie Hausa du Nigéria au aux ksours et kasbahs du Maroc, des mosquées maliennes au quartiers denses d’Ispahan en Iran, des demeures fortifiées de la région de Najran en Arabie Saoudite aux immeubles en terre hauts de plus de dix étages de Shibâm, dans la vallée de l’Hadramaout au Yémen du Sud, des fermes en briques moulées d’Aquitaine aux châteaux baroques et néo-classiques du Val de Saône, en France, des pueblos des indiens du Nouveau Mexique aux maisons en anneaux concentriques des Hakkas de la Province du Fujian, en Chine, la terre entière est marquée de façon indélébile par l’architecture de terre, vestige de l’histoire vécue et cadre vivant de l’histoire en évolution.
UNE DES SOLUTIONS POSSIBLES ET RAISONNABLES POUR L AVENIR
Confrontés dans les années soixante-dix à « la crise de l’énergie », les pays industrialisés dépendant du pétrole étaient précipités dans une remise en question radicale des solutions techniques éprouvées, trop « énergivores ». Le secteur bâtiment n’était pas épargné et l’on cherchait des solutions permettant d’économiser l’énergie en amont (fabrication et mise en œuvre des matériaux) et en aval (maintenance) de la chaîne de production. Les recherches sur la biomasse, l’énergie solaire, allaient de pair avec des expérimentations qui réactualisaient les matériaux traditionnels et tentaient d’en rationnaliser les procès de production. La terre redevenait un matériau de tout premier intérêt et des institutions gouvernementales soutenaient une importante activité de recherche et d’expérimentation à la fois dans la sphère d’application des pays en développement dans le cadre d’actions de coopération bilatérale ou multilatérale. Aujourd’hui, la menace exercée sur l’équilibre écologique des milieux naturels pollués, dégradés ou pillés, accentue l’intérêt que l’on peut porter à des matériaux et des techniques qui portent en eux-mêmes le souci de l’environnement. L’implication de plus en plus grande des populations dans le contrôle et la gestion de la production du cadre de vie à la fois du fait d’une nouvelle conscience de ces possibilités, d’une recherche qualitative et d’un temps de loisir accru, est associée à l’emploi de techniques simples et économiques, faciles à mettre en œuvre, permettant une grande part d’auto construction partielle ou totale. Les Etats-Unis d’Amérique, l’Australie et l’Allemagne, confrontent de nouveaux modèles d’intervention sur le bâti qui responsabilisent davantage l’habitant dans la réalisation de son cadre vie. Le matériau terre dans ces perspectives offre des atouts certains et y prend une bonne place.
Dans les pays en développement, écrasés par la dette et confrontés à une urgence de construction sans précédent connu dans l’histoire, les matériaux, les techniques et les énergies importées sont le plus souvent inaccessibles au plus grand nombre et contribuent à confronter un « mal développement ». La construction en terre apparaît être un des moyens efficaces de production à court terme d’un habitat et d’équipements communautaires (écoles par exemple) économiques et de qualité (adaptation culturelle, climatique). Les décideurs de ces pays ne s’y trompent pas qu’ils mobilisent en phase amont des études de faisabilité de leurs « programmes éducation» ou de leurs programmes d’habitat social par exemple, la recherche sur les ressources et des savoir-faire locaux, les techniques intensives créatrices d’emplois et permettant une monétarisation progressive des populations. Le temps est aujourd’hui révolu des expérimentations coûteuses et le plus souvent sans lendemain. Il faut promouvoir une nouvelle confiance dans les ressources disponibles, il faut démultiplier les réalisations et former les hommes qui les emploient.
LES AVANTAGES AU PLAN DE L ENVIRONNEMENT
Il paraît particulièrement important de relever les nombreux avantages que présente la technologie de la construction et de l’architecture de terre crue au plan de l’environnement. Cette question devient actuellement très centrale et rejoint celle des problèmes contemporains de société qui prennent davantage de la place dans les stratégies politiques, économiques, sociales et culturelles liés à la planification et l’aménagement de la qualité de la vie. On retiendra ici un sens large du concept d’environnement, à la fois au plan écologique, économique, technique, sanitaire et psychologique, culturel et humain.

Au plan de l’environnement écologique
La terre crue offre l’avantage d’un bilan pollution et dégradation entièrement positif :
elle ne participa pas à la déforestation qu’entraîne par exemple l’emploi des ressources végétales par la cuisson des matériaux de terre cuite.
Elle ne consomme pas d’énergie non renouvelable (pétrole, gaz…)
En exploitant des gisements sur les sites de construction, elle permet une réduction notoire de l’énergie nécessaire au transport des matériaux.
Elle ne contribue pas à une dégradation des paysages comme le fait l’extraction des minéraux et minerais qui éventrent les collines et sites à ciel ouvert. Une grande part de la terre remuée par les grands travaux publics (routiers et autoroutiers notamment) peuvent être recyclés pour une utilisation en construction (décentralisation de la distribution très aisée)
Elle ne contribue pas à l’amenuisement des ressources en agrégats du type gravier ou sable exploitées en carrière ou dans les lits des cours d’eau, dans des sites insulaires ou des lagons mettant en péril l’équilibre écologique de ces environnements naturels.
Elle n’utilise que très peu d’eau, ressource essentielle à la vie des peuples.
Elle ne produit aucun déchet d’exploitation industriel ou chimique et présente en outre l’avantage d’un recyclage quasi complet.
Au plan de l’environnement économique
Elle est souvent compétitive voir plus économique que les technologies concurrentes en n’exigeant pas de mobilisation financière importante pour l’infrastructure de production le plus souvent légère.
Elle garantie des seuils d’amortissement rapide des investissements par le peu d’infrastructure de production mobilisable.
Elle contribue sous des formes décentralisée à, intensive artisanale et semi-industrielle ainsi que par sa grande souplesse d’adaptation, à la dynamisation des sociétés locales par la création d’emplois sur l’ensemble de la chaîne de production.
En permettant une économie d’énergie et de devises importées.

Au plan de l’environnement technique
Elle offre des propriétés de comportement thermo physique et hydrique qui contribuent à la régulation des ambiances de confort thermique et à une mise en valeur des mécanismes de fonctionnement bioclimatique de l’habitat : bonne conduction, capacité de stockage énergétique et déphasage thermique (effusivité et diffusivité), amortissement des écarts de température, etc.
Elle ne mobilise le plus souvent qu’un outillage de production et de mise en œuvre simple et accessibles à une large population de constructeurs et d’auto constructeurs.
Au plan de l’environnement sanitaire et psychologique
Non polluante pour son exploitation
Elle contribue au bien-être psychologique par les qualités propres du matériau mises en valeur par l’architecture, telles que texture de surface, couleur de la matière, forme et luminosité du matériau. Elle participe activement à l’embellissement du cadre de vie.
Au plan de l’environnement culturel et humain
Elle prolonge l’héritage des traditions architecturales en matériaux locaux de nombreux pays et participe au respect ainsi qu’à la survie et l’actualisation des environnements culturels, architecturaux et urbains.
Elle permet une prise en charge locale, par les populations elles-mêmes de la production de leur cadre bâti et participe ainsi à l’expression du droit démocratique pour tous d’aménager son cadre de vie.
C’est bien dans le « Grand Livre de l’Histoire » que sont aujourd’hui recherchées les possibles solutions d’un avenir qui réservera à la construction en terre, parmi un large registre de techniques locales, un nouveau rôle technologique, social, culturel, économique et politique de tout premier plan.

CASE MOUSGOUM VILLAGE DE POUSS EXTRNE NORD CAMEROUN
CASE MOUSGOUM VILLAGE DE POUSS EXTRNE NORD CAMEROUN

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VILLAGE MOUSGOUM A POUSSEXTREME NORD CAMEROUN
VILLAGE MOUSGOUM A POUSS
EXTREME NORD CAMEROUN
CASE MOUSGOUMENTREE DU PARC DE WAZA EXTREME NORD CAMEROUN
CASE MOUSGOUM
ENTREE DU PARC DE WAZA EXTREME NORD CAMEROUN


LES HOMMES PRESQUE INVISIBLES DU GRAND NORD CAMEROUN…

CES LIEUX MAGIQUES DU CAMEROUN QUI SEMBLENT INHABITES ET POURTANT IL SUFFIT JUSTE D OBSERVER
CES LIEUX MAGIQUES DU CAMEROUN QUI SEMBLENT INHABITES ET POURTANT IL SUFFIT JUSTE D OBSERVER

 

Voyager au Cameroun, c’est oublier tous les jours ce qu’avait été la veille, retrouver la jeunesse, goutte à goutte se perdant. Il faut s’éveiller chaque fois avec un regard neuf à Belabo, Gorum, Bamkim, les voir comme s’ils n’étaient pas seulement les éléments d une succession de souvenirs. L’enthousiasme se boit frais !

Peut-être rencontrerez-vous-vous la beauté, la science, la sagesse, sans avoir le temps de les reconnaître ? Nous ne saurons sans doute jamais ce qui passe à portée de nos mains

Parfois vous rencontrerez un village heureux comme le village Idool, et vous serez tenté de vous y arrêtez, d’y déposer définitivement vos bagages. Mais toujours comme des automates, il vous faudra continuer.

 

 

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VISITE AU VILLAGE DES FEMMES AUX CHAPEAUX EN CALEBASSES

0aCameroun166 - Tourou - CopieTourou : Ce village est à la frontière du Nigéria à 35 kilomètres de Mokolo soit environ 2 heures de trajet avec une bonne voiture en saison sèche. La marché du jeudi y est très typique. En guise de chapeau, les femmes portent sur la tête de calebasses rouges ressemblant à des casques.


Dans les pas de l’humanité… VISITE AU SANCTUAIRE KOMA DANS LES MONTS ALANTIKA

Le peuple Koma, réputé pour son mode de vie authentique en zone montagneuse, est unique en son genre. Les Koma, cultivateurs réfugiés dans les Monts-Alantika (« Allah Ntikan » qui signifierait en langue locale « atteint par Dieu seul ») sous la poussée de l’invasion Peulh, ont conservé une civilisation ancestrale, loin des axes majeurs de communication. Dans ce sanctuaire culturel, ce peuple, simplement vêtu de cache-sexe, réinvente chaque jour le feu, grâce à la magie du silex. La température aux Monts Alantika atteint parfois les 5 degrés, et le soleil caniculaire qui s’abat sur ces montagnes constitue en saison sèche, un frein considérable pour l’agriculture. Sel, riz, et autres denrées, sont entre autres des présents qui font plaisir aux montagnards Koma. Il est déconseillé de leur offrir des vêtements, de peur de les acculturer et de contribuer fortement à la dévalorisation de leurs traditions. Destiné aux personnes en très bonne condition physique, ce circuit nécessite beaucoup d’endurance. Un défi sensationnel que tout Homme devrait surmonter au moins une fois dans sa vie pour jauger sa capacité à faire face au danger et à braver les événements les plus périlleux. Dans les Monts-Alantika, les montées ou descentes sont parfois raides, mais chacun pourra le faire à son rythme. Porteurs et pisteurs accompagneront toujours les plus lents comme les plus rapides.

Familles KOMA dans leur environnement naturel perdu dans les magnifiques nonts ALANTIKA au nord du CAMEROUN
Familles KOMA dans leur environnement naturel perdu dans les magnifiques nonts ALANTIKA au nord du CAMEROUN

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