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Les jeunes diplômés, ces demandeurs d’emploi trop souvent marginalisés

Ils sont nombreux aujourd’hui dans la patrie des droits de l’homme à espérer une part du gâteau, mais ils font pour l’heure avec les miettes tombant par terre quand les autres se servent. Ils sont jeunes diplômés, ils sont privés d’emploi, faute d’expérience et des limites du système de recrutement.

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Pleins de sang neuf, ambitieux, dynamiques, animés par l’envie de déverser à bon escient le contenu de leur masse crânienne, ces jeunes tout droit sortis de l’usine des têtes pleines et bien faites ont peut-être tout de nouveaux produits facilement écoulables sur le marché mais ils manquent cruellement d’expérience. Ils ont beau être diplômés d’une école sérieuse, dotés d’un talent pétillant et d’un être cher, s’ils ne peuvent justifier du temps déjà passé à un poste similaire à celui auquel ils prétendent, la balance des recruteurs se penche du coté des anciens. Ce critère d’ancienneté ou d’expérience professionnelle mis en avant par les chargés de recrutement relève aussi, de la part des entreprises, l’expression de fortes exigences. Les jeunes diplômés l’ont compris. Ils savent désormais ce qui, d’office, les élimine lors des recrutements. Certains ont même trouvé une astuce pour ne plus subir ce qu’ils qualifient d’injustice. Ils fabriquent une ou deux expériences qu’ils insèrent entre les lignes de leur curriculum vitae (CV). Ainsi, ils sont au moins assurés de rencontrer les recruteurs.

Est-il surprenant de voir tant de jeunes diplômés au chômage au pays du fromage alors que le manque d’expérience n’en est qu’une raison parmi d’autres jusqu’ici ignorées ? Le système de recrutement est lui-même fait de sorte que les jeunes diplômés soient en marge. En l’analysant bien, on comprend. Il y a, en général, deux voies qui permettent d’effectuer une demande (emploi, alternance ou stage) aux recruteurs. La première voie, qu’on qualifierait de semi directe, consiste à déposer sa candidature de manière spontanée ou en réponse à une offre formulée sur le site internet de l’entreprise convoitée ou via des sites web spécialisés dans les annonces de type offres d’emploi. La candidature parvient à la direction des ressources humaines (RH) de l’entreprise qui l’étudie et décide de convoquer ou non le postulant à un entretien physique. Si celui-ci est concluant, le candidat reçoit une proposition d’embauche. Le problème est que les départements RH d’entreprises recourant à cette méthode sont souvent trop occupés à gérer les salaires, les horaires, les congés, les absences et les départs de leurs nombreux personnels, de là à leur confier en plus le recrutement, ils se retrouvent vite sous pression. C’est pourquoi, pour ne prendre aucun risque, leur choix se porte plus souvent sur des demandeurs expérimentés.

Indirecte, la deuxième voie est sans aucun doute la plus utilisée. La candidature est toujours déposée en ligne soit en mode spontané, soit pour répondre à une offre précise, à la seule différence que tout se fait sur le site web du cabinet de recrutement servant d’interface entre le client (l’entreprise) et le postulant. En première étape, les demandes sont centralisées et traitées par le biais d’un logiciel qui trie les CV selon qu’ils contiennent un pourcentage voulu de mots clés cités dans le texte de l’offre. En second lieu, les consultants RH se chargent d’étudier les CV présélectionnés et de faire passer un entretien oral aux candidats choisis. Les candidats retenus à l’issue de ces phases sont mis en contact avec l’employeur. Cette méthode partiellement automatique est loin d’être fiable, en ceci qu’elle ne mesure pas assez la cohérence qu’il peut y avoir entre les CV et le poste en terme de fond, et non pas spécialement de forme (lexique utilisé). Par ailleurs, beaucoup de consultants RH ne sont pas spécialistes du domaine où ils ont la lourde tâche de recruter. Il faut voir en cela le fait qu’ils n’ont pas, comme certains spécialistes reconvertis dans la gestion des ressources humaines (GRH), la capacité de comprendre les profils spécifiques et, donc, de faire le lien entre ces derniers et les postes à pourvoir. Ce tâtonnement parfois ressenti dans leur discours aux candidats au cours des entretiens le confirme plus ou moins. Partant de cette analyse, certains aspects de leur travail méritent d’être remis en cause. Ici aussi, les jeunes sont victimes de l’injustice de l’expérience.

Bien qu’étant une offre de services répondant au besoin des entreprises à taille humaine relativement considérable de décharger leurs départements RH des missions de recrutement tout en les optimisant, le consulting RH ne semble pas adapté pour le traitement des candidatures particulières. En outre, la sélection des candidatures de façon automatique n’est pas sûre car elle néglige un aspect très important des CV : le contenu général. Dans l’une ou l’autre méthode de recrutement, les profils avec une expérience significative sont les plus ciblés. La voie directe des bonnes vieilles pratiques où chefs d’entreprises et demandeurs d’emploi peuvent échanger sans protocole autour des enjeux de leur activité et se lier par un premier contrat qui s’appelle la confiance, les premiers ayant su reconnaitre chez les deuxièmes la perle rare qu’ils recherchent n’est-elle pas celle qui met tout le monde (confirmés et débutants) sur la même ligne de départ ?

 


J’étudie ou je crève la dalle

Alors que je n’étais encore qu’un enfant, un ignorant au carré, l’on m’a fait découvrir un lieu qu’on disait être un autre chez-moi. D’emblée, l’idée de côtoyer ce nouveau refuge, ce nouveau chez-moi m’a effrayé, mais par la suite j’ai dû m’y plier parce que de toute façon je n’avais pas trop le choix. Je ne pouvais ne pas rendre la pareille à ma mère qui me faisait toujours un grand sourire en m’accompagnant chaque matin après avoir rempli mon cartable de délicieuses friandises. Encore moins rester de marbre sous les paroles de mon vieux qui me bourrait le crane à propos de ce que cette chose miraculeuse allait plus tard faire pour moi, quand je serai devenu plus grand. Et le temps a passé, et je suis enfin devenu grand. J’ai connu plein d’autres chez-moi. J’ai bravé toutes les étapes, les épreuves – du moins la majeure partie – auxquelles chacun d’eux pouvait me contraindre. J’ai même pris quelques égratignures, notamment lorsque j’ai dû abandonner ma première maison pour m’installer à plusieurs miles de là, dans mon tout dernier chez-moi.

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La routine bulgare vue de mes lunettes

Mes excuses les plus sincères à ceux qui me lisent d’habitude, je ne sais pas si c’est judicieux de les appeler mes lecteurs et si j’en ai d’ailleurs. Sur cet espace, je raconte un tas de choses qui peut-être passent à côté de leurs attentes, de ce qu’ils priorisent. A quoi ça sert d’écrire si ce que l’on produit n’est pas partagé ? Vous comprenez bien que je suis tenu de vous servir ce tas de foutaises, si j’espère avoir du feedback. Excuses surtout pour avoir omis de vous présenter la routine dans ma nouvelle ville, planter le décor comme on dit.

Sofia, c’est comme ça que ça s’appelle. J’y mène une vie animée d’un tout autre élan. L’environnement, les personnes, les pratiques sont nouveaux pour moi. Là encore je dois faire preuve d’adaptation, de tolérance et c’est en cela qu’on gagne lorsqu’on vit à l’extérieur. C’est une chance pour moi de connaitre un monde de plus, une culture de plus. C’est une chance car nul ne pourrait démontrer qu’un acquis de plus dans une vie est un acquis de trop. Quoique les circonstances ne soient pas toujours heureuses pour le ressortissant étranger. Je vis dans un immeuble de huit niveaux doté d’un ascenseur. J’aimerais vous dire qu’il est hyper chouette cet ascenseur, mais hélas…! Des bâtiments comme le mien, y en a plusieurs dans ce quartier, baptisé « cité des étudiants ». Mes habitudes ont pris un gros coup comme je le disais tantôt. Ici c’est certainement pas les coins de bouffe qui manquent. Y en a dans toutes les directions, à toute position, à la sortie du bus, des classes ou même du night-club. Mais on s’empiffre de bouffe hyper sucrée, salée ou grasse. On a le choix entre le kebab (spécialité turque), le hot-dog, les pommes frites, le poulet (toujours le poulet !), le riz (beurk!), les soupes, potages ou quel qu’autre nom qu’on leur donne ici. J’ai aussi découvert le yaourt bulgare, légèrement salé, on l’accompagne le plus souvent d’un sandwich. Les végétaux (tomate, salade, carotte, etc.) n’ont quasiment pas de goût pour moi. Et l’on osera dire que l’homme ne vit pas pour se nourrir !

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Petits secrets de la vie à l’IFAG

Déjà 2 mois jour pour jour dans la cité bulgare, à cheval entre le lieu dit «Studentski grad» et ma raison d’être au cœur de l’Europe orientale, l’Institut de la Francophonie pour l’Administration et la Gestion (IFAG), un authentique promoteur de l’usage du Français dans la région. Deux lunes donc qui s’achèvent pour moi et mes compagnons de la promotion 2011/2012 de la manière la plus significative qui soit, avec la première série d’hostilités du programme.

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Une virée à Plovdiv

Petite virée samedi dernier, en compagnie de mon nouveau groupe académique à Plovdiv, ville historique, ville culturelle, centre touristique ou, si l’on préfère, deuxième ville de la Bulgarie. La cité européenne, qui se veut être l’une des plus anciennes – si ce n’est d’ailleurs la plus ancienne -, a été empreinte autrefois d’histoires et civilisations plurielles, aujourd’hui emblèmes de richesse ou de valeur dans cette partie du monde.

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Périple vertigineux à Sofia

Par quelle étape commencer ? Quel pas marquer ? Avec quelle veste me vêtir (y en a tellement eu à enfiler ces récents moments) ? Comment les présenter, ces expériences si différentes les unes des autres, toujours plus riches de rebondissements, et qui au rythme de la flamme d’une bougie éclairant une pièce obscure, décrivent sur les murs de gigantesques ombres oscillantes sous l’effet du vent, tantôt en s’éteignant presque, tantôt en se ravivant plus. Ça y est, je me lance, peu importe le bout de souvenir qui sera craché en premier,…

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Internet et les réseaux sociaux en Afrique : le revers de la médaille

Il y a un moment maintenant que l’internet est devenu l’un des outils phares des jeunes africains. Sur presque tout l’étendu du continent, des jeunes par millions ont désormais accès à cette technologie « passe partout ». L’internet a révolutionné un tas de choses dans la vie des Africains : il permet de communiquer à moindre coût avec un proche à l’extérieur, il facilite les renseignements sur toute sorte de domaine (études, boulots, offres commerciales, actualités, etc.), il contribue même à des changements politiques (confère les récents évènements du Maghreb) et il crée de toute évidence un nouvel univers qui peut se substituer à la vie de tous les jours avec ses activités… lire la suite


J’ai vécu la crise ivoirienne de façon palpable ce vendredi

Un peuple sans paix est un peuple dénué de vie ; une vie n’est humainement possible que si elle est menée en toute liberté.

Ces derniers mois, il y a eu dans le monde pas mal d’évènements tragiques. L’Afrique est l’un des principaux théâtres de ces horribles faits, notamment avec les mutineries du Burkina Faso et la crise ivoirienne. Cette dernière est probablement le plus marquant de ces évènements.

La Côte d’Ivoire et Abidjan en particulier auront ainsi connu les pires atrocités de toute leur histoire, une histoire qui aura été marquée par des tiraillements politiques, des affrontements militaires, des règlements de comptes, des bavures, des souffrances sociales.
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Philosophie africaine et consommation locale

Philosophie africaine et consommation locale : cas des constructionsDans le cadre de mon stage de mémoire de fin d’études, j’ai assisté Samedi dernier à un atelier sur la valorisation des constructions faites à partir des matériaux locaux au CCF (Centre Culturel Français) Georges Méliès de Ouagadougou. Le débat était animé par le docteur RAFFAELE Vinai, chef de l’UTER ISM (Unité Thématique d’Enseignement et de Recherche Infrastructures et Science des Matériaux) au 2iE et l’entrepreneur ZI Mahamadou qui, depuis 1992 a mis sur pied une PMI produisant et distribuant des BTC (Blocs de Terre Comprimée) dans le pays. Lire la suite de l’article…


Dans les coulisses de la journée internationale de la femme au 2iE

Dans les coulisses de la journée internationale de la femme au 2iEA l’image d’un grand nombre d’institutions du monde entier, la fondation 2iE célèbre chaque année, depuis maintenant 4 ans, la femme ingénieur. C’est une occasion pour les étudiantes de ce prestigieux institut d’Afrique de développer leurs talents de femmes et d’apparaitre sous des facettes jusqu’ici inconnues de leurs camarades ou amis. Le thème retenu pour cette 4ème édition est « Genre et Energie ». Comme à l’accoutumée, une table ronde est prévue ce 8 Mars entre des experts du domaine considéré et les étudiantes les plus actives et inspirées particulièrement par le sujet. Lire la suite de l’article…


Mondoblog : de la découverte à la sélection

Concours MondoblogVendredi dernier j’ai réuni une dizaine d’amis dans mes 10 mètres carrés au campus et nous avons partagé ensemble quelques amuse-gueules et boissons. C’est en ces termes sincères que j’ai ainsi introduit la réjouissance : « je vous remercie tout d’abord pour votre présence ici ce soir, si je vous ai appelés c’est pour qu’on célèbre ensemble un évènement important de ma vie … Est-ce que vous vous rappelez du concours de blogueurs dont je parlais il y a un moment, ça a marché et je suis retenu pour une formation en journalisme ». Un ami en particulier me cligne de l’œil pendant que je parle.Lire la suite de l’article…


Les jeunes qui dirigent la circulation à Ouaga

Les jeunes qui dirigent la circulation à OuagaLe mois de Mars commence à peine et l’on trouve déjà plus d’une raison de regretter l’harmattan à Ouaga. Pourtant il y a encore quelques semaines, la plupart des gens trouvaient que cette période climatique – qui se rapproche de l’hiver rencontré dans les pays tempérés – était trop rude à vivre. A présent, le temps qu’il fait n’est ni favorable à l’alimentation énergétique de la cité, ni favorable à la bonne marche des activités économiques, ni favorable au bien-être des populations. La sécheresse s’installe petit à petit et les conditions de vie qu’elle crée dans cette région sahélienne du monde sont très peu intéressantes. Lire la suite de l’article…


Dépistage sérologique des MST: véritable cauchemar chez les jeunes en Afrique

Beaucoup de jeunes aujourd’hui ne sont pas réceptifs à l’idée de connaitre leur statut sérologique. Avant les autorités compétentes organisaient des campagnes de dépistage gratuit en milieux scolaires. Cependant le ratio de personnes dépistées n’a jamais satisfait à leur objectif. Est-il alors possible que le recours aux campagnes de dons de sang initiées dans nos métropoles ces dernières années vienne combler les attentes ?

Ce matin, l’institut 2iE de Ouaga a reçu la visite du CNTS (Centre National de Transfusion Sanguine). Très rapidement une équipe constituée de médecins, d’infirmières et d’une restauratrice (environ 10 personnes au total) prend les choses en main et s’active dans la cour. Elle installe les équipements, apprête le matériel nécessaire pour les prises sanguines. Il y a toute une série d’étapes à franchir avant la phase finale. Le patient doit tout d’abord se diriger vers l’infirmière chargée de l’accueil pour faire des prises de poids, tension et renseigner une fiche de consultation. Ensuite, il peut foncer chez le psychologue qui continue à renseigner sa fiche grâce aux réponses qu’il obtient à l’issue du questionnaire menée sur la vie intime de son interlocuteur. Ce n’est qu’après validation du cas de ce dernier par le psychologue que le médecin lui inocule la seringue. Une fois sa poche de sang enregistrée, le donneur reçoit alors une boisson et un sandwich.

La plupart des étudiants présents ont la trouille. Ils tournent en rond dans la cour avant de se décider. Certains, pour montrer à leurs amis qu’ils sont courageux, y vont mais commencent à  paniquer au moment de l’interrogatoire. « Combien avez-vous eu de partenaires sexuels au cours des 6 derniers mois ? ». C’est cette question qui met tout le monde mal à l’aise, y compris les plus coriaces. Seuls les plus confiants ne se sentent pas embarrassés par elle. Tout se passe dans une ambiance de joie, d’intrigue et de dialogue. Au campus, tout le monde sait qui est qui. C’est la raison pour la quelle dès qu’un « wanted » s’engage, on entend le hum de la foule. Mais si c’est quelqu’un de « réglo » qui s’aventure, on se tait. Autour de cette affluence, de petits groupes se sont formés : étudiants donneurs et non donneurs argumentent sur certains sujets pour éviter de s’ennuyer pendant la durée de la campagne.


Quand la voix des sans voix n’arrive plus à parler

Une phase clé de l’aventure Mondoblog s’achève ce mois et j’ai déjà le sentiment que la centaine de blogueurs francophones que nous sommes pourraient passer à côté d’un point essentiel. Heureusement, je compte y voir juste. Déjà quatre longs mois consacrés à rédiger sur pas mal de thèmes intéressants et personne parmi nous n’a pu réaliser que l’on se préoccupe plus d’autre chose que du domaine de préoccupation lui-même (ne dit-on pas que la charité commence toujours par soi-même ?). Il est donc temps que quelqu’un ouvre le débat sur les médias.

L’information est l’une des principales richesses du monde actuel. Etre au cœur de l’information de nos jours signifie avoir toutes les portes ouvertes. Vous pouvez posséder toutes les autres richesses de la terre (or, argent, biens matériels) ou même le pouvoir, si vous ne vous accaparez pas du savoir ou des renseignements nécessaires pour évoluer dans vos activités et les rendre de surcroit prospères, vous vous dirigerez tout droit vers une chute certaine. Je prends le cas des puissances mondiales (Etats-Unis, Russie, France, etc.), si elles s’affirment en  tant que telles c’est parce qu’elles arrivent à monopoliser l’information à travers la planète toute entière. Services de renseignements, cellules de communication, médias sont autant d’atouts qui assurent aux gouvernements leur survie.

Je mettrai ici une lanterne particulière sur les médias, ces outils qui nous renseignent au quotidien et auxquels nous témoignons notre plus grande confiance. N’y a-t-il pas une raison quelconque d’observer les choses différemment par moment ? N’est-il pas plus rassurant d’appréhender les produits que nous synthétisent les médias avec un peu d’esprit critique, de bon sens ? Je vous invite chers lecteurs à réfléchir sur cette problématique qui peut paraitre inutile voire insensée pour celui-là qui est désormais habitué à passer des nuits blanches, les oreilles perméables aux moindres signaux vocaux que lui émet son fidèle compagnon de chevet, le poste radio (après tout c’est RFI et l’info en continu !).

La vérité c’est que les soi-disant voix des sans voix sont aujourd’hui muselés par les politiques. Et quand la politique fout son nez dans une affaire, celle-ci finit par puer. Que l’on me nomme une seule presse, radio ou télévision qui diffuse librement et normalement ses infos sans qu’aucun gouvernant – interne ou extérieur à la zone de couverture – n’exerce un peu de son autorité sur elles. On peut citer le cas de la RTI en Côte d’ivoire qui fonctionne depuis le début de la crise sous le total contrôle de son excellence Mr l’Ennemi juré des Français (pour éviter de dire ADO). Par ailleurs, il y a eu de part le monde suffisamment de démonstrations sanglantes enclines à intimider le corps médiatique, sapant ainsi chez les plus doués de l’heure la déontologie qui les lie à ce métier passionnant. Parmi ces martyrs de la liberté, on a Pius DJAWE au pays des grandes ambitions, Norbert ZONGO au pays des hommes intègres.


Quand la voix des sans voix n’arrive plus à parler

La voix des sans-voixUne phase clé de l’aventure Mondoblog s’achève ce mois et j’ai déjà le sentiment que la centaine de blogueurs francophones que nous sommes pourraient passer à côté d’un point essentiel. Heureusement, je compte y voir juste. Déjà quatre longs mois consacrés à rédiger sur pas mal de thèmes intéressants et personne parmi nous n’a pu réaliser que l’on se préoccupe plus d’autre chose que du domaine de préoccupation lui-même (ne dit-on pas que la charité commence toujours par soi-même ?). Il est donc temps que quelqu’un ouvre le débat sur les médias.Lire la suite de l’article…


Course aux énergies renouvelables : quels enjeux pour le continent noir ?

Il s’est tenu récemment à Munich une rencontre entre des patrons d’entreprises européennes (ABB, Siemens) et quelques entrepreneurs d’Afrique du nord. Le thème sur lequel ils ont échangé est l’énergie. Conscients du fait que les sources d’énergie (pétrole, eau, vent) s’amenuisent au fur et à mesure que le temps passe et que les changements climatiques s’opèrent partout sur la planète, les plus gros maillons de la chaine consommatrice d’énergie mondiale, réfléchissent et cherchent des solutions palliatives à l’imminente pénurie d’énergie électrique qui pourrait frapper les habitants de la terre. Projet durable et de grande envergure, Desertech serait, d’après ces capitalistes, l’ultime solution quant aux inquiétudes planétaires relatives à la question de l’énergie. Mais il faudra attendre une quarantaine d’années avant d’observer les tous premiers travaux de mise en œuvre d’un projet aussi important.

Notons que le projet Desertech consiste à installer une centrale thermosolaire sur le désert du Sahara pour alimenter en grande partie le vieux continent en jus électrique. Quels intérêts le Berceau de l’humanité tire de cette fructueuse réalisation? Il est prévu d’acheminer l’énergie vers les consommateurs européens via des câbles électriques sous marins, ce qui permettra par la même occasion de désalliniser l’eau de mer. Tout en réduisant le taux de CO2 émis dans l’atmosphère, Desertech contribuera à l’AEP (Approvisionnement en Eau Potable) des populations enclavées du sud. C’est cela, la part réservé aux Africains dans un si grand projet ! Alors qu’on sait très bien que l’Afrique n’est pas encore totalement sortie de l’obscurité, du moins pas comme l’Occident. Il est vrai que les fonds pour mettre en place une pareille installation sont colossaux (de l’ordre de 400 milliards d’Euros) et proviennent du nord, mais ses promoteurs se sont-ils, un seul instant, intéressés au sort des Africains quand ils élaboraient leur brillante initiative ? Peuvent-ils garantir sa faisabilité effective sans aucune incidence négative, même à long terme, sur l’Afrique ? Les firmes occidentales prévoient-elles des clauses d’exploitation du désert dans leur contrat ? Si oui, sont-elles bénéfiques pour les Africains ? C’est à autant de préoccupations que devraient répondre les initiateurs de Desertech.


Course aux énergies renouvelables : quels enjeux pour le continent noir ?

 

DesertecIl s’est tenu récemment à Munich une rencontre entre des patrons d’entreprises européennes (ABB, Siemens) et quelques entrepreneurs d’Afrique du nord. Le thème sur lequel ils ont échangé est l’énergie. Conscients du fait que les sources d’énergie (pétrole, eau, vent) s’amenuisent au fur et à mesure que le temps passe et que les changements climatiques s’opèrent partout sur la planète, les plus gros maillons de la chaine consommatrice d’énergie mondiale, réfléchissent et cherchent des solutions palliatives à l’imminente pénurie d’énergie électrique qui pourrait frapper les habitants de la terre. Lire la suite de l’article…


Côte d’ivoire, vache à lait et dame d’échecs pour l’Occident

Côte d'IvoireCela fait maintenant près de 3 mois que la crise ivoirienne fait la une des débats. Tout le monde en parle. Que ce soit dans la rue, au boulot, à la maison ou à l’école, chaque jour se présente comme une nouvelle occasion pour les populations des quatre coins du globe, désormais enthousiasmées par le dénouement de cette tragédie politique, de décrier ou de défendre tel évènement marquant de la journée. Je ne ferai donc pas ici de retour sur ce qui a été dit ou fait, veuillez m’en excuser. Ce sur quoi je compte par contre m’appesantir c’est le rôle que joue l’Occident dans cette sale affaire.Lire la suite de l’article…