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Damien, ou rencontre avec un zem’papa

Le prix du pétrole, la paternité ou la dureté de la vie de taxi-moto : rencontre avec un zem’papa qui n’avait pas sa langue dans sa poche.

« Un homme ne reste pas couché, impossible ! » Tels sont les mots de Damien, un homme d’une trentaine d’années, conducteur de taxi-moto, Zemidjan(1) avec qui j’ai fait une course et un brin de causette. Il est plutôt sympathique, je l’ai compris tout de suite en l’arrêtant d’un grand geste [parce que l’endroit que je quittais n’est apparemment pas très prise des zem(1)].

Après les négociations d’usage, il m’invite à chevaucher son fidèle destrier et nous voici parti. Les discussions ont été un peu longues, il faut l’avouer par ces temps de pénurie générale. Ce qui lui le préoccupe, c’est bien entendu le kpayo(2), son sauveur qui de plus en plus lui refuse l’union. Il m’explique alors qu’il fallait essayer de le comprendre parce que les choses sont comme elles sont et qu’il est obligé de suivre pour survivre. Il me confie avoir perdu toute la journée de la veille dans une file interminable pour avoir quelques litres d’essence histoire de faire tourner son affaire. Aujourd’hui est donc un jour de rentabilisation maximum.

« Les jeunes pensent que la vie, c’est comme les films ?«

Un point important avec Damien, c’est qu’il très propre et conduit sagement. Il a pourtant une tête de jeune, je lui donnais dans les vingt et poussière. Il me dit : « Tonton, toi la, tu es grave quoi ! En fait je suis né il a plus de trente saisons sèches dans un village au nord là-bas ! » Son éloquence m’a émerveillé alors j’ai laissé sortir un « Wow ! » Il reprit : « Oooorh, vraiment… Non en fait j’ai été un peu à l’école hein. J’ai fait la terminale mais par faute de moyen, je me suis retrouve ici avec le maillot jaune ».

Je lui répondis : « Mais grand frère sinon il n’y a pas de sot métier hein, c’est Dieu qui nous guide. Du moment où on ne vole pas c’est que c’est bon ou bien ? La preuve sans vous nous on ne bouge pas ici hein ! » Il me regarde par son rétroviseur, esquisse un sourire et dit : « Au nom de Dieu, tu as dit toute la vérité, parce que moi je vois les jeunes de maintenant la, si c’est pas faire guail(3) ou bien fétiche, ils ne veulent rien faire. Ils pensent que la vie c’est comme les films ? ». Il a un avis sur tout. Et pas des moindres.

« Dieu est fort quand même…«

J’ai voulu le titiller un peu sur sa personne à lui, je lui ai donc posé des questions d’ordre plutôt personnel. Il m’a fait comprendre qu’il est en concubinage avec une jeune dame, ma dame comme il m’a précisé (ce n’est pas madame hein, mais ma dame) et qu’ils avaient une petite fille de 4 ans. « Elle va à l’école depuis cette année, et je ferai tout pour qu’elle aille très loin. Pour le moment on combine avec les recettes que ma dame fait en vendant du charbon et du poisson fumé« .

A un moment il s’arrêta de parler et secoua la tête. Puis il me reprend en me disant : « Cela n’a pas été facile hein ! J’ai conduit pour une dame pendant sept ans avant d’acheter moi-même ma moto. Et ma fille est arrivée, on n’était même pas prêts mais c’est Dieu qui est fort quand même. Et ma femme là, c’est Dieu qui me l’a donné, au nom ». Je n’ai surtout pas voulu interrompre ce moment rétrospectif, il s’est installé un silence d’enterrement. Mais ce n’est pas connaitre Damien. Il m’a relancé vite fait sur un autre sujet et on a continué de plus belle.

Pour ce qui est de ses gains journaliers, il me répond que les jours se suivent mais ne se ressemble pas et que malgré tout, ils arrivent à avoir un bol de pâte au moins tous les soirs à table. J’ai compris qu’il ne voulait pas vraiment aborder ce sujet mais il me confie sa plus grande réussite : « Aujourd’hui on a une petite maison a Glo(4) la bas et on est bien avec ce qu’on trouve. Au moins, on ne paye plus le loyer ».

Une vie de labeur, de 6 heures du matin à 10 heures du soir

Plutôt que de faire comme les autres, arnaquer, ou encore d’autres activités pour lesquelles il a un véritable dégoût, Damien a très tôt choisi mouiller le maillot, au prix d’atroces courbatures par moment. J’ai ressenti un truc de savoir qu’on pouvait autant aimer ce que l’on fait même si ce n’était pas le rêve au départ, qu’on pouvait autant aimer la vie et partager.

Aujourd’hui encore, Damien s’est levé a 6 heures pour déposer des enfants de personnes qui le sollicitent à un horaire fixe, puis est revenu chercher sa fille et sa dame qu’il dépose respectivement a l’école et au marché. Pour ensuite croiser le chemin d’autres personnes jusqu’aux environs de 21 heures ou 22 heures au maxi parce qu’il tient a avoir une vie de famille aussi.

Je voudrais finir par un merci Damien pour ce moment. Merci a tous les Damien qui luttent tous les jours pour les leurs. Ne changez rien.

  1. Appellation commune et populaire des taxi-motos au Bénin.
  2. Appellation commune et populaire de l’essence de contrebande au Bénin.
  3. Appellation commune et populaire pour designer la cybercriminalité et ses dérivées.
  4. Village après Abomey-Calavi.
T'aimes être discret alors j'ai floué ton visage. :)
T’aimes être discret alors j’ai floué ton visage. 🙂

« Papa, mon père à moi, je ne te le dis pas assez souvent, je t’aime très fort et merci pour tout.« 


Climat d’avant élections (…)

Au cours de mon séjour au pays j’ai un après-midi de dimanche, il y a une semaine, regardé une chaine de télévision privée de la place d’ailleurs parce que n’ayant plus d’autre option. Je ne dois pas être le seul à ne plus être très passionné par les chaines de télévision nationales. Seulement ce jour-là, j’ai pris du plaisir à regarder une compilation d’interventions de personnes et personnalités politiques du Bénin.

Ce fut intéressant de voir comme de grandes personnes aux âmes pures comme celles de jeunes enfants, se renvoyaient des répliques, bien entendu a des jours et/ou kilomètres loin les uns des autres. J’y ai vu également certains se dévoiler, parler d’eux, de leur histoire ou du moins un peu. Des avertissements, et tout ceci dans une humeur bonne enfant, bien qu’ayant l’air assez sérieux.

Alors je veux y rajouter un peu d’humour et je me décide cette fois à mettre l’essentiel de ce billet dans un dessin, fait peut être avec moins de professionnalisme que les caricaturistes, il faut dire aussi que c’est une première pour moi. Excusez donc la qualité de la chose. Par rapport aux textes, ils sont entièrement tirés de ce programme.. je n’ai rien inventé ou sinon à certains endroits j’ai mis juste un tout petit peu d’effet mais tout est vrai et dis par ces hommes.

C’est le climat qui prévaut chez moi en ces veilles d’élections, où des alliances se font. Et même si par moment les mots se font cru, le Bénin restera un pays de paix et pour cela, déjà je vous dis merci.

Dessin de Ifèdé _ 2015
Dessin de Ifèdé _ 2015

 


Escroqueries valentines

C’est heureux que ce ne soit pas généralisés mais c’est tout de même en grand nombre phénoménal, on n’y a pas échappé. Ce qui est sûr, chacun aura sa place. Ceci part sur un style poétique pour revenir à de vraies choses, sans filtre. Les exemples, je n’en ai pas pris beaucoup mais…

C’est bientôt la St Valentin

Et pour certaines, ce sera un festin.

Elles se feront entretenir pour de vrai,

Des cadeaux et des baisers tout frais.

De l’émotion et des sentiments qui viennent du cœur,

Ce moment à partir duquel plus rien ne fait peur.

La confiance qui entre temps a pris siège,

Car des interactions ont disparu les pièges.

Pour les autres, ce sera un leurre

Faites sonner l’alarme, c’est l’heure

De la débauche

Au premier qui s’y trompe, on vide les poches.

L’amour à ce siècle n’est plus que business

Tout se vend, à mesure que les billets se laissent, ramasser.

Il faut avoir la cote pour au match être sélectionner.

La cote, c’est des actions qu’il faut acheter.

Vous n’êtes pas seul sur le marché, il est impératif de surenchérir

Si vous tenez a la fameuse nuit être dans les bras de ‘’chérie’’,

Ultime récompense qui consacrera vos efforts,

Oui, vous aurez été des dépensiers lutteurs le plus fort.

Si l’amour aujourd’hui ne se résume qu’à ça,

Je comprends ceux qui n’en ont rien à faire et refuse toujours de faire le pas.

Parce que beaucoup se feront avoir

Et même si vous pensez être le ou la seul(e), ça reste à voir.

Personne ne veut plus se faire avoir hein c’est clair,

Alors tous, développent une capacité, le flair.

Repérer les proies, et faire ce qui se doit.

une affaire d'amour
une affaire d’amour

Les gars, pour cause de préservation de l’amour qui devenu public meurt, ce qui n’est pas toujours faux, feront une et une seule dédicace radiophonique sur une émission a cet effet. Ils diront : < à celle qui se reconnaitra > avec une musique classique, ça partira du ‘’quand je t’aime’’ a ‘’amoureusement’’ en passant par ‘’tu es mon soleil’’ et j’en passe…et bien sur elles se feront avoir. < Mon gars m’aime trooop ! >, voilà ce qu’elles diront. S’il t’aimait autant, pourquoi ne te nomme-t-il pas ?

Les gos, le feront en texto, collectif… on envoie le même message a tous les prétendants, et les trois premiers à répondre avec la manière, se verront passer un casting auquel ils ne sont pas préparés bien sûr. Et le plus offrant recevra le sésame. Les autres, auront un lot de consolation qui se traduira par un : bébé, y’a ci et y’a ça, désolé, on remet la semaine prochaine, mais surtout, n’arrête pas de miser car c’est là le message principal.

C’est imager tout ceci dans un genre de fiction mais ça reste malheureusement vrai. Rappelez-vous juste ceci mesdames, l’amour qui attend des cadeaux et de l’entretien, matériel en retour, c’est de la prostitution ça s’appelle mais en même temps messieurs, quand vous cherchez, il faut assumer. Allez jusqu’au bout, ça finira par payer mais si vous êtes malin, arrêtez et pensez à avancer. Comme le dit l’autre, vous perdrez peut être de l’argent à courir après les femmes, mais rarement une femme en cherchant de l’argent. J’ai mis ‘’rarement’’ car heureusement, elles ne sont pas toutes pareilles.

Pour ceux qui ont vu ou ont été déjà mangé à la sauce de l’arnaque a l’amour, ils vous diront que la St Valentin, c’est une affaire de ‘’blancs’’ et que ça ne sert à rien. En même temps ils n’ont pas vraiment tort. Aimer, bon ok, faire plaisir à son ou sa partenaire, c’est tous les jours pas seulement à la mi-février. Soyez proactifs et n’attendez pas la date du suivisme, comme le dit une amie. Mais je sais d’ores et déjà que certains me diront atteint de d’aigreur et de sorcellerie 3.0 parce que si certains n’ont que cette occasion pour recevoir des cadeaux, qu’est-ce que ça pourrait bien me faire, ou encore s’ils perdent leur temps et argent dans des programmes spéciaux pour l’occasion, où il est mon problème ? D’autres me demanderont même si on emprunte chez moi pour faire.

Je n’ai rien contre tout ça moi, je suis d’ailleurs un gros romantique mais c’est juste le récit de certaines vérités. C’est bien de se vendre de l’illusion et du charme mais c’est mieux de faire vivre quelque chose de vrai. Pour ça, ne me demander pas comment. A chacun sa méthode. Moi, je continue juste de regarder, au calme. 🙂


Stop aux diminutifs de prénoms chez nous

Credit photo : www.afroconceptnews.com
Credit photo : www.afroconceptnews.com

Le prénom, voilà un attribut lourd de sens. On le porte avec fierté pour certains et d’autres qui le supporte moins. Le nom en Afrique est sacre. On n’a des noms, que le monde entier connait et on en a aussi qui sont à la limite secrets, destines qu’aux inities.

Mais il y a depuis quelques années, une vague de modernité idiote qui se lève sur la jeune génération. Sous l’emprise du suivisme de stars, ou alors par flemme, les jeunes parents parfois même accompagnes par les leurs diminuent ces noms. Ces noms qui une fois diminues sont certes plus faciles à prononcer, occulte une grande part du sens de ces derniers.

Dans nos familles et traditions africaines, on nomme l’enfant selon les circonstances de vie dans lesquelles il est venu, le souhait ou le désir des parents pour lui, et ça va de ces caractères simples a d’autres bien plus complexes que n’importe quelle personne lambda ne pourrait percevoir.

A présent, prenons un exemple. Moi je m’appelle Ifèdé. On peut bien s’arrêter a ’’ifè’’ sans qu’il n’y ait de problème, mais le ‘’dé’’ a tout son sens, parce qu’il raconte une histoire et parle a ceux qui l’entendent ou le prononce. Il y a une vedette de la musique nigériane que j’aime bien comme beaucoup je suppose. Tiwa Savage c’est son nom. Tiwa de Tiwatokpè. Pris comme ça, le sens complet du nom est ‘’ceci est pour nous une grâce’’. Mais Tiwa uniquement veut dire le ‘’notre’’, ce qui n’a aucun sens a priori.

Nos noms sont la vitrine de notre personnalité, notre vie même. Alors futurs parents, sachez choisir et revenons plus a des noms qui nous parlent. Nous sommes africains et notre identité est la seule richesse que rien ni personne ne pourra nous enlever. Soyons responsables et arrêtons les diminutifs qui coupent en la personne une chose.


Des couilles sans tête

Un après-midi ensoleillé, une petite balade est bien venue. Je mets alors une combinaison simple et me voilà parti. Je marche sur quelques mètres, toujours dans ma rue. Une voiture s’arrête, une vitre se baisse et la jeune dame au volant, jolie il faut l’avouer me fait un sourire. Je ne la reconnais pas et je crois même, c’est sur je ne la connais pas. Je regarde donc derrière, peut-être qu’il y a quelqu’un derrière a qui est adresse ce sourire. Mais la ‘’go’’, insiste et se penche vers la vitre cote non chauffeur, un signe de la tête disant c’est bien de toi il s’agit. Euh! C’est quitter ou? D’accord on est, mignon, sans façon c’est elle qui l’a dit et ce n’est pas si faux mais ce n’est pas pour ça qu’on va tomber dans le piège aussi rapidement! On n’a quand même pas bu naïvicine(1)! Nous ne sommes pas des garçons faciles nous.

En tout cas pas tous. Il y en a bien certains quand même. Eux, on les appelle gigolos de manière courante. A cause de beauté ou parce que bien dotés, de toutes les façons pour ça on n’a pas vérifié, ils s’accrochent sur blé (argent) des autres. Ces autres en manque de mensonges, de flatteries et de tromperies. Ces autres la avec qui faut pas blaguer, et donner ce qui est demander. C’est dans cette catégorie la que se trouvait mon voisin. Se trouvait, car j’espère qu’il a appris hein! Chez nous il y a beaucoup d’adages qui l’illustre, on ne touche pas par deux fois les testicules d’un aveugle, la deuxième fois, il se protège. De toutes les façons, il est le plus grand philosophe de ville depuis.

Revenons à mon voisin. Ce gars-là, il est jeune, à tout pour lui mais ne fait rien de ses journées et ses doigts. D’accord c’est exagère, il sait au moins compter avec. Il est fan des très belles choses et donc se rend souvent ou on peut en voir. Avant de s’y rendre, il va chez d’autres voisins emprunté ci et ça, pour faire le beau. Il est même passé une fois chez moi, mais en homme averti, moi je lui ai répondu tranquillement ; mon frère, je veux bien t’aider mais là, je ne peux pas. On a tous fait ça au moins une fois donc ne secouer pas votre tête comme ça. Un jour parce qu’il y en a toujours un, la méthode du voisin a finalement payé. Il est tombe sur une jeune vieille mère bien fraiche, disons ça comme ça, pour changer sa vie. Lui au moins, il n’a pas voulu être cybercriminel ou se branler devant une webcam. Il rend service et se fait entretenir au calme, c’est même pas un péché et en plus c’est en live. Il est donc reste dans une relation fougueuse avec sa nourrice (sa nouvelle mère spéciale). Ensemble, ils se mettaient bien, périodiquement, se retrouvaient dans des lieux chic et pas si secrets que ça puisque des gens les ont vu. Le voisin, il avait même déménagé, le niveau a changé. Il est devenu le président de la jet set du quartier, un peu de farotage(2) de temps en temps pour ne pas être perçu comme un pingre et avoir des griots comme à l’époque des pépés.

Le truc dans l’histoire, c’est que la mamy sugar(3), ou jeune cougar était à la tête d’un réseau de trafic de drogue. Il y a des sous dans ce truc la a ce qu’on dit. Elle a intégré le voisin au réseau, lui a donné pleins de tuyaux et le voisin avait commencé à prendre ses marques. Mamy sugar est aussi il faut bien l’écrire, très jalouse. Le voisin, aimant les dessous, étalait ses sous pour les descendre. Il n’a pas été très malin, on l’a retrouvé sans vêtements dans le caniveau a l’entrée de la rue, notre rue. Tu veux jouer avec une ancienne? Voilà; le président est déchu et tout est foutu. Retour à la case départ…même pas, il est tombe très bas. Tellement qu’il est aujourd’hui propriétaire d’une misère qui ne dit pas son nom.

Quand, on passe de rien à quelque chose, on est fou et on voit tout en grand, une folie des grandeurs. Mais quand on passe de tout à rien, on devient fou tout court. Plus tôt je disais on ne fait pas les mêmes erreurs, dans les mêmes conditions deux fois, si la première erreur n’était pas fatale.


 

(1) Nom pharmaceutique d’un médicament sorti de mes laboratoires pour rendre naïf. –  (2) Un-Concept qui consiste à faire étalage de son argent pour être vu et reconnu. –  (3) Nom sympa donné à ces dames.


Malala, une audace noble.

Il n’y a pas uniquement à avoir un âge avance ou être président d’une puissante pour être reconnu. Il y a surtout à être déterminer et faire de façon pure, comme un enfant ce qu’on pense juste et qui surtout se doit de l’être. Une reconnaissance n’est pas indispensable mais arrive toujours, surtout que ce n’est pas la première.

Malala, une audace noble
Malala, une audace noble

« Pourquoi est-il si simple de donner des armes plutôt que des livres? Pourquoi est-il si simple de construire des tanks plutôt que des écoles? Nous vivons dans les temps modernes et nous croyons que rien n’est impossible… » voilà les mots plus tôt à Oslo de Malala Yousafzai, la jeune pakistanaise qui est passe de l’audace a la concrétisation petit à petit d’un rêve pou beaucoup d’enfants. Sa jeunesse et comme le disent d’autres sa naïveté devant son indignation face à la conquête de la planète Mars pendant que beaucoup d’enfants et en grand nombre de filles (60 millions) ne sont pas scolarisées. La jeune leader internationale voulue, pour sa résistance face aux talibans on s’en rappelle tous, en tout cas plus aujourd’hui ne serait pas là, car ayant failli être tue, est d’une maturité infantile, haute de ses 17 ans. Elle dit comme elle le pense et du fond du cœur des mots qui touchent. Elle associe à sa cause d’autres enfants de partout du monde. L’éducation est une arme massive de développement, elle l’a compris et voilà son combat, bien récompensé par ce Nobel de la paix.

Recevant cette distinction en même temps que Kailash Satyarthi, défenseur de l’enfance libre, heureuse et épanouie, elle se dit être heureuse de pouvoir œuvrer la main dans celle de cet aine pour un combat plus grand. Elle versera donc toute la cagnotte de ce prix a sa fondation pour aider dans cette lutte. Quand le monde entier reste silencieux, une seule voix peut faire la différence.


L’oiseau bleu

Un logo plutôt simple et bien réussi. C’est cela l’image idéale pour toute entreprise.

L'oiseau bleu
L’oiseau bleu, logo du réseau social twitter.

 

Ces gens ont voulu bavarder. Ils ont trouvé les oiseaux assez doués pour cet exercice, mais pourquoi celui qu’ils ont mis en cage est-il bleu? Sans doute parce que c’est la couleur du temps, dans le milieu des logos (je dis ça parce qu’un nombre assez important de logos que j’ai personnellement conçus ces dernières années avaient une bonne touche de bleu). Après l’avoir entrainer à l’art de parler à travers ce que diront les autres, sans être un perroquet, l’oiseau à été libéré et très vite adopté. Moi même, je l’ai trouvé mignon et attentif alors, on est devenu copain. On bavarde souvent quand il y a du temps à passer, un coup de blues, une phase mélancolique ou pour faire le malin (expression utilisée pour signifier le besoin de se faire remarquer), ou encore attirer l’attention, surtout ça.

Parce qu’en fait cet animal de compagnie spécial, on le prend souvent presque toujours au moment où on se sent tout seul et qu’on a besoin de parler, à n’importe qui pourvu qu’on parle. Après, il y en qui continue comme ils sont arrivés, un peu comme en thérapie et d’autres qui s’y inventent un terrain de jeu où ils sont les seuls maîtres à reigner. D’autres encore, comprennent et l’utilise pour un but, passer une info, faire de la promo, etc… L’oiseau bleu, il s’appelle twitter, et il a des codes bien a lui.

Oui, il a un petit crâne mais attention, aider par la technologie, il a une mémoire gigantesque. Il nous a tous à un moment ou à un autre permis de suivre une actualité en temps réel, de vivre des événements bien que juste devant nos écrans, de voir la sensibilité et l’humanité de certains mais aussi le degré d’idiotie d’autres. Cet article n’est pas de la publicité, ça en est très loin. C’est juste ce que je vois de ce réseau. Et puis sait on jamais, s’il y a moyen que l’oiseau laisse tomber quelques grains dans ma tire-lire, surtout, faites le moi savoir 🙂 d’ici là, suivez moi sur @iamifede et servons nous de lui pour échanger, faire avancer des choses et pas que vider nos sacs.


Dieu fera, la formule du béninois.

Quelque soit la confession religieuse du béninois, sa foi est très grande. Tellement qu’elle fait des merveilles, le maintient vivant, en d’autres termes lui permet de survivre.

Le béninois, c’est celui qui reconnaissons le dispose du vocabulaire approprié face à toutes les situations. C’est le théoricien le plus pratiquant de l’académie. Seulement à la pratique théorique, il est moins vigoureux et préfère faire profil bas pour se terrer dans cette idéologie qui le ramène à la religion. C’est d’une fréquence plusqu’étonnante d’entendre le béninois dire que ça va aller. Les bons mots sont, Dieu fera. Les mots, mais rarement les actes. Les paroles et juste ça, du moins pour le moment. Etre croyant, c’est très important. Il n’y a rien de plus sacré. Et ça, on l’a très bien compris chez moi.

Je suis d’une génération très jeune et grande en nombre. Je suis de cette nouvelle race de béninois qui veut bien que notre foi, ne soit plus passive mais active. Que les choses s’activent du mieux qu’elles puissent l’être pour un bouleversement. C’est bien de croire en des paroles, ou d’en dire mais c’est beaucoup plus beau de les faire vivre et éviter la mort avant l’accouchement.

Au Bénin le matin, à la question polie : comment ça va? la réponse est presque instantanée; ça va  et même quand elle est fausse (schéma d’école). Aujourd’hui on est passé à autre chose, c’est le ça fait aller, ou ça va aller parce que dites ça va à quelqu’un et vous avez un chapelet sur le dos puisque chez lui ça ne va pas et que Dieu fera. Vous êtes donc le signe du ciel, que ça va aller, Dieu passera par vous pour régler ses soucis. C’est encore heureux qu’on ait gardé cette valeur là de la solidarité, même si elle connait bien des limites maintenant.

Seulement quand on ne peut plus se mentir à soi-même, et qu’on sait qu’à défaut d’un changement quelque part, rien n’ira nul part, on se rappelle combien Dieu (ou quelque nom qu’on lui donne) est grand et qu’Il fera ce qu’il se doit. Mais pour reprendre les termes d’une personne, Il a déjà tout fait et c’est à nous de prendre le contrôle des situations pour un but et un résultat. Il faudra arrêter avec cette lassitude, cette acceptation du sort quand tout va mal et penser que ça ira juste comme à la fin de la plupart des films.

Il faudra savoir dénoncer, ce qui est juste et qui doit l’être pour une avancée et non pour faire pause ou carrément faire marche en arrière. Il faudra savoir innover, trouver la clef dans le gouffre, trouver une opportunité où tout est à priori fini (j’écris ceci mais je dois avouer que moi-même je cherche toujours un truc nouveau, une solution à chacun de mes problèmes et Dieu fera, je trouverai, bientôt) 🙂


Humour béninois : évolution et apport social

L’humour béninois ou j’aurais pu écrire l’humour au Bénin, mais cet article va naviguer sur les deux eaux, de manière très prudente quand même, bien qu’elles soient pas trop agitées. Partons sur la trace de certains et revoyons l’évolution de l’art du rire dans ce pays.

Au Bénin, l’humour a très tôt été un moyen d’évasion, de détente, mais surtout d’éducation. Ces artistes au talent oratoire et scénique qui n’est plus à prouver, passent magistralement de nos langues nationales à celle de Molière et tant pis si on a pas bien réviser la grammaire ou la conjugaison. Au départ, ça a été Baba Yabô, un personnage influent dans le milieu. Influent au point où il passait à la radio et même à la télévision nationale déjà à l’époque (je n’étais pas encore du monde des vivants, j’ai revu des bandes plus tard). Il donnait avec sa troupe des classes enseignements moraux par un canal, qui captivait l’attention et qui à coup sûr faisait impact.

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Des années après ce fut le tour de la Compagnie Mombi, de prendre le relais quand le doyen avait cassé la pipe et que la cour était vide. Des artistes qui  ont dans les débuts des années 90 été très présents. Et s’il y a une chose que tousles Béninois se rappellent encore aujourd’hui à coup sûr, c’est la campagne « Change-moi la lame » pour demander au coiffeur d’utiliser une lame par client. Mais puisqu’il faut toujours faire des économies, eux ils font 1/2 lame par client (juste une parenthèse, tout en humour). Le professeur Mombi s’en est allé aussi rejoindre les ancêtres, mais la bande a continué sur sa lancée.

 Pendant la même période, un groupe de femmes de la capitale  sous la baguette de madame Marceline Aboh ont fait sensation. Les dames jusque-là au second plan, étaient devenues meneuses et le rire était garanti. Un duo, Oncle Bazar et Prince Yadjô a connu un succès fou. Ils sont resté très longtemps patrons de l’humour au pays, surtout dans un domaine qui était nouveau et innovateur, la comédie musicale. Ils ont réussi à allier la musique vers laquelle courent tout ceux qui pour une raison ou une autre s’y seraient trouver un talent ou une passion et ce très cher humour. Un autre homme, sous le pseudonyme de Masta Cool prend le relai lorsque le duo, se calme un peu (ils sont revenus plus tard mais pas très longtemps). C’était la période de l’humour musical. Avec des histoires qui toujours bien écrire, s’asseillent dans la mémoire des béninois avec des refrains et des rimes, belles.

On est resté assez longtemps dans le passé là non? Bien, retour vers le futur donc et nous voici au présent. Aujourd’hui l’univers artistique béninois est de plus en plus grandissant et il y va du bien être de la population du moment où c’est toujours aussi bien fait. Malgré ce boum, il faut préciser que l’humour est resté fermé quoique grand ouvert ou plutôt je devrais dire inexplorer. Faire de l’humour au Bénin c’est un peu comme faire le pitre et être idiot alors, du monde n’y afflut pas.

Mais les choses changent. La sensation du moment dans les maisons, les bus, et autres lieux de Cotonou à Malanville, et depuis quelques années déjà, c’est Wôbaho et Eléphant Mouillé de la compagnie Semako. Ces deux hommes qui n’ont pas eu le complexe béninois de jouer le rôle du clown ont donner un nouvel élan à cet art. Avec leur troupe, ils, périodiquement mettent sur le marché des films faits d’histoires aussi ilarantes qu’instructives. Le niveau à changé dira l’autre. De sketchs de 20 minutes, on passe à 1heure de théâtre, commercialisé et vendu. Oui c’est le nom qu’on donne à l’humour ici, théâtre. Le standing ou one man show, on connait pas encore mais ça va venir parce qu’on voit les ivoiriens qui voyagent beaucoup maintenant faire des tournées et tout. Et même si personnellement, il m’arrive, ces deux là de les trouver cons, il faut avouer qu’ils sont bons comme on dit chez nous. Toutefois, il ne faut pas oublier Caiman qui a dévoilé et étalé un language codé, le cracagbé* qui n’était parlé que par des initiés. Aujourd’hui les ivoiriens ont le nouchi, les béninois ont le cracagbé ou awégbé, une sorte d’identité acquise par l’humour.

Seulement ce serait magnifique si ces artistes qui font un travail louable et loué d’ailleurs pouvaient retourner à la source de la chose; à l’éducation de la masse. Il y a un peu trop de baguarres et de bruits inutiles dans les films, il faut qu’ils montent vraiment le niveau et travaillent les scénarii. Je disais ça juste comme ça. Faut pas fâcher, nous s’amuser.

La liste des artistes ou groupe d’artistes cités dans cet article est loin d’être exhaustive, je n’ai parlé que de ceux que j’ai connu et que la majorité des béninois connait. Il y en a certainement beaucoup d’autres.


*cracagbé : language populaire des jeunes béninois, beaucoup plus connu depuis seulement quelques années.


Une histoire de fesses

Avoir de beaux vêtements c’est bien, mais un corps qui les met en valeur, c’est meilleur. Et qui ne s’arrête pas devant un spectacle aussi beau de la nature ? Quoique l’artificiel cohabite et fait de plus en plus concurrence avec les fesses bio… Ici vous suivrez un parcours de fesses, et on y va.

Celle ci a des fesses dont je ne connais pas la nature. (Photo libre)
Celle-ci a des fesses dont je ne connais pas la nature. (Photo libre)

L’autre, il a déjà tout dit dans sa chanson.
Faut avoir un joli derrière pour venir dans ma case.
Mais pardon, un derrière sans assaisonnement.
Parce que par les temps qui courent, gagner mari est devenu compétition.
Tellement c’est pas facile que tous les moyens soient bons.
Eux aussi, c’est pas avec leurs yeux ils font qualification au tour suivant?
Donc, les gos sont avertis.
Elles commencent d’abord par l’affaire de fausses fesses là, qui était bien à la mode à Ouaga, vacances passées là.
Si ça continue, j’en sais rien, mais il y a des chances que oui. Le trompe-l’oeil a été un succès, le qualifié est acquis.
Le passeport en main pour les demi-finales, là le niveau est élevé.
Le gars,à présent laisse la vue et passe au toucher.
Laquelle va risquer de se faire ridiculiser par une mauvaise publicité?
Parce qu’on dit que les femmes parlent beaucoup, ce qui est vrai.
Mais les hommes aussi parlent un peu parfois, surtout dans des cas comme ça.
Donc, elles ont cherché longtemps (qui a dit que les chercheurs et scientifiques, ils sont seulement dans les labos des universités?)
Et comme qui cherche trouve, voilà, elles sont passées au haut niveau, le cube magie qui à l’origine est un bouillon de cuisine, injecté dans les muscles fessiers. Sinon, les Kinoises elles préfèreraient le C4 (de la vitamine en temps normal).
Comment elles en sont arrivées à ça?
La première à faire l’expérience a été inspirée comment?
Bref, faudra s’arrêter avec ces questions, je risque de chercher longtemps.
Et voilà le nouveau phénomène chez les soeurs-là, de Dakar à Brazza, c’est les FMM, entendez Fesses Macro Modifiées,
de toutes les façons qui aurait voulu une modification micro? Ni elles, ni eux…
C’est donc gagnant gagnant.
Quoique ce que vous gagnez mesdemoiselles et mesdames, c’est juste le regard admiratif de ces gentlemans.
Parce que si elles font autant d’efforts et prennent autant de risques, c’est pour être remarquées.
Mais tous les risques valent-ils la peine d’être pris?
Pensez à votre santé, à vous en premier; oui, soyez égoïstes des fois. Parce que tout ça c’est bien beau, bien inspirant et tout ce qu’on veut, mais entre des fesses modifiées et de naissance, ils choisiront toujours de naissance, ça implique moins de dépenses.

Et puisqu’on a commencé par une chanson, on va finir par une autre dans laquelle elle (l’artiste est une femme) confirme que ça peut être petit et cogner fort.

A bonnes lectrices, salut.


Balade en Musique : Une Histoire d’Amour

Mélancolique, triste, pleine d’amour et d’entrain, elle souvent est une compagne très fidèle. Je me suis en un soir calme et plutôt froid écouté une sélection de chansons d’amour françaises, oui on en écoute tous et il m’est venu une idée, celle d’utiliser les titres de ces chansons, pour une composition personnelle, un poème. Les titres sont en gras et juste après, entre parenthèses, le ou les auteur(s). Toutes mes pistes audio ne me renseignaient pas toujours sur le nom de l’interprète, alors je me suis certaines fois fié à internet. 

love-music

Ce soir comme l’autre je veux te dire Retiens La Nuit (Johnny Hallyday),

Arrête le temps, et allons-y Pour un Flirt (Michel Delpech), celui de minuit.

Je suis prêt à sur une mélodie de Ne Me Quitte Pas(Jacques Brel),

Te chanter L’Hymne à l’Amour (Édith Piaf), oui c’est mon choix.

Toi, Femme Que J’Aime (Jean), des ailes tu me donnes Quand Tu M’Embrasses (Charles Aznavour).

Je t’ai souvent entendu, demander poliment Parlez-Moi d’Amour (Marie Laforêt),

J’essaie enfin mais J’Aurais Voulu Te Dire(Caroline Legrand) cela depuis le matin des jours.

J’aime, j’adore ce moment où mon visage arbore Le Sourire d’un Môme (The Flow)

Pour ce qui chaque fois redevient Le Premier Pas (Claude-Michel Schönberg), et qui n’est jamais monotone.

Je m’en rappelle encore, d’hier, je voyais passé L’Amour dans La Rue (K),

Et Je Me Suis Fait Tout Petit (Georges Brassens), c’était toi, sur la terrasse du bar à l’angle de la rue.

A mon meilleur ami, l’autre dans ma tête, je chantais ;Elle a Les Yeux Revolver (Marc Lavoine).

Déjà je peignais un tableau fait de Toi et Moi (Guillaume Grand), poésie assaisonnée  de vers.

Belle (Patrick Fiori / Garou / Daniel Lavoie), voilà encore comme aujourd’hui je te vois,

Et tout le temps Tu Me Manques (Grégoire), en plein été j’ai toujours froid.

L’amour ça fait se rendre compte que Le Bon Dieu Est une Femme (Corneille),

Voilà la raison pour laquelle A Toutes Les Filles (Didier Barbelivien / Félix Gray) et tous les jours chacun d’entre nous déclare sa flamme.

Je parle ici de Ceux Qui S’Aiment d’Amour (Michel Fugain) et pas des sauteurs,

De celles qui demandent : «Est-Ce Que Tu Viens Pour Les Vacances ?» (David & Jonathan), pour prendre de la hauteur.

Car souvent elles et surtout Elle Imagine (Nacash) une frêle sécurité

Ce petit doute dans sa voix, elle nous veut juste En Haute Fidélité (Noé Willer).

Même quand sa meilleure copine la ramène sur Terre, elle lui répond : Laisse-Moi Rêver (Lara Fabian).

Cette nuit, moi, J’ai Encore Rêvé d’Elle (Il Était une Fois), de nous et malgré mon sexe, je vois La Vie en Rose (Édith Piaf).

Il ne peut en être autrement Quand on a Que l’Amour (Jacques Brel), sans pause.

Un mur blanc que l’on repeint de Mots Bleus (Christophe),

Un mur qu’on ouvre pour laisse voyager jusqu’au creux de ses oreilles un O Sole Mio (Dalida) et tant pis si l’écho rebondit dans les cieux.

Tant pis si on me dit malade. J’accepte volontiers la Maladie d’Amour (Henri Salvador)

J’en prends le risque même si on m’a souvent répéter que l’on en guérit pas toujours.

Alors dit moi petite âme et chère sœur, Qu’est-Ce Qu’on Attend Pour Être Heureux?  (Ray Ventura)

Et si on fermait la porte au nez à ceux qui disent qu’Il n’y a Pas d’Amour Heureux (Barbara) !

Rien que toi et moi, ce soir et pour toujours dansant langoureusement  au rythme de ces mélodies qui tristes ou joyeuses cadenceront cet engagement, nous rappelant qu’il n’est pas fait d’une ligne droite et qu’il nous faudra continuer la route en musique.


Petit marteau casse caillou

Une remarque, des interrogations en guise de cadeau que je me suis fait le 26 septembre, jour où chaque année le mémorial de mon arrivé dans cet univers je célèbre, un quotidien. C’est presque naturel, tellement c’est devenu banal. Seulement si ça reste inchangé longtemps…

Le coup sera un jour bien puissant.
A l’image des populations qui cassent avec de petits marteaux, de très grosses pierres.

Quelque chose va mal dehors, les gens vont mal là dehors, c’est une évidence. Tu n’as pas envie d’y aller faire un tour même si tu y es depuis toujours. Ils disent que le chef couche avec la femme du voleur. Le voleur, lui va faire des galipettes avec la bien-aimée du commandant. Le gigolo du quartier le fait avec la femme du chef. Voilà, les scènes les plus banales. Tous le voient, le savent, mais chacun ses problèmes. Ils disent aussi le prêtre prie pour le voleur. Il invoque le Saint Esprit, pour protéger, assurer les arrières de celui qui fera du mal autour de lui (cela dépends du côté de la barrière où vous êtes). Aider par son homologue qui crie vers Allah pour les mêmes raisons ; il faut bien faire manger son cercle !

On voit tous ce qui se passe dehors, mais on n’a pas assez de force pour faire danser nos lèvres. On le  vit ce qui se passe dehors. Ils le savent alors une formule, et quand ils le jugent important (aller savoir pour qui), ils disent : « Mange ce qu’on te sert même si c’est des miettes et nettoie vite ta bouche que personne ne le sache ».

Quand on a fait de force un jeun dont on ignore soi même la durée, on réfléchi moins, ferme les yeux et ouvre grand la bouche. Quoique ce soit, il faut l’avaler. Du moment où on pourra le soir, voir le soleil se coucher avec un sourire, fusse t-il feint.

Ca va mal dehors. On le sait, vous le savez et surtout eux le savent mais les maillons de la chaîne sont de mieux en mieux forgés, solide presqu’indestructible  et grandissent en nombre. Seulement, est ce pour autant qu’ils sont invincibles ? Les histoires entre minorité engraissée (M) et majorité chétive (m), on connait tous ; donc on ne repeindra pas le tableau. Mais il y a toujours possibilité de rajouter des couleurs n’est ce pas ? Vu que c’est ‘’m’’ qui d’une manière où d’une autre, souvent inconsciemment dessiner les courbes de ‘’M’’ et le fourre.

Si c’est toujours vrai qu’un petit marteau casse un gros caillou, il faut que la main qui porte le marteau apporte une force équivalente, que dis-je, plus grande que la résistance que peut opposer ce caillou.

Quelque chose va mal là dehors. Vous n’en voulez plus ? Et aussi ne voulez plus être dans cette servitude, ce modèle établi pour que vous ne fassiez que servir, au point que cela est devenu une habitude, une seconde nature, pourvu que cela ramène un bout de pain sur la table ?

Prenez votre marteau et tapez aussi fort que vous pourrez.

Mais une interrogation pour finir, votre marteau, il sera fait de quoi ??


Chez moi c’est…Mondoblog 2014

Après une longue réflexion de courte durée sur ce dont parlera mon tout premier article en tant que mondoblogueur, je décide de faire un retour en arrière. C’est surement le symbole, du recul pour un bon élan; mais c’est avant toutes autres choses, un moment rempli de gratitude et de remerciements.

Je blogue depuis un très court moment, et pas très régulièrement, mais je le fais parce que j’aime ça. L’opportunité de le faire ici, avec la magnifique équipe #mondoblog est un rêve, et d’ailleurs je me pince encore pour me rassurer du fait d’y être vraiment. J’ai été poussé et soutenu par des personnes à qui je voudrais dire merci.

Aux discours brefs, se reconnaissent les chefs 🙂 Trêve de préliminaires, « Chez moi c’est… »  voilà l’intitulé du thème du concours de cette année, et voici comment je m’y suis pris : cliquez sur ce lien https://speroadjobo.wordpress.com/2014/07/05/chez-moi-cest-malgre-tout-clair/

Ce lien vous conduira à l’article que j’ai envoyé dans le cadre de ce concours, publié sur mon blog personnel.

A très vite chers lecteurs, et entrez dans mon ilé* où dans la marmite, mijotent déjà tout pleins d’ingrédients.


*maison en yoruba